Libye - Côte d'Ivoire : deux poids, deux mesures"
14 mars 2011
12 mars 2011
C’est «une coïncidence qui tombe mal»: dans son édition du mercredi 9 mars, Le Canard enchaîné relate l’existence d’un rapport positif du Fonds économique international (FMI) sur la situation économique de la Libye, publié le 15 février sur le site de l’institution, six jours après le début des émeutes à Benghazi. Slate.fr Un document «bourré [...]
C’est «une coïncidence qui tombe mal»: dans son édition du mercredi 9 mars, Le Canard enchaîné relate l’existence d’un rapport positif du Fonds économique international (FMI) sur la situation économique de la Libye, publié le 15 février sur le site de l’institution, six jours après le début des émeutes à Benghazi. Slate.fr
Un document «bourré comme il se doit de données chiffrées et de statistiques» mais surtout «surréaliste», selon l’hebdomadaire satirique, puisqu’il «ne cesse de féliciter le colonel Kadhafi et son gouvernement pour la qualité de leur gestion budgétaire et pour les réformes déjà entreprises», notamment grâce à la manne issue de la hausse des cours du pétrole. Et ne profère à l’adresse du régime qu’un seul conseil («favoriser l’emploi des jeunes») et un seul reproche («ne pas privatiser assez vite les banques et le marché local des capitaux»). (Lire la suite…)
12 mars 2011
Près d’un siècle après la révolte arabe de 1916, retour à la case départ ? La révolution arabe de 1916, menée a partir des intrigues du Foreign Office et de l’épopée de Lawrence d’Arabie, avait pour but d’évincer l’Empire ottoman d’une région convoitée par les Occidentaux. Au besoin en relevant l’étendard de l’islam politique… Aujourd’hui, [...]
Près d’un siècle après la révolte arabe de 1916, retour à la case départ ? La révolution arabe de 1916, menée a partir des intrigues du Foreign Office et de l’épopée de Lawrence d’Arabie, avait pour but d’évincer l’Empire ottoman d’une région convoitée par les Occidentaux. Au besoin en relevant l’étendard de l’islam politique… Aujourd’hui, la Turquie, revenue à ses fondements panislamiques, appuyée sur une logique interne servant de pré-carre a une diplomatie « néo-ottomane », entend servir de nouveau modèle a des mouvements islamistes voulant s’inscrire dans la durée. Le tout en traçant à l’horizon un condominium avec Téhéran sur le monde arabe. Realpolitik TV
Les révolutions arabes et leurs conséquences... par realpolitiktv
9 mars 2011
Il ne vous a pas échappé que le drapeau brandi par les opposants au « chef et guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » n’était pas le drapeau vert mis à l’honneur par Kadhafi en 1977… Et nombreux sont ceux qui découvrent qu’au plus fort de la tourmente [...]
Il ne vous a pas échappé que le drapeau brandi par les opposants au « chef et guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » n’était pas le drapeau vert mis à l’honneur par Kadhafi en 1977… Et nombreux sont ceux qui découvrent qu’au plus fort de la tourmente le drapeau porté fièrement par les opposants n’est rien de moins que le drapeau du royaume de Libye du temps d’Idris 1er… De là à penser que les opposants manifestent pour un retour à la monarchie des Sénoussis… Notre ami Patrice Vermeulen pose la question…
« Libye : le retour du Roi ? » (Lire la suite…)
9 mars 2011
Compte-tenu de la riche (et navrante) actualité touchant Michèle Alliot-Marie en janvier-février derniers, il nous avait échappé ce fait, qui en dit long sur l'imposture de cette prétendue caution "gaulliste" du Gouvernement Sarkozy-Fillon. A la 47e "Conférence sur la sécurité" de Munich, début février, c'est en anglais que MAM s'est exprimée, contrairement aux quatre ministres [...]
Compte-tenu de la riche (et navrante) actualité touchant Michèle Alliot-Marie en janvier-février derniers, il nous avait échappé ce fait, qui en dit long sur l'imposture de cette prétendue caution "gaulliste" du Gouvernement Sarkozy-Fillon.
A la 47e "Conférence sur la sécurité" de Munich, début février, c'est en anglais que MAM s'est exprimée, contrairement aux quatre ministres allemands qui ont parlé dans leur langue, ce qui est tout à fait normal, lors même que l'allemand, contrairement aux français, n'est pas une langue internationale.
