Fête Nationale de Jeanne d'Arc 2010 - Le Tract

31 mars 2010

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L'euro, disiez-vous?

31 mars 2010

Depuis quelques semaines, la Grèce est à la « une » de l’actualité de l’Union européenne mais aussi, par voie de conséquences, la monnaie unique de la zone euro, désormais fragilisée au point que la presse et les analystes s’interrogent sur sa pérennité ou sur sa « nouvelle géographie » (avec ou sans les pays [...]

Depuis quelques semaines, la Grèce est à la « une » de l’actualité de l’Union européenne mais aussi, par voie de conséquences, la monnaie unique de la zone euro, désormais fragilisée au point que la presse et les analystes s’interrogent sur sa pérennité ou sur sa « nouvelle géographie » (avec ou sans les pays méditerranéens, en somme) ! Ainsi, samedi dernier (28 mars 2010), « Le Journal du Dimanche » titrait : « L’euro va-t-il exploser ? » tandis que le site de l’hebdomadaire « Marianne » a déjà consacré de nombreux articles et tribunes à ce sujet avec des titres parfois surprenants, non au regard de sa ligne éditoriale mais de ce que le discours officiel (et les manuels de géographie et d’éducation civique, mais aussi d’histoire de Terminale) n’a cessé de proclamer depuis plusieurs d’années…

Qui nous aurait dit que, un jour, l’euro serait menacé dans ses fondements mêmes et que « l’Europe », ou plutôt sa caricature actuelle baptisée « Union européenne », ferait mentir la formule « l’union fait la force » ? Qui ? Mais, nous ! Je veux dire la poignée de militants royalistes qui, au sein de l’Action Française et parfois bien au-delà d’elle ou ailleurs, ne cessait de répéter « casse-cou » dans les années 90 et apposait des autocollants fleurdelysés « L’euro c’est le mark », constat dénié à l’époque d’un haussement d’épaules par les européistes et « progressistes » de tout poil, constat aujourd’hui répété dans tous les journaux, du « Figaro » aux « Echos », et sur toutes les radios !

Il ne s’agissait pas alors, de notre part, de « germanophobie » facile ou d’« euroscepticisme » frileux mais simplement de l’application de cette fameuse méthode de « l’empirisme organisateur » chère à Maurras : dans une fédération, fut-elle monétaire, il faut un fédérateur, et dans le cas de l’euro, ce ne pouvait être, au regard des finances et des économies des pays de l’UE mais aussi des stratégies de chacun, que l’Allemagne qui, d’ailleurs, vantait alors par la bouche des politiques allemands la monnaie unique sous le nom de… « europamark » ! Alors même que le premier nom de la monnaie européenne, voulu par le président Giscard d’Estaing dans les années 70, était « l’écu », récusé par ces mêmes Allemands car… « trop français » !

Ainsi, ceux qui découvrent aujourd’hui les « choses » (je parle de tous ces experts économistes qui ne juraient que par « l’Europe, l’Europe, l’Europe !!! » en négligeant les réalités, même les plus visibles et évidentes) manquent-ils souvent d’humilité et l’on pourrait, cruellement, les rappeler à leurs propres textes et déclarations. Il faudra le faire, mais non par revanche, toujours mal placée et, en définitive, inutile (car il n’est de pire sourd qui ne veut entendre, comme le dit le proverbe), mais pour éviter de refaire certaines erreurs et surtout pour sortir de la crise actuelle, par le haut ou par le côté, mais en évitant, autant que faire se peut, le pire, c’est-à-dire l’affaissement définitif de notre France et de ses partenaires européens, ou l’asservissement aux puissances financières, qu’elles soient étrangères ou non.

En tout cas, dans cette crise qui n’est pas « finale », contrairement à ce que certains affirment avec une sorte de joie malsaine à défaut de proposer des solutions de rechange, l’on peut constater que la solidarité européenne n’existe pas vraiment et que l’Allemagne est le vrai maître de l’UE sur le plan économique mais aussi financier, au point que c’est elle et elle seule qui semble détenir, sinon les cordons de la bourse, du moins les « réponses »… Que la crise ait révélé avec autant de force cette réalité que nous n’avons eue de cesse de répéter avant même la naissance de l’euro ne nous réjouit pas forcément, mais elle ne nous surprend pas non plus. L’urgence est, sans doute et le plus tôt possible (formule peut-être maladroite, mais qui rappelle que certains oublient « l’ordre des choses », même lorsqu’il y a le feu à la maison…), d’en tenir compte pour donner à la France les moyens de rétablir l’équilibre au sein de la zone euro, en attendant éventuellement mieux : c’est une urgence qui n’est pas qu’économique ou budgétaire, mais d’abord et avant tout politique !

