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	<title>Action française &#187; Economie et Ecologie</title>
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		<title>L&#8217;Europe, le PS et l&#8217;héritage Delors</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 07:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/ooeFZ_8oBG8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Le règne de l&#8217;argent</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 07:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[L’actualité de ces dernières semaines n’a pas de quoi nous réjouir. D’un côté, certes, il y a une vague de fond sympathique qui secoue les populations arabes, lasses de régimes autoritaires corrompus : mais personne ne sait encore où cela mènera et le risque d’une prise de pouvoir, à terme, par la frange islamiste de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile16.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile16.jpeg" alt="" title="DownloadedFile" width="261" height="193" class="alignleft size-full wp-image-13721" /></a>  <strong>L’actualité de ces dernières semaines n’a pas de quoi nous réjouir. D’un côté, certes, il y a une vague de fond sympathique qui secoue les populations arabes, lasses de régimes autoritaires corrompus : mais personne ne sait encore où cela mènera et le risque d’une prise de pouvoir, à terme, par la frange islamiste de ces pays est malheureusement loin d’être nul.</strong> D’un autre côté, en France, le débat à l’Assemblée sur la révision de la loi de bioéthique, s’il n’a pas conduit au pire, n’en a pas moins aggravé la situation actuelle : malgré quelques menus progrès, il y a un élargissement important des possibilités d’assistance médicale à la procréation, laquelle n’est plus subordonnée à aucune durée minimale de vie commune, avec une banalisation des dons de gamètes, mais, surtout, le système dérogatoire permettant la recherche sur l’embryon humain est désormais pérennisé : elle est théoriquement interdite, mais concrètement permise si c’est la seule façon d’obtenir « des progrès thérapeutiques majeurs » ! La fin ne pouvant justifier les moyens, le principe même de cette dérogation est déjà une atteinte à la dignité de la personne humaine. Mais elle est d’autant plus injustifiable qu’il existe une alternative prometteuse : les cellules souches adultes.<span id="more-13720"></span></p>
<p>L’obstination à poursuivre cette recherche illégitime sur l’embryon ne s’explique que pour des raisons financières, les investissements privés engagés étant énormes. Il n’y a là nul souci de ce qu’est l’homme, de son bien et de sa dignité, encore moins de ce qui est moralement acceptable : seuls comptent les aspects techniques de la science et la rentabilité de tels projets.</p>
<p>Par là se rejoignent les deux sujets évoqués qui n’ont pourtant a priori aucun rapport : le soulèvement du monde arabo-musulman et la bioéthique !</p>
<p>Le premier événement est en partie la conséquence de la crise financière mondiale qui a jeté les fragiles classes moyennes de ces pays dans des situations précaires. Or, cette crise a mis en lumière ce qu’il est convenu d’appeler la « financiarisation » de l’économie et l’impuissance du politique à maîtriser cette dérive – ou du moins son absence de volonté d’y parvenir : la sphère financière s’est émancipée de toute contrainte, aussi bien morale que nationale, pour ne suivre que sa propre logique qui est celle de l’Argent, des rendements financiers toujours plus élevés. Ainsi, peut-on dire que ce que nous observons est d’une certaine façon la conséquence d’un système financier capitaliste laissé libre de tout contrôle.</p>
<p>En bioéthique, le problème est le même : on se laisse finalement guider par la logique du marché ! Ne sachant plus ce qu’est un homme, ignorant sa nature et donc le fondement de sa dignité, on aboutit à une « chosification » de l’humain, l’embryon devenant un simple objet de recherche scientifique, tandis que l’on permet le commerce du corps humain – déjà payant en certaines régions – avec « location » d’utérus (« mère porteuse »), don de gamètes, etc. On en arrive à des situations totalement absurdes – mais le plus absurde est que cela ne choque plus guère ! – où l’homme est réduit à une fabrication technique optimale sans aucun souci de filiation – bonjour l’eugénisme qui choquait tant jadis ! – au point de n’être parfois plus conçu pour lui-même mais comme un « moyen », comme c’est le cas avec le « bébé-médicament » !</p>
<p>Avec la bioéthique comme avec la financiarisation de l’économie, on est face à la logique libérale du « tout marché » poussée à son point ultime.</p>
<p>Un autre événement moins important illustre cette dérive. Lorsque l’Argent est la fin, celle-ci n’est jamais atteinte et il en faut toujours plus. Un grand PDG d’industrie a fait parler de lui à l’occasion de sa retraite. Le pauvre homme ne gagnait qu’une trentaine de millions d’euros par an, mais, sans doute dans le besoin, il reçut de son principal actionnaire un « don » de 100 millions d’euros. N’avait-il donc pas assez d’argent ? Quel talent, au demeurant, quel apport au bien commun de l’entreprise peuvent justifier de pareils émoluments qui font, qu’au sein d’un groupe, l’échelle des salaires va de 1 à 1250 ? 10 % de ces revenus équivalent aux salaires de plus de 100 personnes ! Comment un tel PDG pourrait-il moralement envisager un seul licenciement dans son groupe sans d’abord réduire son propre salaire ? Les sommes astronomiques versées aux grands patrons, vedettes du show-biz ou du sport sont d’autant plus choquantes qu’elles sont, comme les plus hauts revenus, en forte augmentation quand le salaire médian stagne depuis plus de dix ans.</p>
<p>Cette affaire est sans doute anecdotique, mais elle a le mérite de montrer combien l’Argent idolâtré fait perdre toute mesure et détruit ce qu’il y a de meilleur en l’homme : « Il est plus facile pour un chameau de passer par le trou d’une aiguille, que pour un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu » (Mt 19, 24).</p>
<p>L’actualité nous montre régulièrement les dangers de la volonté hégémonique d’un certain islam. Il est bon d’en prendre conscience. Mais n’oublions pas les dangers du « tout marché » – avec ce qu’il implique de destruction des valeurs, des nations, de l’environnement et surtout de l’homme lui-même – qui s’étend de plus en plus sans réaction notable jusqu’à maintenant.</p>
<p style="text-align: right;">Geffroy Christophe &#8211; <a href="http://www.lanef.net/t_article/le-regne-de-largent-geffroy-christophe.asp?page=1">NEF</a> mars 2011 n° 224</p>
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		<title>[Paris] vendredi 18 mars à 19h30 : VERS L&#8217;ÉCOLOGISME INTÉGRAL !</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 07:02:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Militantisme]]></category>

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		<description><![CDATA[VERS L&#8217;ÉCOLOGISME INTÉGRAL, conférence de STÉPHANE BLANCHONNET, PRÉSIDENT DU COMITÉ DIRECTEUR DE L&#8217;ACTION FRANÇAISE VENDREDI 18 MARS À 19H30 dans nos locaux 10 RUE CROIX-DES-PETITS-CHAMPS 75001 PARIS MÉTRO : PALAIS-ROYAL UN APÉRO (ÉCOLOGIQUEMENT INTÉGRAL) SUIVRA : QU&#8217;ON SE LE DISE !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/images16.jpeg"><img class="size-full wp-image-13893  aligncenter" title="images" src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/images16.jpeg" alt="" width="88" height="111" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>VERS L&#8217;ÉCOLOGISME INTÉGRAL</strong>,<br />
conférence de<strong> STÉPHANE BLANCHONNET</strong>,<br />
PRÉSIDENT DU COMITÉ DIRECTEUR DE L&#8217;ACTION FRANÇAISE<br />
<strong>VENDREDI 18 MARS À 19H30</strong><br />
dans nos locaux<br />
10 RUE CROIX-DES-PETITS-CHAMPS<br />
75001 PARIS<br />
MÉTRO : PALAIS-ROYAL</p>
<p style="text-align: center;"><strong>UN APÉRO (ÉCOLOGIQUEMENT INTÉGRAL) SUIVRA : QU&#8217;ON SE LE DISE !</strong></p>
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		<title>LES EOLIENNES VALENT-ELLES LE DECLASSEMENT DU MONT SAINT-MICHEL ?</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/03/12/les-eoliennes-valent-elles-le-declassement-du-mont-saint-michel/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2011 07:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[COMMUNIQUE de PRESSE PATRIMOINE MONDIAL DE L’HUMANITE : LES EOLIENNES VALENT-ELLES LE DECLASSEMENT DU MONT SAINT-MICHEL ? Canisy, le 6 mars 2011 – Le Comité exécutif d’ Europa Nostra, Fédération européenne du patrimoine culturel et naturel, s’est rendu samedi 5 mars, à Argouges (Manche) , commune située sur la ligne de crête qui domine la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/images8.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/images8.jpeg" alt="" title="images" width="275" height="183" class="alignleft size-full wp-image-13659" /></a>  <strong>COMMUNIQUE de PRESSE<br />
PATRIMOINE MONDIAL DE L’HUMANITE :<br />
LES EOLIENNES VALENT-ELLES LE DECLASSEMENT DU MONT SAINT-MICHEL ?<br />
Canisy, le 6 mars 2011 – Le Comité exécutif d’ Europa Nostra, Fédération européenne du patrimoine culturel et naturel, s’est rendu samedi 5 mars, à Argouges (Manche) ,  commune située sur la ligne de crête qui domine la baie du Mont Saint Michel,   pour apprécier le  risque de dégradation du site lié  au projet de développement d’installations éoliennes en co-visibilité.</strong><br />
Europa Nostra &#8211; qui regroupe plus de 250  associations du patrimoine, actives dans 45  pays d’Europe, dont les vingt-sept Etats membres de l’Union européenne &#8211; a voulu ainsi exprimer  son incompréhension face à la décision prise par le préfet de la Manche accordant un permis de construire pour  l’implantation d’éoliennes sur la commune d’Argouges , et ce  en dépit de l’avis défavorable du commissaire enquêteur .<span id="more-13658"></span></p>
<p>« Le Mont Saint-Michel n’est pas seulement un des monuments les plus visités au monde. Il est l’un des  joyaux de l’histoire de la chrétienté, un monument de spiritualité et d’architecture. Savoir que la splendeur de son site, dont l’universalité est reconnue par le classement au Patrimoine mondial de l’UNESCO, risque d’être profondément altérée par l’installation de dizaines  de machines industrielles qui rivalisent en hauteur avec l’Archange , est une illustration dramatique du mélange des genres entre affairisme et politiques publiques » a déclaré Denis de Kergorlay, président exécutif d’Europa Nostra, lors de sa visite à Argouges.</p>
<p>« Face au risque réel de déclassement par l’UNESCO de ce site majeur, Europa Nostra ne peut qu’appeler au sursaut des consciences, à l’indignation légitime de la société civile, pour rappeler qu’il y a des limites au non-respect du patrimoine culturel de l’humanité, et que les gouvernements et les institutions européennes devraient  entendre  ce sentiment d’indignation », a ajouté Denis de Kergorlay.</p>
<p>Les responsables du patrimoine mondial de l’UNESCO ont déjà exprimé auprès du gouvernement français toute leur inquiétude alors même que de nombreux projets d’éoliennes sont en cours d’instruction sur des communes voisines, notamment dans le département limitrophe d’ Ille et Vilaine, situées également sur la ligne de crête qui domine la Baie .</p>
<p>Si le projet d’Argouges venait à se réaliser , ces éoliennes seraient visibles depuis le Mont Saint-Michel , dégradant ainsi un paysage immuable et unique , dont la valeur universelle exceptionnelle est reconnue par le classement au patrimoine mondial. Ce classement impose à l’Etat d’en être le «  comptable » aussi bien devant ses citoyens que devant les instances de l’UNESCO quant à la conservation et la protection du site.</p>
<p> Europa Nostra demande donc solennellement aux pouvoirs publics français &#8211; mais aussi à  chaque Etat membre de l’Union européenne pour le territoire les concernant &#8211; que le respect des sites paysagés et bâtis soit mieux pris en compte dans les politiques publiques . Cette demande s ‘applique notamment à  la mise en place d’installations industrielles nouvelles ,  hors normes et  à caractère privé, telles que les éoliennes ; elle s’inscrit  dans la logique même du développement durable qui devrait permettre aux générations futures de disposer de paysages culturels et de sites et monuments préservés.</p>
<p>Cette visite à Argouges , faisait partie du programme de la réunion qui s’est tenue les 4-5 mars à Canisy (Manche), sur invitation de M Denis de Kergorlay, président exécutif d´Europa Nostra. : elle a permis de confirmer la co-visibilité  de ce projet d’installations éoliennes avec  le  Mont Saint-Michel.</p>
<p>Outre le cas des éoliennes menaçant la Baie du Mont Saint Michel, le Comité exécutif d´Europa Nostra s´est penché sur d´autres cas de sites exceptionnels menacés en Europe : les thermes romains de Allianoi en Turquie en train d’être engloutis  par les eaux d’un barrage ;  le site romain de Rosia Montana en Roumanie menacé par une installation minière intensive ; la ville «  fantôme » de Famagouste à Chypre, victime des divisions politiques ; ainsi que  les grandes menaces sur les magnifiques  patrimoines culturels du  Kosovo et des  pays du Caucase. …</p>
<p>Contact presse :  Mme Sneska Quaedvlieg-Mihailovic, Secrétaire-générale, Europa Nostra, T : +31.70.302.40.56/57 ; portable : +31.652313971<br />
Sneška Quaedvlieg &#8211; Mihailovic sqm@europanostra.org<br />
Denis DE KERGORLAY info@canisy.com Tel 00 33 1 44 05 09 81<br />
 Pour plus d’informations sur Europa Nostra : www.europanostra.org</p>
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		<title>&#171;&#160;Coca-Cola épuise les nappes phréatiques&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8230;selon le Parlement de l&#8217;Etat indien du Kerala : En Inde, les nappes phréatiques fournissent 60 % de l&#8217;irrigation et 85 % de l&#8217;eau potable. Or le pays connaît un grave problème d&#8217;approvisionnement en eau&#8230; Dans l&#8217;Etat indien du Kerala, une usine de Coca-Cola a fonctionné de 2000 à 2004, avant d&#8217;être fermée sur plainte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile13.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile13-150x150.jpg" alt="" title="DownloadedFile" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-13668" /></a>  <strong>&#8230;selon le Parlement de l&#8217;Etat indien du Kerala :</strong></p>
<p><strong> En Inde, les nappes phréatiques fournissent 60 % de l&#8217;irrigation et 85 % de l&#8217;eau potable. Or le pays connaît un grave problème d&#8217;approvisionnement en eau&#8230;</strong> Dans l&#8217;Etat indien du Kerala, une usine de Coca-Cola a fonctionné de 2000 à 2004, avant d&#8217;être fermée sur plainte des habitants : chaque jour elle pompait 500 000 litres d&#8217;eau phréatique et rejetait 150 000 litres d&#8217;eaux polluées, &laquo;&nbsp;génératrices de cancers, d&#8217;affections respiratoires et de dermatoses&nbsp;&raquo;, expliquaient les plaignants.<span id="more-13667"></span></p>
<p>Quant aux défenseurs de l&#8217;environnement, ils affirmaient que l&#8217;usine épuisait les nappes souterraines : il fallait près de 5 litres d&#8217;eau pour produire un litre de la boisson gazeuse. Aujourd&#8217;hui Coca Cola plaide qu&#8217;il ne faut plus &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; 2,1 litres d&#8217;eau, demande à rouvrir son usine, et s&#8217;autorise à accuser les paysans indiens de « gâcher l&#8217;eau avec leurs méthodes traditionnelles d&#8217;irrigation » (Le Monde, 5 mars). En réplique, les députés du Kerala ont institué un tribunal spécial chargé du dossier de l&#8217;usine. Ce dont Coca-Cola se plaint hautement&#8230; La firme va sans doute accuser le Kerala de conspiracy contre la liberté économique.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2011/03/05/coca-cola-epuise-les-nappes-phreatiques.html">Patrice de Plunkett</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>LE SCANDALE DU FONDS DE PENSION DU PARLEMENT EUROPÉEN : BIENTÔT LES «CITOYENS» EUROPÉENS MIS À CONTRIBUTION</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/03/10/le-scandale-du-fonds-de-pension-du-parlement-europeen-bientot-les-%c2%abcitoyens%c2%bb-europeens-mis-a-contribution/</link>
		<comments>http://www.actionfrancaise.net/2011/03/10/le-scandale-du-fonds-de-pension-du-parlement-europeen-bientot-les-%c2%abcitoyens%c2%bb-europeens-mis-a-contribution/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 07:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Fonds de pension du Parlement européen est confronté à des difficultés financières considérables. Du fait de spéculations hasardeuses, il accusait, fin 2009, un déficit de 84,5 millions d’euro. En trois ans, sa valeur nette a perdu 35 millions. Le fonds, auquel cotisent les eurodéputés sur une base volontaire, est d’ores et déjà censé assurer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile11.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile11.jpeg" alt="" title="DownloadedFile" width="125" height="94" class="alignleft size-full wp-image-13520" /></a>  <strong>Le Fonds de pension du Parlement européen est confronté à des difficultés financières considérables. Du fait de spéculations hasardeuses, il accusait, fin 2009, un déficit de 84,5 millions  d’euro.<br />
</strong><br />
En trois ans, sa valeur nette a perdu 35 millions. Le fonds, auquel cotisent les eurodéputés sur une base volontaire, est d’ores et déjà censé assurer une partie des retraites d’un millier d’entre eux. <span id="more-13517"></span></p>
<p>«J’espère que nous pourrons trouver une solution, avant de devoir nous retourner vers le contribuable», a déclaré l’eurodéputé allemand Jorgo Chatzimarkakis. Qui est membre du Parti libéral (FDP), cela va sans dire.</p>
<p>Le Nouveau Bastille République Nations &#8211; 25 février 2011</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le cynisme de M. Trichet face aux salariés européens.</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/03/10/le-cynisme-de-m-trichet-face-aux-salaries-europeens/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 07:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques jours, lors d&#8217;un entretien télévisé, M. Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, déclarait qu&#8217;une augmentation des salaires en Europe serait « la dernière bêtise à faire », ce qui n&#8217;avait qu&#8217;à peine ému la presse et l&#8217;Opinion, blasée depuis longtemps devant tant d&#8217;outrecuidance et d&#8217;assurance de la part des oligarques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/images3.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/images3.jpg" alt="" title="images" width="94" height="130" class="alignleft size-full wp-image-13592" /></a><br />