Mais il est vrai que si MAM a trahi sa langue nationale qui est aussi langue internationale, c'est que le contenu de son propos visait l'asservissement de la défense nationale aux intérêts américains. Comme le note Bastille-République-Nations, dans son numéro du 22 février, "dès ses premières phrases, l'essentiel est dit" : pour MAM-Sarkozy, "la paix et la stabilité mondiale [...] supposent l'émergence d'acteurs disposant de la taille critique pour faire respecter le droit international et intervenir là où la situation l'exige. Tel est l'enjeu de l'Europe de la Défense". Et de préciser le fond de "sa" pensée : "en situation de crise, les Européens et la communauté internationale doivent pouvoir décider, théâtre par théâtre, du cadre d'opération dans lequel leurs forces sont déployées : Union européenne, ONU, OTAN" , étant entendu que "l'Union européenne et l'OTAN sont les deux faces d'une même monnaie, celle de notre sécurité et de notre défense. Nous devons pouvoir activer indifféremment l'une ou l'autre selon les circonstances." (Lire la suite…)
9 mars 2011
Depuis quelques mois, des troubles politiques extrêmement violents agitent certains pays situés au sud de la Méditerranée. Après avoir visé la Tunisie, avec succès puisque les trublions ont réussi en quelques semaines à obtenir le départ du Président Ben Ali, ils s'attaquent maintenant à l'Egypte. Que faut-il en penser et en quoi cela nous concerne-t-il [...]
Depuis quelques mois, des troubles politiques extrêmement violents agitent certains pays situés au sud de la Méditerranée. Après avoir visé la Tunisie, avec succès puisque les trublions ont réussi en quelques semaines à obtenir le départ du Président Ben Ali, ils s'attaquent maintenant à l'Egypte. Que faut-il en penser et en quoi cela nous concerne-t-il ?
Il y a lieu de remarquer tout d'abord que les pays voisins de la Tunisie (Algérie et Maroc à l'ouest et Libye à l'est) et de l'Egypte (Jordanie et Syrie), ont trois caractéristiques communes : 1- la majorité de leur population vit dans une extrême pauvreté; 2- la quasi-totalité de leur population est de confession islamique; 3- les gouvernements de ces pays sont, à des degrés divers, des dictatures. (Lire la suite…)
9 mars 2011
Aristide Leucate - Action française 2000 Pitoyable spectacle de guignols que celui qui nous est offert par Arnold Swarkozy et ses commis du Quai d’Orsay. Saynètes sinistres D’abord, le gouverneur de la France, en peine de politique étrangère cohérente depuis les « révolutions arabes », s’en prend au Mexique, un Etat pleinement souverain, trivialement traité comme une [...]
Aristide Leucate - Action française 2000
Pitoyable spectacle de guignols que celui qui nous est offert par Arnold Swarkozy et ses commis du Quai d’Orsay.
Saynètes sinistres
D’abord, le gouverneur de la France, en peine de politique étrangère cohérente depuis les « révolutions arabes », s’en prend au Mexique, un Etat pleinement souverain, trivialement traité comme une république bananière, à propos d’une sombre affaire de complicité d’enlèvement qui s’est conclue par la condamnation de la Française, Florence Cassez, à 60 ans d’emprisonnement par le justice mexicaine. Sans doute pour contrebalancer un discours aussi tiède qu’insignifiant sur les évènements émaillant le Maghreb et le Moyen-Orient, notre Naboléon impudent gonfle son torse court et piétine de ses talonnettes le protocole feutré et les usages discrets des relations internationales. Apparaît, ensuite, la mère Michelle (MAM pour les intimes), affublée de son Ollier marri, accumulant bourdes sur bourdes, s’enferrant dans l’insupportable excuse de la vertu outragée et de la pseudo-transparence. Ses « vacances » en Tunisie, au moment où le régime de Ben Ali vacillait, sa compromission dans un affairisme immobilier douteux en faveur de ses parents nonagénaires ( !), ont entamé un peu plus le crédit de notre politique étrangère déjà peu reluisante, Kouchner regnante. S’ensuivent les frasques d’un inconnu qui aurait gagné à le rester, Boris Boillon, en poste comme ambassadeur de France en Tunisie, excusez du peu ! Cet histrion prétentieux, hautain et infatué, béotien ignare des gentlemen agreements les plus élémentaires, se permet de traiter par-dessus la jambe la presse étrangère et ses homologues. Irresponsable jusqu’à l’imprudence, eu égard à la nécessaire dignité de ses fonctions, celui-ci s’exhibe, quasi-dénudé comme une vulgaire porno-star, sur Facebook ! Merci, à vous tous d’éclabousser de votre boue fangeuse ce qui reste de prestige à notre pays ! (Lire la suite…)
6 mars 2011
Il arrive ces jours-ci que l’actualité soit parfaitement prévisible. Ainsi, l’on apprend dans les pages très intérieures des journaux que Shahbaz Bhatti, 42 ans, catholique, ministre pakistanais des Minorités religieuses, a été abattu en plein jour, criblé de 25 balles tirées à l’arme automatique par trois ou quatre hommes qui ont réussi à prendre la [...]
