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Dossiers

Il n’existe pas "de sens de l’Histoire" et la monarchie, qui a fait la France, bien que balayée par la révolution n’est pas frappée d’obsolescence. Ce système politique original est riche de solutions aux problèmes actuels de notre pays.

Ces dossiers vous permettront de découvrir nos analyses quant au mal qui nous ronge et la forme que prendraient de nouvelles institutions, clefs de notre redressement.

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Etat de la France

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

Nous autres royalistes chantons : « Les rois ont fait la France, et sans un roi elle se défait ». La première partie de la proposition est incontestable, la deuxième ne l’est pas moins. Il ne faudrait regarder que la télé et s’en tenir aux communiqués éternellement triomphaux de nos gouvernements pour croire que la France ne va pas trop mal. La situation est hélas critique pour notre pays. Éducation, recherche, commerce extérieur, indépendance énergétique, capacité à financer les retraites : voici quelques domaines dans lesquels nous plongeons inexorablement. On pourrait citer également au rang des problèmes majeurs : l’immigration incontrôlée, le chômage et la désindustrialisation massive.

Tout ceci n’est pas le fait de dieux méchants qui auraient décidés d’accabler notre pauvre pays. Tout ceci est le résultat d’hommes politiques qui, à chaque fois qu’ils détenaient les rênes du pouvoir, n’ont rien fait. Les français qui à chaque élection élisent avec une régularité métronomique des majorités différentes perçoivent bien cette incapacité : « ils aimeraient que ça change ». Le hic c’est que rien ne change et que la faute ne réside pas dans des hommes politiques dont certains ne sont pas dénués de qualités (pas tous) mais dans un système dont la logique perverse leur interdit tout simplement de gouverner.

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Inefficacité de la démocratie

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

L’extrême nocivité de la démocratie c’est son inefficacité. Que les élections soient coûteuses, que les dirigeants soient ridicules ou qu’ils manquent de culture ou de classe, qu’il y ait des ministres incompétents... tout cela est gênant mais serait finalement supportable si le régime en place nous prenait soin au moins de nos intérêts fondamentaux. Hélas, ce n’est pas sur ce terrain qu’il faut attendre la démocratie. Il faut qu’une majorité se forme pour qu’un problème puisse être traité. Une large majorité. Un majorité d’autant plus large que le problème est important et dérange donc les intérêts de certains.

Combien de temps faut-il pour qu’une telle majorité apparaisse ? Trente ans, quarante ans, peut-être un demi-siècle. La France perd son industrie, son système d’enseignement est naufragé, ses comptes publiques sont en faillite, les retraites ne seront pas payées,... Ces problèmes se sont signalés il y a déjà quelques décennies mais agir aurait été coûteux, la majorité massive n’était pas là. Elle sera là, un jour, quand tous ces problèmes auront tournés à la catastrophe, que les yeux de tous se seront décillés, et que les sociologues béats seront obligés de se taire. Il sera juste un peu tard.

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Une voie d'efficacité et de liberté

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

N’ayons aucun doute, la question institutionnelle se posera rapidement à notre pays. La ruine que le système démocratique est en train d’opérer en France est si totale qu’il faudra bientôt songer à une autre façon de se gouverner, il faudra bien passer à autre chose. Le risque est celui du retour du refoulé, de voir après des années d ’inefficacité et de bobards le règne d’une politique musclée. Ceci se nomme le fascisme et ce n’est pas gai.

Le royalisme est précisément le contraire du fascisme. C’est la réponse à la question « comment se gouverner efficacement ? ». La réponse n’est évidemment pas « la démocratie dont la définition serait plutôt : « comment pourrir sur place en ayant le sourire aux lèvres ».

« Comment se gouverner efficacement sans renoncer aux libertés publiques ? ». Cette précision exclut à son tour le fascisme qui n’aime rien tant que les défilés au pas de l’oie, les parades dans les stades et les « organisations de jeunesse ».

