Archive pour la catégorie 'Economie et Ecologie'

Eliminer les plus économiquement faibles ?

Mercredi 3 mars 2010

J’étais hier au Salon de l’Agriculture et j’avais préparé un petit dossier sur le thème agricole avec des articles tirés de journaux divers et variés, et généralement récemment publiés. Or, l’un d’entre eux m’a intrigué et, en même temps, navré : publié dans « Les Echos » (vendredi 27 février 2010), il reprenait un article paru dans la presse danoise et mérite d’être intégralement reproduit comme il a été rédigé, sous le titre « Des économistes pour l’élimination des petites fermes au Danemark » :

« Faut-il laisser mourir les petites exploitations agricoles au Danemark ? C’est ce que pensent, selon le quotidien « Politiken », des experts danois. Après avoir annoncé un important remaniement ministériel cette semaine, le gouvernement danois a décidé un nouveau programme économique à l’horizon de 2020 dont la principale mesure concerne le passage à l’euro. Ce plan prévoit également un soutien à l’agriculture sous la forme d’un allégement d’impôts fonciers représentant 1 milliard de couronnes (environ 135 millions d’euros) pour 2011 et 2012, pour compenser les effets de la crise. Mais, pour les économistes du Conseil économique de l’environnement, cela n’est pas une bonne idée. Pour eux, la crise actuelle pourrait être une bonne chose pour ce secteur à long terme, car nombre de petites exploitations, faiblement rentables, pourraient fermer, laissant les plus grandes et les plus efficaces survivre.

« Le risque, note le conseil gouvernemental, est de remettre à plus tard les restructurations nécessaires dans l’agriculture. D’après le journal, l’aide a été décidée par le gouvernement parc que l’on redoute que, sinon, le quart des exploitations agricoles au Danemark disparaissent au cours des cinq prochaines années. Le conseil recommande pour sa part que les conditions imposées aux exploitations soient plus rigides en matière environnementale afin que Copenhague puisse répondre à ses obligations internationales. Le secteur agricole, rappelle-t-on par ailleurs, représente moins de 2 % du PIB danois et moins de 3 % de l’emploi. »

Cet article est tristement révélateur d’un système de pensée économique qui oublie les hommes et qui ne veut voir que la rentabilité comme seul critère de jugement ! Que ce soient des économistes, des experts, des conseillers gouvernementaux qui réclament, en somme, la mort des plus faibles économiquement en dit long sur l’état d’esprit de certaines élites que je n’hésite pas à qualifier de « déshumanisées » : dans leur mode de réflexion, les hommes ne sont qu’une simple variable d’ajustement, et meurent les petites exploitations agricoles pourvu que les (leurs, plus exactement…) principes de rentabilité économiques soient respectés ! Ce genre de raisonnement me met en colère mais je crains que nos gouvernants actuels ou plutôt les milieux financiers et économiques qui les soutiennent et les tiennent partagent le même état d’esprit : l’Argent plutôt que les hommes ! Triste…

C’est aussi pour cela que je suis royaliste, c’est par refus de cette déshumanisation, de cette dépersonnalisation, de cette réduction des hommes à de simples critères économiques, non que je refuse les raisonnements économiques, mais je pense que l’économie qui oublie les hommes ou les ravale au rang de statistiques ou de choses n’est pas une bonne économie. Toute économie, si elle veut répondre à sa définition première et à son étymologie grecque, doit se mettre au service des hommes, et non l’inverse ou à celui exclusif de quelques uns : c’est une question de justesse humaine et, donc, de justice sociale

Jean-Philippe Chauvin – Son Blog

Le vécu de nos paysans :

Une crise identitaire autant que financière, par Cedric Benoist

Le monde agricole se trouve coincé entre la mondialisation (prix volatils, dumping social et environnemental), les contraintes franco-européennes (en matière sociale et environnementale) et le pouvoir de la grande distribution qui a été le seul moyen trouvé pour, prétendument, limiter l’inflation. Je suis céréalier sur une exploitation de 120 hectares en pleine Beauce. Il y a cinquante ans, cette exploitation faisait vivre une famille de quatre enfants et employait quatorze salariés en moyenne. Aujourd’hui, je ne me prélève que 1 300 euros par mois ! Les contraintes administratives et environnementales sont décuplées, jamais on n’aura été autant contrôlés et transparents quant à nos pratiques. A contrario, jamais on n’aura été autant décriés ! C’est autant une crise identitaire que financière.