Il y a quelques jours, lors d&#8217;un entretien télévisé, M. Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, déclarait qu&#8217;une augmentation des salaires en Europe serait « la dernière bêtise à faire », ce qui n&#8217;avait qu&#8217;à peine ému la presse et l&#8217;Opinion, blasée depuis longtemps devant tant d&#8217;outrecuidance et d&#8217;assurance de la part des oligarques qui dirigent l&#8217;Union européenne. Le débat sur les salaires n&#8217;est pas nouveau et un rapport présenté à la Commission européenne il y a quelques années déjà évoquait sans beaucoup de précaution la « nécessité » de baisser les salaires en Europe pour des raisons de compétitivité : nous y sommes, d&#8217;ailleurs, puisque les salaires des fonctionnaires dans plusieurs pays de l&#8217;Union, et en particulier de la zone euro, ont déjà diminué, de 5 % en Espagne et au Portugal à 14 % en Irlande et 25 % en Roumanie (le salaire moyen d&#8217;un prof y est inférieur à&#8230; 300 euros ! Oui, 300 euros mensuels !) ; quant à la France, les salaires des fonctionnaires y sont gelés depuis l&#8217;an dernier tandis qu&#8217;un quart des salariés (environ 6 millions de personnes), principalement dans le privé, touchent moins de 750 euros mensuels. Il n&#8217;est pas interdit de discuter ces conditions salariales, me semble-t-il, y compris en cherchant des alternatives à des hausses qui pourraient peut-être (évitons les affirmations trop péremptoires en ce domaine), si elles ne s&#8217;accompagnaient pas de contreparties ou de choix des salariés eux-mêmes sur la charge ou le temps de travail, s&#8217;avérer contreproductives sur le plan de l&#8217;emploi. Mais, encore faut-il qu&#8217;il y ait discussion honnête et que chaque partie négociatrice fasse des efforts à mesure de ses possibilités : sinon, c&#8217;est l&#8217;injustice sociale qui s&#8217;installe, au risque de fragiliser même l&#8217;équilibre de notre société et de celle de nos voisins et partenaires.<span id="more-13591"></span></p>
<p>Que chacun fasse des efforts, en particulier ceux qui, encore et toujours, demandent « plus de rigueur » aux Etats dans la gestion des deniers publics et « plus de sarifices » aux salariés. Chacun, y compris M. Trichet lui-même dont le quotidien économique « Les échos » nous apprend qu&#8217;il est « le mieux payé des banquiers centraux » : « Ses émoluments ont atteint 367.863 euros, en hausse de 2 % par rapport à 2009 »&#8230; Oui, ce monsieur, le même qui s&#8217;inquiète d&#8217;une possible hausse des salaires du travail en Europe, n&#8217;a pas daigné refuser celle qui lui a été octroyée généreusement : n&#8217;y a-t-il pas là un « mauvais exemple » et, en tout cas, une preuve de cynisme à l&#8217;endroit des salariés européens sommés d&#8217;accepter les oukases des technocrates et experts de l&#8217;Union européenne sans rechigner ? Il y a des coups de pied au derrière qui se perdent&#8230;</p>
<p>Ce même article des « échos » nous apprend que Mervyn King, le gouverneur de la Banque d&#8217;Angleterre a touché un salaire annuel presque équivalent de 356.459 euros mais, et c&#8217;est cela qui marque la différence que l&#8217;on peut qualifier de morale, qu&#8217;il « a refusé, en 2010, toute hausse de salaire », ce qui est tout à son honneur. M. Trichet, lui, n&#8217;a même pas eu ce scrupule honorable&#8230;</p>
<p>Trichet n&#8217;est pas qu&#8217;un triste sire, il est un malfaisant qui, du haut de son statut de banquier central européen, veut imposer les règles d&#8217;une oligarchie qui est, d&#8217;abord, celle de l&#8217;Argent et du Marché, de ce Marché sans morale ni honneur qui use les travailleurs à les exploiter sans vergogne.</p>
<p>Que l&#8217;Union européenne, à sa tête, ait de tels personnages, ne rassure pas sur la possibilité qu&#8217;elle soit, un jour, véritablement sociale&#8230;</p>
<p>Il n&#8217;est pas interdit de penser que, si la France elle-même retrouvait en son sommet une famille et un père de famille soucieux de l&#8217;avenir de ses enfants comme de celui de ses sujets-citoyens, il en irait bien autrement : la France royale se doit de prouver qu&#8217;il ne peut, aujourd&#8217;hui, y avoir d&#8217;Etat légitime s&#8217;il n&#8217;y a pas de justice sociale concrète assurée par celui-ci. Si le politique ne doit pas étouffer la liberté économique, il a le devoir de s&#8217;imposer aux féodalités financières et industrielles pour préserver le Bien commun et les équilibres sociaux. En France, la main de justice est remise au roi lors du sacre : cette main n&#8217;est pas un hochet futile, elle est un symbole, un attribut même du pouvoir royal, et, face aux Trichet de l&#8217;Union européenne, une nécessité pour rappeler qu&#8217;il n&#8217;y a pas de société viable et libre sans justice sociale !</p>
<p><a href="http://jpchauvin.typepad.fr/">Jean-Philippe Chauvin</a></p>
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		<title>La grotesque affaire Renault</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/03/09/la-grotesque-affaire-renault/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 07:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand le capitalisme ne rend de comptes qu&#8217;à lui-même : Patrick Pélata, numéro 2 de Renault, dit maintenant qu&#8217;on l&#8217;a « manipulé » et parle de démissionner. Ghosn, le numéro 1, veut échapper au ridicule : l&#8217;avocat de Renault maintient donc qu&#8217; « on n&#8217;a aucun renseignement qui concoure, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile-17.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile-17-150x150.jpg" alt="" title="DownloadedFile-1" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-13672" /></a>  <strong>Quand le capitalisme ne rend de comptes qu&#8217;à lui-même : Patrick Pélata, numéro 2 de Renault, dit maintenant qu&#8217;on l&#8217;a « <em>manipulé</em> » et parle de démissionner. Ghosn, le numéro 1, veut échapper au ridicule : l&#8217;avocat de Renault maintient donc qu&#8217; « <em>on n&#8217;a aucun renseignement qui concoure, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, à dire que la thèse initiale, c&#8217;est-à-dire l&#8217;espionnage, n&#8217;existe pas.</em> »</strong> Autant dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas non plus de preuve qui la soutienne&#8230; Quant aux trois cadres supérieurs de Renault évincés pour « espionnage », ils peuvent escompter des dommages-intérêts à l&#8217;américaine, c&#8217;est-à-dire colossaux. Le monde s&#8217;esclaffe. Surtout la Chine : après ça, les Français hésiteront avant de résister à Pékin dans d&#8217;autres affaires&#8230; Renault a donc desservi la France sarkozyenne, qui n&#8217;en avait pas besoin.  Bravo.<span id="more-13671"></span></p>
<p>Cette histoire porte un enseignement. L&#8217;accusation d&#8217;espionnage était venue d&#8217;une lettre de dénonciation anonyme, chose banale dans ces paradis que sont les entreprises ; au lieu d&#8217;appeler la DCRI (filière normale en cas d&#8217;espionnage industriel), Renault a suivi la règle de l&#8217;ère néolibérale où tout doit être privé, externalisé et délocalisé. Ce qui s&#8217;est traduit par une cascade guignolesque : l&#8217;enquête confiée une société « d&#8217;intelligence économique » (déjà il y aurait beaucoup à dire), qui la délègue à l&#8217;un de ses salariés (« un ancien para basé à Alger et reconverti dans la sécurité des entreprises », on voit le tableau) ; lequel ne sera pas lui-même l&#8217;enquêteur, mais, « sans avertir son entreprise, servira d&#8217;intermédiaire à Renault pour protéger l&#8217;identité des véritables enquêteurs privés » (Libération du 4 mars). Alors qui sont ces derniers ? Sont-ils même les&#8230; derniers ? N&#8217;y a-t-il pas encore d&#8217;autres rigolos derrière ? Qui a réellement fait cette fameuse « enquête », qui se dégonfle aujourd&#8217;hui de la façon la plus risible ? Ce n&#8217;est pas encore révélé. Peut-être ne le sait-on pas.</p>
<p>On dira : ce n&#8217;est pas plus ridicule que la vieille affaire des Irlandais de Vincennes, ou que l&#8217;affaire Hallier, montées par des manipulateurs auxquels Mitterrand s&#8217;était confié. Mais ces affaires avaient choqué les Français : l&#8217;Etat avait dérogé, disait-on, en se confiant à des gens qui avaient agi comme des flics privés. Ce n&#8217;était pas encore entré dans les moeurs.</p>
<p>En 2011 c&#8217;est fait. Tout se privatise, y compris la guerre : en Irak, en Afghanistan, on en est aux opérations sanglantes menées par des « sociétés de sécurité ». De leur côté, les grandes entreprises (roulant pour elles seules, non pour le pays dont elles sont censément originaires), ne rendent plus de comptes qu&#8217;à elles-mêmes : et ceci s&#8217;applique à tous les domaines, donc aussi aux opérations d&#8217; « intelligence » [1] et de « sécurité ». D&#8217;où le fait que Renault &#8211; quoique ayant l&#8217;Etat pour actionnaire principal &#8211; n&#8217;ait pas alerté la DCRI, à laquelle furent préférés des privés – forcément plus modernes puisque privés (l&#8217;Etat c&#8217;est le mal). « Les anciens espions, policiers ou gendarmes truffent désormais les directions des grandes entreprises » : dans la logique du capitalisme tardif, ils externalisent le boulot vers des gens qui eux aussi (comme tout le reste de cet univers économique) ont pour seule norme de maximiser les gains et minimiser les prestations. Peut-être la chaîne des « enquêteurs » de l&#8217;affaire Renault aboutit-elle à un plateau de répondeurs téléphoniques, dans une oasis des déserts d&#8217;Asie centrale&#8230; Mais les chèques de MM. Ghosn et Pélata n&#8217;ont pas été perdus pour tout le monde.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2011/03/05/la-grotesque-affaire-renault.html">Patrice de Plunkett</a></p>
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		<title>Le capitalisme est-il d’origine catholique ? Réflexions à l’italienne</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[Intéressante rencontre, [mardi 1er mars] au siège de « Communion et Libération », à Rome. Ce mouvement italien de laïcs catholiques, très actif dans la péninsule, organise chaque année fin août à Rimini, une semaine de rencontres internationales. Ces « Semaines sociales » à l’italienne rassemblent pas moins de … 800 000 personnes et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile6.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile6.jpeg" alt="" title="DownloadedFile" width="254" height="198" class="alignleft size-full wp-image-13347" /></a>  <strong>Intéressante rencontre, [mardi 1er mars] au siège de « Communion et Libération », à Rome. Ce mouvement italien de laïcs catholiques, très actif dans la péninsule, organise chaque année fin août à Rimini, une semaine de rencontres internationales. Ces « Semaines sociales » à l’italienne rassemblent pas moins de … 800 000 personnes et des personnalités internationales de tout premier plan.</strong></p>
<p>[Le 1er mars au soir donc], la rencontre portait sur un livre intitulé « Les catholiques et l’économie globale » (Ed. Lindau), dont l’auteur est Ettore Gotti Tedeschi, président de l’IOR (la banque du Vatican), conseiller du ministre des finances italien Tremonti, président de la Banque espagnole Santander en Italie. Il répond dans ce livre aux questions de Rino Cammilleri, chroniqueur au « Giornale ».<span id="more-13345"></span></p>
<p>Pour dialoguer avec lui étaient présents G. Mussari, président de la Fédération des Banques italiennes, président de la Banque Monte Paschi di Siena (fondée en 1462), et GM Vian, directeur de « L’Osservatore Romano ».</p>
<p>Pour un observateur français, il est toujours étonnant, en Italie, de voir et d’entendre des acteurs de premier plan, imprégnés de culture catholique, prendre résolument en compte les défis économiques globaux à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise, entendue non pas comme une option, mais comme un impératif.</p>
<p><strong>Extraits « verbatim » :</strong><br />
E. Gotti Tedeschi : « En fait, la crise économique vient à peine de commencer. Elle est avant tout morale. Alors que les évolutions technologiques croissent sans cesse, la sagesse humaine ne suit pas. On veut nous faire croire que l’homme n’est qu’un « animal intelligent ».  Mais la globalisation a profondément affecté l’homme dans l’équilibre entre ses trois dimensions : producteur, consommateur, investisseur. L’Asiatique produit sans consommer, tandis que l’Européen consomme sans produire. La croissance américaine n’a été fondée que sur l’endettement des ménages. Désormais, il n’y a plus d’argent à investir. La chute de la natalité est à la source du blocage de l’économie. Nos populations vieillissent, ne peuvent plus investir et innover. L’actuelle tentation de l’euthanasie trouve sa source dans cette tension : les plus âgés coûtent trop cher à l’économie ! La doctrine sociale de l’Église, troisième voie entre capitalisme et socialisme, concilie la liberté individuelle, le souci du bien commun, et une juste place accordée à l’État. Mais sa mise en oeuvre suppsoe que l’Eglise soit reconnue dans ses fonctions caritative, maternelle et enseignante. Ce qui est de moins en moins le cas. Sur ce plan, l’encyclique de Benoît XVI « Caritas in veritate » est un véritable « Manuel de survie pour l’homme du 21 éme siècle »</p>
<p>Comment un riche peut-il entrer dans le Royaume des Cieux ? En devenant plus riche ! Et en en faisant bon usage.. Si on ne crée pas de richesses, on ne peut que distribuer la pauvreté. Les deux vraies questions sont l’origine de la richesse, et l’usage qu’on en fait.  Jean Guitton disait : « L’homme ne peut posséder que les choses dont il peut faire du bien. S’il n’en fait pas du bien, ce sont les choses qui le possèdent.</p>
<p>Historiquement, bien avant les protestants, ce sont les catholiques, les franciscains, les dominicains, les jésuites qui ont créé l’économie moderne, en luttant contre l’usure, en légitimant le prêt à intérêt, en créant des banques coopératives, en prenant en compte la loi de l’offre et de la demande.. Le marxisme s’est construit contre le capitalisme protestant, pas contre la doctrine sociale de l’Église. »</p>
<p><strong>G. Mussari :</strong><br />
« Nous devons nous poser de nouvelles questions. L’exemple chinois nous montre que l’économie libérale ne rime pas forcément avec démocratie. Quelles conclusions en tirer ? Et que se passe-t-il si nos États ne sont plus à même de réguler l’économie, de s’interposer entre capital et travail ? Que devient un capitalisme sans interlocuteurs ?</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://rome-vatican.blogs.la-croix.com/le-capitalisme-est-il-dorigine-catholique-reflexions-a-litalienne/2011/03/02/">La Croix.com</a></p>
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		<title>Socialisme et libre-échangisme : un même destin ?</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/03/05/socialisme-et-libre-echangisme-un-meme-destin/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Mar 2011 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Combat des idées]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le socialisme a achoppé au XXème siècle sur le nationalisme. Il n’avait pas compris en effet que les solidarités nationales étaient plus fortes et plus ancrées dans l’inconscient collectif des peuples, que les solidarités de classes. La guerre de 1914 sonne le glas de cette erreur d’analyse, avec l’assassinat symbolique de Jean Jaurès. L’internationalisme prolétarien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/bisousnours_3.gif"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/bisousnours_3.gif" alt="" title="bisousnours_3" width="120" height="147" class="alignleft size-full wp-image-13271" /></a>  <strong>Le socialisme a achoppé au XXème siècle sur le nationalisme. Il n’avait pas compris en effet que les solidarités nationales étaient plus fortes et plus ancrées dans l’inconscient collectif des peuples, que les solidarités de classes. La guerre de 1914 sonne le glas de cette erreur d’analyse, avec l’assassinat symbolique de Jean Jaurès.</strong></p>
<p>L’internationalisme prolétarien suivra le même chemin : l’utopie de la révolution mondiale cèdera le pas à la construction du socialisme dans un seul pays. Partout dans le monde, les communismes, pour se maintenir, deviendront des nationalismes farouches.</p>
<p>Au XXIème siècle le libéralisme risque de connaître une évolution de même nature : il est en effet en train d’achopper partout sur le sentiment identitaire et le réveil des peuples.</p>
<p><strong>Un « one world » sous direction américaine</strong><br />
En effet, le libéralisme ne s’est pas maintenu dans la sphère économique nationale. Après sa rencontre avec le messianisme anglo-saxon au XXème siècle il est devenu à son tour une idéologie, qui prétend détenir la recette indépassable du bonheur sur terre et dont il faut par conséquent imposer au monde entier les solutions miraculeuses : l’abolition des frontières et la libre circulation mondiale des capitaux, des marchandises et des hommes, censées produire des effets bénéfiques pour tous.</p>
<p>La mise en œuvre de ces politiques libre-échangistes débouchant sur le projet d’une gouvernance mondiale unifiée, un « one world », sous direction du grand frère américain.</p>
<p>Mais le fait que ce projet soit porté par des institutions internationales prestigieuses et des hommes en costume trois pièces sur tous les continents, ne doit pas cacher qu’il s’agit d’une utopie ; comme le socialisme internationaliste, avec lequel il partage d’ailleurs beaucoup de préjugés : en particulier sa croyance en la possibilité d’une unification du genre humain.<span id="more-13270"></span></p>
<p><strong>La super-classe mondiale dans le rôle d’avant-garde révolutionnaire</strong><br />
L’utopie libre-échangiste se heurte par conséquent au réel et dérape de plus en plus.</p>
<p>D’abord, sa mise en œuvre s’effectue contre la volonté des peuples.</p>
<p>En effet, elle suppose de déconstruire toutes les protections nationales et les spécificités culturelles, comme autant d’obstacles au fonctionnement harmonieux du marché mondial. C’est donc une révolution imposée d’en haut, par la superclasse mondiale, qui, comme les bolcheviks d’hier, joue le rôle d’avant-garde révolutionnaire qui prétend faire le bien des gens malgré eux et, en cas de résistance, qui use de la violence pour parvenir à ses fins.</p>
<p>C’est un renversement, puisque le libéralisme rimait jusqu’ au siècle dernier avec la démocratie, c’est à dire le consentement du peuple.</p>
<p>En témoigne par exemple la façon dont a été déconstruit le marché commun et mise en place l’Union Européenne : une prétendue constitution imposée, par différents subterfuges, aux peuples qui l’ont rejetée. Le père spirituel de cette Europe-là, Jean Monnet, ne s’est d’ailleurs jamais présenté à une seule élection, ce qui est significatif.</p>
