Le choeur . - Où sont tous vos amis fidèles? Où sont tous vos satrapes?... Eschyle, Les Perses. "Affaire après affaire, le poisson pourrit par la tête", pronostiquait en début de semaine le député vert Noël Mamère. C'est en effet ce que confirme notre odorat. On assiste à l'évidence à la fin du sarkozysme, cette [...]
Le choeur . - Où sont tous vos amis fidèles? Où sont tous vos satrapes?...
Eschyle, Les Perses.
"Affaire après affaire, le poisson pourrit par la tête", pronostiquait en début de semaine le député vert Noël Mamère. C'est en effet ce que confirme notre odorat. On assiste à l'évidence à la fin du sarkozysme, cette maladie de la droite française. Mais le malade empeste et les effluves pestilentielles, qui s'étaient déplacées pendant quelques jours dans la banlieue du Cap, ont regagné les bords de la Seine. La presse, ou du moins celle qui a compris que le vent tournait, s'en donne à coeur joie. L'Assemblée nationale n'a pas voulu être en reste et la séance des questions s'est transformée, mercredi, en marché aux poissons napolitain. M. Woerth, d'ordinaire si sûr de lui, blanchissait au banc du gouvernement. M. Fillon tenta une sortie mais ses propos, trop convenus, n'ont convaincu personne. L'ombre de Mme Bettencourt et de ses comptes en Suisse plane désormais sur les débats et chacun sent bien qu'avec l'affaire Woerth-Bettencourt, on a franchi une étape dans la décomposition du pouvoir.
Tout cela met en lumière la double nature du sarkozysme. Nous avions affaire jusqu'à présent aux voyous. Aux cigares de tel ou tel ministre, aux logements de fonction mis à la disposition des familles de tel ou tel autre, aux doubles appointements d'une ex-membre du gouvernement, à la voiture de fonction d'une autre, aux salaires de nabab d'une présidente de Haute Autorité, aux passe-droits attribués à tel ou tel enfant du "prince"... Nous étions en face d'une première réalité, celle d'une frange assez malpropre de la bourgeoisie française, d'une bande de nouveaux riches venue des marges de la politique-spectacle, du showbiz et du monde économique, habituée à taper dans la caisse et à considérer le pouvoir comme sa propriété. On savait par avance que lorsque cette bande quitterait le gouvernement, il faudrait recompter les chandeliers, les rince-doigts et les petites cuillères dans les ministères ! Mais ce n'était pas à proprement parler une affaire d'Etat. (Lire la suite…)
Tous ces militants droits de l'hommiste, où qui se prétendent comme tels, et qui ont applaudi l'élection d'un président noir et démocrate au nom d'une victoire de la démocratie, mettant à bas le « fasciste » bush, doivent aujourd'hui (s'ils ont quelques consciences politiques, ce dont on peut douter) se mordre les doigts. D'une part, [...]
Tous ces militants droits de l'hommiste, où qui se prétendent comme tels, et qui ont applaudi l'élection d'un président noir et démocrate au nom d'une victoire de la démocratie, mettant à bas le « fasciste » bush, doivent aujourd'hui (s'ils ont quelques consciences politiques, ce dont on peut douter) se mordre les doigts. D'une part, le président américain vient d’étendre pour une année supplémentaire certaines dispositions du Patriot Act, étant la principale loi antiterroriste du pays. Cette loi avait été adoptée par Bush après les attentats du 11 septembre2001. Elle donne l’autorisation aux autorités de surveiller les Américains au nom de la sécurité du pays. Les mesures d’écoutes électroniques et la saisie d’enregistrements sont notamment tolérées. Mais cela n'est qu'un pis aller. Le gouvernement va encore plus loin, en proposant un projet de loi, visant à créer un« kill swicht » (un bouton d'arrêt d'urgence) pour internet, faisant du réseau '' mondial '' un bien stratégique purement états- . Ce projet de loin vise également à la création d'une agence: le National Center fot Cybersecurity and Communications, devant prendre la direction des principales entreprises américaines dans ce secteur pour assurer le contrôle des informations diffusées sur internet, en cas de situation d'urgence, c'est ce qu'autrefois on appelait de la propagande. (Lire la suite…)
Bagnols. MISTRAL GAGNANT Des socialistes devenus royalistes . La section socialiste Bagnols Ville sous-louerait-elle ses locaux ? Depuis quelques jours en tout cas, un autre autocollant trône à côté de celui à la rose. Avec, pour emblème, une autre fleur, celle de lys symbolisant les mouvements royalistes. Et à quelques hectomètres de là, sur la [...]
