4 mars 2011
Le 29 mai 2005, 55% des Français disent non au référendum sur la constitution européenne, affirmant vouloir une Europe sociale. Leur avis n’a jamais été écouté. Pacte de compétitivité, semestre européen, sommet pour un "dipositif de réponse à la crise", stress test pour les banques...Les technocrates et poltiques européens multiplient les interventions pour "contrecarrer la [...]
Le 29 mai 2005, 55% des Français disent non au référendum sur la constitution européenne, affirmant vouloir une Europe sociale. Leur avis n’a jamais été écouté.
Pacte de compétitivité, semestre européen, sommet pour un "dipositif de réponse à la crise", stress test pour les banques...Les technocrates et poltiques européens multiplient les interventions pour "contrecarrer la crise". Mais derrière des terminologies confuses pour les citoyens se met en place un système qui va poser les budgets des pays sous contrôle de Bruxelles et contraindre à l'austérité. Dès lors, une Europe sociale va devenir plus en plus difficile. Zoom sur un semestre Europpéen.
« Le semestre européen » : cette formule obscure cache un dispositif qui ferait passer les craintes des anti-Maastrich pour des bluettes. Il s’agit ni plus ni moins d’une mécanique permettant à l’Europe, via sa commission et Ecofin qui rassemble les ministres des finances, d’avoir une influence réelle sur les choix budgétaires des pays et donc de leur politique. (Lire la suite…)
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4 mars 2011
Nous étions un peu plus d'une centaine ce vendredi 25 février dans une salle de l'ASIEM, pour écouter, à l'invitation de l'association" Gens de France", le duc de Vendôme lui même venu nous exposer les qualités de "management" des rois Capétiens. J'avoue avoir un peu souffert au début quand il s'est agit pour notre Prince [...]
Nous étions un peu plus d'une centaine ce vendredi 25 février dans une salle de l'ASIEM, pour écouter, à l'invitation de l'association" Gens de France", le duc de Vendôme lui même venu nous exposer les qualités de "management" des rois Capétiens.
J'avoue avoir un peu souffert au début quand il s'est agit pour notre Prince de se représenter la France comme une entreprise. Cela ressemblait trop à la vision giscardienne qui nous avait tant déplue quand le technocrate centriste accéda à la fonction suprême. (Lire la suite…)
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2 mars 2011
"Il y aura donc le 9 avril un nouveau référendum Icesave ! … dont le résultat sera évidemment très important, tant pour la vie économique, que pour la cohésion sociale du pays. Mais d’ores et déjà, le choix du Président Ólafur Ragnar Grímsson et ses attendus mettent les institutions en question. Ceci au moment même [...]
"Il y aura donc le 9 avril un nouveau référendum Icesave !
… dont le résultat sera évidemment très important, tant pour la vie économique, que pour la cohésion sociale du pays. Mais d’ores et déjà, le choix du Président Ólafur Ragnar Grímsson et ses attendus mettent les institutions en question. Ceci au moment même où l’Assemblée Constituante, qui pourrait apporter des réponses aux questions posées est empêchée de se réunir en l’état !"
Icesave :
Tout en reconnaissant la qualité de l’accord, le fait que cette fois il a été voté à l’Alþingi à une large majorité (44 pour, 16 contre et 3 abstentions au dernier tour intervenu le 16 février), le Président estime, à l’occasion d’une conférence de presse1 tenue le 20 février qu’il doit être soumis à référendum, comme l’a été le précédent. Choix cohérent mais risqué. Si les sondages indiquent que plus de 60% des sondés approuvent l’accord, des changements restent possibles. En cas de « non », Britanniques et Néerlandais ont déjà prévenu qu’il n’y aurait pas de quatrième accord ; seule restera possible la voie contentieuse, longue et aléatoire ! (Lire la suite…)
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1 mars 2011
Un non franc et massif à Bruxelles et Francfort Les élections législatives irlandaises ont paradoxalement très peu attiré l’attention alors que l’avenir de la monnaie unique se joue peut-être ici. Les partis qui vont former le gouvernement ont en effet promis de renégocier le « plan d’aide » européen. Un bras de fer décisif devrait [...]
Un non franc et massif à Bruxelles et Francfort
Les élections législatives irlandaises ont paradoxalement très peu attiré l’attention alors que l’avenir de la monnaie unique se joue peut-être ici. Les partis qui vont former le gouvernement ont en effet promis de renégocier le « plan d’aide » européen. Un bras de fer décisif devrait commencer.