Je me lève pour rien, par Romain Pasquier
Au début, on pense que l’on est épargné par la crise. Puis les bulletins de paie du lait arrivent, ils sont de moins en moins gros. Les bennes de blé ne valent plus de l’or et les ventes d’animaux ne rattrapent pas les pertes. Depuis décembre, je ne me verse plus de salaire, car je dois 100 000 euros à un fournisseur et je continue à rembourser des emprunts. Alors on dilapide le peu d’épargne que l’on a, on décapitalise le cheptel bovin, on vend le matériel quitte à en louer si besoin et on cherche à baisser le plus possible les coûts de production. On va finir par demander le RSA un peu comme des miséreux et on se retrouve avec une entreprise de plus de 700 000 euros de valeur qui ne peut même plus dégager de revenu malgré toutes les subventions que l’on obtient…
Ce ne sont que des chiffres, sauf qu’on entend le téléphone sonner la peur au ventre, si c’est un créancier qui veut son argent et que je ne peux lui donner, et que ça me donne des migraines de savoir que je me lève pour rien.

Source

[Film] « Le temps des grâces »

Jeudi 18 février 2010

Dominique Marchais signe son premier long-métrage, « le temps des grâces ». Il s’agit d’un documentaire sur le monde agricole. Cet œuvre est une véritable réflexion sur le monde paysan. On y parle de l’homme, de la terre, de l’histoire du monde rural et de son futur. Le réalisateur y aborde les vrais problèmes que nos paysans rencontrent au quotidien.

Dominique marchais a décidé de mettre en avant des paysages et des atmosphères qui évoquent sans aucun doute, cette France rurale, qui vit en communion avec une nature qu’ils ont appris à aimer et à respecter depuis des dizaines de générations. . Il produit le témoignage de paysans, jeunes et vieux, éleveurs et céréaliers, d’agronomes officiels, de microbiologistes de terrain, d’élus des campagnes, de représentants de toutes sortes.

Tous livrent la même conclusion : Ils agissent eux-mêmes dans le sens des directives européennes et mondiales ; en sachant que c’est nuisible, mais s’ils refusent de se soumettre, dans le contexte actuel ils disparaîtront. Mais, ces hommes de la terre ne sont pas des fatalistes ou des attentistes. Ils assurent qu’en 15 ans, avec des décisions appropriées, on pourrait transformer le monde agricole, le rendre sain, et favoriser le développement raisonnable de l’agriculture partout dans le monde.

Le film met en avant une constatation claire : que la terre, celle que l’on foule, est ruinée, morte, détruite à force d’engrais, d’intrants, de cultures inappropriées, d’arrosages intempestifs, et d’abandon de l’ancienne sagesse et connaissance rurale. Les recherches, réflexions et expérimentations susceptibles de contribuer à une « révolution agronomique » indispensable aux équilibres fondamentaux de l’écosystème sont écartées, combattues par les lobbys agro-industriels et les actuels responsables politiques.

Issu d’une famille d’agriculteurs, Dominique Marchais a réalisé là une œuvre magistrale, à la fois un film beau à voir, à l’écriture fine et plaisante, c’est un véritable témoignage lucide et militant sur la campagne.

Actuellement au cinéma : Le Temps des grâces, de Dominique Marchais (2h03)

Marx, or not ?

Mercredi 10 février 2010

Avec la crise économique, on nous annonce, pratiquement tous les jours, un retour du marxisme et de son système qui, selon les promoteurs de la pensé unique n’a jamais été appliqué. Cela est méconnaître à un degré élevé le système de l’URSS et de la République Populaire de Chine (avant sa corruption par le système capitalistique mondial, il y a 30 ans).

