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Royalistes durant la seconde guerre mondiale

[Bordeaux] Cercle de formation ce mardi 20 novembre

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

L’AFE Bordeaux reprend ses cercles d’étude. RDV aux locaux 1 Rue des Lauriers aujourd’hui à 20h30 (sonnette blanche en hauteur).

Venez nombreux,

Contact : bordeaux.etudiants@actionfrancaise.net

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[Paris] Cercle du 28 mars 2014 : Comprendre la situation ukrainienne et ses enjeux

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Le prochain cercle étudiant de l’AFE Ile de France aura lieu le vendredi 28 mars 2014 à 18h30 dans nos locaux, 10 rue Croix des Petits Champs, avec comme thème : "Comprendre la situation ukrainienne et ses enjeux."

Venez nombreux au Cercle des Etudiants Parisiens, vendredi 28 mars à 18h30. 10 rue Croix des Petits Champs, Paris 1er. M° Palais Royal, ligne 1

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[Vannes] Conférence du 8 avril : La démocratie peut-elle devenir totalitaire ?

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Venez nombreux !

Conférence de Jean Pierre Maugendre mardi 8 avril à 20h30.au Palais des Arts de Vannes . La démocratie peut-elle devenir totalitaire ?

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Résistance et Collaboration : un paradoxe français

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

L’historien Simon Epstein enquête sur un constat paradoxal : durant la guerre des antiracistes choisirent la Collaboration et des antisémites la Résistance.

Pendant très longtemps tout parut clair et logique. Le régime de Vichy était présenté comme un système revanchard, peuplé de personnages pratiquement tous classés à l’extrême droite. Ce simplisme avait quelque chose de rassurant : il évitait de se poser trop de questions gênantes sur la fin de la IIIe République ; il permettait surtout d’occulter beaucoup de trajectoires assez sinueuses.

Dans L’Étrange défaite, l’un de ces maîtres livres écrits à chaud pendant la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch avait bien vu que rien n’était aussi clair, le pacifisme des années 1920-1930, soulignait-il déjà, eut son rôle dans la défaite de 1940. Par la suite, de bons historiens, comme Jean-François Sirinelli, étudièrent plus spécifiquement ce phénomène. Il n’empêche que les vieux clichés avaient la vie dure. La mise en cause de René Bousquet et de Maurice Papon ouvrit sans doute définitivement les yeux : deux radicaux avaient bel et bien mis leurs compétences au service de Vichy.

Économiste et historien, Simon Epstein a lui aussi contribué à abattre quelques confortables idées reçues en publiant, il y a sept ans, un livre iconoclaste, consacré à plusieurs dreyfusards passés dans les rangs de la Collaboration. Il dévoile ainsi des dizaines d’itinéraires étonnants, insoupçonnés, de progressistes souvent très actifs après la Première Guerre mondiale au sein des organisations antiracistes et qui, à partir d’un certain moment, versèrent dans l’antisémitisme.

En 1931, Doriot était encore sympathisant de la Lica (Ligue internationale contre l’antisémitisme), Paul Chack, fusillé à la Libération, était présent le 10 mai 1933 à une grande réunion publique de protestation contre l’antisémitisme nazi au Trocadéro. Exécuté lui aussi en 1945, le journaliste Paul Ferdonnet, de sinistre mémoire, proclamait de son côté en 1934 son horreur du racisme allemand. Figure de Je suis partout, Pierre-Antoine Cousteau se révèle sous les traits d’un pacifiste convaincu, ami des Juifs. Membre du cabinet de Léo Lagrange en 1936, le socialiste Marc Augier deviendra quant à lui l’écrivain Saint-Loup, chantre des SS sous l’influence d’Alphonse ­de Châteaubriant, lui-même ancien dreyfusard. À ce tableau éloquent, il faut enfin ajouter plusieurs ministres de Vichy au premier rang desquels Pierre-Étienne Flandin, René Belin, Lucien Romier, Marcel Peyrouton et ­Joseph Barthélemy : tous dans les années 1920 ou 1930 s’étaient élevés contre les persécutions.

Simon Epstein ne propose pas une véritable explication du phénomène troublant qu’il constate et éclaire. De fait, il est difficile de trouver une grille d’interprétation unique. Tout au plus peut-on remarquer que pour beaucoup le tournant se situa au milieu des années 1930, quand arrivèrent en grand nombre des Juifs venus d’Europe centrale, porteurs de traditions et de cultures particulières. Le pacifisme est évidemment une autre clef importante : il est facile d’imaginer que pour des gens farouchement opposés à toute action armée, les Juifs, à partir d’un certain moment, devinrent des fauteurs de guerre, objets d’une haine inexpiable.

En sens inverse, un nationalisme conséquent et sincère ­prédisposait à la Résistance, comme l’attestent tant d’exemples, du colonel Rémy à Pierre de ­Bénouville en passant par Honoré d’Estienne d’Orves.

Un paradoxe français : antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de Simon Epstein Albin Michel, 124 p., 28 €.

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Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

Comment avez-vous connu l’Action française ?

Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

Un dernier mot sur Maurras ?

J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

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Conférence de Marc Savina (vidéos)

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Les vendredis soirs, à l’exception des périodes de vacances, le Centre Royaliste d’Action Française (10, rue Croix-des-petits-champs) ouvre ses portes à tous pour des conférences gratuites sur des sujets historiques ou d’actualité. Pour vous tenir informé des conférences à venir, reportez vous à la partie agenda du site, et pour savoir à quoi ressemblent ces conférences, jetez donc un œil à celle-ci qui traite brillamment de ce sujet méconnu : les royalistes dans la résistance !


Première partie :


Deuxième partie :


Troisième partie :

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