Une révolte démocratique
Nous ne sommes pas encore dans la situation de l’Islande, mais l’Irlande devient un nouveau foyer de trouble pour la zone euro. En effet, le Fianna Fail au pouvoir a connu une déroute historique, puisqu’il devrait passer de 73 sièges (sur 166) à seulement 20. La majorité devrait être composée du Fine Gael (36% des voix, 72 sièges) et du Labour (20% des voix, 38 sièges contre seulement 20 auparavant). Ces deux partis ont promis une renégociation des termes du plan négocié à l’automne.
Ceci démontre la révolte du peuple Irlandais contre les conditions de cette aide, très mal acceptées. En effet, la population compare sa situation avec celle de l’Islande, qui a choisi de ne pas sauver ses banques et de ne pas suivre les recommandations de la communauté internationale avec succès, comme le reconnaît Paul Krugman. Les Irlandais ont l’impression qu’ils paient pour sauver les banques continentales qui avaient contribué à la bulle des quinze dernières années.
Une situation très instable
Du coup, on peut anticiper un beau bras de fer entre le nouveau gouvernement Irlandais et l’Union européenne sur la renégociation du plan de soutien. La nouvelle équipe au pouvoir ne pourra pas se contenter de concessions a minima sous peine de perdre immédiatement la confiance des électeurs (ce qui pourrait également provoquer l’explosion de la coalition), mais les instances européennes ne seront guère partantes car cela pourrait pousser la Grèce à faire de même.
En outre, il n’est pas évident que l’Allemagne accepte une restructuration qui serait sans doute très critiquée par des médias aujourd’hui déjà échaudés par la perspective d’avoir un Italien à la tête de la BCE. Pire, la banque centrale irlandaise crée actuellement de la monnaie pour aider ses banques (outre la recapitalisation par le gouvernement) car l’argent fuit le pays (comme en Argentine avant 2002). En résumé, la situation est totalement explosive, tant économiquement que politiquement.
Bref, les plans « d’aide » européens ont seulement permis de gagner du temps et de réduire la pression sur les marchés. Mais rien n’est réglé car les capitaux fuient toujours la Grèce et l’Irlande et les peuples de ces deux pays contestent de plus en plus les plans. Quels seront les prochains ?
Laurent Pinsolle - Causeur
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28 février 2011
Claude Berri n'était pas qu'un cinéaste, c'était aussi un collectionneur. A sa mort, et pour alléger des frais de succession importants, ses deux fils avaient entamé une procédure de dation en faveur du Centre Pompidou. Mais la logique du Marché, impitoyable, l'a emporté : mercredi soir, le site internet du « Journal des Arts » [...]
Claude Berri n'était pas qu'un cinéaste, c'était aussi un collectionneur. A sa mort, et pour alléger des frais de succession importants, ses deux fils avaient entamé une procédure de dation en faveur du Centre Pompidou. Mais la logique du Marché, impitoyable, l'a emporté : mercredi soir, le site internet du « Journal des Arts » annonçait que les fils, dont le cinéaste Thomas Langman, s'étaient rétractés « pour vendre les oeuvres au Qatar pour une somme de 50 % supérieure à l'offre de l'Etat français »...
Plusieurs remarques : 1. il peut paraître dommage que des œuvres détenues par des collectionneurs français soient ainsi dispersées vers des pays dont la stabilité n'est peut-être pas certaine pour les années à venir, au regard des événements actuels dans le monde arabe... (Lire la suite…)
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27 février 2011
Si, compte-tenu de la situation actuelle du pays, la Libye ne devrait pas se porter acquéreur de Rafales de Dassault avant longtemps, et ce malgré des démarches de longue date datant de bien avant 2007 – Patrick Ollier le conjoint de Michèle Alliot-Marie ayant d’ailleurs été très « actif« sur le sujet – le Brésil [...]
Si, compte-tenu de la situation actuelle du pays, la Libye ne devrait pas se porter acquéreur de Rafales de Dassault avant longtemps, et ce malgré des démarches de longue date datant de bien avant 2007 – Patrick Ollier le conjoint de Michèle Alliot-Marie ayant d’ailleurs été très « actif« sur le sujet – le Brésil ne devrait pas être non plus la première référence de l’appareil à l’international.
