La mort des humanités
Mercredi 11 août 2010
La révolte des profs de latin-grec
Le jury du Capes de lettres classiques démissionne pour dénoncer un concours moins exigeant.
Qui se soucie, au cœur de l’été, du devenir des humanités? Thucydide et Tacite ne s’exportent pas sur les plages. Pourtant, le monde des lettres classiques est en émoi et espère, malgré la torpeur estivale, alerter l’opinion. Le 14 juillet dernier, le jury du Capes de cette discipline présentait même sa démission collective, assortie d’une lettre au ministre. L’objet de ce courroux? Les nouvelles épreuves du concours de recrutement des futurs professeurs de latin et grec.
Dans le cadre de la refonte de la formation des professeurs la fameuse «mastérisation» , les concours ont été remaniés et ramenés à deux épreuves écrites et deux épreuves orales pour permettre quelques économies d’organisation. Quid, donc, de ces professeurs qui seront amenés à enseigner trois disciplines, le français, le latin et le grec? Ils seront sélectionnés, non plus sur une version latine et une version grecque, mais sur une épreuve mêlant les deux et comprenant également des questions de civilisation. À l’oral, exit le commentaire des pages d’Homère, de Plutarque ou de Catulle; les candidats se verront interrogés dans le cadre d’une épreuve de commentaire d’un dossier pédagogique comprenant également la question d’éthique sur «Agir en fonctionnaire». (Lire la suite…)



