Archive pour la catégorie 'Economie et Ecologie'

0,2 : le chiffre du jour

Vendredi 3 septembre 2010

La baisse de 0,2% du taux de chômage au deuxième trimestre est-il le signe d’un véritable retournement du marché du travail ? C’est ce que pense Christine Lagarde, cette éternelle optimiste  - il n’est qu’à se rappeler ses déclarations sur les chiffres de la croissance française ! -, pour qui « c’est la première baisse significative depuis la crise [...] après 21 mois de hausse« . Et d’ajouter : «On a des raisons de penser que non seulement on a stabilisé le chômage mais on est peut-être passé du bon côté de la stabilisation. On s’installe, je l’espère, durablement dans la diminution du chômage » (déclaration à l’agence Reuters)». Toutefois, a tenu à préciser le secrétaire d’Etat à l’emploi Laurent Wauquiez : « Il faut rester prudent car on n’a pas encore une baisse massive ».

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La Chine, deuxième puissance économique mondiale

Samedi 21 août 2010

Depuis quelques jours, la nouvelle est officielle et s’étale aux « unes » de la presse, et pas seulement économique : « La Chine devient la 2e puissance économique du monde », titre ce mardi 17 août « Le Figaro » avant de développer cet événement en éditorial. Le dynamisme propre de la Chine et la crise économique ont, à eux deux, permis à l’Empire du Milieu d’accélérer sa montée en puissance et de se substituer aux pays occidentaux dits développés (fortement endettés et peu réactifs) sur les marches hautes de la hiérarchie mondiale même si les Etats-Unis restent encore au sommet de celle-ci. (Lire la suite…)

Les producteurs laitiers en juste colère

Samedi 7 août 2010


04 AOÛT 2010

Une fois de plus, les producteurs laitiers sont dans la rue à Laval comme en Normandie pour réclamer un juste prix du lait à la production alors même que les grandes entreprises laitières refusent de leur accorder une hausse des prix (pourtant promise lors de la précédente crise du lait d’il y a un an) et, même, souhaiteraient baisser le prix d’achat du lait aux éleveurs ! Le cynisme des industriels est certes choquant mais il s’inscrit dans une logique libérale qui cherche à diminuer les coûts financiers pour dégager plus de profits pour les entreprises et leurs actionnaires, au détriment même des producteurs de base et de leurs conditions de travail et de vie. Ainsi, la parole des industriels du lait semble n’être qu’une « parole en l’air » à laquelle ils ne se sentent même pas tenus, et, plus grave encore, leur signature au bas des contrats écrits, ceux-là même que le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire veut multiplier dans le cadre de sa loi de « modernisation », n’a guère plus de valeur, comme le signale la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait). (Lire la suite…)

La Monarchie royale contre l’Enarchie républicaine.

Lundi 2 août 2010

Ce que l’on peut reprocher à la République, au-delà même des multiples affaires et conflits d’intérêts (cf l’affaire Woerth (mari et femme)-Bettencourt), ce n’est pas tellement d’avoir des énarques ou des technocrates à tous les échelons ministériels, mais de leur avoir abandonné le Pouvoir, en les laissant maîtres des grandes administrations de l’Etat, au risque de perdre le vue le sens de l’Etat au profit du sens des affaires… Or, de par leur formation à « l’efficacité », ils en oublient les simples principes sociaux et moraux qui permettent de justifier une société et d’éviter l’absence de mesure des puissants !

L’intérêt de la Monarchie « à la française », c’est de les remettre dans le service de l’Etat, de les « ordonner » à l’Etat tout en les empêchant de former de nouvelles féodalités. A bien y regarder, la Monarchie est, de ce côté-là, libératrice. Je ne suis pas utopiste, et c’est pour cela que je pense que la Monarchie, en restaurant l’autonomie du Politique, restaure aussi l’indépendance d’action nécessaire de la magistrature suprême de l’Etat, aujourd’hui prisonnière des jeux partisans.

Si je voulais résumer, il s’agit d’établir la Monarchie pour limiter l’Enarchie et la techno-bureaucratie : à l’Etat monarchique les pouvoirs régaliens; aux énarques les tâches administratives et d’intendance, dans un cadre délimité et hors des jeux financiers. Cette utilisation raisonnée des compétences par l’Etat royal évite la féodalisation du Pouvoir.

Il n’est pas dit que cette révolution royale soit facile, mais elle est nécessaire pour libérer l’Etat et redonner des pouvoirs concrets aux citoyens, dans leurs cadres locaux et socioprofessionnels.

J.P. Chauvin

Dame sobriété

Samedi 17 juillet 2010

Les vertus de la crise se font de plus en plus sentir. Il était temps. J’imagine que cette manière de voir est quelque peu insultante pour ses victimes, qui sont certainement innombrables. J’imagine que ce sont les petits qui ont payé les premiers, les humbles qui ont fait les frais de cette gabegie. Au vrai, nous en avons tous fait les frais. Mais maintenant que le masque est tombé, maintenant que le roi que nous étions, nous, homme occidental maître de la vie, maître de la nature, est nu, désespérément nu sous le vent de l’histoire, un vent qui ne nous rendra pas notre manteau dont il disperse les derniers lambeaux dans les sables, il est temps que des profondeurs monte notre cri. De profundis, domine. (Lire la suite…)

La République en danger ?