L’action des royalistes, en somme, n’est que d’armer le canot de sauvetage du paquebot France en perdition. Les français sont un grand peuple et méritent d’avoir dans leur boite à outils des solutions en cas de naufrage et de ne pas se retrouver dans un tête à tête exclusif et funeste avec un système de gouvernement qui est la cause de leur malheur et dont il est interdit de penser autre chose que du bien. Si d’aventure le naufrage n’avait pas lieu (ce que nous ne croyons pas), la peine n’aurait été que pour les royalistes d’avoir installé quelque part sur le bateau des canots de sauvetage. Ce sont des choses qui se font dans le domaine de la navigation. Il existe même de très sérieux organismes dont la mission est précisément de veiller à leur présence.

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Le roi que nous voulons

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

« Le roi que souhaite l’AF n’est pas un simple roi pour les touristes. Nous n’avons que faire de la reine d’Angleterre ou des souverains dont l’utilité se limite à faire vendre du papier glacé ».

Disant cela nous exagèrons un peu : même dans les actuelles monarchies européennes, le rôle du roi est loin d’être nul. Il peut apparaître comme un fédérateur entre des nations différentes rassemblées dans un mêmeEtat (cas de la Belgique mais aussi, dans une moindre mesure, de l’Espagne ou du Royaume-Uni), comme un contre-pouvoir par rapport à la majorité parlementaire etgouvernementale (alors qu’un président en cas de cohabitation apparaît comme un adversaire de la majorité, ce qui n’est pas la même chose), comme un facteur de cohésion et d’identité dans l’espace et surtout dans le temps (la monarchie est l’institution qui incarne la permanence de l’histoire d’un peuple, au-delà des changements politiques et sociaux).

Cela étant dit, si nous reprenons à notre compte (ou plutôt au compte de la royauté) tous les avantages de la monarchie encore présents dans les monarchies européennes contemporaines, nous attendons plus d’une restauration. Nous souhaitons un roi doté de réels pouvoirs : c’est un principe politique que nous défendons, et c’est moins une fidélité à une mémoire (nous en avons, toutefois) que le désir de voir notre pays se doter du moyen d’assurer son avenir.

Rappelons par ailleurs qu’un roi n’est pas un despote et que le domaine de ses pouvoirs est strictement encadré pour que soient garanties les libertés publiques.

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Des contre-pouvoirs en monarchie

mercredi 28 décembre 2016

Une fois fait le triste constat que notre pays court à la ruine avec des instruments de décision aussi poussifs et une fois avancée la solution du roi, cet arbitre enfin dépêtré du spectre des élections et véritablement en état d’agir (et non pas de s’agiter), une fois établis ces points, il convient naturellement de fixer des bornes à ce pouvoir pour éviter de faire de ce monarque un despote.

Notre époque est toute en grossièreté et n’a guère le sens de la nuance. Si on lui parle d’un pouvoir véritablement capable de décider (dans notre jargon nous désignons cela sous le terme « le roi ») elle voit de suite pointer le despote et le spectre de l’arbitraire. Les constitutions ne sont pas faites pour les chiens, tout de même ! Si nous entamons une partie d’un jeu de société nous constatons qu’il existe une règle du jeu qui permet, par exemple, pour que le jeu garde de son intérêt, d’éviter que le joueur gagnant n’emporte rapidement toute la mise et que les autres joueurs soient évincés de la partie.

Dessiner une constitution c’est de même nature. Qu’elle ait été écrite ou non, celle-ci a toujours existé dans l’ancienne monarchie française. La personne du roi n’est ni la loi suprême (d’où les fameuses « loi fondamentales » ou les serments du sacre), ni le point de concentration de tous les pouvoirs (nous sommes favorables à des contre-pouvoirs nombreux et organisés... Maurras est d’abord un décentralisateur !).

Certes, le roi trancherait, choisirait ses ministres, mais constitutionnellement on pourrait imaginer l’obliger à choisir tel ou tel ministre dans les rangs d’une institution incontestable. Le ministre de l’économie pourrait être désigné parmi les membres du Conseil Économique et Social. Ce n’est qu’une suggestion. D’autres institutions connues pour la qualité de leur membres pourraient être nommées : Institut, Académie Française, Collège de France, Collège de Pataphysique, Société du Tour de France, etc... Ce n’est pas aux royalistes d’écrire une constitution pour les français. Notre pays comptent suffisamment d’excellents juristes pour que ce problème puisse être résolu.