Bagnols. MISTRAL GAGNANT Des socialistes devenus royalistes .
La section socialiste Bagnols Ville sous-louerait-elle ses locaux ? Depuis quelques jours en tout cas, un autre autocollant trône à côté de celui à la rose. Avec, pour emblème, une autre fleur, celle de lys symbolisant les mouvements royalistes. Et à quelques hectomètres de là, sur la chaussée, se trouve un dessin de cette même fleur de lys. C'est en fait L'Action directe qui a posé là ses couleurs... Pas sûr que les socialistes aient en tout cas donné leur accord. Le mouvement est, selon son site internet, « l'organe d'une prestigieuse école de pensée politique fondée par Charles Maurras » . Comprenez de tendance extrême-droite
On peut constater encore une fois le manque de connaisance générale de la presse d'information.
Sinon, on ne peut que féliciter le militant gardois qui fait connaître nos couleurs dans sa belle région.
En espérant qu'il ne finisse pas pas comme Jean-Marc Rouillan.
Depuis quelques années maintenant, nous assistons à un retour sur la scène universitaire, retour assez inattendu, celui de l’Action française. Il faut d’abord associer le nom de l’Action française à celui d’un journal. Mais ce nom désigne globalement aussi ce mouvement royaliste et nationaliste créé à la fin du XIXe siècle, dans le contexte de [...]
Depuis quelques années maintenant, nous assistons à un retour sur la scène universitaire, retour assez inattendu, celui de l’Action française. Il faut d’abord associer le nom de l’Action française à celui d’un journal. Mais ce nom désigne globalement aussi ce mouvement royaliste et nationaliste créé à la fin du XIXe siècle, dans le contexte de l’Affaire Dreyfus ; un mouvement qui devint une des écoles de pensée les plus importantes de la première moitié du XXe siècle et dont l’influence s’exerça d’ailleurs bien au-delà de nos frontières et même de nos frontières européennes.
En 1998, François Hugenin, dans son ouvrage À l’école de l’Action française, paru chez Lattès, avait décrit toute la complexité intellectuelle de ce groupe que l’on ne pourrait réduire à la simple étiquette de mouvement d’extrême-droite. Animé par sa figure principale Charles Maurras, il influença de près ou de loin des écrivains mais aussi des hommes politiques : de Bernanos à Maritain en passant par Marcel Proust, du général de Gaulle à François Mitterrand en passant par Georges Pompidou…
L’Action Française fut dominée par trois figures bien différentes : Charles Maurras donc, Léon Daudet - le fils d’Alphonse - et Jacques Bainville. Chacune de ces trois personnalités eut une postérité littéraire différente. On publia ainsi beaucoup sur Charles Maurras, pourtant très peu de ses ouvrages furent réédités. Tout le contraire d’un Jacques Bainville qui, lui, fut largement réédité tandis que peu d’historiens se penchèrent sur son œuvre…
Or, depuis quelques années, l’université française fait preuve d’un intérêt renouvelé pour l’action, l’influence et la pensée du mouvement nationaliste et royaliste, indispensable à la compréhension de la Troisième République mais aussi de l’époque contemporaine.
