L'Europe, le PS et l'héritage Delors
16 mars 2011
15 mars 2011
Ce que dévoile le Japon, dans la tragédie que subit son peuple après le violent tremblement de terre, puis le terrifiant tsunami ayant, à son tour, gravement endommagé des centrales nucléaires, est la puissance de cette nation, fédérée par un fort sentiment d'appartenance à une même culture et à une même civilisation : un héritage [...]
Ce que dévoile le Japon, dans la tragédie que subit son peuple après le violent tremblement de terre, puis le terrifiant tsunami ayant, à son tour, gravement endommagé des centrales nucléaires, est la puissance de cette nation, fédérée par un fort sentiment d'appartenance à une même culture et à une même civilisation : un héritage qui, visiblement, habite chacun dans ses comportements les plus habituels. Ce qui frappe, en effet, est la dignité des victimes et la solidarité naturelle qui se dégage de cette population, qui a su préserver un socle homogène. Les écologistes français réclament, face aux accidents qui s'additionnent dans des centrales, un référendum sur l'avenir du nucléaire en France. Pourquoi pas ? Mais quitte à demander l'avis des Français, il faudrait aussi les interroger sur le type de société qu'ils désirent pour eux-mêmes. Veulent-ils poursuivre dans la voie actuelle d'une nation multiculturelle et éclatée, ou préfèrent-il revenir à la notion historique de l'Etat-nation, construit sur un impératif d'intégration à la République souveraine? C'est ce débat, en fait déjà posé par une opinion qui dit parfois ne plus reconnaître son propre pays, qui sera au centre de la campagne de 2012. Or sur ce thème, Dominique Strauss-Kahn ne me parait pas convainquant. (Lire la suite…)
15 mars 2011
Aymeric Chauprade dans Valeurs Actuelles (10 au 16 mars), sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. La fièvre retombée après le sacrifice de MAM ne doit pas masquer le mal profond dont souffrent à la fois notre politique étrangère (définie par l’Élysée) et notre diplomatie (mise en œuvre par le Quai d’Orsay). Chacun a pu [...]

Aymeric Chauprade dans Valeurs Actuelles (10 au 16 mars), sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy.
La fièvre retombée après le sacrifice de MAM ne doit pas masquer le mal profond dont souffrent à la fois notre politique étrangère (définie par l’Élysée) et notre diplomatie (mise en œuvre par le Quai d’Orsay). Chacun a pu constater combien notre diplomatie est devenue romantique (car émotionnelle), très loin de ce classicisme raisonné qui fit notre génie.
Une bonne partie de la planète, de Mexico (affaire Cassez), à Pékin (Dalaï-Lama), en passant par Rome (affaire Battisti), Bogota (affaire Bettencourt), Tripoli (infirmières bulgares), ou encore N’Djamena (Arche de Noé), sait désormais que les médias de la gauche parisienne façonnent de plus en plus notre politique étrangère. (Lire la suite…)
14 mars 2011
Jeudi 10 mars 2011 - Lettre à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF Front national : nos renoncements l'ont fait roi ! Cher Pierre, L’abandon du combat de classes et de l’engagement des communistes et des progressistes en France et en Europe, ont laissé un vide dans les couches populaires. La classe ouvrière est abandonnée. [...]
Jeudi 10 mars 2011 - Lettre à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Front national : nos renoncements l'ont fait roi !
Cher Pierre,
L’abandon du combat de classes et de l’engagement des communistes et des progressistes en France et en Europe, ont laissé un vide dans les couches populaires. La classe ouvrière est abandonnée. Les employés, les ingénieurs-cadres-techniciens sont négligés pour le plus grand profit du capitalisme mondialisé qui peut ainsi étendre sa domination et ses ravages. Le spectre géopolitique qui émerge d’une telle situation est connu. La paupérisation de masse et la crainte du déclassement a leur pendant : l’abstention, le vote protestataire, populiste et xénophobe, autant de cris de la désespérance.
Tel est, selon moi, ce qui s’est déjà produit le 21 avril 2002. J’avais parlé, à l’époque, après le résultat de Robert Hue, de « dépôt de bilan du Colonel Fabien ». L’hypothèse du scénario 2012 avec le Front national et Marine Le Pen est à prendre au sérieux. (Lire la suite…)
13 mars 2011
C’est une question que je me pose souvent : dois-je voter pour Marine Le Pen en 2012 ? Créditée de 24 % dans les sondages, la Présidente du FN serait en tête du premier tour de la Présidentielle. Fort bien. Mais quel sera le vote des royalistes ? La question est loin d’être tranchée aujourd’hui, [...]
