L'Europe, le PS et l'héritage Delors

16 mars 2011

Immigrés turcs, ne vous assimilez pas ! Le multicul hard, version Erdogan

15 mars 2011

« Intégrez-vous mais ne vous assimilez pas ! », lance le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lors d’un meeting organisé à Düsseldorf, dimanche dernier. La foule l’acclame. Et quelle foule ! Le Palais des Congrès rassemble pas moins de 10.000 personnes, des Allemands d’origine turque. Depuis le fameux « Ich bin ein Berliner » [...]

« Intégrez-vous mais ne vous assimilez pas ! », lance le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lors d’un meeting organisé à Düsseldorf, dimanche dernier. La foule l’acclame. Et quelle foule ! Le Palais des Congrès rassemble pas moins de 10.000 personnes, des Allemands d’origine turque. Depuis le fameux « Ich bin ein Berliner » prononcé par JFK du balcon de la Rathaus Schönenberg en 1961, aucun homme politique n’avait réussi à mobiliser une telle masse de gens outre Rhin, même pas Helmut Kohl au moment de la chute du mur.

C’est qu’ Erdogan connaît bien son peuple. Que ce peuple vive en Allemagne, détienne dans sa grande majorité la nationalité allemande et n’ait bien souvent de la Turquie qu’une vision réduite aux dimensions d’une carte postale envoyée par un lointain cousin resté au pays, ne change rien à l’affaire. « Ils vous appellent travailleurs immigrés, étrangers, Allemands turcs. Mais c’est sans importance comment ils vous appellent, ici. Vous êtes mes concitoyens, vous êtes mon peuple, vous êtes mes amis, vous êtes mes frères et mes sœurs ! ». Les hommes agitent le drapeau rouge et blanc de la Turquie. Les femmes essuient des larmes. Les jeunes en quête d’identité, issus de la troisième ou de la quatrième génération, acquiescent sans broncher quand il leur est dit qu’ils font « partie de l’Allemagne » mais aussi « partie de la grande Turquie ! ». Et le Premier ministre turc de leur expliquer que la Turquie évolue : « À présent mes compatriotes ne voyagent plus en bus, ils voyagent en avion ! ». Mieux encore, « La Turquie s’apprête à construire ses propres avions de guerre ! ». (Lire la suite…)

Kosovo : les implications stratégiques d’une sécession précipitée

11 mars 2011

Le 17 février 2008, le Parlement de Pristina votait une déclaration unilatérale d’indépendance, signifiant la sécession de la Serbie. Or cet acte reconnaissait, pour la première fois depuis 1945 et en période de paix, la scission d’un territoire sans précédent étatique dans l’histoire. En outre, cette déclaration unilatérale d’indépendance cautionne un État de non-droit et [...]

Le 17 février 2008, le Parlement de Pristina votait une déclaration unilatérale d’indépendance, signifiant la sécession de la Serbie. Or cet acte reconnaissait, pour la première fois depuis 1945 et en période de paix, la scission d’un territoire sans précédent étatique dans l’histoire. En outre, cette déclaration unilatérale d’indépendance cautionne un État de non-droit et accentue l’instabilité dans la région.

Quels sont les intérêts qui se cachent derrière cette reconnaissance précipitée ? Une nouvelle guerre froide n’est-elle pas en train de se nouer dans les Balkans ?

Faillite de l’OTAN et du « state-building » onusien
De mars 1998 à février 1999, un conflit ouvert entre la police serbe et l’organisation terroriste de l’UCK s’était déroulé au Kosovo, province méridionale de la Serbie. Il avait été suivi par une campagne de bombardements massifs de l’OTAN sur la Serbie du 24 mars au 10 juin 1999, date à laquelle les troupes de l’OTAN sont entrées dans cette province serbe et la Mission Intérimaire des Nations Unies pour le Kosovo (MINUK) s’est installée. (Lire la suite…)

L’EUROPE DU CHÔMAGE

11 mars 2011

Fin janvier, le commissaire européen à l’emploi, László Andor, admettait que l’UE faisait face à une « reprise sans création d’emplois », alors que l’Organisation internationale du travail (OIT) a prévenu que la situation pourrait ne pas s’améliorer cette année. Effectivement, le taux moyen de chômage parmi les «27» s’est établi à 9,6 % pour [...]

Fin janvier, le commissaire européen à l’emploi, László Andor, admettait que l’UE faisait face à une « reprise sans création d’emplois », alors que l’Organisation internationale du travail (OIT) a prévenu que la situation pourrait ne pas s’améliorer cette année.