<p>La plus grande part des « révolutions » imposées aux peuples européens se sont faites sans leur consentement politique explicite : la révolution des mœurs, la mise en place de l’immigration de peuplement ou l’islamisation n’ont jamais figuré dans les programmes électoraux soumis au suffrage !</p>
<p><strong>L’arme médiatique, violence spirituelle contre les peuples</strong><br />
En outre, la mise au pas libre-échangiste des peuples ne se fait pas sans violence et le « doux commerce » ne répugne ni au chantage économique ni à la guerre, comme jadis le commodore Perry forçait le Japon à s’ouvrir au commerce étranger avec la menace de son artillerie de marine.</p>
<p>On ne peut oublier aussi que l’oligarchie use sans vergogne de l’arme médiatique, – une forme de violence spirituelle contre les peuples, car il s’agit d’imposer la vue du monde américaine à tous et de réduire au silence les dissidents – pas plus que partout les libertés publiques – en particulier la liberté de penser – vont en se réduisant.</p>
<p>Le libre-échangisme apparaît de plus en plus comme une contrainte et une violence faite aux peuples. Cela signifie qu’il perd chaque jour un peu plus sa légitimité politique.</p>
<p><strong>L’utopie libre-échangiste : violence et souffrance</strong><br />
Ensuite, l’utopie libre-échangiste est non seulement une violence, mais également une souffrance pour les peuples.</p>
<p>Comme pour le communisme, le problème du libre–échangisme est celui de la transition : car en cible, tout va très bien dans le meilleur des mondes possibles.</p>
<p>L’accès au paradis de la société sans classe suppose malheureusement de passer d’abord par la case « dictature du prolétariat », c’est à dire du Parti unique.</p>
<p>L’accès à l’abondance par le marché mondial suppose malheureusement de passer par la case « ajustement social et économique permanent ». Plus la dérégulation se veut mondiale, plus dur est l’ajustement.</p>
<p>Cette souffrance est de même nature que celle que la révolution industrielle a engendrée au XIXème siècle et qui a d’ailleurs donné naissance au socialisme par réaction : seulement, elle est désormais mondiale et cela la fait changer d’amplitude.</p>
<p>Bien sûr, l’oligarchie surprotégée ignore cette souffrance : pire, elle lui trouve même des vertus insoupçonnées.</p>
<p>Elle ignore la souffrance des Européens qui perdent leur emploi et leur statut social, qui n’ont pas du tout la possibilité de changer de vie pour aller travailler en Chine ou en Inde et qui découvrent qu’ils sont devenus jetables.</p>
<p>Elle ignore la souffrance des populations d’Afrique ou d’Asie, entassées dans les villes champignons pour travailler pour l’exportation. L’oligarchie ne voit, elle, que des « rigidités » incongrues du marché du travail, obstacle à la « mondialisation heureuse » chère à M.Strauss-Kahn.</p>
<p>Elle ignore la souffrance de ceux qui subissent l’installation du communautarisme ou de l’Islam près de chez eux et qui n’ont pas les moyens de s’échapper en habitant dans des quartiers protégés ou en plaçant leurs enfants dans des écoles de luxe. Elle estime, au contraire, que l’immigration et le métissage des cultures sont une chance pour l’Europe et un enrichissement.</p>
<p>Elle ignore la souffrance des victimes de la délinquance : elle ne voit que la progression des droits de l’homme en prison et l’heureuse suppression de la peine de mort.</p>
<p><strong>« Mac-monde », « globish » américanisation et marchandisation</strong><br />
Elle ignore la souffrance de ceux qui voient disparaître leurs traditions, leurs croyances, leur culture, sacrifiées sur l’autel du « mac-monde », du « globish » et de l’américanisation. Elle n’y voit qu’une libération et la fin de l’obscurantisme.</p>
<p>Elle ignore la souffrance existentielle que provoque la marchandisation de la vie, la soumission de tout au seul intérêt économique individuel : les désespoirs, la destruction des solidarités, l’implosion des familles, la dénatalité, la consommation exponentielle de drogues et de tranquillisants. Elle ne voit qu’une heureuse modernisation.</p>
<p>Ce discours de l’oligarchie est non seulement ridicule, il devient odieux à un nombre croissant d’hommes.</p>
<p><strong>Du désespoir à la révolte ?</strong><br />
Tel l’astronome tombé dans un puits de la fable, l’oligarchie, la tête dans les étoiles de la mondialisation, ne voit pas que la combinaison de la souffrance et de la violence forment ici et maintenant un cocktail explosif qui a pour nom, non plus désespoir , mais révolte.</p>
<p>La montée en puissance de l’Islam partout dans le monde a donné le ton : elle traduit en effet avant tout un rejet de la prétention occidentale et singulièrement américaine à imposer son mode de vie et ses « valeurs » au reste du monde. C’est une première résistance, de taille, puisque l’Islam a une vocation universelle, qu’il s’est installé au cœur des pays occidentaux et qu’il sait se défendre.</p>
<p>L’affirmation de la Chine et des pays émergents comme puissances mondiales indépendantes est le second signe : le monde sera multipolaire et non pas gouverné par les anglo-saxons libéraux comme feint encore de le croire l’oligarchie occidentale.</p>
<p><strong>L’échec mondial du métissage des hommes et des cultures</strong><br />
Le troisième signe est l’échec mondial du métissage des hommes et des cultures.</p>
<p>« L’intégration » ne fonctionne nulle part, car les peuples et les identités font partout de la résistance. Les communautés toujours renaissent et finissent par s’affronter. L’utopie du métissage ne fonctionne d’ailleurs pas non plus aux Etats Unis, qui se débattent depuis l’origine avec le problème noir, malgré la vision bisounours qu’en donne le système médiatique.</p>
<p>Depuis que l’immigration planétaire met en présence sur un même territoire des peuples différents et que la société multiculturelle apparaît de plus en plus multi-conflictuelle, on se remet à prendre conscience de l’utilité des frontières.</p>
<p>Le libre–échangisme cosmopolite achoppe sur cette réalité, car comme le socialisme, il est fondé sur une anthropologie fantaisiste, celle de l’homme comme cire vierge malléable à volonté par l’éducation ou par le marché.</p>
<p><strong>La montée du « populisme »</strong><br />
Le dernier signe correspond à ce que les médias occidentaux nomment avec mépris « populisme » : c’est à dire la prise de conscience politique par les occidentaux eux mêmes, de la catastrophe dans laquelle l’oligarchie les a précipités. Il est d’ailleurs symbolique que ce mouvement touche le cœur du système aussi : c’est-à-dire les Etats-Unis, avec ce que l’on nomme aujourd’hui le mouvement des Tea party.</p>
<p>Le populisme se développe dans les pays occidentaux, pour la raison que les autochtones d’origine européenne découvrent qu’ils sont à long terme les perdants du système qui s’est mis en place.</p>
<p>Le libre-échangisme prétend avoir découvert le gagnant-gagnant, le jeu où tout le monde empocherait la mise. Comme les rues toujours en pente et les cornes d’abondance toujours pleines. Mais les autochtones d’origine européenne en doutent de plus en plus.</p>
<p>En particulier, ceux de l’Union européenne : ils connaissent une croissance molle, le chômage, la désindustrialisation, l’immigration, les crises financières et les hausses d’impôts. Ils voient même remettre en cause leurs systèmes de protection sociale, fruit d’une histoire sociale centenaire et des sacrifices de leurs parents, sur l’autel de la compétitivité. Ils n’ont pas le sentiment de faire partie des gagnants.</p>
<p>Comme le marxisme pour les citoyens soviétiques à la fin de l’URSS, le discours libre-échangiste est en train de perdre rapidement sa crédibilité. C’est encore une langue que l’on parle, par conformisme, par intérêt ou par peur de la police de la pensée, mais le cœur n’y est plus.</p>
<p>Les partisans de la liberté économique doivent redécouvrir que les peuples existent. Sinon la révolte que l’on sent poindre les emportera.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.polemia.com/article.php?id=3459">Michel Geoffroy &#8211; Polémia</a></p>
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		<title>&#171;&#160;RÉDUIRE LES ETATS À UN STATUT QUASI COLONIAL&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 07:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 29 mai 2005, 55% des Français disent non au référendum sur la constitution européenne, affirmant vouloir une Europe sociale. Leur avis n’a jamais été écouté. Pacte de compétitivité, semestre européen, sommet pour un &#171;&#160;dipositif de réponse à la crise&#160;&#187;, stress test pour les banques&#8230;Les technocrates et poltiques européens multiplient les interventions pour &#171;&#160;contrecarrer la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/MANIF-28-oct-MLT-25.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/MANIF-28-oct-MLT-25.jpg" alt="" title="MANIF 28 oct MLT (25)" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-13236" /></a>  <strong>Le 29 mai 2005, 55% des Français disent non au référendum sur la constitution européenne, affirmant vouloir une Europe sociale. Leur avis n’a jamais été écouté. </p>
<p>Pacte de compétitivité, semestre européen, sommet pour un &laquo;&nbsp;dipositif de réponse à la crise&nbsp;&raquo;, stress test pour les banques&#8230;Les technocrates et poltiques européens multiplient les interventions pour &laquo;&nbsp;contrecarrer la crise&nbsp;&raquo;.</strong> Mais derrière des terminologies confuses pour les citoyens se met en place un système qui va poser les budgets des pays sous contrôle de Bruxelles et contraindre à l&#8217;austérité. Dès lors, une Europe sociale va devenir plus en plus difficile. Zoom sur un semestre Europpéen.</p>
<p>« Le semestre européen » : cette formule obscure cache un dispositif qui ferait passer les craintes des anti-Maastrich pour des bluettes. Il s’agit ni plus ni moins d’une mécanique permettant à l’Europe, via sa commission et Ecofin qui rassemble les ministres des finances, d’avoir une influence réelle sur les choix budgétaires des pays et donc de leur politique. <span id="more-13235"></span></p>
<p>L’idée est formulée en mai dernier. Le contexte de 2010 est celui d’une crise des finances publiques faisant suite à la crise financière. Les portefeuilles des Etats sont au plus mal puisque le transfert de la dette privée est venu peser sur la dette publique – suite à l’engagement des pays à sauver les systèmes financiers –, que les rentrées fiscales sont médiocres et que les dépenses publiques sont forcément en hausse. La Commission européenne propose donc de créer un outil de coordination des politiques économiques, outil prénommé « semestre européen ». Car durant les six premiers mois de l’année, avis et rapports vont permettre de définir les priorités européennes en amont des budgets nationaux, les six derniers mois, les pays devront les transcrire dans leurs budgets sous peine de… sanctions pouvant aller jusqu’à des amendes !</p>
<p><strong>« Une souveraineté budgétaire menacée »</strong><br />
Bien sûr, quelques voix s’opposent ou, a minima, posent des bémols. Ainsi le club de réflexion Notre Europe de Jacques Delors, que l’on ne saurait suspecter d’europhobie, pointe que le dispositif est « trop centré » sur les sanctions au détriment d’un volet incitatif « cruellement manquant ». Si officiellement, cette coordination des politiques économiques vise le double objectif de stabilité et de croissance, le club europhile note « la primauté de la première via une discipline budgétaire ». Enfin, il déplore l’absence de dialogue avec les « partenaires sociaux », alors même que cela va impacter les dépenses publiques y compris sociales et que cela inclut des éléments du modèle social comme la protection, le contrat de travail, les salaires, etc. </p>
<p>Le ton est encore policé. Il faut aller du côté du Front de gauche pour voir dénoncer clairement « une souveraineté budgétaire menacée », « un dispositif imposé en catimini », et « un principe républicain attaqué ». Explicite aussi, la formule de John Monks, président de la Confédération européenne des syndicats (CES) : un système qui pourrait « réduire les Etats membres à un statut quasi colonial ». </p>
<p><strong>La feuille de route de l’Europe pour les budgets 2012</strong><br />
Toujours est-il que le paquet cadeau passe comme une lettre à la poste : en septembre, les ministres des finances l’adoptent, le Conseil européen valide le tout en octobre et c’est parti ! C’est ainsi que 2011 inaugure l’aventure.<br />
Dès le 12 janvier dernier, la commission européenne assure son premier travail : un rapport « éclairé » sur les enjeux économiques pour l’année à venir qui devront mobiliser et orienter tous les budgets nationaux. Dire que le ton est celui de la rigueur serait un euphémisme. La baisse des déficits doit être encore plus forte, les dépenses publiques doivent aller prioritairement à la recherche, l’innovation, l’éducation et l’énergie. Une augmentation des impôts est d’ores et déjà annoncée avec, en prime, la méthode : fiscalité indirecte et élargissement de la base d’imposition plutôt que la fiscalité directe et l’augmentation des taux. Le système des retraites doit être encore réformé, avec notamment une « réduction des retraites anticipées » et « un développement de l’épargne privée complémentaire ». Les allocations chômage doivent être « revues », avec « la conception de prestations pour favoriser le retour au travail » avec « une aide limitée dans le temps et des conditions liant plus étroitement la formation et la recherche d’un emploi aux prestations ». Et cerise sur le gâteau, la commission européenne suggère que « les Etats réduisent la surprotection des travailleurs bénéficiant de CDI ». </p>
<p><strong>« Dénué de tout fondement démocratique »</strong><br />
Ce rapport va donc donner lieu à un avis d’Ecofin qui ira nourrir le projet de budget de chaque pays avant de revenir être jugé par Bruxelles pour une dernière étape de remise au pas des récalcitrants. Restera alors 6 mois pour que les gouvernements puissent faire croire à leurs administrés qu’ils tiennent encore la barre.<br />
Dans cette parodie de « coordination », nul n’est besoin de préciser que les budgets des pays seront désormais appréciés par des institutions n’ayant aucune légitimité populaire. Ce qui explique la sortie récente de Pervenche Berès, présidente PS de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, suite à la feuille de route de la commission européenne : « un changement profond du pacte social entre les citoyens européens et leurs gouvernements dénué de tout fondement démocratique ». </p>
<p>Décryptage Angélique Schaller &#8211; <a href="http://www.lamarseillaise.fr/le-fait-du-jour/r-duire-les-etats-un-statut-quasi-colonial.html">La Marseillaise</a></p>
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		<title>Les capétiens à l&#8217;œuvre</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Famille de France]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous étions un peu plus d&#8217;une centaine ce vendredi 25 février dans une salle de l&#8217;ASIEM, pour écouter, à l&#8217;invitation de l&#8217;association&#160;&#187; Gens de France&#160;&#187;, le duc de Vendôme lui même venu nous exposer les qualités de &#171;&#160;management&#160;&#187; des rois Capétiens. J&#8217;avoue avoir un peu souffert au début quand il s&#8217;est agit pour notre Prince [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/03/DownloadedFile.jpeg" alt="" title="DownloadedFile" width="82" height="122" class="alignleft size-full wp-image-13215" /></a>  <strong>Nous étions un peu plus d&#8217;une centaine ce vendredi 25 février dans une salle de l&#8217;ASIEM, pour écouter, à l&#8217;invitation de l&#8217;association&nbsp;&raquo; Gens de France&nbsp;&raquo;, le duc de Vendôme lui même venu nous exposer les qualités de &laquo;&nbsp;management&nbsp;&raquo; des rois Capétiens.</strong></p>
<p>J&#8217;avoue avoir un peu souffert au début quand il s&#8217;est agit pour notre Prince de se représenter la France comme une entreprise. Cela ressemblait trop à la vision giscardienne qui nous avait tant déplue quand le technocrate centriste accéda à la fonction suprême.<span id="more-13214"></span></p>
<p>Puis, j&#8217;ai compris au fur et à mesure du déroulement de l&#8217;exposé que notre prince qui souhaite s&#8217;adresser aux chefs d&#8217;entreprise et aux décideurs, utilisait ce subterfuge pour montrer qu&#8217;en terme de compétences, les Capétiens possédaient un savoir faire irremplaçable concernant  la France qu&#8217;ils avaient construite en huit siècles, excusez du peu. Il rappela avec bonheur les fonctions Régaliennes et le principe de subsidiarité qui est la meilleure façon de gérer les ressources humaines. il parla de transmission d&#8217;héritage, de respects des fondateurs et de la nécessité de poursuivre le travail entrepris par les générations précédentes, de gérer en bon père de famille. Il utilisa le langage de la gestion d&#8217;entreprise qu&#8217;il connait bien professionnellement pour mieux le dépasser et faire entrevoir l&#8217;autre réalité plus largement politique qui découle de ce mode de raisonnement.</p>
<p>La conclusion éclata comme une déclaration politique tout à fait bienvenue, car de nature à lever les éventuels doutes entretenus par quelques grincheux, concernant la vocation du prince.</p>
<p>Il annonça tout simplement que la famille royale dont il était le représentant , était certainement la mieux placée pour traiter des problèmes de la France qu&#8217;elle connaissait bien pour l&#8217;avoir construite.</p>
<p>En cette période d&#8217;agitation pré-électorale, il est bon de savoir que nous avons un prince qui pense à la France et qui attend son heure.</p>
<p>Olivier Perceval</p>
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		<title>Des chiffres et des lettres</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 07:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Barbarie]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<title>Contre les banksters, l&#8217;Islande montre la voie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 07:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Il y aura donc le 9 avril un nouveau référendum Icesave ! … dont le résultat sera évidemment très important, tant pour la vie économique, que pour la cohésion sociale du pays. Mais d’ores et déjà, le choix du Président Ólafur Ragnar Grímsson et ses attendus mettent les institutions en question. Ceci au moment même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/DownloadedFile19.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/DownloadedFile19.jpeg" alt="" title="DownloadedFile" width="133" height="67" class="alignleft size-full wp-image-13067" /></a>  <strong>&laquo;&nbsp;Il y aura donc le 9 avril un nouveau référendum Icesave !<br />