Jean-philippe CHAUVIN

[AF-Actu] Loin du bien commun : les élections régionales (suite)

30 mars 2010

Des dépûtés UMP veulent en finir avec les triangulaires Les régionales ont rappelé l'effet désastreux du maintien de plus de deux partis dans des scrutins à deux tours. La majorité présidentielle est inquiète. Au lendemain des régionales - où le Front national a pu se maintenir au second tour dans douze régions, contribuant à la [...]

Des dépûtés UMP veulent en finir avec les triangulaires

Les régionales ont rappelé l'effet désastreux du maintien de plus de deux partis dans des scrutins à deux tours.

La majorité présidentielle est inquiète. Au lendemain des régionales - où le Front national a pu se maintenir au second tour dans douze régions, contribuant à la sévère défaite de l'UMP -, plusieurs voix s'élèvent pour réclamer l'interdiction des triangulaires au deuxième tour des législatives de 2012. Lors de ce scrutin, seuls les candidats qui, au premier tour, ont obtenu un score représentant 12,5 % des inscrits peuvent se maintenir au second tour. «C'est encore trop, plaide Franck Reynier, député radical valoisien (UMP) de la Drôme. Nous souhaitons que seuls les deux candidats ou les deux listes arrivés en tête au premier tour d'une élection puissent participer au second», insiste l'animateur du cercle des parlementaires radicaux. «Il faut appliquer à tous les scrutins la règle déjà en vigueur pour l'élection présidentielle», argumente ce proche de Jean-Louis Borloo, élu d'un département où le FN a obtenu 16,52 % des voix dimanche.

Au même moment, deux autres députés de la majorité viennent de déposer des propositions de loi visant à ­interdire les triangulaires. «Les triangulaires permettent à des mouvements qui ne peuvent espérer obtenir une majorité absolue de se placer en contradiction avec les principes démocratiques fondamentaux qui régissent notre pays», plaide Éric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, où le FN a atteint 23,85 % des voix dimanche. Selon ce proche du maire de Nice, Christian Estrosi, «la légitimité d'un élu doit reposer sur une majorité absolue et non sur une majorité relative».

Un député du Nord, Christian Vanneste - où le FN a obtenu 20,78 % des suffrages dimanche -, a lui aussi déposé une proposition de loi en ce sens. «Je suis un admirateur du régime parlementaire britannique qui repose sur le bipartisme, plaide Christian Vanneste. Le seul scrutin où une triangulaire me ­paraît acceptable, c'est lors d'une élection municipale. C'est une position que je défends depuis 2002.»

Éric Ciotti et Christian Vanneste espèrent obtenir du groupe UMP l'inscription de leurs propositions de loi à l'ordre du jour de l'Assemblée lors d'une semaine d'initiative parlementaire. Interrogé, jeudi, sur RMC, le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, s'est déclaré très favorable à ces deux propositions de loi.
Ces initiatives traduisent en tout cas l'inquiétude de la majorité, de nouveau concurrencée par une force politique importante et dynamique sur son flanc droit. Le précédent des législatives de 1997 hante les esprits à droite. Au soir du premier tour, le FN était en mesure de se maintenir dans 133 circonscriptions. Le parti de Jean-Marie Le Pen s'était déterminé au coup par coup en fonction des candidats RPR et UDF en présence. Le FN avait finalement choisi de se maintenir dans 76 circonscriptions. Et les candidats RPR et UDF en lice furent battus dans 47 de ces 76 triangulaires, qui contribuèrent à la victoire de la gauche.

Par Guillaume Perrault - Source : Le Figaro du 26/03/210

On pensait naivement, que la majorité, devant la débacle des régionales allait réviser sa politique pour répondre aux votes des français.