Jeudi 8 juillet 2010

Les affaires fragilisent la République, entend-on depuis quelques jours avec une certaine angoisse du côté des politiques et des journalistes, et ceux-ci nous refont, la main sur le cœur, la complainte des pleureuses dénonciatrices du « populisme » et de « l’antiparlementarisme », s’en prenant plus à la presse et aux « révélations » qu’à la réalité des affaires et aux scandales mêmes mis à jour ces derniers temps. Ce sont parfois les mêmes qui s’en prennent à l’équipe de France de balle-au-pied, aux joueurs surpayés et aux symboles d’un sport devenu une simple affaire commerciale, et qui, pourtant, ne veulent pas reconnaître que les mœurs politiciennes de la République ne valent guère mieux, avec ce même état d’esprit du type « Enrichissez-vous, et sans vergogne ni scrupule ! » qui prévaut jusqu’à la tête de l’Etat…

« La grande peur des bien-pensants » : ce titre de Bernanos s’impose aujourd’hui pour signifier l’attitude des hommes du gouvernement et d’un Etat aux abois faute d’avoir su, en temps voulu, « tailler dans le vif », c’est-à-dire prendre quelques mesures de précaution élémentaires pour éviter ce discrédit du pouvoir sarkozien, la première étant d’éviter le mélange des genres, de la finance et de la politique ! Jamais M. Woerth n’aurait du cumuler les fonctions de trésorier de l’UMP avec celles de ministre, du budget puis du travail, cela semble évident : ça ne l’est visiblement pas pour celui qui, aujourd’hui, se dit victime d’une cabale indigne. (Lire la suite…)

Woerth et Cie Les satrapes et les voyous

Mercredi 30 juin 2010

Le choeur . – Où sont tous vos amis fidèles? Où sont tous vos satrapes?…
Eschyle, Les Perses.

« Affaire après affaire, le poisson pourrit par la tête », pronostiquait en début de semaine le député vert Noël Mamère. C’est en effet ce que confirme notre odorat. On assiste à l’évidence à la fin du sarkozysme, cette maladie de la droite française. Mais le malade empeste et les effluves pestilentielles, qui s’étaient déplacées pendant quelques jours dans la banlieue du Cap, ont regagné les bords de la Seine. La presse, ou du moins celle qui a compris que le vent tournait, s’en donne à coeur joie. L’Assemblée nationale n’a pas voulu être en reste et la séance des questions s’est transformée, mercredi, en marché aux poissons napolitain. M. Woerth, d’ordinaire si sûr de lui, blanchissait au banc du gouvernement. M. Fillon tenta une sortie mais ses propos, trop convenus, n’ont convaincu personne. L’ombre de Mme Bettencourt et de ses comptes en Suisse plane désormais sur les débats et chacun sent bien qu’avec l’affaire Woerth-Bettencourt, on a franchi une étape dans la décomposition du pouvoir.

Tout cela met en lumière la double nature du sarkozysme. Nous avions affaire jusqu’à présent aux voyous. Aux cigares de tel ou tel ministre, aux logements de fonction mis à la disposition des familles de tel ou tel autre, aux doubles appointements d’une ex-membre du gouvernement, à la voiture de fonction d’une autre, aux salaires de nabab d’une présidente de Haute Autorité, aux passe-droits attribués à tel ou tel enfant du « prince »… Nous étions en face d’une première réalité, celle d’une frange assez malpropre de la bourgeoisie française, d’une bande de nouveaux riches venue des marges de la politique-spectacle, du showbiz et du monde économique, habituée à taper dans la caisse et à considérer le pouvoir comme sa propriété. On savait par avance que lorsque cette bande quitterait le gouvernement, il faudrait recompter les chandeliers, les rince-doigts et les petites cuillères dans les ministères ! Mais ce n’était pas à proprement parler une affaire d’Etat. (Lire la suite…)

Ouverture des jeux en ligne

Jeudi 17 juin 2010


Le projet de loi entérinant l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne voté le mardi 6 avril 2010 est entré en application ce début du mois pour coincider avec la coupe du monde de football.
On a beaucoup parlé des possibilités d’addiction que pouvait créer ces jeux et de l’apparition d’organisations criminelles attirées par l’argent produit par ceux-çi.
Mais on oublie de rappeler l’action néfaste de Bruxelles :

L’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne :
rien ne va plus pour la France !

Jusqu’à présent, la Française des Jeux et le PMU bénéficiaient en France d’un monopole en matière de jeux d’argent et de paris sportifs sur Internet.