… dont le résultat sera évidemment très important, tant pour la vie économique, que pour la cohésion sociale du pays. Mais d’ores et déjà, le choix du Président Ólafur Ragnar Grímsson et ses attendus mettent les institutions en question. Ceci au moment même où l’Assemblée Constituante, qui pourrait apporter des réponses aux questions posées est empêchée de se réunir en l’état !&nbsp;&raquo; </strong></p>
<p>Icesave :<br />
Tout en reconnaissant la qualité de l’accord, le fait que cette fois il a été voté à l’Alþingi à une large majorité (44 pour, 16 contre et 3 abstentions au dernier tour intervenu le 16 février), le Président estime, à l’occasion d’une conférence de presse1 tenue le 20 février qu’il doit être soumis à référendum, comme l’a été le précédent. Choix cohérent mais risqué. Si les sondages indiquent que plus de 60% des sondés approuvent l’accord, des changements restent possibles. En cas de « non », Britanniques et Néerlandais ont déjà prévenu qu’il n’y aurait pas de quatrième accord ; seule restera possible la voie contentieuse, longue et aléatoire ! <span id="more-13066"></span></p>
<p>De plus, avant même les travaux de l’Assemblée Constituante, et peut-être pour les influencer, Ólafur Ragnar Grímsson donne de la Constitution, en introduction à son communiqué, une interprétation personnelle : « le pouvoir législatif appartient à l’Alþingi, sauf si le Président décide de saisir le peuple. Alors l’Alþingi et le peuple exercent ensemble le pouvoir législatif, mais la décision finale appartient à ce dernier.»</p>
<p>De fait le paragraphe 1 de la constitution comprend à ce propos 2 articles :<br />
« 1 – l’Islande est une république avec un gouvernement responsable devant le Parlement,<br />
2 – le Parlement et le Président de la République partagent le pouvoir législatif. Le Président<br />
et les institutions désignées par cette constitution et d’autres lois partagent le pouvoir exécutif. Le pouvoir judiciaire est exercé par les juges. »<br />
L’association de ce texte et de l’introduction citée plus haut signifie-t-elle que le Président s’est donné le pouvoir de choisir entre le Parlement et le « peuple » ?</p>
<p>Les attendus de sa décision sont les suivants :<br />
1. 30 députés (sur 63) ont voté en faveur de la motion demandant un référendum,<br />
2. la pétition qu’il a reçue comporte près de 40000 signatures3,<br />
3. les sondages montreraient qu’une majorité d’Islandais souhaite avoir le dernier mot sur<br />
ce sujet.</p>
<p>Où le Président Ólafur Ragnar désavoue une nouvelle fois le gouvernement, mais aussi l’Alþingi qui a rejeté, à une courte majorité certes, une motion demandant un référendum. Le scrutin est fixé au 9 avril. Il n’y avait pas eu de campagne électorale pour le scrutin de mars 2010, tant semblaient embarrassés les dirigeants politiques, même ceux qui avaient soutenu le projet de référendum ; y en aura-t-il une cette fois ?</p>
<p>Les réactions immédiates sont intéressantes : Le gouvernement ne cache pas sa consternation. Jóhanna, Premier Ministre et Steingrímur, Ministre des Finances, Président de la Gauche Verte, se disent surpris, et soulignent que le vote du Parlement était sans ambiguïté.</p>
<p>Dans l’opposition, Sigmundur Davið Gunnlaugsson, Président du Parti du Progrès, triomphe. Quant à Bjarni Benediktsson, Président du Parti de l’Indépendance, il approuve le recours au référendum, mais regrette que la décision n’ait pas été prise par le Parlement, laissant ainsi, selon lui, le Président de la République faire évoluer les institutions dans un sens nouveau.</p>
<p>On voit en effet apparaître, à coté du fonctionnement parlementaire classique, qui a été jusqu’à présent celui de l’Islande, une orientation vers plus de démocratie directe, mais surtout un rôle nouveau du Président, élu rappelons-le au suffrage universel, allant dans le sens d’un fonctionnement présidentiel. La nouvelle assemblée constituante saura-t-elle proposer une réponse ?&nbsp;&raquo;<br />
Michel Sallé &#8211; Chronique islandaise &#8211; février 2011 &#8211; <a href="http://www.france-islande.com/v2/">Association France-Islande</a></p>
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		<title>L’euro, grand perdant des législatives irlandaises</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 07:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Un non franc et massif à Bruxelles et Francfort Les élections législatives irlandaises ont paradoxalement très peu attiré l’attention alors que l’avenir de la monnaie unique se joue peut-être ici. Les partis qui vont former le gouvernement ont en effet promis de renégocier le « plan d’aide » européen. Un bras de fer décisif devrait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/ireland-euro.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/ireland-euro.jpg" alt="" title="ireland-euro" width="460" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13089" /></a>  <strong>Un non franc et massif à Bruxelles et Francfort</strong></p>
<p><strong>Les élections législatives irlandaises ont paradoxalement très peu attiré l’attention alors que l’avenir de la monnaie unique se joue peut-être ici. Les partis qui vont former le gouvernement ont en effet promis de renégocier le « plan d’aide » européen. Un bras de fer décisif devrait commencer.</strong></p>
<p><strong>Une révolte démocratique</strong><br />
Nous ne sommes pas encore dans la situation de l’Islande, mais l’Irlande devient un nouveau foyer de trouble pour la zone euro. En effet, le Fianna Fail au pouvoir a connu une déroute historique, puisqu’il devrait passer de 73 sièges (sur 166) à seulement 20. La majorité devrait être composée du Fine Gael (36% des voix, 72 sièges) et du Labour (20% des voix, 38 sièges contre seulement 20 auparavant). Ces deux partis ont promis une renégociation des termes du plan négocié à l’automne.</p>
<p>Ceci démontre la révolte du peuple Irlandais contre les conditions de cette aide, très mal acceptées. En effet, la population compare sa situation avec celle de l’Islande, qui a choisi de ne pas sauver ses banques et de ne pas suivre les recommandations de la communauté internationale avec succès, comme le reconnaît Paul Krugman. Les Irlandais ont l’impression qu’ils paient pour sauver les banques continentales qui avaient contribué à la bulle des quinze dernières années.</p>
<p><strong>Une situation très instable</strong><br />
Du coup, on peut anticiper un beau bras de fer entre le nouveau gouvernement Irlandais et l’Union européenne sur la renégociation du plan de soutien. La nouvelle équipe au pouvoir ne pourra pas se contenter de concessions a minima sous peine de perdre immédiatement la confiance des électeurs (ce qui pourrait également provoquer l’explosion de la coalition), mais les instances européennes ne seront guère partantes car cela pourrait pousser la Grèce à faire de même.</p>
<p>En outre, il n’est pas évident que l’Allemagne accepte une restructuration qui serait sans doute très critiquée par des médias aujourd’hui déjà échaudés par la perspective d’avoir un Italien à la tête de la BCE. Pire, la banque centrale irlandaise crée actuellement de la monnaie pour aider ses banques (outre la recapitalisation par le gouvernement) car l’argent fuit le pays (comme en Argentine avant 2002). En résumé, la situation est totalement explosive, tant économiquement que politiquement.</p>
<p>Bref, les plans « d’aide » européens ont seulement permis de gagner du temps et de réduire la pression sur les marchés. Mais rien n’est réglé car les capitaux fuient toujours la Grèce et l’Irlande et les peuples de ces deux pays contestent de plus en plus les plans. Quels seront les prochains ?</p>
<p style="text-align: right;">Laurent Pinsolle &#8211; <a href="http://www.causeur.fr/leuro-grand-perdant-des-legislatives-irlandaises,8814">Causeur</a></p>
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		<title>La dation ratée et le Marché de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 07:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[Claude Berri n&#8217;était pas qu&#8217;un cinéaste, c&#8217;était aussi un collectionneur. A sa mort, et pour alléger des frais de succession importants, ses deux fils avaient entamé une procédure de dation en faveur du Centre Pompidou. Mais la logique du Marché, impitoyable, l&#8217;a emporté : mercredi soir, le site internet du « Journal des Arts » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Claude Berri n&#8217;était pas qu&#8217;un cinéaste, c&#8217;était aussi un collectionneur. A sa mort, et pour alléger des frais de succession importants, ses deux fils avaient entamé une procédure de dation en faveur du Centre Pompidou. Mais la logique du Marché, impitoyable, l&#8217;a emporté : mercredi soir, le site internet du « Journal des Arts » annonçait que les fils, dont le cinéaste Thomas Langman, s&#8217;étaient rétractés « pour vendre les oeuvres au Qatar pour une somme de 50 % supérieure à l&#8217;offre de l&#8217;Etat français »&#8230;</strong></p>
<p>Plusieurs remarques : 1. il peut paraître dommage que des œuvres détenues par des collectionneurs français soient ainsi dispersées vers des pays dont la stabilité n&#8217;est peut-être pas certaine pour les années à venir, au regard des événements actuels dans le monde arabe&#8230;<span id="more-12944"></span></p>
<p>2. Cela étant, cela souligne aussi combien le marché de l&#8217;art est aujourd&#8217;hui « en pleine forme », au risque de créer de véritables « bulles spéculatives » qui risquent bien, comme les autres, d&#8217;éclater un jour ou l&#8217;autre.</p>
<p>3. Les fils de Berri font preuve d&#8217;ingratitude à l&#8217;égard de l&#8217;Etat et des contribuables français qui, à maintes reprises, ont participé aussi au financement des films qui ont fait la renommée et la fortune de leur père, et la leur, par contrecoup&#8230;</p>
<p>Il ne sert à rien de s&#8217;indigner même s&#8217;il est évident que l&#8217;attitude des fils Berri n&#8217;est guère honorable et qu&#8217;elle prouve que l&#8217;appât du gain est parfois plus fort que le sentiment d&#8217;appartenance à une communauté d&#8217;intérêts nationale, ce qui ne surprend pas vraiment quand on connaît l&#8217;état d&#8217;esprit des « élites » contemporaines, plus soucieuses de leurs profits que de leurs devoirs civiques&#8230;</p>
<p>L&#8217;Etat a, de toute façon, quelques moyens (fiscaux, par exemple) pour tirer un certain profit de cette transaction privée et il serait dommage qu&#8217;il n&#8217;en fasse pas usage&#8230; D&#8217;autre part, que quelques œuvres contemporaines changent de mains et quittent le territoire permet, après tout, de faire de la place pour de nouvelles oeuvres et de nouveaux artistes, en particulier français ou vivant en France, et il me semble que la France, « mère des arts » comme on le disait jadis, ne doit pas se cantonner à être un musée : elle doit permettre la création, la susciter, en toute liberté, en donnant leur chance à de jeunes artistes prometteurs, par exemple en leur dédiant des espaces de création où ils pourraient travailler à l&#8217;aise. Cela ne doit pas être une obligation, juste une possibilité : je connais quelques peintres et sculpteurs qui seraient ravis de disposer d&#8217;ateliers pour s&#8217;exprimer&#8230;</p>
<p>De plus, nos musées eux-mêmes ont les caves pleines de tableaux, de scuptures, d&#8217;oeuvres multiples et variées, qui, au lieu de s&#8217;entasser sans profit (ni pour les amateurs d&#8217;art ni pour les institutions elles-mêmes&#8230;), seraient susceptibles de « vivre leur vie d&#8217;oeuvre » chez des particuliers ou dans des établissements privés (ou publics, d&#8217;ailleurs), français ou étrangers. Il y a là, sans attenter au patrimoine culturel national, de quoi remplir quelques caisses aujourd&#8217;hui bien vides de l&#8217;Etat, et financer de nouveaux projets, de nouvelles initiatives publiques, sociales, industrielles, etc.</p>
<p>L&#8217;affaire de la succession Berri doit, au lieu de mobiliser le chœur des pleureuses, ouvrir quelques pistes de réflexion, et il me semble utile de tirer profit, pour l&#8217;Etat, de cette « folie » du Marché de l&#8217;art tant qu&#8217;elle peut rapporter encore quelques véritables avantages à notre pays&#8230; Cynisme de ma part ? Non, juste la volonté de « chevaucher le tigre », tout simplement, c’est-à-dire de saisir des opportunités sans se leurrer sur la réalité économique (voire culturelle, parfois) du Marché de l’art&#8230; Cela ne veut pas dire qu&#8217;il faudrait « tout vendre », mais simplement faire un heureux tri sans oublier que notre patrimoine mobilier n&#8217;est pas « immobile », et que c&#8217;est tant mieux ! Après tout, vendre les colonnes de Buren (sises au Palais Royal à Paris) à quelque magnat du pétrole oriental aurait été plus intéressant et plus profitable que de financer à hauteur de 14 millions d’euros leur restauration récente…</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://jpchauvin.typepad.fr/jeanphilippe_chauvin/2011/02/la-dation-ratée-et-le-marché-de-lart.html">Jean-Philippe Chauvin</a></p>
<p><strong>Commentaire de l&#8217;AF :</strong> Nous émettons les plus graves réserves sur la proposition, inspirée de Michel de Poncins, et par ailleurs contradictoire, de &laquo;&nbsp;<em>remplir quelques caisses aujourd&#8217;hui bien vides de l&#8217;Etat, et financer de nouveaux projets, de nouvelles initiatives publiques, sociales, industrielles, etc.</em>&nbsp;&raquo; en  vendant le patrimoine national à l&#8217;étranger, puisqu&#8217; il s&#8217;agirait de faire &laquo;&nbsp;« <em>vivre leur vie d&#8217;œuvre </em>» [sic] chez des particuliers ou dans des établissements privés (ou publics, d&#8217;ailleurs), français ou étrangers&nbsp;&raquo; à des œuvres détenues par nos musées&#8230; &laquo;&nbsp;sans attenter au patrimoine culturel national&nbsp;&raquo; ! Nous attendons que Jean-Philippe Chauvin nous explique comment (d&#8217;autant que les colonnes de Buren ne sont pas dans des caves). Arrêtons de croire qu&#8217;on ne trouvera de l&#8217;argent qu&#8217;en s&#8217;attaquant aux richesses accumulées par nos devanciers. Comme l&#8217;écrivait Maurras, la démocratie ne sait que disperser les trésors accumulés en des temps plus aristocratiques&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rafales de Dassault : Ni en Libye … ni au Brésil avant longtemps</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 07:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense et armées]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Si, compte-tenu de la situation actuelle du pays, la Libye ne devrait pas se porter acquéreur de Rafales de Dassault avant longtemps, et ce malgré des démarches de longue date datant de bien avant 2007 – Patrick Ollier le conjoint de Michèle Alliot-Marie ayant d’ailleurs été très « actif« sur le sujet – le Brésil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/sarkozykadhafi.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/sarkozykadhafi-300x199.jpg" alt="" title="sarkozykadhafi" width="300" height="199" class="alignleft size-medium wp-image-12886" /></a>  <strong>Si, compte-tenu de la situation actuelle du pays, la Libye ne devrait pas se porter acquéreur de Rafales de Dassault avant longtemps, et ce malgré des démarches de longue date  datant de bien avant 2007 – Patrick Ollier le conjoint de Michèle Alliot-Marie ayant d’ailleurs été très « actif«   sur le sujet – le Brésil ne devrait pas être non plus la première référence de l’appareil à l’international.<br />
</strong><br />
Le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, a déclaré mardi à la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie… (décidément nous retrouvons toujours les mêmes …) qu’il ne prendrait pas à court terme de décision sur le choix d’avions de combat.</p>
<p>Raisons invoquées : des raisons budgétaires. Mais même si des démentis officiels ont d’ores et déjà affirmé le contraire, il semblerait que Dilma Roussef, la nouvelle présidente du Brésil préférerait le F-18 de Boeing au Rafale pour équiper son armée de l’air.<span id="more-12885"></span></p>
<p>Dassault Aviation serait pourtant prêt à faire de sacrées concessions, le constructeur ayant ainsi réaffirmé qu’il était prêt à « transférer 100% de l’ensemble des technologies civiles et militaires du Rafale au Brésil » en cas de victoire finale. Les chances que la France remporte l’un des plus gros contrats du monde (environ 6 milliards de dollars), semblent donc s’amenuiser de jour en jour.</p>
<p>Concernant la Libye, rappelons qu’en août 2010, le journal La Tribune annonçait que les industriels français Dassault Aviation, Thales et le fabricant de missiles MBDA, filiale de BAE Systems avaient séjourné à Tripoli durant plus de deux semaines en vue de négocier plusieurs contrats de défense aérienne, dont celui sur le Rafale. Ils étaient alors accompagnés par le général Benoît Puga, chef d’État-major particulier du Président de la République, pour une mission de négociations avec les autorités Libyennes et notamment avec le patron des achats d’armement libyen, le général Abdurahman Ali Alsead.</p>
<p>Dans un premier temps Tripoli aurait projeter d’acheter 14 avions de combat Rafale, ce qui aurait constitué pour Dassault la première vente à l’internationale de son avion de chasse. Un système de défense anti-aérienne non armé aurait été également en négociation, tout comme un projet de modernisation de la marine libyenne, précisait également La Tribune.</p>
<p>Rappelons que l’achat de Rafale par la Libye – sujet débattu notamment lors de la visite de Mouamar Kadhafi à Paris, en décembre 2007 mais  également  avec  Philippe  Douste-Blazy  quand ce dernier  était Ministre des Affaires  étrangères &#8211;  ne s’est pas concrétisé depuis.</p>
<p>En janvier 2007, alors que les rumeurs se faisaient on ne peut plus persistantes sur une vente éventuelle de rafales par Dassault à la Libye, Michèle Alliot-Marie en personne – alors ministre de la Défense &#8211; avait nié qu’un accord imminent de ce type soit en cours d’élaboration. Elle réagissait à un article du Journal du Dimanche publié le week-end précédent, selon lequel Tripoli voudrait acheter entre 13 et 18 Rafale pour un montant évaluée à 2,5 milliards d’euros.</p>
<p>Pourtant, même si Dassault avait également démenti, la Délégation générale pour l’armement (DGA) du ministère français de la Défense avait confirmé en octobre 2006 l’existence de discussions avec la Libye en vue de moderniser les armements libyens, dans le cadre de la coopération de défense renouée entre les deux pays en 2005.</p>
<p>Le dossier revenait alors en force alors que plusieurs articles de presse « osaient » lier le dossier à d’éventuelles guerres quelques peu intestines entre Sarkozy et Chirac. Les commissions associées au contrat pourraient s’avérer être d’une importance encore plus haute que le contrat lui-même compte-tenu des capacités de financement ainsi procurées. Scénario similaire à celui de l’affaire dite de Karachi ?</p>