Mais non, en bon démocrate, ils ont trouvés la solution: éliminons le Front Nationale et restons entre nous, en imposant le bipartisme pour toutes les élections.

Comme toujours, au lieu de soigner la maladie, on décide de casser le thermomètre. Et en bonne logique, si la majorité continue à perdre les élections, elle n'aura plus qu'a créer le le monopartisme ou le parti unique. On est très loin du bien commun et de l'interête national.

Il faudra que les français se posent enfin le problème des instiutions et de notre représentativité.
En commencant par un chef d'état indépendant de tout groupe de pression et une nouvelle réprésentavité dont la légitimité ne reposerait  pas seulement sur une majorité absolue,mais aussi  sur des intérêts concrets et réels .

le Mouvement des étudiants (M-ét) ou le potentat de l'UMP

29 mars 2010

L'UNI est morte, l'union nationale inter-universitaire est décédée mi-janvier de la volonté des autorités du gouvernement, la vénérable institution créée en 1968 dans le bureau du Général de Gaulle avec Jacques Foccart a rendu l'âme. Il était connu que ce syndicat de droite recevait des subventions du RPR, de l'UDR puis de l'UMP. Mais quand [...]

L'UNI est morte, l'union nationale inter-universitaire est décédée mi-janvier de la volonté des autorités du gouvernement, la vénérable institution créée en 1968 dans le bureau du Général de Gaulle avec Jacques Foccart a rendu l'âme. Il était connu que ce syndicat de droite recevait des subventions du RPR, de l'UDR puis de l'UMP. Mais quand l'UMP a décidé de coupé les vivres de l'UNI, il y eut un malaise, les subventions redonnées, cela a donné lieu à tergiversations, du coup, les négociations menées à l'Elysée ont donné lieu à la création du Mouvement des Etudiants ou M-ét, censé regrouper tous les étudiants de droite et de centre droit pour faire face à l'UNEF (union nationale des étudiants de France) syndicat étudiant de gauche (qui aide notamment à la régularisation des étudiants sans papiers) et financé par le PS, mais aussi regroupant des membres du Parti Communiste en son bureau national.

Les négociations ont eu donc lieu à l'Elysée en la présence de Benoît Apparu, Claude Guéant, Valérie Pécresse ou encore Xavier Bertrand, et après le M-ét dira qu'il est indépendant et peut critiquer le gouvernement, la logique voudrait-elle qu'un syndicat dont les négociations ont été menées à l'Elysée puissent critiquer ouvertement le gouvernement? Ce serait donner le bâton pour se faire battre....

Face au conformisme et au fatalisme, certains militants ont préféré rejoindre la dissidence et demeurer indépendants même si les moyens matériels sont devenus quasi-inexistants.

Par exemple, à l'initiative de la scission, la section de l'UNI Tours devenue UNI-SU pour union nouvelle et indépendante syndicat universitaire, leurs convictions ayant payé puisqu'ils ont gagné les élections étudiantes devant le Mét, et prenant même un siège à Sud (le syndicat pro-blocage d'extrême-gauche dont la grande partie des membres fait partie du NPA), mais Angers a aussi rejoint l'indépendance en fondant l'UNI-UA pour université nouvelle et indépendante union angevine (même si le M-ét a essayé quelques tractations pour reprendre cette section), car perdre ses deux plus grosses sections de la zone Ouest, ça fait mal...

Mais ils ne sont pas les seuls! Les vénérables militants de Lyon ont rejoint aussi la dissidence pour fonder l'UNI-UL, union nouvelle et indépendante université lyonnaise, afin de perpétuer les valeurs de l'UNI canal historique, et le même jour, les militants bordelais ont suivi en fondant l'UNIC pour union nouvelle et indépendante catholique, en se basant sur la doctrine sociale de l'Eglise.

Ainsi les valeurs d'indépendance sont propres aux traditions françaises et ces militants n'ont pas voulu se laisser embarquer dans une machine électorale dont le but est juste de faire des voix et d'occulter toute conviction.

Le M-ét fait pâle figure, non seulement ils perdent quatre sections importantes, mais en plus ils sont en train de perdre grandement leurs élections, laissant la porte ouverte aux élus associats, promoteurs de l'apolitisme...

