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Bainville : lucidité et élégance

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Dans les premières années du XXe siècle, Jacques Bainville se consacra essentiellement au journalisme, sous la férule de Charles Maurras qui lui confia la rédaction de la rubrique de politique étrangère à L’Action française.

S’il abordait dans ses articles de multiples sujets, touchant aussi bien à la critique littéraire qu’aux questions financières, sa matière de prédilection restait l’histoire, à laquelle il consacra de nombreux ouvrages parmi lesquels on peut citer Bismarck et la France, L’Allemagne romantique et réaliste, Histoire de deux peuples, La Guerre et l’Italie, Comment est née la Révolution russe, Histoire de trois générations, Les Conséquences politiques de la paix, Le Dix-huit brumaire, Napoléon, Histoire de la IIIe République.

Son engagement politique ne nuisait ni à sa lucidité ni à l’élégance de son style ; et son Histoire de France reste un livre de première importance de même que Les Conséquences politiques de la Paix qui impressionne par la description très précise qu’il fera du déclenchement de la seconde guerre mondiale à venir (de l’annexion de l’Autriche par le Reich, la crise des Sudètes avec la Tchécoslovaquie et un pacte germano-russe contre la Pologne, tout est déjà là dans cet ouvrage de 1920 !).

Atteint d’un cancer qui ne lui laissait guère d’espoir, Jacques Bainville fut élu à l’Académie française par 20 voix, le 28 mars 1935, au fauteuil de Raymond Poincaré. Il y fut reçu quelques semaines avant sa mort par Maurice Donnay, le 7 novembre 1935.