Il arrive ces jours-ci que l’actualité soit parfaitement prévisible. Ainsi, l’on apprend dans les pages très intérieures des journaux que Shahbaz Bhatti, 42 ans, catholique, ministre pakistanais des Minorités religieuses, a été abattu en plein jour, criblé de 25 balles tirées à l’arme automatique par trois ou quatre hommes qui ont réussi à prendre la fuite. Malgré la pression intense des islamistes pakistanais, Bhatti avait été reconduit dans ses fonctions lors d’un remaniement ministériel qui a eu lieu il y a quelques semaines au Pakistan. J’avais à cette occasion réuni de la documentation dans la perspective d’un article sur la situation des chrétiens au Pakistan, car l’on s’attendait, en raison de la pression islamiste, à ce que ce ministère, qui est le seul relais vers le pouvoir dont disposent les chrétiens (mais aussi les musulmans « hérétiques » ahmadis), dans un pays où ils subissent d’intenses persécutions, soit supprimé. Sous la pression des Américains, ce ministère fut finalement maintenu, au grand dam des islamistes pakistanais, qui redoublèrent alors de fureur, et montèrent d’un cran dans leurs menaces de mort à l’encontre du ministre, lui promettant de lui faire subir le même sort que son ami Salman Taseer, le gouverneur du Pendjab, un musulman hautement éclairé et cultivé, tué début 2011 par un de ses gardes du corps furieux de son opposition déclaré à la loi sur le blasphème. (Lire la suite…)
5 mars 2011
Pour ceux qui, à droite et à gauche, doutent de l'utilité d'un débat sur l'islam, il suffit d'écouter le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, cité en exemple pour son "islamisme modéré" censé inspirer le monde musulman. En 2010, de passage à Paris, il avait mis en garde la communauté turque contre l'assimilation, comparée à [...]
Pour ceux qui, à droite et à gauche, doutent de l'utilité d'un débat sur l'islam, il suffit d'écouter le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, cité en exemple pour son "islamisme modéré" censé inspirer le monde musulman. En 2010, de passage à Paris, il avait mis en garde la communauté turque contre l'assimilation, comparée à "un crime contre l'humanité". Lors de sa dernière visite en Allemagne, cette semaine, il a été plus explicite dans le refus de s'adapter aux pays d'accueil, sinon par une "intégration" minimum. "Personne ne doit nous arracher notre culture", a-t-il déclaré devant sa communauté (2,5 millions de personnes), en ajoutant: "Je veux que les Turcs soient présents à tous les niveaux, en Allemagne, dans l'administration, la politique, la société civile". Mais il a été encore plus loin, lundi, en déclarant que les enfants turcs "doivent apprendre d'abord leur langue maternelle, et ensuite l'Allemand".. Erdogan a au moins le mérite d'être clair. (Lire la suite…)
5 mars 2011
Face au printemps des peuples arabes, les dirigeants européens sont à la peine. Leur incapacité à s'enthousiasmer pour ces batailles de la dignité et du courage aux portes de l'Union européenne (UE) crève les yeux. Invoquer, comme le président français depuis 2008, l'Union pour la Méditerranée (UPM), ajoute de la confusion à l'inaction. Unir des [...]
Face au printemps des peuples arabes, les dirigeants européens sont à la peine. Leur incapacité à s'enthousiasmer pour ces batailles de la dignité et du courage aux portes de l'Union européenne (UE) crève les yeux. Invoquer, comme le président français depuis 2008, l'Union pour la Méditerranée (UPM), ajoute de la confusion à l'inaction. Unir des démocraties et des dictatures ne débouche sur aucun progrès. Et aujourd'hui, chaque pays arabe en révolution appelle une politique spécifique. La Tunisie est à ce moment le pays où la révolution démocratique est la première à s'accomplir. Pour l'Europe, comment soutenir la Tunisie ? Comment la conforter ? Comment s'engager aux côtés des tunisiens enfin libres ?
En prenant un engagement généreux, audacieux, durable et responsable : celui d'ouvrir l'UE à une adhésion de la Tunisie. Une telle politique serait la plus pertinente sur tous les plans : idéalisme, intérêt, géopolitique, réalisme.
L'idéalisme : la Tunisie, si proche et familière bascule dans la liberté : n'est-ce pas une extension des valeurs universelles qui animent en pratique l'Europe depuis la décolonisation et le Traité de Rome ?
L'intérêt bien compris : il y a une continuité démographique, territoriale, réticulaire, économique, sociale, universitaire, entrepreneuriale, commerciale, touristique, immobilière et linguistique entre les européens et les tunisiens. C'est en l'organisant ensemble que les uns et les autres en tireront le meilleur parti. (Lire la suite…)