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Histoire de l’Action française

Naissance de l’Action française et conversion au royalisme

mercredi 28 décembre 2016

L’Action française naît dans la confusion de l’affaire Dreyfus. Au printemps 1898, Maurice Pujo et Henri Vaugeois fondent le Comité d’action française. En juillet 1899 est créé le Bulletin ou Revue de l’Action française (la « petite revue grise »). Parmi les membres fondateurs, on compte un seul monarchiste avoué. Vaugeois est un ex-socialiste, Pujo un ex-anarchiste, les autres sont républicains. Ils se proclament d’abord républicains et athées. Rapidement, le ton change.

Maurras fait paraître son Enquête sur la Monarchie dans La Gazette de France (journal légitimiste). Il écrit Dictateur et Roi (auquel succédera Enquête sur la monarchie) et convertit les membres de l’Action française.

En 1908, la création du quotidien L’Action Française va donner une plus grande ampleur à la diffusion des idées néo-royalistes ("néo-" car les maurrassiens se veulent royalistes de raison et non de tradition), d’autant que de nouveaux venus de grand talent rejoignent ses rangs : le polémiste et romancier Léon Daudet (fils d’Alphonse Daudet), l’historien Jacques Bainville, le critique Jules Lemaître ou l’économiste Georges Valois.

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La Grande Guerre : l'Union Sacrée

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Hostile depuis toujours aux « nuées » germaniques et nordiques, l’Action Française se déclare, dès le début de la guerre, à la pointe du combat et adhère à l’Union sacrée. Seule la France compte et toutes les énergies doivent être mobilisées. Attitude nouvelle qui vaut au mouvement un surcroit de prestige durable dans l’opinion. Poincaré reçoit Maurras en juillet 1916 et le remercie de son soutien. Le tirage du quotidien atteint le chiffre de 156 000 exemplaires.

Toutefois, pour avoir pris sa part et peut-être plus que sa part, tant l’ardeur des royalistes est grande, le prix qu’elle paye en militants tués est lourd. Maurras insite sur l’impérieuse nécessité de récompenser la « part du sang » versé pour défendre la patrie. Il fait campagne pour qu’une restitution financière, la « part du combattant », soit versé à ceux qui ont combattu. En vain. La république restera sourde à cette demande.

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L'entre-deux guerres : vigilance et analyse précoce du nazisme

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Dans les années 20, l’Action française se veut comptable de l’honneur national. Dès 1924, elle lance une campagne contre le « grignotage » du traité de Versailles et le plan Young , qui réduit le montant des réparations dues par l’Allemagne. La protestation s’amplifie en 1930 contre l’évacuation anticipée , « sans garanties ni institution d’un contrôle quelconque », de la rive gauche du Rhin.

En 1930, paraissent dans ’’Action Française les premiers articles signalant le danger du nazisme. Au lendemain des élections allemandes du 14 septembre de la même année, qui donnent 6,5 millions de voix au parti national-socialiste, Bainville observe que « la politique de l’apaisement et de la réconciliation a été un fiasco par Locarno et l’évacuation de Mayence a été un fiasco total ». L’avènement d’Hitler fin janvier 1933 suscite lui une avalanche d’articles qui prévoient le pire. Bainville toujours, dès le 1er février, annonce la mise en place d’un régime de dictature et parle, le lendemain, de la « folie » de négocier le désarmement avec Hitler, qui , comme ses prédécesseurs, va remettre en cause l’ordre européen.

Formidable lucidité de l’Action française qui contraste avec l’angélisme dont feront preuve, durant de nombreuses années encore, à l’égard d’Hitler, les dirigeants français.

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