<p style="text-align: right;">Le Blog Finance -<a href="http://fortune.fdesouche.com/31903-rafales-de-dassault-ni-en-libye-ni-au-bresil-avant-longtemps"> FdeSouche</a></p>
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		<title>EADS perd l&#8217;énorme marché américain des ravitailleurs</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/02/26/eads-perd-lenorme-marche-americain-des-ravitailleurs/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense et armées]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Coup dur pour EADS et pour l&#8217;Europe : le marché des avions ravitailleurs de l&#8217;US Air force revient à Boeing (avec son 767) et non au constructeur européen qui proposait une version modifiée (KC-45) de l&#8217;Airbus A 330. C&#8217;est ce que vient de décider le Pentagone au terme d&#8217;une compétition ouverte depuis près de dix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/930941-1103895.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/930941-1103895.jpg" alt="" title="930941-1103895" width="215" height="144" class="alignleft size-full wp-image-12912" /></a>  <strong>Coup dur pour EADS et pour l&#8217;Europe : le marché des avions ravitailleurs de l&#8217;US Air force revient à Boeing (avec son 767) et non au constructeur européen qui proposait une version modifiée (KC-45) de l&#8217;Airbus A 330. C&#8217;est ce que vient de décider le Pentagone au terme d&#8217;une compétition ouverte depuis près de dix ans. Le contrat d&#8217;un montant estimé à 35 milliards de dollars porte sur 179 appareils.</strong></p>
<p>En 2008, EADS, associé à Northrop, avait remporté le contrat mais une bataille juridique (et politique) a permis de revenir sur cette décision.</p>
<p>En mars 2010, EADS &#8211; qui a dépensé des millions de dollars en vain &#8211; décidait de renoncer à concourir, sachant l&#8217;affaire perdue. Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une intervention du président Sarkozy fasse revenir l&#8217;entreprise sur sa décision&#8230; Fin de partie ? Le choix du Pentagone peut encore faire l&#8217;objet de recours.<span id="more-12911"></span></p>
<p>Cette affaire témoigne de l&#8217;inégalité transatlantique : les Etats-Unis achètent américain&#8230; alors que les Européens achètent américain. Ainsi du ruineux programme d&#8217;avion de combat F-35 (JSF) auquel participe le Royaume-Uni, l&#8217;Italie, le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas. Ainsi des achats sur étagères de missiles antichar pour l&#8217;armée de terre ou le projet d&#8217;acquisition de drones Predator par la France. Et que font les institutions européennes pendant ce temps-là ? Elles font pression sur les Etats pour libéraliser leurs marchés de l&#8217;armement&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Vendredi 25 Février 2011<br />
<a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/EADS-perd-l-enorme-marche-americain-des-ravitailleurs-actualise_a143.html">Jean-Dominique Merchet</a></p>
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		<title>Stoxx lance un indice islamique</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/02/26/stoxx-lance-un-indice-islamique/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 07:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Simple coïncidence ? Alors que le monde arabe est en pleine ébullition, Stoxx lance son premier indice « islamique », Stoxx Europe Islamic Index, accompagné de deux sous-composants baptisés Stoxx Europe Islamic 50 et Euro Stoxx Islamic 50. Trois spécialistes mesurent les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/financeislamique.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/financeislamique-300x130.jpg" alt="" title="financeislamique" width="300" height="130" class="alignleft size-medium wp-image-12880" /></a><strong>Simple coïncidence ? Alors que le monde arabe est en pleine ébullition, Stoxx lance son premier indice « islamique », Stoxx Europe Islamic Index, accompagné de deux sous-composants baptisés Stoxx Europe Islamic 50 et Euro Stoxx Islamic 50.</strong></p>
<p>Trois  spécialistes mesurent les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et respectant la charia. « Le nombre d’opérateurs souhaitant investir conformément à leurs croyances religieuses, ou accompagner les performances de sociétés agissant de manière responsable sur le plan économique, environnemental et social, grandit constamment », indique Hartmut Graf, directeur général du fournisseur d’indices Stoxx, entreprise commune de Six Group et Deutsche Börse.<span id="more-12879"></span></p>
<p>Pour figurer dans l’indice, les règles sont pour le moins strictes et surveillées par un comité indépendant composé de trois spécialistes de la finance islamique. Les actions doivent donc passer deux séries de tests, aussi drastiques l’une que l’autre. Sont tout d’abord exclues les sociétés ayant une importante activité dans plusieurs secteurs : la production de nourriture non-halal, le tabac, l’alcool, les jeux, la publicité, l’hôtellerie, le courtage de l’or et de l’argent, la musique et le divertissement.</p>
<p>Les banques, assurances et institutions financières non-islamiques sont également bannies. Ce premier examen de passage, qui réduit singulièrement la liste des prétendants, est suivi d’un autre tout aussi sévère. Il prévoit que les intérêts du capital et des activités non conformes à la charia ne doivent excéder 5 % du revenu total de la société. En outre, la dette non conforme à la charia ne peut dépasser 33 % des actifs totaux de la société ou de sa capitalisation boursière. (…)</p>
<p style="text-align: right;">Investir via <a href="http://fortune.fdesouche.com/31962-stoxx-lance-un-indice-islamique">FdeSouche</a></p>
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		<title>CAC, c’est reparti comme en 40… A qui profitent les profits ?</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 07:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>

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		<description><![CDATA[D’ici quelques jours, on devrait connaître le montant des profits réalisés par les entreprises du CAC 40 pour l’année 2010. Après la progression de 86% réalisée au premier semestre, nul doute que ces résultats illustreront encore le décalage croissant entre les citoyens et les multinationales. Total avait ouvert le feu le 11 de ce mois, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/golfers.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/golfers-300x182.jpg" alt="" title="golfers" width="300" height="182" class="alignleft size-medium wp-image-12765" /></a>  <strong>D’ici quelques jours, on devrait connaître le montant des profits réalisés par les entreprises du CAC 40 pour l’année 2010. Après la progression de 86% réalisée au premier semestre, nul doute que ces résultats illustreront encore le décalage croissant entre les citoyens et les multinationales.</strong> Total avait ouvert le feu le 11 de ce mois, en annonçant plus de 10 milliards d’euros de bénéfices nets pour l’année et la distribution de 5 milliards d’euros de dividendes. Certes, le record de 2008 n’est pas atteint (13,9 milliards), mais la hausse du prix du baril permet d’espérer approcher ou battre ce record pour l’ensemble de l’année 2011.</p>
<p>BNP Paribas a annoncé cette semaine avoir réalisé un bénéfice net de 7,8 milliards (nouveau record pour le groupe, battant le résultat de 2007 grâce à l’absorption de Fortis). Le résultat opérationnel s’élève à 13 milliards d’euros pour un Produit Net Bancaire de 43,8 milliards, soit une marge opérationnelle proche de 30%. Même si en termes de marges, la BNP n’est pas encore au niveau de performances de 2007, cela montre que les grandes banques se sont vite remises de la crise.<span id="more-12764"></span></p>
<p>Plus globalement, les entreprises du CAC 40 ont vu leurs profits augmenter de 86% au premier semestre pour atteindre à peu près de 42 milliards d’euros et le chiffre attendu sur l’ensemble de l’année 2010 devrait dépasser les 80 milliards. Il est vrai que les profits des 40 premières cotisations françaises a atteint 101 milliards d’euros en 2007 mais il ne faut pas oublier que trois ans avant, en 2004 ces mêmes profits s’élevaient à 57 milliards « seulement ». En clair, dès la première année de sortie de crise, le CAC 40 va réaliser son troisième grand cru de l’histoire derrière ceux de 2007 et 2006.</p>
<p>Une inégalité très problématique</p>
<p>Le décalage entre les multinationales et le reste de la société est extrêmement choquant. Pendant que les sociétés du CAC 40 ont retrouvé croissance, profits et dividendes, le chômage a continué de progresser et les hausses de prix de rogner le pouvoir d’achat des ménages. Bref, les effets de la crise se font lourdement sentir par la grande majorité de la population.</p>
<p>Tout porte à croire que le record de 2007 sera battu dès 2011, voire 2012. Et cela pose plusieurs problèmes. L’Etat venait au secours des multinationales quand elles allaient mal, et n’a pas hésité à s’endetter pour renflouer leurs caisses. Or, ce sont les mêmes banques – aidées hier par les Etats – qui leurs prêtent aujourd’hui de l’argent. Dans ces opérations très profitables les banques trouvent dans la BCE une complice.</p>
<p>On peut – et on doit – se demander si certains profits ne sont pas excessifs. Des marges opérationnelles de 30 ou 40% sont-elles normales dans des secteurs comme la banque ou la pharmacie ? Ne s’agit-il pas d’une rente de position ? En outre, cette logique de course effrénée après les marges qui a poussé Renault – elle aussi aidée par l’Etat – à diviser par deux sa production en France.</p>
<p>Les énormes et rapides profits réalisés par les grandes multinationales sont autant d’indices d’un disfonctionnement majeur de notre organisation économique. Les écarts qui se creusent entre elles et le reste de la société indiquent que la crise sociale est toujours devant nous.</p>
<p style="text-align: right;">Laurent Pinsolle &#8211; <a href="http://www.causeur.fr/cac-c’est-reparti-comme-en-40…,8758">Causeur</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi la survie à long terme de l&#8217;euro est improbable</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/02/25/pourquoi-la-survie-a-long-terme-de-leuro-est-improbable/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 07:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un long entretien à La Tribune, Niall Ferguson, professeur d&#8217;histoire à l&#8217;université de Harvard, porte un regard pessimiste sur l&#8217;Europe. Il se dit certain que les mouvements populistes ont de beaux jours devant eux. Et il s&#8217;interroge sur les effets de la montée en puissance de la Chine. Vous êtes l&#8217;un des premiers à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/jpg3.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/jpg3-300x140.jpg" alt="" title="jpg" width="300" height="140" class="alignleft size-medium wp-image-12799" /></a>  <strong>Dans un long entretien à <a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110215trib000601439/pourquoi-la-survie-a-long-terme-de-l-euro-est-improbable.html">La Tribune</a>, Niall Ferguson, professeur d&#8217;histoire à l&#8217;université de Harvard, porte un regard pessimiste sur l&#8217;Europe. Il se dit certain que les mouvements populistes ont de beaux jours devant eux. Et il s&#8217;interroge sur les effets de la montée en puissance de la Chine.<br />
Vous êtes l&#8217;un des premiers à avoir analysé la crise qui a touché l&#8217;économie mondiale à partir de 2007. Pouvons-nous dire que nous sommes aujourd&#8217;hui sortis de cette crise ?</strong></p>
<p>Le monde a dû faire face une grande dépression. Heureusement, nous avons eu recours à des mesures fiscales et monétaires massives qui nous ont permis d&#8217;en atténuer les effets. Et aujourd&#8217;hui, après ces mesures de soutien excessives, nous avons la gueule de bois. Celle-ci prend la forme d&#8217;une crise de dette souveraine, qui s&#8217;étend chaque fois qu&#8217;un pays est attaqué par les marchés financiers, parce qu&#8217;il trop endetté. Est-ce que cet enchaînement va aller au-delà de la zone euro et traverser l&#8217;Atlantique ou prendre la direction du Japon ? J&#8217;en suis convaincu depuis un petit moment, parce que les déficits ou l&#8217;endettement de ces pays n&#8217;ont rien à envier à ceux que nous surnommons les Pigs, je veux parler du Portugal, de la Grèce, de l&#8217;Irlande ou de l&#8217;Espagne. Voilà pourquoi je m&#8217;attends à un changement significatif de la perception des investisseurs, sur l&#8217;aspect risqué des obligations japonaises ou américaines. Changement qui se traduirait par un mouvement à la hausse des taux d&#8217;intérêt nominaux, avec des conséquences très importantes pour ces pays. C&#8217;est le grand risque que court actuellement l&#8217;économie mondiale, étant donnée la taille des économies japonaise et américaine.<span id="more-12798"></span></p>
<p>Lors du dernier World Economic Forum à Davos, de nombreux intervenants ont insisté sur l&#8217;écart croissant entre la bonne santé des économies émergentes et le marasme des pays industrialisés. Partagez-vous cette analyse?<br />
Sur un plan historique la crise financière est un épiphénomène. Il s&#8217;agit d&#8217;un événement relativement discret qui intervient dans le contexte d&#8217;un déplacement massif du pouvoir économique de l&#8217;Occident vers l&#8217;Orient. En réalité, cette crise n&#8217;a fait qu&#8217;accélérer ce transfert, qui avait débuté bien avant 2007.</p>
<p><strong>Est-ce que dans l&#8217;histoire, le monde a connu de tels transferts de pouvoir?</strong><br />
Si on regarde un peu plus d&#8217;un siècle en arrière, on a connu un phénomène comparable, lorsque les États-Unis et l&#8217;Allemagne ont pris le pas sur la Grande Bretagne dans le palmarès des puissances industrielles. Dans le premier cas, ce changement s&#8217;est fait en douceur, les Etats-Unis doublant la Grande Bretagne dans les années 1870, et cette dernière acceptant très bien sa relégation graduelle d&#8217;un statut de senior à celui de junior dans le cadre d&#8217;un partenariat anglo-américain. En revanche, dans le cas de l&#8217;Allemagne, même si ce pays avait des affinités culturelles avec la Grande Bretagne, le résultat a été un conflit désastreux. Aujourd&#8217;hui, lorsqu&#8217;on se penche sur la relation sino-américaine, on peut se poser des questions. Est-ce que le partenariat économique sino-américain va continuer à exister ? S&#8217;il devait disparaître, par quoi serait-il remplacé ? Par une simple compétition entre deux rivaux, ou par quelque chose de plus sérieux, voire par un conflit?</p>
<p><strong>Quel est votre pronostic? </strong><br />
Je ne suis pas fondamentalement pessimiste et je ne crois pas que nous sommes à l&#8217;aube d&#8217;un nouveau type de guerre froide, ou qu&#8217;un jour éclateront de véritables guerres entre les États-Unis et la Chine. Ce n&#8217;est pas inévitable. Mais parallèlement, si l&#8217;on considère l&#8217;importance de la demande chinoise en matières première, demande qui va aller en s&#8217;amplifiant, et l&#8217;offre mondiale de ces ressources minières ou naturelles, il parait probable qu&#8217;une rivalité va s&#8217;instaurer entre les puissances occidentales et la Chine. Ce ne serait pas une surprenant, dans la mesure où la plupart des grands conflits de l&#8217;ère moderne ont eu pour enjeu des matières premières. Au XVIe et XVIIe, on s&#8217;est battu pour l&#8217;or et l&#8217;argent, au XVIIIe pour le sucre et les épices, au XIXe pour le charbon, au XXe siècle pour le pétrole&#8230;Voilà pourquoi je ne serais pas surpris de voir le partenariat sino-américain, qui remonte à 1972, prendre fin. Et je pense que nous assistons actuellement à sa désintégration.</p>
<p><strong>Vous vous placez dans une perspective de long terme ?</strong><br />
Pas tant que ça. En fait, on entend déjà beaucoup de critiques chinoises sur la politique américaine. Quand j&#8217;étais à Pékin en novembre dernier, les Chinois ne cessaient de taper sur Ben Bernanke pour sa politique monétaire QE2. Sur le plan militaire, la visite à Pékin du Secrétaire à la défense Robert Gates en janvier a été marquée par des signaux très symboliques de la montée en puissance militaire de la Chine. Nous avons déjà des preuves que ce mariage prend l&#8217;eau. La réalité, c&#8217;est que ce qu&#8217;on appelle la Chinamérique se résumait à un mariage économique entre un épargnant et un dépensier et j&#8217;ai toujours pensé que des alliances de cette nature ne durent pas. Passé un certain point, il s&#8217;agit d&#8217;une amitié très illusoire. Et pour des raisons essentiellement économiques, on va surgir des frictions entre les deux puissances.</p>
<p>Au cours de la prochaine décennie, il est peu probable que ces tensions prennent un tour militaire mais sur le plan diplomatique, on voit déjà les Chinois entrain de se positionner dans la région Asie Pacifique. À Séoul par exemple, les Coréens reconnaissent que la Chine est déjà devenue la puissance dominante. Que c&#8217;est le pays avec lequel ils ne veulent pas avoir d&#8217;ennuis. Or Washington n&#8217;a pas encore pris la pleine mesure de ce changement. Sans doute parce qu&#8217;au cours de la dernière décennie, les administrations successives se sont surtout concentrées sur le Moyen Orient et les conflits en Irak et en Afghanistan. Mais au cours de la même période, la Chine a émergé si rapidement, qu&#8217;en termes de PIB calculé en parité de pouvoir d&#8217;achat, la Chine, en y incluant Taïwan et Hongkong a déjà atteint la taille des États-Unis. Et pourtant, les Américains sont toujours persuadés que le partenariat sino-américain est inscrit dans la durée. &laquo;&nbsp;Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d&#8217;eux&nbsp;&raquo;, expliquent les officiels américains. Mais ils se trompent : chaque année, la Chine a de moins en moins besoin des États-Unis. Inversement, les États-Unis ont de plus en plus besoin de la Chine.</p>
<p>La crise de la dette souveraine semble s&#8217;être calmée en Europe, et pourtant vous restez pessimiste. Pourquoi ?<br />