Les invités. Georges-Henri Soutou est historien. Membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, professeur émérite de Paris-Sorbonne, auteur de nombreux ouvrages consacrés aux relations internationales, il a dirigé avec Martin Motte un colloque consacré à l’influence de Maurras et de son maître livre, Kiel et Tanger. Michel Leymarie et Olivier Dard sont tous deux historiens. Ils travaillent respectivement à l’université Charles de Gaulle-Lille III et l’université de Metz-Nancy. Avec Michel Grunewald, Jacques Prévotat et Neil McWilliam, ils ont organisé une série de colloques internationaux consacrés à l’influence de l’Action française et du maurassisme en France et dans le monde.
Les publications citées Sous la direction de Georges-Henri Soutou et Martin Motte, Entre la vieille Europe et la seule France, Charles Maurras, la politique extérieure et la défense nationale, Economica, coll. Bibliothèque stratégique, 2010. Sous la direction d’Olivier Dard et de Michel Grunewald, Charles Maurras et l’étranger, L’étranger et Charles Maurras, Peter Lang, coll. Convergences, 2009 ; Jacques Bainville, profils et réceptions, Peter Lang, 2010. Sous la direction de Michel Leymarie et Jacques Prévotat, L’Action française, culture et société, Editions du Septentrion, 2008. Sous la direction d’Olivier Dard, de Michel Leymarie et de Neil Mc William, Le maurrassisme et la culture, L’Action française : Culture, société, politique, Editions du Septentrion, 2010.
Dans notre société, l’argent a pris une place qui est devenue, aux yeux de beaucoup de nos concitoyens, la première, dans l’ordre des fins plutôt que des moyens : cela n’est pas une bonne chose et cela réduit la liberté des hommes et des sociétés à la simple possession (et à sa visibilité, le plus [...]
Dans notre société, l’argent a pris une place qui est devenue, aux yeux de beaucoup de nos concitoyens, la première, dans l’ordre des fins plutôt que des moyens : cela n’est pas une bonne chose et cela réduit la liberté des hommes et des sociétés à la simple possession (et à sa visibilité, le plus souvent) et indexe les relations humaines à celle-ci ! Dans ce cas, l’argent devient vite un maître impitoyable ! Cela ne signifie pas que je méconnaisse le rôle et l’importance de l’argent mais simplement que je veux le remettre à sa place qui est de servir les hommes et non de les asservir.
Dans le quotidien « La Croix » du lundi 14 juin, Mgr Pierre Debergé, recteur de l’Institut catholique de Toulouse rappelle en quelques phrases des vérités simples, dans lesquelles tout royaliste social, attaché à la dignité des hommes, peut se retrouver aisément : « Selon la Bible, l’argent n’est ni bon ni mauvais : c’est un outil qui contribue au bonheur. » Le verbe « contribuer » signale bien que l’argent n’est pas, en tant que tel, la source du bonheur mais juste un élément qui peut aider à être heureux : mais être riche, par exemple, ne rend pas forcément heureux, loin de là, bien plus plutôt craintif de perdre sa fortune… « Contribuer » ne veut pas dire « obliger » ou « permettre », au sens strict du terme !
« Le danger survient quand la richesse devient une fin, qu’elle conduit au mépris des autres et alimente les injustices. Derrière la quête d’argent, il peut y avoir une mauvaise réponse au besoin d’être reconnu et d’assurer son avenir. L’Eglise ne diabolise pas mais dit : attention, si tu ne veux pas être piégé, donne, partage. L’argent doit être le fruit d’un labeur, non de gains en Bourse ou de paris sur Internet. Faire fructifier son argent n’est pas négatif, s’il n’est pas cultivé pour lui-même. La preuve, on parle de « placements solidaires ». Aujourd’hui, le rapport à l’argent est biaisé, il y a des rémunérations et des profits qui sont scandaleux. » Il est vrai que ce qui choque de nombreux Français en ces temps de crise où l’on demande des efforts aux salariés (et ceux de France ne sont pas les plus mal lotis, au regard de ce qui se passe en Grèce, en Roumanie ou en Espagne…), ce sont les revenus mirobolants d’un Proglio, homme-lige de la République sarkoziste, ou les « indemnités » choquantes d’un Tapie (payées par les contribuables…), ou encore les salaires effarants des joueurs de balle-au-pied mais aussi les « petits privilèges » (pas si petits, parfois) des parlementaires européens comme nationaux… Ce qui choque, c’est la démesure et le sentiment que l’argent touché par ces personnes évoquées plus haut n’est pas forcément mérité ! C’est le « trop » quand beaucoup n’ont « pas assez » !