Le système socialiste russe, né de la Révolution de 1917, a réalisé le programme de Marx, ce système mettait en œuvre la collectivisation des terres, la propriété publique de la terre et des biens de productions, s’opposant de faite à la propriété privée, étant l’essence même du capitalisme. « L’heure de la société capitaliste a sonné. Les expropriateurs vont être à leur tour expropriés » (K. Marx, Le Capital, Livre I, 1867 [1883], p 312). Ces phrases ne rappellent-elles pas le massacre des koulaks, grands « expropriateurs » dans la société russe d’anciens régimes. N’est-ce pas un appel à la violence vis à vis des exploiteurs de tout poil puisque « Les ouvriers substituent leur dictature révolutionnaire à la dictature de la bourgeoisie » (K. Marx, Manifeste du Parti Communiste, 1873, p 181). Rien que par cette sentence, on peut très nettement distinguer le lien avec la révolution française, dont cette phrase peut nous faire penser à une autre celle de Saint Just : « Pas de liberté, pour les ennemis de la liberté ». Voilà le premier grand idéal marxiste appliqué en URSS et dans tous les pays du bloc, la collectivisation des terres, ne pouvant que s’accomplir de manière violente.

De plus, il y a un autre pivot important, voir essentiel de la pensé marxiste, qui fut également appliqué dans l’ex-bloc soviétique. En effet, le système capitaliste, le marché assure une coopération (certes, imparfaite) entre les différents acteurs du marché, que sont les individus, avec les allocations des moyens de production ou encore avec l’échange de bien. Alors que dans le système socialiste, cette coopération est remplacée par la planification centralisée ainsi que la coordination bureaucratique ; « le monopole de capital devient une entrave pour le mode de production qui a prospéré avec lui et grâce à lui » (le « lui » désignant ici le marché) (K. Marx, Le Capital, Livre I, 1867 [1883], p 312). De plus, en supprimant l’initiative privée, il ne reste qu’un moyen pour que les gens appliquent les décisions gouvernementales, ce sont des règlements administratifs et donc un régime s’appuyant sur la contrainte. Le système socialiste ne peut donc fonctionner sans contrainte, sinon il s’écroulerait. Nous avons très bien vu cela avec l’URSS, dès que cette dernière a été affaiblie, elle a implosé, car « Le parti victorieux doit continuer à dominer avec la terreur que ses armes inspirent aux réactionnaires » (Engels, Manifeste du Parti Communiste, 1873, p 184). La terreur appliquée par les khmers ou le KGB étaient donc concomitante du régime politique et de sa doctrine marxiste…

Le capitalisme n’est pas mort loin s’en faut, il traverse une crise, tout comme l’enfant avant de devenir un homme traverse une crise. De plus, « La loi qui toujours équilibre le progrès de l’accumulation [...] conduit à une accumulation de pauvreté, de souffrance, d’ignorance, d’abrutissement, de dégradation physique et morale, d’esclavage pour la classe qui produit le capital même » ( K. Marx, Le Capital, Livre I, 1867 [1883], p 297), or, en prenant les faits purs, statistiquement prouvé (par des indicateurs fiables et non sur des vagues impressions sentimentalistes), au contraire le niveau de vie de la classe ouvrière à considérablement augmentée depuis plus d’un siècle, car sinon cela ferai longtemps que les masses ouvrières se serai révolté contre le patronat et l’aurai renverser. Nous sommes toujours dans une société capitaliste, infirmant donc la thèse centrale de la paupérisation.

Comme on peut le constater, le marxisme est fondamentalement dictatorial, désirant avant tout l’égalité entre tous, il laisse de coté la liberté car il y a une contradiction entre la liberté et l’égalité. L’un s’oppose à l’autre. Il ne peut y avoir d’égalité dans un pays où chaque individu est libre de s’émanciper puisque chacun est pourvu de talents et de désirs différents. Si chacun a la liberté de s’émanciper comme il le souhaite, il va nécessairement en résulter une inégalité dans la société, puisqu’untel aura su s’enrichir et non tel autre. Le marxisme sera donc le refus de la liberté et le nivellement de la liberté. Le marxisme comme le capitalisme, deux matérialismes déshumanise donc fondamentalement l’homme, alors que seules les communautés locales agissant librement, sans contrainte peuvent rendre au « doux commerce » de Montesquieu, ces lettres de noblesses et éviter le désœuvrement d’une société en perte de repère…

« Obsequium amicos, veritas odium parit. » (Térence, Andrienne, 68)

Blioberis – AFE Toulouse

[Nice] Conférence « Le développement durable »

Mardi 19 janvier 2010

2010 est déjà là, et les royalistes niçois aussi ! 

