Accueil du site > Le royalisme > Dossiers > Des contre-pouvoirs en monarchie

Des contre-pouvoirs en monarchie

mercredi 28 décembre 2016

Une fois fait le triste constat que notre pays court à la ruine avec des instruments de décision aussi poussifs et une fois avancée la solution du roi, cet arbitre enfin dépêtré du spectre des élections et véritablement en état d’agir (et non pas de s’agiter), une fois établis ces points, il convient naturellement de fixer des bornes à ce pouvoir pour éviter de faire de ce monarque un despote.

Notre époque est toute en grossièreté et n’a guère le sens de la nuance. Si on lui parle d’un pouvoir véritablement capable de décider (dans notre jargon nous désignons cela sous le terme « le roi ») elle voit de suite pointer le despote et le spectre de l’arbitraire. Les constitutions ne sont pas faites pour les chiens, tout de même ! Si nous entamons une partie d’un jeu de société nous constatons qu’il existe une règle du jeu qui permet, par exemple, pour que le jeu garde de son intérêt, d’éviter que le joueur gagnant n’emporte rapidement toute la mise et que les autres joueurs soient évincés de la partie.

Dessiner une constitution c’est de même nature. Qu’elle ait été écrite ou non, celle-ci a toujours existé dans l’ancienne monarchie française. La personne du roi n’est ni la loi suprême (d’où les fameuses « loi fondamentales » ou les serments du sacre), ni le point de concentration de tous les pouvoirs (nous sommes favorables à des contre-pouvoirs nombreux et organisés... Maurras est d’abord un décentralisateur !).

Certes, le roi trancherait, choisirait ses ministres, mais constitutionnellement on pourrait imaginer l’obliger à choisir tel ou tel ministre dans les rangs d’une institution incontestable. Le ministre de l’économie pourrait être désigné parmi les membres du Conseil Économique et Social. Ce n’est qu’une suggestion. D’autres institutions connues pour la qualité de leur membres pourraient être nommées : Institut, Académie Française, Collège de France, Collège de Pataphysique, Société du Tour de France, etc... Ce n’est pas aux royalistes d’écrire une constitution pour les français. Notre pays comptent suffisamment d’excellents juristes pour que ce problème puisse être résolu.