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La question sociale

mercredi 28 décembre 2016 , par Action Française

En promulguant, le 14 juin 1791, la loi dite « Le Chapelier », la Constituante a non seulement brisé le lien social et mais aussi tué les associations naturelles. C’est à partir de ce constat et de celui de « clouer le libéralisme au pilori » que Maurras et l’école d’Action Française vont essayer de redéfinir une politique sociale et naturelle.

Cette pensée sociale est partie d’une analyse de l’individualisme et de l’égalitarisme, tous les deux nés de la Révolution et de la Démocratie. L’émergence de cet individualisme égalitaire a contribué à désintégrer une société jusque-là unie. La révolution démocratique a détruit la structure ancienne des corps constitués naturels et laissé les hommes isolés, en face du pouvoir envahissant du Capital géant et de l’Etat Léviathan. Il en est résulté, alors que ce n’était pas la lutte des classes qui s’imposait mais plutôt leur coopération, une anarchie morale, selon laquelle l’homme ne se sent plus responsable que de ses intérêts propres ou désirs.

Pour l’AF, le premier pas dans le sens d’une coopération pouvait consister en une réconciliation des employeurs et des employés, en l’intégration sociale des travailleurs et des employés, en l’intégration sociale des travailleurs dans l’ensemble national, après avoir montré aux ouvriers que leur intérêt naturel, comme celui de chacun, résidait dans la prospérité de leur métier, que le bien-être du patronat et celui de la main d’œuvre ne font qu’un. L’AF reprenait la doctrine de réconciliation sociale préconisée par La Tour Du Pin et Mun.

Au début du XXe siècle, l’AF tente un rapprochement avec les syndicalistes et notamment la CGT - les deux partageant la même horreur de la démocratie libérale, de l’intellectualisme et de la culture bourgeoise. Certains intellectuels d’AF, souhaitant dépasser la critique quelque peu anarchiste de Sorel, créent en 1911, le Cercle Proudhon : « la démocratie est la plus grande erreur du siècle passé, parce qu’elle a permis l’exploitation la plus abominable des travailleurs et l’établissement du régime capitaliste ». Hélas, la guerre devait empêcher l’aboutissement de cette démarche novatrice. De plus, Sorel antidémocrate et anti-individualiste ne conclut jamais à la Monarchie. Moraliste, il se battait plus contre la décadence de la civilisation et la dissolution des mœurs.

Après la première guerre mondiale, Georges Valois réanime la doctrine sociale. Pour lui, tous les producteurs, quelle que soit leur part dans le processus de production, doivent s’unir (chaque catégorie devant établir sa corporation), puis adhérer à des groupements économiques-assurance, édition, acier, etc. - ou régionaux qui, à leur tour, enverraient leurs représentants à un conseil économique national. Mais Valois, critiquant l’AF pour son manque de base révolutionnaire, la quitte pour créer le Faisceau.

Ce court aperçu historique illustre bien que la critique maurrassienne s’est faite surtout sur son opposition résolue au libéralisme. Et si cette critique a été un peu laissée de côté entre les deux guerres, c’est que la France vivait une époque agitée par sa troisième République - menace allemande et montée d’Hitler, désarmement, scandales, condamnation de l’Eglise. Cependant, les fondements étaient posés. Pour combattre le capitalisme, il importe de resserrer le lien social autour des individus, d’humaniser l’économie et de rétablir les barrières protectrices qui immunisaient la société des atteintes du marché. L’hégémonie capitaliste ne fait pas seulement du travailleur un esclave et un paria ; elle le présure et le vole et quand elle l’a réduit au dénuement, elle l’empoisonne avec ses produits de contrebande.

Aujourd’hui, l’AF continue de lutter contre le libéralisme, à maintenir son idée de professions organisées par le biais des corporations. Des corporations qu’il faut comprendre comme de « grandes familles » qui tirent les travailleurs de leur isolement morbide et les réunissent en une fraternité humaine et spirituelle. La corporation rompt l’état d’anémie qui est le propre du marché libéral, dicte des règles et une éthique qui adoucissent les mécanismes de la concurrence et rend à chacun le sens du devoir et de la communauté. Elle permet de retrouver les solidarités qui empêcheront le SDF d’avoir, du fait de la liberté économique totale la célèbre liberté de mourir de faim. Elle contribue à « réencastrer la solidarité dans la société », selon l’expression de Rosenvallon.

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