Le prochain cercle se tiendra samedi 23 janvier à 17h00 aux Hussards Bleus, à l’angle de la rue Saint-Philippe et de la rue de France à Nice et aura pour thème : « Le développement durable ».

Cette conférence sera co-animée par Etienne et Xavier.

A l’issue, et bien qu’étant la veille du 3ème dimanche après l’Epiphanie, vous êtes cordialement invités à déguster la galette des (oups) Du Roi !

La section de Nice

Le capitaine Cochet

Jeudi 10 décembre 2009

Les écolos, c’est comme les chasseurs, même si c’est un tout petit peu plus compliqué. Il y a en effet le bon et le mauvais écolo. Le bon écolo, c’est Benoît XVI, mon ami Falk van Gaver, ou les partisans conséquemment chrétiens de la décroissance. Le mauvais écolo, c’est le gros rouquin dont le nom empuantit les pages de l’actualité depuis 68 et qui a pour seul point commun avec Benoît XVI ou mon ami Falk d’être un peu allemand.

Le bon écolo parle de l’amour de la Création en général, la redéployant dans son ordonnancement intégral, sans imaginer que le sort du rat d’égout ait une mesure égale avec la destinée de l’homme. Il se souvient de la douce parole évangélique sur le lys des champs ou les oiseaux du ciel, qui ne filent ni ne tissent, qui ne travaillent ni ne mettent de côté et pourtant ont une robe plus belle que Salomon et font des festins plus succulents que nos gouvernants au Fouquet’s. Mais il se rappelle aussi que malgré tout, par grâce, nous valons beaucoup plus que ces moineaux. Bref, ce bon écolo défend une écologie humaine, intégraliste, cohérente, aimante, restauratrice, en un mot chrétienne.

Quant au mauvais écolo, il est comme Nicolas Hulot, un jour aventurier de l’extrême, le lendemain défenseur de la mesure. Il est comme Arthus-Bertrand dans son aéroplane ou le clown américain à bord de la station spatiale internationale qui brûlent des litres de kérosène pour non seulement éveiller nos esprits ramollis à la beauté du monde qu’ils sont en train de saccager du même mouvement, mais encore nous procurer mauvaise conscience parce qu’on a utilisé un sac plastique la dernière fois qu’on est allé faire nos courses chez Carrefour comme des salauds de pauvres alors qu’on aurait très bien pu occuper notre temps libre à remplir leur compte en banque en admirant leurs exploits d’aigrefins volants.

Mais le plus grave, c’est qu’il existe de surcroît le très mauvais écolo. Celui-là est mauvais à un point que vous ne pouvez pas imaginer. En général, il s’appelle Yves Cochet. C’est une variété de député Vert qui, parce qu’il a fait un peu de maths dans sa jeunesse, croit pouvoir vous expliquer la vie par une règle de trois. Aussi rusé sur la question démographique que Claude Allègre sur le problème du réchauffement climatique. En fait, c’est le Capitaine Crochet qui, parce qu’il a enlevé une lettre à son nom, croit qu’on ne va pas le reconnaître. Il s’était camouflé tel le père de Lili la tigresse, mais moi, j’ai bien vu que c’était lui à ceci que son principal problème, c’est qu’il n’aime pas les enfants. Forcément, si vous n’avez pas revu récemment Peter Pan, vous ne pouvez pas comprendre de quoi je parle. C’est le premier avantage d’avoir des enfants qu’ignore notre pirate de pacotille.

Figurez-vous donc que ce benêt de premier ordre qui n’a décidément rien d’autre à faire que des calculs imbéciles (où va l’argent du contribuable ? Je vous le demande) s’était préoccupé dans un premier temps de s’apercevoir qu’un enfant occidental (un riche ou un pauvre ? de l’est ou de l’ouest ? l’histoire ne le dit pas) avait, je cite, « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York ». Là, vous pas bêtes, vous vous dites devant le résultat crucial de cette équation qui ferait rougir Thalès de Millet : palsambleu, supprimons les 620 vols Paris-New York ! Et lui, très con, de répondre : que non, supprimons les enfants occidentaux !