Effectivement, le taux moyen de chômage parmi les «27» s’est établi à 9,6 % pour l’année 2010. (Lire la suite…)

LE SCANDALE DU FONDS DE PENSION DU PARLEMENT EUROPÉEN : BIENTÔT LES «CITOYENS» EUROPÉENS MIS À CONTRIBUTION

10 mars 2011

Le Fonds de pension du Parlement européen est confronté à des difficultés financières considérables. Du fait de spéculations hasardeuses, il accusait, fin 2009, un déficit de 84,5 millions d’euro. En trois ans, sa valeur nette a perdu 35 millions. Le fonds, auquel cotisent les eurodéputés sur une base volontaire, est d’ores et déjà censé assurer [...]

Le Fonds de pension du Parlement européen est confronté à des difficultés financières considérables. Du fait de spéculations hasardeuses, il accusait, fin 2009, un déficit de 84,5 millions d’euro.

En trois ans, sa valeur nette a perdu 35 millions. Le fonds, auquel cotisent les eurodéputés sur une base volontaire, est d’ores et déjà censé assurer une partie des retraites d’un millier d’entre eux. (Lire la suite…)

Le cynisme de M. Trichet face aux salariés européens.

10 mars 2011

Il y a quelques jours, lors d'un entretien télévisé, M. Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, déclarait qu'une augmentation des salaires en Europe serait « la dernière bêtise à faire », ce qui n'avait qu'à peine ému la presse et l'Opinion, blasée depuis longtemps devant tant d'outrecuidance et d'assurance de la part des oligarques [...]


Il y a quelques jours, lors d'un entretien télévisé, M. Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, déclarait qu'une augmentation des salaires en Europe serait « la dernière bêtise à faire », ce qui n'avait qu'à peine ému la presse et l'Opinion, blasée depuis longtemps devant tant d'outrecuidance et d'assurance de la part des oligarques qui dirigent l'Union européenne. Le débat sur les salaires n'est pas nouveau et un rapport présenté à la Commission européenne il y a quelques années déjà évoquait sans beaucoup de précaution la « nécessité » de baisser les salaires en Europe pour des raisons de compétitivité : nous y sommes, d'ailleurs, puisque les salaires des fonctionnaires dans plusieurs pays de l'Union, et en particulier de la zone euro, ont déjà diminué, de 5 % en Espagne et au Portugal à 14 % en Irlande et 25 % en Roumanie (le salaire moyen d'un prof y est inférieur à... 300 euros ! Oui, 300 euros mensuels !) ; quant à la France, les salaires des fonctionnaires y sont gelés depuis l'an dernier tandis qu'un quart des salariés (environ 6 millions de personnes), principalement dans le privé, touchent moins de 750 euros mensuels. Il n'est pas interdit de discuter ces conditions salariales, me semble-t-il, y compris en cherchant des alternatives à des hausses qui pourraient peut-être (évitons les affirmations trop péremptoires en ce domaine), si elles ne s'accompagnaient pas de contreparties ou de choix des salariés eux-mêmes sur la charge ou le temps de travail, s'avérer contreproductives sur le plan de l'emploi. Mais, encore faut-il qu'il y ait discussion honnête et que chaque partie négociatrice fasse des efforts à mesure de ses possibilités : sinon, c'est l'injustice sociale qui s'installe, au risque de fragiliser même l'équilibre de notre société et de celle de nos voisins et partenaires. (Lire la suite…)

Retour sur Calamity MAM, carpette anglo-américaine

9 mars 2011

Compte-tenu de la riche (et navrante) actualité touchant Michèle Alliot-Marie en janvier-février derniers, il nous avait échappé ce fait, qui en dit long sur l'imposture de cette prétendue caution "gaulliste" du Gouvernement Sarkozy-Fillon. A la 47e "Conférence sur la sécurité" de Munich, début février, c'est en anglais que MAM s'est exprimée, contrairement aux quatre ministres [...]

Compte-tenu de la riche (et navrante) actualité touchant Michèle Alliot-Marie en janvier-février derniers, il nous avait échappé ce fait, qui en dit long sur l'imposture de cette prétendue caution "gaulliste" du Gouvernement Sarkozy-Fillon.
A la 47e "Conférence sur la sécurité" de Munich, début février, c'est en anglais que MAM s'est exprimée, contrairement aux quatre ministres allemands qui ont parlé dans leur langue, ce qui est tout à fait normal, lors même que l'allemand, contrairement aux français, n'est pas une langue internationale.

