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La reconstitution après la guerre et les années 20

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Les années de guerre virent les Camelots mobilisés ou engagés volontaires quand leur jeune âge les écartait de la mobilisation immédiate. Au front, ils firent preuve du même courage que dans les combats de la rue. Le lourd tribut payé par leurs vies en témoigne : 80% des Camelots du Roi tombent au champs d’honneur. Sur 15 secrétaires généraux des étudiants d’avant-guerre, 13 trouvent la mort.

Après la victoire, les rangs des Camelots, comme ceux de la Ligue, étaient clairsemés. Il fallait refaire une organisation recruter et reformer. Cela fut fait et la première grande manifestation d’après-guerre fut la fête de Jeanne d’Arc, le 19 mai 1919. Une colonne de trois kilomètres rassemblait vingt-cinq associations et la Préfecture de Police avait mis en place un important service d’ordre.

Le 8 mai 1921 est une date précieuse, marquée aux annales nationales : C’est la première fois, un demi-millénaire après avoir dû son Salut à Jeanne d’Arc, que la France la fêtait légalement et solennellement.

Dans les années 20, la république a les pieds dans le sang : le 24 novembre 1923, c’est Philippe Daudet (fils de Léon Daudet) qui est assassiné et le 24 décembre Germaine Berton est curieusement acquittée du meurtre de Marius Plateau. En 1925, des catholiques de Marseille et des jeunes patriotes, rue Damrémont, sont abbatus.

1925, c’est aussi l’année de la fameuse lettre de Charles Maurras à Abraham Shrameck, ministre de l’Intérieur, lettre qui fit, par sa menace précise, cesser pour un temps les assassinats de patriotes : deux ans de prison pour son auteur... Et puis, pour les Étudiants Camelots, c’est encore une année de bataille au quartier Latin, quand François-Albert, ministre de l’Instruction Publique, nomme Georges Scelle pour le cours de droit international public à la place du professeur Le Fur, régulièrement désigné.

Georges Calzant mène l’attaque contre Scelle, qui doit s’enfuir. Pendant des semaines, on assiste à la répétition des évènements Thalamas. Les étudiants d’AF sortent vainqueurs des batailles, manifestations et cortèges ; le 1er avril, ce sont 5 000 étudiants qui manifestent ; le 2 avril la grève générale des étudiants remporte un succès éclatant et 15 000 étudiants défilent. La grève s’étend à toutes les villes universitaires. Pour l’honneur de l’université, le Sénat et la Chambre mettent en minorité François-Albert. Le ministère est renversé ! Le 11 avril, Georges Scelle remettra enfin sa démission. Les étudiants d’AF et les Camelots ont une fois de plus gagné la partie.

En 1925, encore, la fête de Jeanne d’Arc est exemplaire : le Cartel des gauches prétendait interdire le cortège traditionnel des patriotes : le 29 avril on apprenait l’interdiction. Le soir même, Maurice Pujo profitant de la grande réunion d’AF à Luna Park, lit au milieu de 20 000 personnes une déclaration annonçant que le 10 mai, à 10 heures du matin, les patriotes formeraient malgré tout le cortège traditionnel. Les jours suivants, Abraham Schrameck maintient l’interdiction. Le 10 mai, Paris est en État de siège avec un formidable déploiement de police. La place Saint-Augustin, point de départ du cortège traditionnel est complètement entourée. Une colonne de 1200 étudiants et Camelots réussit à passer, au pas cadencé, dans un ordre impeccable. Le barrage du boulevard Malesherbes est enfoncé et, à 10h40, la colonne dépose ses couronnes place des pyramides. le défilé, immense se poursuit jusqu’à 13 heures : les chefs de la police ont abandonné !

L’année 1926 est celle des grandes réunions d’AF : Nantes le 8 mars avec des milliers de participants ; Strasbourg le 27 juin avec 10 000 personnes ; Nîmes le 11 juillet, 35 000 personnes ; le Mont des Alouettes, le 25 juillet, avec 60 000 participants.

Ces immenses rassemblements qui disaient la force de l’Action française, le dégoût des Français pour la république, n’avaient pu se tenir que grâce au service d’ordre discipliné et énergiques des Camelots qui mirent bon ordre aux contre-manifestations organisées chaque fois par la gauche et par... la Sûreté générale.