Je sais, dit comme ça, de manière assez peu élégante de surcroît, on peine à y croire. Alors que non seulement c’est vrai, mais qu’en plus il récidive. Il ose tout le Capitaine Cochet, c’est même à ça qu’on le reconnaît : il tient pour la « grève du troisième ventre » ! C’est-à-dire qu’il prône, pas loin du regrettable successeur du Grand Timonier, que l’on supprime les allocations des lapins occidentaux qui auraient commis la scélératesse de se reproduire trois fois. Vous, je ne sais pas, mais autant vous dire tout de go que si la loi était rétroactive, ma famille devrait sans doute rembourser une somme approchant le montant de la dette extérieure des États-Unis (puisqu’on parlait de New York). Mais Capitaine Cochet se chargera bien de nous calculer ça, quand il aura fini sa campagne occidentale de stérilisation. Quand on lui objecte qu’il y a des retraites à payer, tout ça, il répond que pas grave, on importera quelques rejetons des bonobos du Sud qui s’escriment à avoir, eux, plein d’enfants qui coûtent seulement des vols N’Djamena-Libreville. Autant dire rien. Et encore, faudrait être sûrs qu’ils sachent ce que c’est qu’un avion. On les importera donc, comme cette vulgaire marchandise qu’ils n’ont jamais cessé d’être dans la tête des hommes de gauche, négriers de naissance. Et si notre Capitaine Cochet ne se demande pas une seconde si cette progéniture de remplacement, par hasard ne se mettrait pas à se comporter comme nos propres enfants, c’est-à-dire à prendre l’avion pour New York aller-retour tous les jours, quand elle se sera acclimatée, c’est, rassurez-vous, simplement parce que Cochet se moque éperdument de ce qui se passera après.

En attendant, je vous souhaite un saint Noël, que vienne l’Enfant que nul ne pourra nous enlever.

Jacques de Guillebon

Source : La Nef n°210 de décembre 2009

Nicolas Hulot : l’éco Tartuffe

Samedi 14 novembre 2009

Nicolas hulot : éco tartuffe
envoyé par franceinter. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Vu sur le Blog de l’AFE Poitiers

« Internet est un danger pour la démocratie »

Mardi 10 novembre 2009

Cette citation de Jean François Copé résume assez bien les motivations d’une vague législative liberticide de ces dernières années que l’on peut fixer pour résumer de la loi DADVSI en 2006 à la prochaine LOPPSI 2, en passant par la déplorable HADOPI fraichement votée.

De la copie privée aux logiciels libres en effet, ces législations ont attaqué en masse des idées plus que des phénomènes, sous rapports parfois bien brumeux avec l’idée de base affichée par le législateur.

Rappelons brièvement les faits.

- DADVSI ( Décembre 2005 – Juin 2006 ) : Loi sur le Droit d’Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l’Information.

Suite à l’émergence des réseaux d’échange de pair à pair ( « peer to peer » ) et de véritables centrales de téléchargement d’œuvres essentiellement musicales ou vidéo ( comme le site napster ), une première législation est sollicité par ces industries afin de protéger, avec la propriété intellectuelle, les revenus issus de la vente des supports de ces œuvres.
La loi DADVSI, trop technique pour que les médias daignent en parler suffisamment, n’a pas pu également faire beaucoup de débat au parlement. En effet, transposition en droit français d’une directive européenne, le texte à la demande de Dominique de Villepin bénéficia d’une procédure d’urgence ( méthode désormais commune pour tout texte embrassant, l’urgence n’étant pas de la mettre en pratique — les décrets d’application se faisant souvent attendre — mais pour le gouvernement de s’en débarrasser )
Cependant dès ce premier texte, l’influence, tant à Bruxelles qu’à Paris, des « majors » de ces industries se faisait clairement sentir, et après passage devant le conseil constitutionnel, si l’interdiction de la copie privée fut retirée du texte, la législation autour des DRM était déjà dramatique.
Ces protections anti-copies empêchant déjà la copie privée pour les médias concernés, elles introduisent une licence liée au support (le fichier gravé sur le dvd ou téléchargé légalement ) et non à l’œuvre fixée dessus. En outre, le drm étant décodé par les logiciels conçus pour lire les médias qu’ils protègent, cet état de fait a déjà fortement mis en péril la conception de logiciels libres de lecture de musique et de vidéos.
Les majors peuvent en effet objecter que la diffusion libre du code d’une telle application ( base de l’open-source, et en particulier des licences GPL ) donne à d’éventuels pirates le code nécessaire au contournement du drm, et ainsi obtenir l’interdiction de la diffusion de ce logiciel.