Par 299 voix contre 223, les députés français ont adopté définitivement, ce mardi 6 avril 2010, le projet de loi entérinant l’ouverture à la concurrence de cette activité hautement lucrative.

La loi devrait entrer en application début juin 2010. (Lire la suite…)

La Parlement européen est sans gêne !

Lundi 31 mai 2010

La crise de l’euro et le surendettement des pays de l’Union Européenne ne semblent pas déranger le moins du monde les députés européens :

« Le Parlement européen a décidé d’augmenter de 1.500 euros (soit 8,5% de hausse) le budget mensuel permettant à chacun des 736 députés de rémunérer ses collaborateurs, a indiqué aujourd’hui une porte-parole.

Cette hausse, approuvée hier par les députés dans le cadre du bugdet 2010 du Parlement, entrera en vigueur le mois prochain puisqu’elle a déjà été approuvée par les Etats membres.

Le budget global pour payer les assistants parlementaires atteindra donc 19.040 euros par mois et par élu, qui s’ajoutent aux 7.400 euros mensuels perçus par le député lui-même et aux 290 euros par jour de présence en session à Strasbourg (…) ou à Bruxelles.

En outre, le Parlement a demandé aux 27 Etats membres de lui accorder pour l’an prochain une nouvelle augmentation, également de 1.500 euros, de l’enveloppe destinée aux assistants parlementaires. »

On savait déjà que nos hommes politiques ignoraient la réalité financière de leurs concitoyens, on sait désormais qu’ils s’en contrefichent du moment qu’ils se remplissent les poches. Tout cela va très mal finir….

Le salon Beige

Une porte-parole du Parlement a observé que ces hausses pouvaient s’expliquer par le fait que les députés ont obtenu de nouvelles attributions depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. «Il y a davantage de travail, car il y a davantage de sujets sur lesquels le Parlement a son mot à dire», a-t-elle expliqué.

Une idée largement partagée par les élus. «Mais pour 2011, je suis contre une augmentation supplémentaire, ce ne serait pas défendable vu la situation économique actuelle», a cependant déclaré la Verte allemande Helga Trüpel.

Non, au moment où tous les européens vont devoir se serrer la ceinture, cette augmentation n’est vraiment pas défendable.

Crise de l’euro

Lundi 17 mai 2010

Ces derniers jours ont été marqués par la crise de l’euro dont le ministre du budget M. François Baroin nous a appris qu’elle avait failli être fatale à cette monnaie unique que l’on nous présentait, il n’y a pas si longtemps encore, comme un « rempart contre la crise » (sic !)…

A l’heure qu’il est, il est sans doute trop tôt pour savoir si l’euro est « sauvé » mais déjà quelques remarques peuvent être faites : d’abord, qu’il peut paraître étonnant que l’Union européenne qui nous a toujours été présentée comme un ensemble solidaire de 27 Etats ait mis tant de temps pour réagir à la crise de la monnaie unique de 16 de ses membres et avec tant de mauvaise grâce, si l’on prend le cas de l’Allemagne… ; d’autre part, qu’il semble si facile, tout d’un coup, de trouver des centaines de milliards d’euros (même s’ils restent largement virtuels) pour sauver le « système financier » de la zone euro quand il est si difficile d’en trouver pour les urgences sociales, environnementales ou alimentaires (qu’on se souvienne des difficultés pour débloquer quelques milliards pour Haïti victime d’un terrible tremblement de terre il y a quelques mois…), y compris de l’Union européenne ; enfin, que ce soit, en définitive, les Marchés qui commandent aux Etats obligés de s’adapter aux exigences de ceux-ci et de sacrifier, d’une certaine manière, leurs propres populations aux oukases d’un libéralisme négateur des droits et des acquis sociaux difficilement obtenus depuis les premiers temps de l’industrialisation ! Malgré ma défiance à l’égard de la société de consommation et ses excès multiples, je ne suis pas certain qu’il faille pour autant « étouffer les consommateurs » : mieux vaudrait orienter différemment les sociétés humaines et susciter de nouvelles attitudes, plus respectueuses de l’environnement et des équilibres sociaux, que d’imposer aux populations des contraintes auxquelles ils ne sont pas, pour l’heure, prêts et qui risquent d’entraîner des rejets désordonnés et d’autant plus dangereux…

Face à cette situation et au-delà des mesures circonstancielles prises par l’Union européenne qui, en définitive, ne font que retarder les échéances (restent à savoir quelles seront-elles exactement et quelles en seront les formes…), il est nécessaire de travailler à refonder, et, pour ce qui nous concerne, d’abord pour la France (qui peut, à cet égard, jouer un rôle d’exemplarité), des Etats politiques dignes de ce nom, capables de s’imposer aux puissances financières et économiques sans tomber pour autant dans l’étatisme. En France, cet Etat politique libre et garant de la justice sociale ne peut être qu’une monarchie arbitrale et décisionniste : il s’agit de l’instaurer, non comme une fin mais comme un moyen institutionnel éminemment politique, voire exclusivement politique.

Jean Philippe Chauvin