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Quelques dates

Les royalistes : ces êtres étranges et mystérieux. Et d’abord, qu’est-ce que le calendrier d’un royaliste ?

21 janvier

mercredi 28 décembre 2016

Le procès de Louis XVI qui s’appuie principalement sur l’accusation de trahison envers la patrie est pour le moins contestable. Dans son testament politique (Déclaration à tous les français) le roi s’explique longuement sur les raisons de sa fuite, qui est essentiellement une évasion d’une capitale où il est maintenu prisonnier, afin d’organiser un nouveau rapport de forces avec l’Assemblée, en vue de proposer une nouvelle constitution équilibrant mieux les pouvoirs.

En fait, la condamnation de Louis XVI était inscrite d’office dans son procès, les révolutionnaires désirant par cet acte rendre irréversible la révolution et interdire tout retour à la royauté.

Avec le temps, cet acte cruel nous apparaît pour ce qu’il est véritablement : dérisoire. Aucun acte, aussi radical qu’ils soit, ne peut effacer la mémoire, ne peut effacer les succès d’un régime qui a littéralement fait notre pays. Du 21 janvier, jour sombre, les royalistes ont donc fait une fête. De retour impossible à la royauté il n’y a pas, puisque l’Histoire n’est jamais écrite et reste toujours à faire, et que la monarchie possède des réponses pertinentes pour la situation présente dés qu’on veut bien se donner la peine d’y songer.

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Fête de Jeanne d'Arc

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

La France telle que nous la connaissons aurait pu très bien ne pas être. Au début du XVème siècle les régions fidèles à Charles VII, coincées entre celles contrôlées par les bourguignons alliés aux anglais et le duché d’Angleterre, sont peu de chose. On sait à quel point l’action de la sainte, à travers le siège d’Orléans et surtout l’incroyable sacre du roi à Reims en plein territoire bourguignon, retourna la situation.

Chaque année, au mois de mai, les royalistes rendent hommage à celle qui prouva que notre pays au bord de l’abîme est capable de réaction. Cette commémoration, pour naturelle qu’elle soit, fut arrachée à la République, au début du XXème siècle, de haute lutte : les camelots du roi payèrent de pas moins de 10 000 jours de prison ce droit !

En 1991, encore, les commémorations furent interdites et les mêmes scènes désastreuses, mettant au prise des patriotes sincères à des fonctionnaires de police obéissant à des ordres stupides, eurent lieu.

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11 novembre

mercredi 28 décembre 2016

La date du 11 novembre symbolise bien sûr pour les royalistes la fin des combats de la Première Guerre mondiale dans lesquels tant des leurs sont tombés pour la France, mais cette date évoque également leur participation à la manifestation du 11 novembre 1940, première manifestation parisienne de résistance à l’occupant allemand.

Les troupes d’occupation avaient interdit toute commémoration de la victoire de 1918, mais les étudiants et lycéens parisiens décidèrent d’en faire un symbole de résistance, et l’initiative de cette manifestation revient largement à la Corpo de droit, fondée en 1934, fortement pénétrée par les idées de l’Action française.

Il y eut bien sûr d’autres nationaux, des gaullistes de la première heure, et même quelques communistes bravant les ordres du parti, mais les principaux animateurs de la manifestation, Jean Ebstein-Langevin, vice-président de la Corpo, Alain Griotteray, André Pertuzio président de la Corpo, étaient issus de la mouvance royaliste. Parmi les nombreux lycéens de Buffon, Janson de Sailly, Saint-Louis…, présents ce jour-là, beaucoup de royalistes également dont un certain Roger Nimier, le futur romancier, alors collégien au lycée Pasteur de Neuilly. Vers 17 h 30, plusieurs milliers de manifestants convergeaient donc vers l’Étoile. 155 d’entre eux furent incarcérés à la prison de la Santé, la plupart furent libérés un mois plus tard. Dans la presse collaborationniste, celle de Doriot et de Déat, la manifestation fut dénoncée comme un coup des camelots du roi.

Depuis près de dix ans, la jeunesse royaliste a pris l’habitude de se rassembler chaque 11 novembre devant la plaque commémorant l’événement en haut des Champs-Elysées. Enfin, pour aller plus loin, pour s’informer sur l’action des royalistes dans la résistance, rien ne vaut l’excellente conférence de Marc Savina qui fait le point sur la question et rétablit quelques vérités.

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Toussaint

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Dans les années 20, avoir des convictions politiques à contre courant demandait un sacré courage. Les coups, mais parfois les balles, aussi, volaient bien bas. L’année 1923 sera, par exemple, une année noire pour les royalistes. Le 22 janvier Germaine Berton, prostituée proche de l’untra-gauche, assassine Marius Plateau, dirigeants des Camelots de plusieurs coups de pistolets. Elle sera acquittée ! Le 24 novembre, c’est l’assassinat de Philippe Daudet maquillé en suicide. En 1928, l’année où les Camelots fêtent leurs vingts ans, c’est au tour de Jean Guiraud d’être assassiné. Etc...

Les royalistes ont de la mémoire. Il est logique de les retrouver lors de la Toussaint, un petit partout en France, rendre un hommage à leurs morts, à ceux qui le furent de mort violente, comme aux autres (majoritaires, Dieu merci !). A Paris, c’est le cimetière de Vaugirard, qui concentre nombre de tombes de Camelots, qui voit traditionnellement leur visite.

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