- HADOPI ( novembre 2007 – 12 Juin 2009, 21 septembre 2009 )

La loi création et internet issue du rapport « Olivennes » du nom de l’ancien patron de la FNAC, a donné lieu à un véritable feuilleton jusqu’en septembre et mériterait un article à lui seul, que j’avais d’ailleurs commencé et réécrit plusieurs fois au cours de l’affaire.
L’opacité de la conception de cette loi n’a en effet d’égale que celle de son adoption par le parlement. A la suite du rapport Olivennes, un nombre important d’entreprises « représentatives » des industries de la culture et de l’internet durent signer les « accords Olivennes » renommés par la suite, question d’image, « accords de l’Élysée ». C’est dans ces premiers accords que pour la première fois les FAI acceptent de couper l’accès à internet de leurs clients convaincus de piratage. Cependant, plusieurs de ces acteurs, dont le président d’Iliad (maison mère de free) et la direction du site internet Dailymotion, ainsi qu’un certain nombre de FAI (Free, Orange, Numericable…) ont fermement dénoncé la façon dont ils ont été « contraints » de signer ces accords, sans concertation possible entre eux, sans possibilité d’en garder copie,ni même être certain d’avoir signé le même texte.
Malgré l’avis défavorable de la CNIL, le parlement semble bien peu s’inquiéter du respect de la vie privée, et des larges lacunes du texte, tant légales ( la présomption de culpabilité introduite par la procédure, la personne incriminée devant seule faire la preuve de son innocence, surveillance des employés par leurs employeurs, etc. ) que logistiques (les FAI ne pouvant dans l’ordre des choses séparer le téléphone d’internet pour les offres triple-play, empêchant les clients sanctionnés d’avoir même accès aux numéros d’urgence, sans parler des « hotspots » qui fleurissent dans les commerces et qui devraient limiter l’accès internet fournit à une « liste blanche » de sites validés par le gouvernement… sinistre perspective. )
Le texte, déjà modifié par une commission mixte paritaire, est rejeté par surprise par l’assemblée nationale, par 21 voies contre 15 (sur 577 députés, cela laisse songeur, on peut se référer à un précédent article sur le sujet ). Il sera revoté quelques jours plus tard, malgré les protestations levées en raison de la censure lors des débats des députés de la majorité hostiles au texte, tels Christian Vanneste ou Lionel Tardy, privés de micro. Parallèlement, la polémique levée sur le net s’accompagne d’interviews multiples montrant que l’immense majorité des députés, mais également les membres du gouvernement et même Christine Albanel, ignorent presque tout du sujet dont ils débattent, étant par exemple incapables de définir précisément le « peer to peer » ou « pair à pair ». A dire vrai, c’est peu étonnant, un budget conséquent étant consacré à l’embauche de personnes chargées de lire leurs mails pour palier à leur incompétence.

Enfin, après ce passage en force dénoncé de la gauche jusqu’à Monsieur Dupont-Aignant, le conseil constitutionnel censurera largement ce texte liberticide. Donnant lieu à la tambouille infâme qu’est le texte Hadopi 2 voté récemment malgré les mêmes oppositions, les FAI et autres acteurs de l’Internet estimant toujours que ce texte est tout à la fois inapplicable et enterrant toute vie privée sur les réseaux de communication. Bruxelles même, dont le paquet Telecom est à l’origine de ces textes en dénonce l’amateurisme, conséquence de la volonté d’enterrer le sujet de l’Etat Français, plusieurs voix au parlement européen dénonçant ces jours-ci encore les « pressions » de celui-ci « contre les libertés ».