C’est une question que je me pose souvent : dois-je voter pour Marine Le Pen en 2012 ?
Créditée de 24 % dans les sondages, la Présidente du FN serait en tête du premier tour de la Présidentielle. Fort bien. Mais quel sera le vote des royalistes ?
La question est loin d’être tranchée aujourd’hui, car plusieurs critères peuvent rester un obstacle à ce vote.
Tout d’abord, le FN est un parti de plus en plus « républicain », « normalisé », ce qui n’encourage pas les royalistes, surtout maurrassiens. En effet, si le FN garde l’Etat français comme tel, une possible Restauration du Roi n’est guère envisageable. Ce n’est pas du tout l’intention de Marine Le Pen et de ses compagnons.
Ensuite, le fond chrétien qui anime les royalistes n’est pas très présent dans les discours actuels du Front. L’IVG n’est pas ou peu remis en cause, la République serait la panacée dès lors que des réformes seraient engagées, l’enseignement privé est peu encouragé … Peut-on réformer la République de l’intérieur ? Ses réseaux d’influence ? Son caractère intrinsèque d’opposition systématique des citoyens entre eux ? Ce au détriment d’une concorde nationale ? Le FN est-il capable de rassembler autant qu’une figure royale ? J’en doute. (Lire la suite…)
12 mars 2011
Il aura suffit d’un sondage pour mettre en ébullition toute la classe politique française. Un sondage immédiatement remis en cause : les responsables ont été sommés de le refaire, tant les résultats étaient jugés scandaleux. Pensez ! Marine le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry !
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Il aura suffit d’un sondage pour mettre en ébullition toute la classe politique française. Un sondage immédiatement remis en cause : les responsables ont été sommés de le refaire, tant les résultats étaient jugés scandaleux. Pensez ! Marine le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry !
Avec la mise en piste de Dominique Strauss-Kahn, on allait voir ce qu’on allait voir… et on a vu : tout change pour que rien ne change, ou plutôt si, la présidente du Front national gagne un point de plus.
Ce n’est qu’un sondage, bien sûr, et il y a encore plus de dix-mois mois avant que les Français ne pénètrent dans les bureaux de vote.
D’ici là, beaucoup d’autres résultats auront découlés de beaucoup d’autres sondages. Mais le vent de panique qui s’est emparé de la classe politique est révélateur qu’il s’est tout de même passé quelque chose. Quelque chose qui n’était pas prévu. Certes, nombre d’observateurs envisageaient que Marine Le Pen se qualifie pour le deuxième tour, comme son père en 2002. Elle aurait profité pour cela, elle aussi, des divisions autant à droite qu’à gauche. C’était même le plan machiavélique qu’on prêtait autant à l’UMP qu’au PS : favoriser la candidate à la flamme tricolore pour être certain de l’emporter face à elle. Qu’importe alors son résultat du second tour, qu’elle dépasse d’une dizaine ou d’une vingtaine de point celui de Jean-Marie Le Pen en 2002, qu’elle frôle même les 49 % dans les probabilités les plus invraisemblables, n’était-il pas et n’est-il pas toujours inimaginable qu’elle puisse jamais atteindre 50 + 0,01 % ? Oui, inimaginable… à moins que Jupiter n’adorant rien moins que de rendre fous ceux qu’il veut perdre, ne s’en mêle. (Lire la suite…)
12 mars 2011
Ce mardi 8 mars était la traditionnelle « journée de la femme » et, dans les médias comme dans la salle des profs, on ne parlait que... d'une femme : Marine Le Pen, et des sondages, au nombre de trois désormais, qui la donnaient en tête des intentions de vote au premier tour de la [...]
Ce mardi 8 mars était la traditionnelle « journée de la femme » et, dans les médias comme dans la salle des profs, on ne parlait que... d'une femme : Marine Le Pen, et des sondages, au nombre de trois désormais, qui la donnaient en tête des intentions de vote au premier tour de la prochaine présidentielle, prévue pour 2012, dans quatorze mois maintenant.