Mais il est vrai que si MAM a trahi sa langue nationale qui est aussi langue internationale, c'est que le contenu de son propos visait l'asservissement de la défense nationale aux intérêts américains. Comme le note Bastille-République-Nations, dans son numéro du 22 février, "dès ses premières phrases, l'essentiel est dit" : pour MAM-Sarkozy, "la paix et la stabilité mondiale [...] supposent l'émergence d'acteurs disposant de la taille critique pour faire respecter le droit international et intervenir là où la situation l'exige. Tel est l'enjeu de l'Europe de la Défense". Et de préciser le fond de "sa" pensée : "en situation de crise, les Européens et la communauté internationale doivent pouvoir décider, théâtre par théâtre, du cadre d'opération dans lequel leurs forces sont déployées : Union européenne, ONU, OTAN" , étant entendu que "l'Union européenne et l'OTAN sont les deux faces d'une même monnaie, celle de notre sécurité et de notre défense. Nous devons pouvoir activer indifféremment l'une ou l'autre selon les circonstances." (Lire la suite…)

Mélenchon, collabo de l'Union européenne

9 mars 2011

Mélenchon collabo de l'Union européenneenvoyé par Antipenseunique. - L'info internationale vidéo.


Mélenchon collabo de l'Union européenne
envoyé par Antipenseunique. - L'info internationale vidéo.

Anti-racisme : Première nuit européenne de la délation

8 mars 2011

Racisme/Europe: résultats "inquiétants" AFP - Le Figaro.fr La première "nuit du testing" [il fallait le trouver !] organisée par des organisations antiracistes à l'entrée de dizaines de discothèques et bars dans 15 villes européennes révèle des "résultats inquiétants" dans un climat de montée du racisme en Europe, ont annoncé aujourd'hui ces associations. Emmené par l'organisation [...]

Racisme/Europe: résultats "inquiétants" AFP - Le Figaro.fr
La première "nuit du testing" [il fallait le trouver !] organisée par des organisations antiracistes à l'entrée de dizaines de discothèques et bars dans 15 villes européennes révèle des "résultats inquiétants" dans un climat de montée du racisme en Europe, ont annoncé aujourd'hui ces associations. Emmené par l'organisation française SOS Racisme, le mouvement européen antiraciste European Grassroots Antiracist Movement (EGAM) - créé en novembre 2010 et regroupant une quarantaine d'associations des 27 pays de l'UE - a organisé la "première nuit européenne du testing" dans la nuit de samedi à dimanche.

"Dans plus de 15 capitales européennes (...) 34 établissements ont présenté des pratiques discriminatoires sur des bases ethniques, à leur entrée", selon le communiqué de SOS Racisme/EGAM, qui "dénonce une fois de plus un contexte général en Europe de montée des idéologies racistes et de haine, menant à l'exclusion d'une partie des citoyens européens". Des "tests" ont été conduits par exemple devant des établissements à Tirana, Anvers (Belgique), Paris, Besançon, Bucarest, Oslo ou Bilbao (Espagne). (Lire la suite…)

Pour les députés européens, l’austérité c’est pour les autres

7 mars 2011

Toute honte bue, les conservateurs et les socialistes du Parlement européen, qui détiennent la majorité absolue à eux deux, ont voté aujourd’hui, en commission des budgets, une augmentation de 1500 euros de l’enveloppe mensuelle destinée à payer leurs assistants, enveloppe qui se monte déjà à 19.709 euros par mois. Les libéraux et démocrates, les Verts [...]

Toute honte bue, les conservateurs et les socialistes du Parlement européen, qui détiennent la majorité absolue à eux deux, ont voté aujourd’hui, en commission des budgets, une augmentation de 1500 euros de l’enveloppe mensuelle destinée à payer leurs assistants, enveloppe qui se monte déjà à 19.709 euros par mois. Les libéraux et démocrates, les Verts et la gauche communiste de la GUE ont voté contre. « Insensé » et « irresponsable », a clamé la verte Allemande Helga Trüpel.

Pour elle, « le vote des socialistes en faveur de cette augmentation montre clairement une déconnexion avec les réalités » : c’est « un mauvais signal qui risque de ruiner la perception que les citoyens européens ont du Parlement européen ». Durant le débat, houleux, un élu de la GUE a protesté : « ce Parlement passe son temps à voter des résolutions pour demander aux États de réduire leurs dépenses et dans le même temps il augmente ses frais de fonctionnement ». « En cette période de restrictions budgétaires, les élus doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas voter systématiquement des augmentations sur certaines lignes budgétaires sans réduire en contrepartie des dépenses sur d'autres lignes », a ajouté Helga Trüpel. (Lire la suite…)