-LOPPSI (ou LOPSI 2) … et ses suites

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, inclut des mesures autorisant l’utilisation par les forces de l’ordre de malwares et de mouchards pour espionner des usagés soupçonnés par exemple de terrorisme ou de pédopornographie, pour reprendre les exemples donnés par le gouvernement, mais ce mouchard pose de très nombreux problèmes de sécurité, vis à vis des éditeurs de logiciels de protection (antivirus, antispywares) qui devraient donc maintenir caché ce mouchard, sans compter que, comme pour HADOPI et la reconnaissance des usagers par leur adresse IP, le gouvernement semble bien peu à jour dans la connaissance des technologies sur lesquelles il prétend légiférer, et un tel dispositif, serait finalement tout juste suffisant pour espionner les particuliers, et peu probablement des criminels organisés.
Les acteurs du monde des logiciels libres dénoncent de plus, l’incompatibilité évidente d’un tel mouchard avec les systèmes d’exploitation libres. Comme dans le cadre de la loi Hadopi et de l’obligation prévue par le texte d’installer un programme de sécurisation du réseau wifi, logiciel qui pour remplir son office pourrait donc difficilement être open-source. Difficile de se voir imposer l’installation d’un logiciel dont le fonctionnement exact est inconnu, source probable d’incompatibilités, et peut être même payant.

Quoi qu’il en soit, ces différentes législations, mènent toutes vers une surveillance des réseaux de communication incontrôlée, menée par des incompétents notoires, et qui, au vu des projets annoncés par Nicolas Sarkozy de copie du système américain « échelon », à l’échelle française ou européenne, n’augurent rien de bon.

Vincent Chalmel

Les éoliennes, inutiles ?

Dimanche 1 novembre 2009

Le gouvernement de la république veut mettre en place toujours plus d’éoliennes. En effet, le Grenelle de l’environnement a pour objectif d’installer près de 22 000 éoliennes de plus, pour obtenir les 25 000 mégawatts voulus par cette réunion. Or, en partant du potentat que l’on met une éolienne par kilomètre, il faudrait 2 200 000 hectares, ce qui fait la superficie de 4 départements français. Cela amènerait donc des pollutions sonores et visuelles pour les populations.

De plus en cette période de crise financière, le coût de revient de l’énergie ainsi créé est deux fois supérieur à l’électricité habituelle, permettant donc aux « gros investisseurs » et notamment EDF de faire des bénéfices extrêmement élevés. Ceux qui s’insurgent contre l’élévation possible du prix de l’électricité sont les mêmes à demander la multiplication de l’éolien. Une éolienne coûte entre 2 à 3 millions d’euros, il faut bien la rentabiliser. Et pour rendre encore plus difficile cette rentabilisation, il faut savoir qu’une éolienne est improductive à 76% du temps. En effet, elle ne fonctionne que lorsque le vent est supérieur à 15 km/h et inférieur à 85 km/h (pour des raisons de sécurité). Qui prend le relais, pendant ce temps ? Simple, les bonnes vieilles centrales thermiques, qui émettent énormément de CO2…

Rappelons au passage que la France exporte 15% de son électricité, alors ne marche-t-on pas sur la tête ? L’éolienne une solution pour lutter contre le réchauffement climatique et la pollution ? Ou n’est-ce pas devenu un dogme (quasi-religieux) que les bien pensants mettent en avant ? Quel homme responsable, quel chef d’entreprise garderait un appareil qui est productif que 24% du temps ? Personne, si ce n’est pour des motifs idéologiques…

Pour en savoir plus, vous avez le livre de N. Lecaussin, L’imposture des éoliennes, ed. Du Toucan, Paris, 2009, ainsi que celui de J.-L. Butré, L’Imposture : Pourquoi l’éolien est un danger pour la France, Les éditions du Toucan, 2008.