Il y a déjà dix ans, j&#8217;avais annoncé que la zone euro serait une entité instable parce qu&#8217;une union monétaire sans une union fiscale n&#8217;est pas durable. Cette analyse a été validée par la crise. Actuellement, je crois que la situation reste très fragile, et peut aisément se résumer par une question : l&#8217;électeur chrétien-démocrate allemand est-il prêt à accepter un changement institutionnel conduisant à des transferts de revenus de l&#8217;Allemagne vers la périphérie de l&#8217;Europe? La réponse est non ! Jusqu&#8217;à la réunification du pays, il était admis que l&#8217;Allemagne était le financier du processus d&#8217;intégration européenne. Elle devait fournir la première contribution au budget européen : pour la génération d&#8217;Helmut Kohl, il s&#8217;agissait d&#8217;une sorte de réparation après la Deuxième Guerre Mondiale. Les nouvelles générations allemandes ne ressentent pas la même obligation. Ce qui pose un problème majeur, parce que s&#8217;il n&#8217;y a plus personne pour faire des chèques, le processus d&#8217;intégration européenne ne peut pas continuer. En fait, il pourrait même aller à rebours.</p>
<p>Donc le premier problème est cet obstacle politique, Angela Merkel ne peut pas ou ne veut pas expliquer aux citoyens allemands ordinaires pourquoi ils doivent continuer à financer ce processus. Il y aurait pourtant une réponse très simple : si les Allemands refusent de continuer à payer, les banques des Lander allemands vont couler. Car il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une crise de la dette souveraine, mais d&#8217;une crise bancaire, dont l&#8217;épicentre se situe en Allemagne. Mais ce raisonnement échappe complètement à l&#8217;opinion allemande, qui pense qu&#8217;elle travaille dur et doit payer pour ses voisins paresseux.</p>
<p><strong>Pourquoi dites-vous que la construction européenne peut même aller à rebours ?</strong><br />
Nous vivons une période de désintégration économique, qui est très profonde et structurelle. Si vous regardez les coûts unitaires du travail, depuis la création de la zone euro en 1999, vous constatez une divergence, et non une convergence, ce qui est très problématique. Dans la période précédente, on aurait résolu le problème avec des dévaluations dans les pays devenus trop chers. Aujourd&#8217;hui, le seul ajustement possible passerait par des réductions nominales de salaires aux travailleurs Grecs, Irlandais, Portugais ou Espagnols, ce qui semble très difficile.</p>
<p><strong>Vous voyez un risque d&#8217;éclatement de la zone euro ?</strong><br />
Ce risque est réel et je pense que ce serait une grande erreur de croire que simplement parce que l&#8217;Euro existe maintenant, il sera toujours là dans 10 ans. Le manque de volonté politique en Allemagne et la désintégration structurelle à l&#8217;œuvre dans la zone euro sont les deux facteurs qui rendent la survie à long terme de l&#8217;euro improbable. Parallèlement, du point de vue de Berlin, l&#8217;euro est un mal nécessaire, parce que sans lui, les Allemands auraient les mêmes problèmes que les Suisses avec leur monnaie trop forte. Le meilleur argument pour la survie de la zone euro est qu&#8217;elle sert très efficacement les intérêts de l&#8217;industrie allemande.</p>
<p><strong>Vous voulez dire à cause de son taux de change ?</strong><br />
Exactement ! Rappelez-vous de la signification de la zone euro : il s&#8217;agit d&#8217;un accord qui donnait aux pays excessivement endettés comme la Belgique ou l&#8217;Italie les taux d&#8217;intérêt bas allemands, l&#8217;Allemagne bénéficiant en retour d&#8217;un taux de change plus faible. C&#8217;était ça, le deal ! Mais le problème aujourd&#8217;hui, est qu&#8217;en l&#8217;absence de transferts du centre vers la périphérie et sans une véritable intégration du marché du travail, le seul moyen de maintenir la zone euro dans sa forme actuelle passe par la déflation dans les pays périphériques. Ou alors,  il faudrait que la Banque centrale européenne introduise des assouplissements quantitatifs, du type QE2 et se montre beaucoup plus agressive dans la monétisation de la dette&#8230;</p>
<p><strong>Ça vous parait envisageable ?</strong><br />
La solution la plus simple pour résoudre la crise de la zone euro serait que Trichet se transforme en Bernanke, adopte le QE2 et achète des obligations, et affaiblisse un peu l&#8217;euro. Les chinois pourraient répondre favorablement à cela en achetant encore plus de la dette des Pigs. L&#8217;autre solution, plus dure, serait de demander aux Grecs ou aux Irlandais de transformer leur déficit de 10% du PIB en un excédent de 5% du PIB, et c&#8217;est impossible ! D&#8217;autant qu&#8217;il y a un facteur qu&#8217;il ne faut jamais sous estimer en période d&#8217;après crise:  ce sont les conséquences politiques.</p>
<p><strong>Jusqu&#8217;à présent, on est plutôt parvenu à les éviter&#8230;</strong><br />
Oui, mais il s&#8217;agit d&#8217;une combustion lente ! Les gens ont souvent du mal à réaliser que l&#8217;histoire ne se déroule pas au rythme d&#8217;un match de football. Les événements vont à leur rythme, mais déjà nous voyons dans de nombreux pays européens des tournants politiques majeurs, brisant de façon irréversible le consensus qui existait entre les chrétiens et sociaux démocrates depuis l&#8217;après-guerre. Je suis convaincu que le populisme va devenir de plus en plus puissant en Europe. Or il est difficile de croire que les populistes seront de vibrants défenseurs du projet européen, car leur fonds de commerce, c&#8217;est le nationalisme et la xénophobie.</p>
<p><strong>Quand on regarde l&#8217;Histoire, quelle est la meilleure solution pour sortir d&#8217;une crise de la dette ? Et combien de temps cela peut prendre ? </strong><br />
Il y a bien eu un pays qui avait une dette dépassant 200% de son PIB, qui n&#8217;a pas fait défaut, et qui n&#8217;a pas connu l&#8217;inflation. Il s&#8217;agit de la Grande Bretagne après la bataille de Waterloo. Entre 1815 et 1914, la dette britannique a été réduite, grâce à une croissance forte, grâce à des excédents du budget primaire et grâce enfin à des taux d&#8217;intérêts bas. La Grande Bretagne pouvait, c&#8217;est vrai, compter sur deux avantages : la révolution industrielle et l&#8217;apport de son empire colonial. Malheureusement, c&#8217;est le seul cas que je connaisse. Et en dehors de cette exception, tous les pays ayant accumulé des dettes trop importantes au regard de leur PIB ont été conduits au défaut ou à l&#8217;inflation, selon que la dette était libellée dans leur propre monnaie ou dans une devise étrangère. Nous voyons donc bien ce qui risque de se passer : les pays qui ne peuvent pas imprimer de la monnaie vont faire défaut, comme l&#8217;Irlande, la Grèce et peut-être d&#8217;autres.  Les autres, ceux qui peuvent créer de la monnaie, à commencer par les États-Unis, connaîtront l&#8217;inflation et des dépréciations monétaires. C&#8217;est aussi cela, la leçon de l&#8217;Histoire.<br />
Propos recueillis par Eric Chol et François Lenglet</p>
<p><strong>PORTRAIT : Niall Ferguson, un écossais à la fibre braudélienne </strong><br />
Niall Ferguson, professeur d&#8217;histoire à Harvard mais aussi auteur d&#8217;ouvrages historico-économiques et de documentaires pour la télévision et commentateur très recherché par les médias, fait rarement dans la sobriété. Le prochain livre de ce quadragénaire écossais diplômé d&#8217;Oxford, qui sortira en Grande Bretagne au mois de mars, s&#8217;intitule tout simplement « Civilization ». Un ouvrage que son auteur qualifie de « braudélien », en référence au célèbre historien français (1902-1985), et qui a pour ambition de décrypter les différents facteurs ayant permis l&#8217;essor et la domination de l&#8217;Occident sur le reste du monde pendant 5 siècles. Facteurs qui, ont diparu ou dont l&#8217;Occident n&#8217;a plus le monopole, analyse l&#8217;auteur.</p>
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		<title>Renault produit désormais moins de 20% de ses voitures en France</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 07:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Une première historique dans le processus de délocalisation du groupe tricolore. Sa production en France a baissé de plus de moitié en cinq ans. Bonne nouvelle : Renault et PSA ont accru leur production de voitures en France l&#8217;an dernier. La hausse atteint même 11,8 %, à 1.665.797 unités. Seulement voilà, cette croissance est relative, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" src="http://www.megados.com/admin/uploads/actus/Espionnage_chez_Renault___le_PDG_sort_de_son_silence" class="alignleft" width="142" height="142" />  <strong>Une première historique dans le processus de délocalisation du groupe tricolore. Sa production en France a baissé de plus de moitié en cinq ans.</strong></p>
<p>Bonne nouvelle : Renault et PSA ont accru leur production de voitures en France l&#8217;an dernier. La hausse atteint même 11,8 %, à 1.665.797 unités. Seulement voilà, cette croissance est relative, car elle intervient par rapport à une année 2009 catastrophique. De fait, malgré ce rebond, la production française est en chute structurelle. Les niveaux demeurent en effet au-dessous de ceux de 2008 et inférieurs de près de moitié à&#8230; 2005. <strong>Renault et PSA ont produit en France à peine plus de voitures l&#8217;an dernier qu&#8217;en 1965 !</strong><span id="more-12804"></span></p>
<p>Même mouvement de fond pour la production d&#8217;utilitaires et de poids lourds. Celle-ci a certes augmenté l&#8217;an passé en France (+ 36 %) à 272.700 véhicules. Mais ces chiffres n&#8217;en représentent pas moins un plongeon d&#8217;un tiers par rapport à&#8230; 2005. Triste bilan.</p>
<p>En 2010, la part des voitures particulières fabriquée par Renault en France est même passée sous la barre des 20 % ! Une première. Certes, les ventes de Renault se sont beaucoup accrues hors d&#8217;Europe. Mais, nombre de véhicules fabriqués hors de France reviennent toutefois dans l&#8217;Hexagone. En 2010, les deux tiers environ des voitures du groupe Renault immatriculées dans l&#8217;Hexagone provenaient ainsi&#8230; d&#8217;usines étrangères.</p>
<p><strong>Un facteur prix primordial</strong><br />
La délocalisation de Renault s&#8217;explique certes par une internationalisation précoce et la structure de ses gammes. Le groupe au losange est très concentré sur l&#8217;entrée de gamme pas chère. Les Logan, Sandero, Duster, Twingo, Clio II, Thalia (pour pays émergents) représentent en effet 37 % de ses ventes totales dans le monde. Pour ces modèles, le facteur prix est primordial. Mais, Renault ne fabrique pas seulement son bas de gamme hors de France. Une partie des Clio III arrive de Turquie, notamment la version break quasiexclusivement réservée à l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest. La gamme moyenne, Mégane (hors CC) est assemblée en Espagne. Le 4×4 Koleos et le haut de gamme Latitude sont fabriqués en Corée. Même délocalisation pour les composants mécaniques. Renault ne fabrique en effet que 28 % de ses moteurs et transmissions dans l&#8217;Hexagone. C&#8217;est peu.</p>
<p>Heureusement, et contrairement à Renault, la production de PSA reste, elle, encore forte dans l&#8217;Hexagone, puisque 37 % de ses voitures y demeurent assemblées, ainsi que 85 % de ses composants mécaniques. Alors que la France se désindustrialise, la production automobile outre-Rhin devrait battre un record en 2011 avec 5,8 millions de voitures, après 5,5 millions en 2010 (+ 12 %), selon l&#8217;association des constructeurs VDA.</p>
<p style="text-align: right;">Alain-Gabriel Verdevoye &#8211; <a href="http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20110218trib000602651/renault-produit-desormais-moins-de-20-de-ses-voitures-en-france-.html">La Tribune.fr</a></p>
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		<title>La destruction de l&#8217;État régalien</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/02/24/la-destruction-de-letat-regalien/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:54:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Historiquement la France est inséparable de l’État qui lui a donné sa forme. Sur ce plan la République a poursuivi l’œuvre de la monarchie. Jusqu&#8217;il y a peu de temps encore, la France disposait d’un appareil d’État solide, du deuxième réseau diplomatique du monde et de nombreux points d’appui militaire en Afrique ; ses pôles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/mirage_2000n_ec34_5.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/mirage_2000n_ec34_5.jpg" alt="" title="mirage_2000n_ec34_5" width="120" height="90" class="alignleft size-full wp-image-12832" /></a>  <strong>Historiquement la France est inséparable de l’État qui lui a donné sa forme. Sur ce plan la République a poursuivi l’œuvre de la monarchie. Jusqu&#8217;il y a peu de temps encore, la France disposait d’un appareil d’État solide, du deuxième réseau diplomatique du monde et de nombreux points d’appui militaire en Afrique ; ses pôles de puissance – aéronautique, espace, nucléaire, travaux publics – doivent aussi beaucoup à la politique d’indépendance et de puissance des années 1960. Tout ceci est aujourd’hui remis en cause par une démarche destructrice sous couvert de « modernisation ». Explications.</strong></p>
<p>Alors que les dépenses publiques dépassent 50% du PIB la recherche des économies est concentrée sur les dépenses régaliennes qui n’atteignent que 3,5% du PIB.</p>
<p><strong>Les dépenses régaliennes : 3,5% du PIB</strong><br />
Depuis quarante ans les dépenses publiques ont crû. Sous une double pression : la poussée des transferts sociaux qui représentent plus du quart du PIB et le quasi doublement des dépenses locales qui s’élèvent désormais à 10% du PIB. Dans le même temps la part des dépenses de l’État dans la richesse intérieure a diminué : elle ne dépasse guère 15% aujourd’hui dont 2% pour la charge de la dette. Les dépenses régaliennes – le cœur de l’État – ont-elles mêmes été réduites à la portion congrue : 3,5% du PIB.<span id="more-12831"></span></p>
<p><strong>L’étrange focalisation des « réformateurs » sur les dépenses régaliennes de l’État</strong><br />
Ce qui est étrange, c’est que ce sont ces 3,5% de dépenses qui sont la cible principale des forces critiques des dépenses publiques ; c’est souvent sur elles que se focalisent les analyses des think tanks libéraux ménageant souvent les collectivités locales (il est vrai que c’est l’État qui prélève les impôts pour le compte des collectivités locales). Pire, l’essentiel de l’effort demandé dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) concerne l’État régalien : le gouvernement choisissant de ponctionner les institutions qui ne peuvent guère résister (l’armée notamment) pour mieux ménager les intérêts des villes et des départements (défendus par les parlementaires) et ceux des partenaires sociaux (MEDEF et centrales syndicales) qui gèrent les transferts sociaux.</p>
<p><strong>La « grande muette » première sacrifiée</strong><br />
La « Grande muette » a été la première sacrifiée. Alors que les Etats-Unis, la Chine, la Russie, les pays arabes augmentent leurs dépenses militaires, la France &#8211; comme ses voisins européens &#8211; abaisse les siennes à moins de 2% de son PIB. L’armée française peut pratiquement toute entière tenir dans le stade de France. Et le livre blanc sur la défense programme le départ de l’armée française d’Afrique noire, continent riche de matières premières, en pleine expansion démographique et dont les soubresauts possibles sont potentiellement les plus dangereux pour l’Europe.</p>
<p><strong>Le réseau diplomatique, un atout pour la France</strong><br />
Le réseau diplomatique reste un atout majeur pour le rayonnement culturel et politique de la France. Il s’est avéré très précieux pour maintenir la France à l’écart de la calamiteuse deuxième guerre du golfe. Quant au réseau consulaire, c’est la première digue de contrôle de l’immigration. Le tout coûte 1 pour 1000 du PIB. Aucune entreprise de communication et de relations publiques ne pourrait assurer le même service pour le même prix ! Et pourtant les crédits diplomatiques sont rognés année après année pendant que la moindre collectivité locale développe une activité « à l’internationale ».</p>
<p><strong>La sécurité : une priorité oubliée</strong><br />
Alors que les dépenses des préfectures, de la police et de la gendarmerie représentent moins de 1% du PIB, les crédits et les effectifs de la sécurité intérieure sont amputés. C’est étrange :</p>
<p>– car la délinquance violente continue de croître, notamment sous le fait d’une immigration inassimilée ;<br />
– l’immigration est de plus en plus nombreuse et la pression de l’immigration clandestine toujours plus forte ;<br />
– il est pour le moins étonnant de supprimer quinze escadrons de gendarmerie mobile et de réduire les moyens des CRS alors que ces unités avaient été à peine suffisantes en nombre lors des émeutes des banlieues de l’immigration en 2005 et 2007 ;<br />
– au passage on notera que la gendarmerie dont la valeur est liée au statut militaire est la première force à être sacrifiée précisément à raison de son statut.</p>
<p>C’est au demeurant une erreur de croire que ce type d’économies bénéficie aux Français ; car la contrepartie de ce retrait de l’État, c’est le recrutement aussi de 20 000 policiers municipaux (qu’il faut aussi payer avec des impôts) ; sans oublier les 200 000 agents de sécurité privée, recrutés au cours des trente dernières années et refacturés par les entreprises à leurs clients</p>
<p><strong>Justice : la pénurie de moyens cause du laxisme judiciaire</strong><br />
Se situant autour de 7 milliards d’euros, (0,33% du PIB) les crédits de la justice sont plutôt en progression, faible toutefois au regard des besoins :</p>
<p>– les lois sont de plus nombreuses et complexes ;<br />
– les procédures de plus en plus lourdes ;<br />
– la société s’est judiciarisée ;<br />
– la délinquance a progressé ;<br />
– la capacité des prisons françaises est loin d’avoir suivi l’explosion de la délinquance.</p>
<p>Contrairement à ce qui est régulièrement affirmé « l’impunité des délinquants » est moins le fait du laxisme judiciaire que de l’absence de personnels pour traiter toutes les affaires et du manque de places de prison.</p>
<p><strong>Patrimoine : une valeur identitaire, pas une variable d’ajustement !</strong><br />
Le patrimoine culturel est au cœur de l’identité française. Accessoirement, c’est aussi un atout majeur de l’activité touristique. Le considérer comme une variable d’ajustement dont on néglige l’entretien dans un premier temps pour le brader dans un deuxième temps est une erreur majeure.<br />
L’opinion y est d’ailleurs très sensible montrant sa capacité à se mobiliser pour le Château de Versailles ou l’Hôtel de la Marine. C’est d’ailleurs l’ensemble des peuples européens qui réagit ainsi : les Grecs qui refusent la privatisation de leurs îles et les Britanniques qui ont conduit le gouvernement Cameron à renoncer à privatiser leurs forêts.</p>
<p><strong>Sanctuariser les fonctions de souveraineté et de défense</strong><br />