Le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, a déclaré mardi à la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie… (décidément nous retrouvons toujours les mêmes …) qu’il ne prendrait pas à court terme de décision sur le choix d’avions de combat.
Raisons invoquées : des raisons budgétaires. Mais même si des démentis officiels ont d’ores et déjà affirmé le contraire, il semblerait que Dilma Roussef, la nouvelle présidente du Brésil préférerait le F-18 de Boeing au Rafale pour équiper son armée de l’air. (Lire la suite…)
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26 février 2011
Coup dur pour EADS et pour l'Europe : le marché des avions ravitailleurs de l'US Air force revient à Boeing (avec son 767) et non au constructeur européen qui proposait une version modifiée (KC-45) de l'Airbus A 330. C'est ce que vient de décider le Pentagone au terme d'une compétition ouverte depuis près de dix [...]
Coup dur pour EADS et pour l'Europe : le marché des avions ravitailleurs de l'US Air force revient à Boeing (avec son 767) et non au constructeur européen qui proposait une version modifiée (KC-45) de l'Airbus A 330. C'est ce que vient de décider le Pentagone au terme d'une compétition ouverte depuis près de dix ans. Le contrat d'un montant estimé à 35 milliards de dollars porte sur 179 appareils.
En 2008, EADS, associé à Northrop, avait remporté le contrat mais une bataille juridique (et politique) a permis de revenir sur cette décision.
En mars 2010, EADS - qui a dépensé des millions de dollars en vain - décidait de renoncer à concourir, sachant l'affaire perdue. Jusqu'à ce qu'une intervention du président Sarkozy fasse revenir l'entreprise sur sa décision... Fin de partie ? Le choix du Pentagone peut encore faire l'objet de recours. (Lire la suite…)
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26 février 2011
Simple coïncidence ? Alors que le monde arabe est en pleine ébullition, Stoxx lance son premier indice « islamique », Stoxx Europe Islamic Index, accompagné de deux sous-composants baptisés Stoxx Europe Islamic 50 et Euro Stoxx Islamic 50. Trois spécialistes mesurent les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et [...]
Simple coïncidence ? Alors que le monde arabe est en pleine ébullition, Stoxx lance son premier indice « islamique », Stoxx Europe Islamic Index, accompagné de deux sous-composants baptisés Stoxx Europe Islamic 50 et Euro Stoxx Islamic 50.
Trois spécialistes mesurent les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et respectant la charia. « Le nombre d’opérateurs souhaitant investir conformément à leurs croyances religieuses, ou accompagner les performances de sociétés agissant de manière responsable sur le plan économique, environnemental et social, grandit constamment », indique Hartmut Graf, directeur général du fournisseur d’indices Stoxx, entreprise commune de Six Group et Deutsche Börse. (Lire la suite…)
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25 février 2011
D’ici quelques jours, on devrait connaître le montant des profits réalisés par les entreprises du CAC 40 pour l’année 2010. Après la progression de 86% réalisée au premier semestre, nul doute que ces résultats illustreront encore le décalage croissant entre les citoyens et les multinationales. Total avait ouvert le feu le 11 de ce mois, [...]
D’ici quelques jours, on devrait connaître le montant des profits réalisés par les entreprises du CAC 40 pour l’année 2010. Après la progression de 86% réalisée au premier semestre, nul doute que ces résultats illustreront encore le décalage croissant entre les citoyens et les multinationales. Total avait ouvert le feu le 11 de ce mois, en annonçant plus de 10 milliards d’euros de bénéfices nets pour l’année et la distribution de 5 milliards d’euros de dividendes. Certes, le record de 2008 n’est pas atteint (13,9 milliards), mais la hausse du prix du baril permet d’espérer approcher ou battre ce record pour l’ensemble de l’année 2011.
BNP Paribas a annoncé cette semaine avoir réalisé un bénéfice net de 7,8 milliards (nouveau record pour le groupe, battant le résultat de 2007 grâce à l’absorption de Fortis). Le résultat opérationnel s’élève à 13 milliards d’euros pour un Produit Net Bancaire de 43,8 milliards, soit une marge opérationnelle proche de 30%. Même si en termes de marges, la BNP n’est pas encore au niveau de performances de 2007, cela montre que les grandes banques se sont vite remises de la crise. (Lire la suite…)
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