En France, la République n’a guère brillé par son souci de justice sociale ou fiscale, y compris dès les « Grands ancêtres » comme Danton… Aujourd’hui, en France, elle apparaît de plus en plus comme une oligarchie ploutocratique : or, libérer l’Etat de l’emprise de l’argent, c’est lui donner la liberté de ne rien devoir à l’argent… La naissance, elle, et contrairement à l’élection présidentielle, ne s’achète pas : s’en rappeler et le redire constamment, c’est préparer le recours à l’Etat affranchi de l’argent, c’est-à-dire l’Etat royal ! Pour que l’argent ne soit plus le Suzerain de notre société…
Un parlementaire veut insérer l'homosexualité et le "genre" dans un accord international. Cela sans tenir du compte du calendrier des négociations, ni respecter la nature des résolutions européennes du Sénat. L'invocation des "droits de l'homme" serait-elle dépassée ? Sans doute a-t-elle une portée trop générale aux yeux de Mme Alima Boumediene-Thiery, sénateur Vert de Paris. [...]
Un parlementaire veut insérer l'homosexualité et le "genre" dans un accord international. Cela sans tenir du compte du calendrier des négociations, ni respecter la nature des résolutions européennes du Sénat.
L'invocation des "droits de l'homme" serait-elle dépassée ? Sans doute a-t-elle une portée trop générale aux yeux de Mme Alima Boumediene-Thiery, sénateur Vert de Paris. Forte du soutien d'une vingtaine de collègues, parmi lesquels on reconnaît les noms de Robert Badinter, Catherine Tasca ou Dominique Voynet, elle a déposé une proposition de résolution européenne portant sur l'insertion d'« une clause de non discrimination en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre » dans l'accord de Cotonou.
Inconséquence
Signé le 23 juin 2000, ce texte fixe le cadre du partenariat liant les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à l'Union européenne. Conclu pour une durée de vingt ans, il est néanmoins révisé tous les cinq ans. À cet effet, les dernières négociations ont été ouvertes en mai 2009, et conclues en mars dernier – ce que semblait ignorer Mme Boumediene-Thiery, soucieuse d'orienter une discussion qui se trouve déjà close. « C'est en réalité en février 2009, au moment où était adopté le mandat de négociation de la Commission européenne, qu'une telle invitation aurait trouvé sa place », souligne Jean-Jacques Hyest, rapporteur pour la commission des Lois du Sénat. Par ailleurs, en invitant les États ACP à respecter le principe de non discrimination, sa collègue a méconnu « la logique des résolutions européennes », censées délivrer un message politique au gouvernement ou aux instances européennes, mais non à des pays tiers. (Lire la suite…)
Les griffes du Lion Fait inédit, un parti ouvertement séparatiste domine désormais en Flandre. Son chef de file, Bart De Wever, devra négocier avec un wallon, le socialiste Elio Di Rupo. Les discussions s'annoncent laborieuses. Lorsque nous étions enfants, nous fredonnions une comptine : « Loup, y es-tu, es-tu là ? » Il y est. [...]
Les griffes du Lion
Fait inédit, un parti ouvertement séparatiste domine désormais en Flandre. Son chef de file, Bart De Wever, devra négocier avec un wallon, le socialiste Elio Di Rupo. Les discussions s'annoncent laborieuses.