La dette publique consciencieusement accumulée au cours des trente dernières années est une bombe à retardement politique : les milieux d’affaires de la superclasse mondiale en jouent pour obtenir le démantèlement des États régaliens et la mise sur le marché de leur patrimoine ; la méthode est la même que celle qui fut adoptée à la chute de l’URSS et qui a été catastrophique pour la Russie.</p>
<p>Face à ce risque, il faut « sanctuariser » les fonctions de souveraineté et de défense. Et rechercher les économies là où il faut les trouver : dans l’empilement des dépenses des collectivités territoriales et dans les transferts sociaux évitables ou injustifiés.</p>
<p style="text-align: right;">Andrea Massari &#8211; <a href="http://www.polemia.com/article.php?id=3552">Polémia</a></p>
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		<title>Éric Zemmour : A comme augmentations&#8230; de salaires</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
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		<title>Les dividendes du CAC 40 battent des records</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>

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		<description><![CDATA[INFO LE FIGARO &#8211; Les grandes entreprises françaises devraient distribuer à leurs actionnaires environ 40 milliards d&#8217;euros en 2011, grâce au rebond de leurs bénéfices. Plus encore qu&#8217;en 2007, avant la crise. Les entreprises cajolent leurs actionnaires. Cette année, elles vont leur verser des dividendes records. La moitié environ des groupes du CAC 40 ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/5ea442ce-3df4-11e0-a712-f20bfd96b055.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/5ea442ce-3df4-11e0-a712-f20bfd96b055-300x164.jpg" alt="" title="71194" width="300" height="164" class="alignleft size-medium wp-image-12785" /></a>  <strong>INFO LE FIGARO &#8211; Les grandes entreprises françaises devraient distribuer à leurs actionnaires environ 40 milliards d&#8217;euros en 2011, grâce au rebond de leurs bénéfices. Plus encore qu&#8217;en 2007, avant la crise. </strong></p>
<p>Les entreprises cajolent leurs actionnaires. Cette année, elles vont leur verser des dividendes records. La moitié environ des groupes du CAC 40 ont déjà publié leurs résultats pour 2010 et dévoilé ce qu&#8217;ils comptent distribuer dans les prochains mois. Selon les premières estimations, près de 40 milliards d&#8217;euros devraient au total tomber dans la cagnotte des actionnaires. C&#8217;est-à-dire 13% de plus que l&#8217;an dernier.</p>
<p>«Cela pourrait même être un peu plus, car les bonnes surprises sont nombreuses cette année, comme Michelin, avec un dividende en hausse de 80%, Danone ou encore Sanofi», remarque Jean-Charles Mériaux, directeur général de DNCA Finance.<span id="more-12784"></span></p>
<p>En 2010, comme en 2009, les entreprises avaient réduit les montants servis aux actionnaires. Aujourd&#8217;hui, elles se rattrapent. Les dividendes vont même dépasser les niveaux historiquement élevés de 2007. «Au total, les entreprises du CAC 40 devraient distribuer en moyenne 45% de leurs bénéfices sous forme de dividendes», précise Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Un niveau élevé par rapport à la moyenne historique. En 2007, elles se limitaient à 37%. Et la même tendance s&#8217;observe dans les autres pays européens.</p>
<p>«De nombreuses entreprises ont des bilans sains et sont peu en dettées. Leurs bénéfices ont fortement progressé. Elles ont les moyens de rémunérer leurs actionnaires», note Nicolas Simar, responsable de la stratégie dividendes chez ING IM.</p>
<p>Cette bonne santé financière augure bien de l&#8217;avenir. «Les sociétés européennes devraient encore augmenter leurs dividendes de plus de 10% l&#8217;an prochain», pronostique Nicolas Simar.</p>
<p><strong>Dividende plus élevé</strong><br />
Alors que les investisseurs restent encore frileux envers la Bourse, et qu&#8217;ils n&#8217;ont guère été récompensés ces cinq dernières années par les plus-values de leurs portefeuilles, les entreprises cherchent à s&#8217;attirer leurs faveurs et à fidéliser ceux qui leur ont fait confiance. «Elles ont aussi ralenti leurs rachats d&#8217;actions. Certaines compensent donc en proposant un dividende plus élevé», explique Jean-Charles Mériaux.</p>
<p>Les sociétés les plus généreuses se recrutent comme toujours dans les secteurs de l&#8217;énergie (à l&#8217;image de Total, qui distribue 50% de ses bénéfices et consacre plus de 5 milliards à rémunérer ses actionnaires), des services aux collectivités ou encore des télécoms. «On voit même des sociétés comme France Télécom ou Vivendi chercher à s&#8217;assurer la fidélité de leurs actionnaires en s&#8217;engageant désormais sur les dividendes qui seront versés au cours des prochaines années», explique Jean-Charles Mériaux.</p>
<p>Mais, cette année, des secteurs qui avaient coupé les dividendes l&#8217;an dernier, pour cause de crise et de résultats en berne, vont aussi de nouveau rémunérer leurs actionnaires. C&#8217;est le cas des banques, même si elles se montrent moins généreuses qu&#8217;à la belle époque. Parmi les dix sociétés qui consacreront les sommes les plus importantes à leurs actionnaires cette année, figurent notamment BNP Paribas et la Société générale. Le secteur automobile, à l&#8217;image de Peugeot, renoue aussi avec une politique de distribution. «Pour l&#8217;instant, la seule société du CAC 40 qui a annoncé renoncer à verser un dividende est Alcatel-Lucent», ajoute Pierre Sabatier.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.lefigaro.fr/marches/2011/02/21/04003-20110221ARTFIG00629-les-dividendes-du-cac-40-battent-des-records.php">Le Figaro.fr</a></p>
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		<title>SNCF : la CGT s&#8217;offre une publicité aux frais du CCE&#8230; mais pour dire la vérité</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[INFO LE FIGARO &#8211; Fabrice Amedeo &#8211; Le syndicat de cheminots a utilisé 300.000 euros à vocation sociale pour sa campagne électorale. La CGT a sorti le grand jeu pour gagner les élections du 24 mars prochain à la SNCF. Le syndicat de cheminots a commandé une campagne publicitaire de 1939 panneaux en France, principalement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/fce365ba-3eb6-11e0-8172-3b98351b8af6.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/fce365ba-3eb6-11e0-8172-3b98351b8af6-300x171.jpg" alt="" title="fce365ba-3eb6-11e0-8172-3b98351b8af6" width="300" height="171" class="alignleft size-medium wp-image-12811" /></a>  <strong>INFO <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2011/02/22/04015-20110222ARTFIG00698-sncf-la-cgt-s-offre-une-publicite-aux-frais-du-cce.php">LE FIGARO</a> &#8211; Fabrice Amedeo &#8211; Le syndicat de cheminots a utilisé 300.000 euros à vocation sociale pour sa campagne électorale. </strong><br />
La CGT a sorti le grand jeu pour gagner les élections du 24 mars prochain à la SNCF. Le syndicat de cheminots a commandé une campagne publicitaire de 1939 panneaux en France, principalement à proximité des gares de voyageurs et des gares de triage. Cette campagne dénonce la stratégie de la direction qui a réduit l&#8217;offre de «wagon isolé» de la SNCF, déficitaire depuis de nombreuses années, pour se recentrer sur les axes les plus rentables.</p>
<p>Selon nos informations, cet achat d&#8217;espace, dont la valeur brute est de 1,5 million d&#8217;euros, a été négocié 300.000 euros par le syndicat. Ces affiches font beaucoup de bruit dans le monde cheminot, mais pas celui escompté par le syndicat majoritaire. Elles n&#8217;ont en effet pas été achetées par la CGT, mais par le comité central d&#8217;entreprise (CCE) de la SNCF, qui est censé financer les œuvres sociales des cheminots. «Même si juridiquement il n&#8217;y a pas de détournement de fonds, l&#8217;opération semble éloignée de l&#8217;objet social du CCE et notamment de ce qui relève de son budget de fonctionnement», note un avocat-conseil de plusieurs comités d&#8217;entreprise en France.<span id="more-12809"></span></p>
<p><strong>«Campagne de sensibilisation»</strong><br />
Les autres syndicats, qui dénoncent cette campagne de communication, pourraient donc porter plainte pour affectation des fonds du CCE à des fins politiques. «C&#8217;est scandaleux, martèle un responsable syndical. La CGT a ponctionné une forme de salaire supplémentaire et différé des cheminots pour conduire sa propre campagne électorale.»</p>
<p>De nombreux syndicalistes racontent avoir découvert cette affiche lorsqu&#8217;elle est apparue dans les rues de Paris, le 14 février. Il est pourtant mentionné dans la publicité que «cette campagne de sensibilisation» a été réalisée «à l&#8217;initiative du CCE de la SNCF et du CE Fret SNCF». «C&#8217;est faux, le comité d&#8217;établissement Fret n&#8217;a pas été consulté, explique Gilles Desfrançois, élu FO au comité d&#8217;établissement Fret de la SNCF. Ça ressemble à une campagne publicitaire pour la CGT. Le code couleur de l&#8217;affiche, notamment la présence ostentatoire du rouge, tend à le confirmer.» Les syndicats majoritaires, la CFDT, Unsa et SUD, qui siègent aux côtés de la CGT au bureau du CCE, sont gênés aux entournures. La CFDT indique avoir «validé cette opération avec des réserves». «Personne n&#8217;a osé s&#8217;opposer à une campagne sur l&#8217;avenir du fret à un mois des élections, commente un responsable syndical. De plus, quand nous ne suivons pas le syndicat majoritaire sur certaines de ses décisions, il y a des sanctions.»</p>
<p><strong>Plainte pour «dénigrement» </strong><br />
Contactés par Le Figaro, ni la CGT ni la direction du CCE n&#8217;ont souhaité commenter la situation. Même silence à la direction de la SNCF, où l&#8217;on ne souhaite pas s&#8217;attirer les foudres du syndicat majoritaire. L&#8217;entreprise, qui n&#8217;est pas fondée à porter plainte sur l&#8217;allocation de sa subvention, a toutefois assigné le CCE en référé pour «dénigrement» et atteinte à son image devant le tribunal de grande instance de Paris. L&#8217;affaire sera jugée vendredi matin.</p>
<p>Ce nouvel incident vient alourdir la liste des pratiques douteuses du CCE de la SNCF. La Cour des comptes mène actuellement une enquête sur la gestion de cette institution et sur 6 de ses 27 comités d&#8217;établissement (CE). Le CCE de la SNCF touche chaque année une subvention de 92 millions d&#8217;euros et emploie près de 1000 salariés.</p>
<p>Le CE de Lyon fait, quant à lui, l&#8217;objet d&#8217;une enquête de la brigade financière. Plusieurs cadres de l&#8217;institution ont été auditionnés en fin d&#8217;année. À l&#8217;origine de ces investigations: des fonds alloués par l&#8217;entreprise publique au titre de la formation syndicale qui auraient été utilisés pour financer le fonctionnement des syndicats.</p>
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		<title>M. Trichet, l&#8217;oligarque contre les salariés</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Les salaires des fonctionnaires français sont actuellement gelés, au moins pour cette année, et ceux des fonctionnaires espagnols ou portugais réduits de 5 %, tandis que ceux des Irlandais le sont de 14 % en moyenne et ceux des Roumains, membres de l’Union européenne mais pas encore de la zone euro, de… 25 % ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/DownloadedFile16.jpeg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/DownloadedFile16.jpeg" alt="" title="DownloadedFile" width="130" height="99" class="alignleft size-full wp-image-12781" /></a>  <strong>Les salaires des fonctionnaires français sont actuellement gelés, au moins pour cette année, et ceux des fonctionnaires espagnols ou portugais réduits de 5 %, tandis que ceux des Irlandais le sont de 14 % en moyenne et ceux des Roumains, membres de l’Union européenne mais pas encore de la zone euro, de… 25 % ! Le Marché unique européen et l’euro qui devaient nous protéger de toute crise n’ont visiblement pas rempli leur rôle et les économies apparaissent parfois tout aussi défaites que les politiques sociales elles-mêmes</strong>. Bien sûr, « on » nous assure que cela serait pire s’il n’y avait pas l’euro ou l’Union, et « on » agite l’épouvantail de la déchéance et de la misère pour les pays de la zone euro qui souhaiteraient s’en extraire, ne serait-ce que pour un temps… Comme si les classes sociales les plus défavorisées mais aussi les classes moyennes n’étaient pas déjà en cours d’appauvrissement généralisé et en voie de désespérance sociale certaine !<span id="more-12780"></span></p>
<p>Mais les oligarques qui dirigent l’Union européenne du haut de leur suffisance et de leur « expertise », ceux-là mêmes qui ont tant de peine (et si peu de volonté ?) à limiter les excès de la Grande Finance, de cette « fortune anonyme et vagabonde » qui impose sa loi de la jungle aux Etats et aux peuples, n’ont cure des « petites gens », des classes populaires ni même des classes moyennes, et poursuivent leur logique impitoyable au nom des principes d’une Liberté économique devenue tyrannique. Ainsi, après la volonté de relever l’âge légal de la retraite à 67 ans émise par le gouvernement allemand « pour sauver l’euro », voici l’annonce de la politique salariale désormais assumée par les instances européennes, annonce résumée par les déclarations de dimanche (20 février 2011) sur Europe1 faites par Jean-Claude Trichet, le président de la Banque Centrale européenne et qui explique doctement et cyniquement qu’augmenter les salaires serait « la dernière bêtise à faire » en Europe car elle nuirait, dit-il, à la réduction du chômage ! Comme si ce dernier n’était pas déjà en train d’exploser sous l’effet de la mondialisation plus encore que de la crise qui n’en est qu’un des aspects ou, plutôt, un des moyens !</p>
<p>Ainsi, au moment où l’on apprend que le quart de la population active française gagne moins de 750 euros par mois (environ 25 euros par jour…) et que les grands patrons, eux, voient leurs revenus reprendre leur irrésistible marche en avant tandis que les traders se partagent des milliards d’euros pour avoir joué et spéculé au casino boursier (comme avant la crise de la fin des années 2000), M. Trichet, banquier eurocratique et membre de l’oligarchie régnante, en rajoute dans le mépris et l’injustice sociale, mais aussi « l’injustesse » économique : car son raisonnement s’inscrit dans une logique qui, pourtant, pourrait être remise en cause, ne serait-ce que si l’on appliquait la formule jadis mise en avant par le pape Jean-Paul II : « l’économie doit être au service des hommes, et non l’inverse », et si l’on repensait la nature même de notre société et de ses finalités. Moins de consommation individualiste, davantage de solidarités actives (ce qui passe aussi par la relocalisation de multiples activités aujourd’hui délocalisées dans des pays sans législation sociale ou environnementale digne de ce nom), davantage d’entraide entre familles, quartiers, régions, etc. Moins de quantité, mais priorité à la qualité.</p>
<p>Ce n’est pas en tapant toujours sur les mêmes que l’on améliorera la situation économique, c’est en permettant de nouvelles relations sociales, en donnant à chacun les moyens de vivre dignement, et cela peut aussi passer par autre chose que de l’argent dans une société qui sortirait du cycle infernal du « Consommer pour produire ». Mais, pour l’heure, il faut parer au plus pressé sans oublier de préparer la suite, au-delà de notre société de consommation, de gaspillage et d’obsolescence organisée ! Le plus pressé c’est de redonner du travail à ceux qui en demandent pour pouvoir nourrir leur famille, et c’est de revaloriser, dans les secteurs où sont dégagés de grands profits, les salaires des ouvriers et des cadres plutôt que de reverser encore de gros dividendes aux actionnaires ou aux traders et dirigeants comme on le voit faire actuellement au mépris de toute justice sociale et, même, de toute décence.</p>
<p>Quant à M. Trichet, il est temps de faire sentir à cet oligarque (dont les revenus mériteraient peut-être une plus grande attention de la part des services fiscaux…) que le vent tourne et que les personnes qui travaillent, qu’elles soient fonctionnaires, agriculteurs, ouvriers, cadres, chefs d’entreprise (particulièrement des PME), artisans, etc., en ont assez des oukases d’une caste financière trop fortunée qui a oublié tous ses devoirs sociaux, devoirs dont le respect mettrait pourtant un peu d’huile dans une société aujourd’hui de plus en plus bloquée.</p>
<p>« Nos Saigneurs les oligarques », prenez garde ! Votre règne pourrait bien s’achever plus tôt que vous ne le pensez, car l’argent, dont vous êtes si avare aux dépens des plus nécessiteux de nos sociétés mais aussi des classes moyennes, ne suffira sans doute pas, le jour venu, à calmer les colères populaires dont on sait la potentielle violence, parfois aveugle d’ailleurs, mais qui ne seront pas forcément, loin de là, illégitimes…</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://jpchauvin.typepad.fr/jeanphilippe_chauvin/2011/02/m-trichet-loligarque-contre-les-salariés.html">Jean-Philippe Chauvin</a></p>
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		<title>Jacques Sapir : pourquoi la France ne doit pas copier l&#8217;Allemagne (1)</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/02/24/jacques-sapir-pourquoi-la-france-ne-doit-pas-copier-lallemagne-1/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>

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		<description><![CDATA[L’euro fait débat. Et c’est tant mieux. La crise de la dette, de la Grèce au Portugal en passant par l’Irlande, a remis sur la table l’existence de la monnaie unique dans sa forme actuelle comme dans son pilotage, deux questions que l’on croyait tranchées. Preuve de cette nouvelle disposition, des économistes tel Daniel Cohen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/Euro-billets-1.jpg"><img src="http://www.actionfrancaise.net/wp-content/uploads/2011/02/Euro-billets-1-300x182.jpg" alt="" title="Euro-billets-" width="300" height="182" class="alignleft size-medium wp-image-12752" /></a>  <strong>L’euro fait débat. Et c’est tant mieux. La crise de la dette, de la Grèce au Portugal en passant par l’Irlande, a remis sur la table l’existence de la monnaie unique dans sa forme actuelle comme dans son pilotage, deux questions que l’on croyait tranchées. Preuve de cette nouvelle disposition, des économistes tel Daniel Cohen acceptent désormais de se confronter dans les colonnes des Echos, avec leurs homologues plus critiques sur l’euro, comme Alain Cotta. </strong></p>
<p>Pour le premier, l’euro a servi de parapluie : « un an après, on pouvait se dire que la crise avait été parfaitement gérée. » Le second est plus dubitatif : « Personne ne dit comment la crise aurait été absorbée sans l’euro (…) Vous pouvez prétendre que la situation aurait été encore plus mauvaise sans l’euro, mais personnellement, je ne reçois pas cet argument. » En complément de cette vidéo des Echos qui donne à voir un échange de haut niveau, où l’on pourra entendre les arguments des deux camps, <em><a href="http://www.marianne2.fr/Jacques-Sapir-pourquoi-la-France-ne-doit-pas-copier-l-Allemagne-1_a202867.html">Marianne</a></em> publie un texte de Jacques Sapir.</p>