Plusieurs remarques s'imposent : d'abord, « sondage n'est pas suffrage », comme le dit l'adage, et, à une telle distance de l'élection elle-même, ils indiquent plus un état de l'Opinion à un moment donné, sans enjeu ni conséquences apparents, qu'une réalité politique concrète. Par expérience, on sait que les sondages éloignés du vote lui-même sont souvent, par la suite, « corrigés », voire totalement démentis par les urnes : Giscard, Barre, Balladur ou Chevènement, chacun en leur temps, ont fait les frais de cette règle simple, mais aussi la Constitution européenne qui, à l'été 2004, frôlait les 75 % d'opinions favorables avant d'être condamnée à un maigre et défait score de 45 % des suffrages exprimés le soir du 29 mai 2005... (Lire la suite…)
11 mars 2011
C’est avec intérêt que nous avons vu, le lundi 7 mars, sur le site de Nations Presse Info, s’étaler l’affiche du Front national de la Jeunesse avec le slogan : «Ni droite, ni gauche, Français !» C’EST TOUT LE PROGRAMME DU ROYALISME FRANÇAIS DEPUIS SA FONDATION, C’EST-À-DIRE DEPUIS QUE LA RÉPUBLIQUE, IMPOSANT DE PENSER EN [...]
C’est avec intérêt que nous avons vu, le lundi 7 mars, sur le site de Nations Presse Info, s’étaler l’affiche du Front national de la Jeunesse avec le slogan : «Ni droite, ni gauche, Français !»
C’EST TOUT LE PROGRAMME DU ROYALISME FRANÇAIS DEPUIS SA FONDATION, C’EST-À-DIRE DEPUIS QUE LA RÉPUBLIQUE, IMPOSANT DE PENSER EN TERMES DE PARTIS, ET DONC DE DIVISION NATIONALE, CONTRAINT LES FRANÇAIS À SE SITUER SUR UNE ÉCHELLE ALLANT DE LA DROITE À LA GAUCHE.
La spécificité du royalisme est PRÉCISÉMENT de refuser cette division des Français en groupes partisans. Non que les royalistes refusent le droit d’avoir une sensibilité politique, mais ils considèrent que le Bien public, l’intérêt de la nation doivent primer.
TOUT CE QUI EST NATIONAL EST NÔTRE, disait le duc d’Orléans. Sa devise est devenue celle de l’Action française. (Lire la suite…)
11 mars 2011
Copé, au moins a été franc. C'est lui qui a déclaré en substance, et il y a déjà pas mal de temps, qu'il n'était pas dans la course pour 2012, parce qu'il préparait 2017 !... En face, Manuel Valls, mais il n'est pas le seul, et de très loin, a été promu candidat par France [...]
Copé, au moins a été franc. C'est lui qui a déclaré en substance, et il y a déjà pas mal de temps, qu'il n'était pas dans la course pour 2012, parce qu'il préparait 2017 !...
En face, Manuel Valls, mais il n'est pas le seul, et de très loin, a été promu candidat par France info, il y a plusieurs semaines déjà. France info dont, d'ailleurs, le titre d'une des rubriques créée pour la circonstance est éloquent : Tous candidats ! On ne saurait être plus clair....
Cet étalage de rivalités personnelles, cette compétition indécente entre ambitions contradictoires mais exacerbées par l'importance de l'enjeu peut nous servir, d'une certaine façon, puisqu'elle peut nous permettre de faire toucher du doigt à nos concitoyens l'un des avantages majeurs de la Royauté. (Lire la suite…)
9 mars 2011
PARIS (Reuters) - Les députés ont renoncé mercredi à étendre la déchéance de la nationalité aux auteurs de certains crimes graves, une mesure annoncée l'été dernier par Nicolas Sarkozy. Le gouvernement et le groupe UMP de l'Assemblée sont parvenus mardi à un accord pour supprimer cette disposition du projet de loi sur l'immigration face à [...]
PARIS (Reuters) - Les députés ont renoncé mercredi à étendre la déchéance de la nationalité aux auteurs de certains crimes graves, une mesure annoncée l'été dernier par Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement et le groupe UMP de l'Assemblée sont parvenus mardi à un accord pour supprimer cette disposition du projet de loi sur l'immigration face à la fronde d'une partie de la majorité.
Les députés centristes du Nouveau centre (NC) et certains élus de l'UMP avaient signé un amendement de suppression de la mesure, proposée par le chef de l'Etat en juillet dans son discours de Grenoble sur la sécurité.
Soutenu par toute l'opposition, l'amendement de suppression avait toutes les chances d'être adopté en séance publique. (Lire la suite…)