Lorsque nous étions enfants, nous fredonnions une comptine : « Loup, y es-tu, es-tu là ? » Il y est. Il est arrivé avec sa meute. Il s'appelle Bart De Wever. Son parti, la NVA. (Nieuw-Vlaamse Alliantie, Nouvelle Alliance flamande) obtient plus de 30 % de l'électoral à la Chambre et environ 32 % au Sénat. Les sondages les plus optimistes (ou pessimistes selon le point de vue où l'on se place) plafonnaient jusqu'à 26 %. Les voici largement dépassés.
Deux pays
Pour la première fois en Flandre c'est un parti ouvertement séparatiste qui prend le pas. Bart De Wever parle de « deux pays », la Flandre et la Wallonie. Il ne tient pas Bruxelles pour une région et entend bien mettre les Bruxellois au pas. « La Belgique est bien composée de deux pays » titre La Libre Belgique, jadis le quotidien le plus unitariste du pays.
Il est exact que néerlandophones et francophones constituent une antithèse. Au Nord, le nationalisme flamand est triomphant ; au Sud, c'est le Parti socialiste qui l'emporte avec plus de 36 % des voix. Avec son homologue flamand le SPA qui se maintient à un siège près, les socialistes deviennent la première famille politique du pays... ou de ce qu'il en reste. Ce qui fait du socialiste francophone et wallon Elio Di Rupo un premier ministrable. Belle consécration pour ce fils d'immigrés italiens, mais aussi cadeau empoisonné.
Bart De Wever n'a aucune objection à voir Di Rupo Premier ministre. Si cela se confirmait, il serait le premier francophone à revêtir la charge depuis 1974. Mais il y a un risque majeur de voir un Premier ministre francophone sous tutelle flamande. Di Rupo devrait considérer Bruxelles et la sécurité sociale comme des lignes rouges. Bart De Wever, lui, veut la scission de la "Sécu" et nie Bruxelles comme région à part entière. Chacun concède que négocier implique des compromis. Mais le tout est de savoir la marge de manœuvre. Les deux hommes auront beaucoup à faire pour arriver à un accord.
Né dans la marmite
Bart De Wever, au physique comme au moral, est un Obélix flamand. Il aime raconter qu'il était encore au berceau quand son père, cheminot, l'a fait membre de la Volksunie, parti nationaliste flamand, et lui a glissé entre ses mains potelées de bébé sa carte du parti... De Wever a remporté il y a quelques mois à la VRT (Télévision flamande) la palme de l'émission De Slimste man, « l'homme le plus intelligent ». Historien de formation, admirateur de Jules César, il peut aujourd'hui le paraphraser et clamer « Veni, vidi, vici ».
Lorsqu'il a pris la parole devant ses troupes, ce fut devant le Lion de Flandre et un drapeau européen où l'une des étoiles était remplacée par un lion. Tout un programme. Celui de l'Europe des régions où la Flandre se taillerait... la part du lion.
Charles-Henri Brignac
Textes tardifs écrits alors que Maurras est emprisonné à Clairvaux depuis 1945. Le ton n'est plus à l'invective mais à la réflexion et au bilan. Il revient sur les principes de la Révolution française, funestes, selon lui, et facteurs de tous les désordres politiques et moraux. L'ordre et le désordre expose, en une langue très [...]
Textes tardifs écrits alors que Maurras est emprisonné à Clairvaux depuis 1945. Le ton n'est plus à l'invective mais à la réflexion et au bilan. Il revient sur les principes de la Révolution française, funestes, selon lui, et facteurs de tous les désordres politiques et moraux. L'ordre et le désordre expose, en une langue très pure, jamais jargonnante, une certaine vision de la " chose publique " et du bien commun, et jette les bases d'une philosophie réputée " naturelle " contre l'artificialisme des Lumières. " Mais, quand on veut analyser un phénomène, il faut d'abord l'isoler. En isolant celui-ci, nous voyons à quel point la douceâtrerie humanitaire est contiguë au sectarisme sanglant. J'en conclus que le meilleur moyen d'éviter 1793 sera toujours de s'opposer à 1789. " Edition de l'Herne