<p>Le professeur de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, considère que ajoutées aux erreurs originelles qui ont prévalues lors de la création de l’euros, les effets des politiques d’ajustement, telle que décidées le 4 février dernier, sous le terme de « pacte de compétitivité » sont en passe de déclencher une terrible récession.<span id="more-12750"></span></p>
<p>Parfaitement calibrées pour l’Allemagne ces décisions emporteront la plupart des économies, et notamment celle de la France. Pour Jacques Sapir, il s’agit donc de penser une politique alternative. S&#8217;inspirant des judoka, cette situation est susceptible de donner à la France l&#8217;opportunité de s&#8217;imposer à l&#8217;Allemagne. Écartant d’emblée le statut quo, qui verrait l’euro demeurer en l’état, il aborde tour à tour les deux options. La dissolution pure et simple, n’emporte pas sa préférence, qui va d’avantage à une modification profonde du pilotage de la monnaie unique, et avant tout à sa dévaluation vis-à-vis des autres monnaies. Nous publions son long texte en 5 parties, voici la première. </p>
<p>La crise de la zone Euro connaît une trêve, qui devrait durer jusqu’en mars 2011. Cependant,<br />
non seulement aucun des problèmes fondamentaux n’est résolu, mais les solutions partielles<br />
proposées, et présentées comme une avancée historique vers une Europe fédérale, posent bien<br />
plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. </p>
<p>L’Euro s’avère un véritable problème pour la croissance des pays qui la composent. Ceci<br />
devient de plus en plus évident avec les différents plans d’ajustement budgétaire mis en place<br />
à travers la zone. De fait, les propositions franco-allemandes du sommet européen du 4 février<br />
vont toutes dans le même sens : pénaliser la consommation, durcir le cadre social et enlever<br />
aux États un peu plus de souveraineté. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux<br />
gouvernements aient violemment protesté. </p>
<p>Le sommet européen de mars 2011 devrait connaître une nouvelle étape dans cet affrontement<br />
et voir soit l’accord vidé de sa substance soit une profonde rupture entre les pays de la zone<br />
Euro. Soyons en sûrs, la spéculation reprendra à la fin du printemps. Les effets cumulatifs des<br />
politiques d’ajustement budgétaire se feront sentir au second semestre 2011 et nous entamerons l’année 2012 dans une crise renouvelée de la zone Euro, mais où cette fois toutes les munitions auront été tirées et où la crédibilité des gouvernements sera largement érodée.  </p>
<p>L’Euro concentre donc sur lui la totalité des contradictions qui sont nées de la politique néolibérale<br />
menée depuis le début des années 1980. Non qu’il en soit la cause unique. De nombreuses autres institutions, tant par leur absence (l’absence de toute harmonisation sociale et fiscale, d’un contrôle des capitaux, des mesures de protectionnismes altruistes ciblées) que par leur présence (les directives européennes dans certains secteurs, les politiques budgétaires et fiscales, menées par les différents États) contribuent à la situation actuelle. Nous le répétons : le néo-libéralisme est une totalité qui fait système.  </p>
<p>Mais, aujourd’hui, ces contradictions s’incarnent et se concentrent sur l’Euro, tant d’un point<br />
de vue interne qu’externe. L’Euro, comme toute monnaie, est une « dette » d’un État (virtuel),<br />
émise comme contrepartie sociale des engagements de cet État vis-à-vis de sa population et<br />
devant servir au paiement de l’impôt (1). Fondamentalement, l’Euro ne peut exister de manière<br />
stable tant qu’il n’est pas adossé à un État européen collectant des impôts et garantissant le<br />
transfert des dettes privées en dettes publiques. Or, cet État n’est pas de nature du possible, ni<br />
aujourd’hui ni dans un avenir qui nous soit maîtrisable. L’hypothèse fédérale est rejetée par<br />
les peuples qui forment des communautés politiques trop différenciées tant par l’histoire que<br />
par leur culture et leurs institutions (2) pour pouvoir se fusionner en une communauté politique<br />
unique.  </p>
<p>Aujourd’hui, nous voyons bien que son maintien – sous sa forme actuelle – ne peut que<br />
plonger les pays de zone Euro dans une récession qui durera de nombreuses années. C’est<br />
pourquoi il importe de faire sauter ce carcan et de rendre ainsi possible la mise en place<br />
d’autres nécessaires mesures. C’est un commencement et certainement pas une fin, comme le<br />
prétendent certains. Mais, c’est un commencement indispensable et il est illusoire de croire<br />
que ces autres mesures puissent être mises en action avec un Euro dans sa forme actuelle.<br />
C’est pourquoi la question de l’Euro, d’une possible sortie de la zone comme de sa possible<br />
évolution et transformation, est appelée à dominer le débat politique en France, mais aussi de<br />
plus en plus en Europe, pour les mois à venir.  </p>
<p>La question de l’Euro, pour un pays comme la France est en réalité double. D’une part, l’Euro<br />
nous impose des contraintes sur notre commerce extérieur « hors zone » tant pour des raisons<br />
de taux de change que du fait d’un manque de réglementation. D’autre part, l’Euro exerce sur<br />
nous des contraintes fortes dans le cadre de la zone Euro en nous empêchant de dévaluer. Ces<br />
deux types de problèmes sont très souvent mélangés. On va tenter ici de les séparer pour en<br />
étudier les effets. Par ailleurs, l’idée d’aligner la politique économique de la France sur celle<br />
de l’Allemagne apparaît comme une profonde erreur. </p>
<p>En raison de sa démographie, la France<br />
a besoin de bien plus de création d’emplois que l’Allemagne. Cette dernière, quoique plus<br />
peuplée que notre pays, a aujourd’hui un tiers de moins de jeunes dans son système éducatif<br />
du fait de la chute catastrophique de sa natalité. Or, promouvoir une véritable politique<br />
industrielle en France, et faire reculer le spectre de la désindustrialisation, imposera à notre<br />
pays un taux structurel d’inflation très différent de celui de l’Allemagne. La solution fédérale<br />
impliquerait que l’Allemagne accepte de subventionner la France par des transferts<br />
budgétaires importants et qu’elle procède à une politique de relance. C’est à l’évidence<br />
impossible et il faut savoir qu’aucune force de l’échiquier politique allemand ne préconise une<br />
telle politique.  </p>
<p>Il nous faut dès lors concevoir une politique originale pour la France, en dehors de toute<br />
tentative d’imiter un pays dont les structures apparaissent à la fois différentes des nôtres et<br />
condamnées dans le long terme.  </p>
<p>(Les parties 2, 3 et 4 sur Marianne 2)</p>
<p>(1) Lire L. Randall Wray, « Money », Working paper n° 647, The Levy Economics Institute of Bard College,  </p>
<p>Annandale on Hudson, NY, 2010. C.A.E. Goodhart, « Money and Default » in M. Forstater et L. Randall Wray (edits), Keynes for the Twenty-First Century, New York, Palgrave-Macmillan, 2008. </p>
<p>(2) Et il faut rappeler ici la continuité des arrêts de la cour constitutionnelle allemande sur ce point. </p>
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		<title>1 500 milliards de dette ? On s&#8217;en fiche !</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie et Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[Réagissant à des propositions, sinon radicales, du moins provocatrices, le blog de l&#8217;Action française a traité avec désinvolture le remboursement de la dette publique. C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;insuffler un peu de polémique dans le microcosme royaliste ! Michel de Poncins n&#8217;est pas le meilleur inspirateur de l&#8217;Action française. Faute de le connaître suffisamment, nous nous garderons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" src="http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2010/12/hotel-Marine-Paris.jpg" class="alignleft" width="250" height="185" />  <strong>Réagissant à des propositions, sinon radicales, du moins provocatrices, le blog de l&#8217;Action française a traité avec désinvolture le remboursement de la dette publique. C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;insuffler un peu de polémique dans le microcosme royaliste ! </strong></p>
<p>Michel de Poncins n&#8217;est pas le meilleur inspirateur de l&#8217;Action française. Faute de le connaître suffisamment, nous nous garderons de prendre sa défense. En revanche, nous discuterons avec ses détracteurs, qui l&#8217;ont affublé de l&#8217;étiquette infamante d&#8217;« ultra-libéral ». Un qualificatif impossible à définir, mais qui fait recette dans un pays où le désintérêt pour l&#8217;économie est manifeste.<span id="more-12788"></span></p>
<p>En la matière, les royalistes se complaisent dans un  conformisme peu responsable. D&#8217;ailleurs, bien qu&#8217;ils prétendent avoir pénétré « le subconscient de Nicolas Sarkozy », ils entretiennent, par leur dédain des questions financières, les poncifs sur lesquels celui-ci surfe à l&#8217;envie. Témoin, dernièrement, la stigmatisation de la « spéculation » : le chef de l&#8217;État a pu l&#8217;accuser d&#8217;avoir provoqué les émeutes de la faim sans craindre de déclencher l&#8217;hilarité générale, c&#8217;est dire la crédulité de l&#8217;opinion publique ! Ce faisant, donc, nos camarades confortent les préjugés, ici fondés, selon lesquels ils n&#8217;auraient pas les pieds sur terre, tout en négligeant la « défense de l&#8217;héritage ». C&#8217;est d&#8217;autant plus regrettable que la dette abyssale contractée par la République leur fournirait une illustration flagrante de l&#8217;incurie d&#8217;un régime condamné au sauve-qui-peut.</p>
<p>En effet, c&#8217;est de la dette qu&#8217;il s&#8217;agit, Michel de Poncins ayant avancé l&#8217;idée saugrenue de financer son remboursement par la dilapidation du patrimoine public. « La dette l&#8217;empêche de dormir » commente, avec ironie, le blog de l&#8217;AF. « Grand bien lui fasse ! » L&#8217;enjeu est certes anecdotique : la charge de la dette, c&#8217;est-à-dire le remboursement des seuls intérêts, ne représente encore que le deuxième poste budgétaire de l&#8217;État ; en outre, étant donné l&#8217;ampleur des déficits accumulés en Europe, au Japon et aux États-Unis, c&#8217;est, tout au plus, l&#8217;économie de la planète entière qui se trouve menacée. Pourquoi s&#8217;inquiéter ? On n&#8217;est même plus en mesure d&#8217;assurer que nos enfants paieront !</p>
<p>Dans ces conditions, « satisfaire la finance internationale », comme disent nos petits camarades, cela consiste à tempérer la pression des (nouveaux) créanciers, voire à s&#8217;en émanciper peu à peu – autrement dit, conférer à l&#8217;État quelque marge de manœuvre. N&#8217;est-ce pas l&#8217;objectif qu&#8217;ils prétendent plus ou moins assigner à la puissance publique – dont ils défendaient traditionnellement l&#8217;indépendance –, tout en réprouvant les moyens d&#8217;y parvenir ? Peut-être nous objecteront-ils une alternative, agitant l&#8217;exemple du quantitative easing américain, à moins d&#8217;appeler carrément à la banqueroute, dans l&#8217;espoir qu&#8217;un monde meilleur émergera du chaos&#8230; Ce ne sera jamais que le paravent d&#8217;une revendication portant sur des valeurs, suivant l&#8217;échelle desquelles le patrimoine mérite – naturellement ! – une considération tout autre que des titres obligataires. Reste qu&#8217;en transposant sur le plan politique une hiérarchie somme toute morale, on se fourvoie dans le romantisme&#8230; Que reste-t-il du &laquo;&nbsp;politique d&#8217;abord&nbsp;&raquo; dans notre vieille maison ?</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://blog.scribel.net/2011/02/1500-milliards-de-dette-on-sen-fiche/">Journal d&#8217;un eurosceptique désabusé</a></p>
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		<title>Pourquoi les Etats veulent renationaliser leur dette</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2011/02/24/pourquoi-les-etats-veulent-renationaliser-leur-dette/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 07:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Beldurian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Esthétique, Symbolique et Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[La forte internationalisation des emprunts d&#8217;État des pays avancés, hier encouragée, constitue une menace. Comment se prémunir d&#8217;un krach obligataire déclenché par les Chinois ? À Washington, comme à Bruxelles et dans les capitales européennes, on rivalise d&#8217;imagination pour renationaliser les dettes. Un mouvement de repli sur soi est en train de se propager. Non [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" src="http://www.accession-sociale-propriete.fr/wp-content/uploads/2010/12/Euro.jpg" class="alignleft" width="270" height="185" />  <strong>La forte internationalisation des emprunts d&#8217;État des pays avancés, hier encouragée, constitue une menace. Comment se prémunir d&#8217;un krach obligataire déclenché par les Chinois ? À Washington, comme à Bruxelles et dans les capitales européennes, on rivalise d&#8217;imagination pour renationaliser les dettes.</strong></p>
<p>Un mouvement de repli sur soi est en train de se propager. Non un protectionnisme commercial classique, tel qu&#8217;il apparut après la Grande Dépression des années 1930, à coups de droits de douane massifs. Cette fois, c&#8217;est la finance qui est l&#8217;objet de crispations nationalistes. Les grands pays émergents érigent des taxes pour freiner l&#8217;afflux de capitaux extérieurs. Et les pays « dévelendettés », tout à la fois développés et ultra-endettés, s&#8217;inquiètent, mezza voce, de la part de leurs créances détenues par les étrangers.<span id="more-12795"></span></p>
<p>Il faut dire que l&#8217;euphorie de l&#8217;argent abondant avait conduit nos savants VRP du Trésor à mener, depuis dix ans, d&#8217;incessants road shows aux quatre coins de la planète. Un credo s&#8217;était même imposé : internationaliser sa dette permet d&#8217;accéder à un financement abondant, et d&#8217;en abaisser le coût. Le degré d&#8217;internationalisation était devenu le signe d&#8217;une économie puissante, dotée d&#8217;une signature de qualité et d&#8217;une monnaie en passe de devenir monnaie de réserve. En fait, remarque l&#8217;économiste Antoine Brunet, « l&#8217;épargne nationale prête à se placer dans les dettes publiques augmentant moins vite que les besoins de financement des États, c&#8217;est quand la dette explose que l&#8217;internationalisation de la dette s&#8217;accélère ».</p>
<p>C&#8217;est si vrai qu&#8217;en France, toute l&#8217;augmentation de la dette de l&#8217;État depuis dix ans a été financée par des non-résidents : fin 2000, ses encours s&#8217;élevaient à 616 milliards d&#8217;euros, soit deux fois moins qu&#8217;aujourd&#8217;hui (1.229 milliards). Et la part des créanciers étrangers est passée, sur cette période, de 27 % à 69 %. Ce qui signifie que les 613 milliards de dettes en plus ont été intégralement achetées par des étrangers&#8230; Un phénomène d&#8217;ailleurs général, l&#8217;internationalisation se faisant de plus en plus vers les investisseurs du monde entier : la part des créanciers de la zone euro appartenant au reste du monde est passée de 16,8 % en 2008 à 25,2 % fin 2010.</p>
<p>Mais voilà que les naufrages grec et irlandais, puis les tensions portugaises et espagnoles ont soudainement rappelé les risques à trop dépendre de l&#8217;épargne étrangère, des agences de notation et des humeurs capricieuses des marchés mondiaux. Car tous ces pays avaient, entre autres, pour fragilité, une proportion importante de leurs dettes publiques dans des mains étrangères : 71 % pour Athènes, 77 % pour Lisbonne, et même 82 % pour Dublin. On se rappelle cette loi de l&#8217;histoire qui veut que les États créanciers finissent toujours par imposer leurs règles du jeu. En citant même le « modèle » japonais, où l&#8217;épargne nationale finance l&#8217;intégralité de son énorme dette publique (200 % du PIB). Voilà aussi que Washington, qui dépendait d&#8217;abord de Pékin pour financer son déficit, supporte de moins en moins le poids de cette tutelle. Et décide de faire financer son plan de relance par le rachat de quelque 900 milliards de Treasuries par la Réserve fédérale. Ce qui, dans l&#8217;ordre des créanciers, la fait passer devant la Chine, qui en détient 850 milliards. « Plus que la relance de l&#8217;activité, estime Antoine Brunet, il s&#8217;agit d&#8217;abord pour Washington de protéger le marché obligataire de la menace d&#8217;un krach déclenché par les Chinois. »</p>
<p>Face à la crise des États périphériques, la Banque centrale européenne (BCE) ne fait d&#8217;ailleurs pas autre chose : elle achète pour 76 milliards de dettes grecque, irlandaise et portugaise, soit déjà 20 % de leurs dettes à leur valeur de marché, selon RBS. Elle se place ainsi en acheteur « domestique » en dernier ressort, contre l&#8217;avis d&#8217;Axel Weber qui est contraint de partir. Signe qu&#8217;elle est prête à en acheter de plus en plus. Le 10 février, rebelote : les rendements sur la dette portugaise se tendent ? La BCE intervient très vite pour ne pas laisser les marchés internationaux faire la loi. « Le mécanisme aujourd&#8217;hui en débat du Fonds de stabilité financière, remarque Jacques Cailloux, économiste chez RBS à Londres, vise lui aussi à ce qu&#8217;il puisse, à compter de 2013, racheter directement les dettes publiques qui ne trouveraient pas preneur sur les marchés. »</p>
<p>Car la capacité des États à solliciter leur épargne nationale n&#8217;est pas toujours à la hauteur de leurs besoins. Aussi Dublin a-t-il lancé, en décembre, une réforme de ses fonds de pension pour qu&#8217;ils puissent acheter plus de dette publique irlandaise. En Espagne, les banques qui ne détenaient, à fin 2009, que 4 % de leurs actifs en bons du Trésor, sont invitées par Madrid à augmenter leurs achats. Partout, on teste la capacité de ses banques, compagnies d&#8217;assurances et fonds de pension, quand il y en a, à absorber la dette nationale. Ce seront bien les États qui financeront nos retraites.</p>
<p style="text-align: right;">Valérie Segond, éditorialiste à <a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110218trib000602696/pourquoi-les-etats-veulent-renationaliser-leur-dette.html">La Tribune</a></p>
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