Blioberis- AFE Toulouse

Producteur ! Sors ton chéquier, l’Europe a besoin d’oseille…

Jeudi 6 août 2009

http://accel7.mettre-put-idata.over-blog.com/299x281/0/12/90/79/europe.png L’Europe, gage de paix et de stabilité économique… Certes la crise est là et bien installée, voilà un grand rêve européiste qui vire au cauchemar et lorsque l’on sait que les décisions de la commission européenne sont supérieures aux règles étatiques, on se dit que les pseudos droits de l’homme ne servent à rien. Tout peuple a droit à disposer de lui-même est un de ces droits « fondamentaux » et « inaliénable »…on peut alors se demander si on ne vit pas en Absurdistan…
L’on voit que les producteurs français de fruits et légumes vont être obligés de rembourser près de 500 millions d’euros (même si le chiffre n’est pas encore négocié) ! En effet, après 7 ans d’enquête, la commission européenne a jugé qu’il y avait un trop perçu et ne trouve rien de mieux que de le faire rembourser durant cette période de conjoncture économique peu favorable, dont d’ailleurs aucun dirigeant y compris parmi les membres de l’auguste commission, n’arrivent à trouver de solutions viables. Le ministre de l’Agriculture français Bruno Lemaire a donc appelé tous les producteurs à payer, sinon la France subirait des astreintes quotidiennes. La France est donc OBLIGEE de payer à un organisme extra-français, puisque les sommes allouées, et devant être remboursées dès le mois de septembre, auraient fossé la concurrence et la logique du marché libérale au sein de l’Union Européenne. Contre cette organisme, il y a malgré tout une procédure qui est en cours auprès de la Cour de justice européenne visant à contester le montant exigé, car la véritable dette s’élève aux alentours de 330 millions d’euros. Les 160 millions restants sont les intérêts. Voilà bien une situation inique, les producteurs français vont devoir payer les erreurs du monstre bureaucratique et néo-bolchévique bruxellois. De plus, les producteurs français sont pénalisés par la main d’œuvre excessivement chère contrairement aux autres pays européens, puisque les Espagnols et les Allemands ont un coût de main d’œuvre deux fois moins cher : cela ne fausse-t-il pas également la concurrence ? Et l’aide que le gouvernement a promise aux producteurs, ne va-t-elle pas aussi fausser la concurrence ? Les syndicats, au vue de cette mesure, prédisent « un été brûlant »… Il n’y a qu’une seule solution, la sécession !!

Blioberis

Encore une taxe… mais pourquoi ?

Dimanche 2 août 2009

160 euros par foyer français. Voilà la moyenne de ce que devrait payer chaque famille française suite au rapport Rocard. La taxe doit augmenter de ce montant chaque année afin d’inciter les ménages à modifier leurs comportements. En faisant progressivement augmenter la taxe carbone de 32 euros à 100 euros la tonne, l’objectif est d’atteindre une réduction de 24 % des émissions polluantes dans les transports et le bâtiment.

7,7 centimes d’euros. Dans les transports, cette taxe équivaudrait en 2010 à une hausse de 9 euros le baril de pétrole, soit une hausse de 7,7 centimes d’euros sur le litre d’essence sans plomb et de 8,5 centimes pour le gazole. En moyenne, un automobiliste paiera 80 euros de plus à la pompe. La facture de chauffage s’alourdirait de 15 % en moyenne en 2010.
Que fera la république des 8 à 9 milliards d’euros que devrait rapporter ce nouvel instrument dès la première année ? L’idée initiale de reverser intégralement ce montant sous forme d’un « chèque vert » pour les ménages ou de baisse des charges pour les entreprises est écartée, nous indique le journal le monde.

Cette éco-taxe n’est-elle pas tout simplement un « racket » organisé ? En effet, quelle arlternative est proposée aux familles qui vivent en milieu rural ? Comment font faire les personnes qui sont obligés d’aller travailler chaque jour en utilisant leur voiture. M. Rocard préconise la marche à pied…. Est-il vraiment sérieux ? Il n’est pas rare de voir certaines familles faire 60 kilométres aller/retour  avec des enfants en bas âge. Et lui même en tant qu’ancien privilégié de la république, va-t-il rennoner à son chauffeur et à sa voiture? Sait-il que les « Vélibs » ne sont pas disponibles dans la campagne bretonne ou landaise ? Assez de ces républicains déconnectés des réalités.

La république nous prend vraiment pour des imbéciles. Allons-nous continuer longtemps à baisser la tête ?
Français debout !

Antoine de Thuret

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