Les promoteurs du Mét diront que l'UNI n'est pas morte et que seule la branche étudiante de l'UNI a mué, pour garder l'UNI en tant que cercle de réflexion, mais dans l'histoire de l'UNI, c'est sa branche étudiante qui a été le moteur du mouvement, notamment en périodes d'agitations étudiantes.

L'UMP après avoir avalé le MPF, le CNI a voulu reprendre l'UNI, mais il reste toujours un village d'irréductibles gaulois (sic) tout au moins des indépendants afin de perpétuer des valeurs inhérentes à la France traditionnelle.

AFE Tours

[Cercle Kleber Haedens] "Petites réponses aux grandes questions actuelles"

29 mars 2010

Le Mardi 30 mars, les militants et sympathisants d’Action française sont invités à nous retrouver autour d'un verre et à participer à notre cercle d'étude. Nous proposerons des "Petites réponses aux grandes questions actuelles" Pour toutes informations: royco92@gmail.com

Le Mardi 30 mars, les militants et sympathisants d’Action française sont invités à nous retrouver autour d'un verre et à participer à notre cercle d'étude.

Nous proposerons des "Petites réponses aux grandes questions actuelles"

Pour toutes informations: royco92@gmail.com

[Conférence] Retour sur les élection régionales, enjeux et perspectives

27 mars 2010

les élections régionales (1ère partie)envoyé par AFprod2. - Regardez les dernières vidéos d'actu. les élections régionales (2ème partie)envoyé par AFprod2. - Regardez les dernières vidéos d'actu. Conférence donnée par Olivier Perceval, le 12 mars 2010, dans les locaux d'Action française


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les élections régionales (2ème partie)
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Conférence donnée par Olivier Perceval, le 12 mars 2010, dans les locaux d'Action française

Le XXe siècle, idéologique et Politique par Winock

26 mars 2010

Michel Winock, né en 1937, est un historien spécialiste de l’histoire de la République française et des mouvements intellectuels du XIXe et du XXe siècles. Il est professeur des universités en histoire contemporaine à l'institut d'études politiques de Paris. Il a récemment publié La gauche au pouvoir : L'héritage du Front populaire, (Bayard, 2006), 13 [...]

Michel Winock, né en 1937, est un historien spécialiste de l’histoire de la République française et des mouvements intellectuels du XIXe et du XXe siècles. Il est professeur des universités en histoire contemporaine à l'institut d'études politiques de Paris. Il a récemment publié La gauche au pouvoir : L'héritage du Front populaire, (Bayard, 2006), 13 mai 1958. L'agonie de la IVe République, (Gallimard, 2006), La gauche en France, (Perrin, 2006), La mêlée présidentielle, (Flammarion, 2007), Clémenceau, (Perrin, 2007), 1958. La naissance de la Ve République, (Gallimard, 2008), L'élection présidentielle en France, (Perrin, 2008).

Entretien avec Michel Winock. Le journal du Dimanche du 23 déc 2009.

Qu’est-ce qu’un intellectuel ? Le mot est apparu lors de l’affaire Dreyfus. Plusieurs pétitions avaient été lancées et signées par des universitaires, des écrivains, des savants en faveur de la révision du procès. Clemenceau, dans L’Aurore, pour les rassembler d’un mot, avait écrit : "C’est la protestation des intellectuels", un terme à peu près inconnu comme substantif. Barrès, dans le camp des antidreyfusards, l’a repris pour se moquer de ce "Bottin de l’élite" qui croit qu’une société se fonde sur la logique ; ces "aristocrates de la pensée", disait-il, sont coupés du peuple; ils ne sont plus en accord avec leur groupe naturel. Jacques Julliard et moi avons dirigé un Dictionnaire des intellectuels français (Seuil, 1997). Il offre une photographie assez large, mais déjà vieille de douze ans! Une chose est sûre: le "grand écrivain", devenu la figure par excellence de l’intellectuel, est mort dans les années 1980. Depuis Voltaire, l’écrivain s’identifiait le plus souvent à l’intellectuel engagé. Ce personnage a disparu. Nul "grand écrivain" – et il en existe en France – n’est pour autant une "conscience" qui prendrait parti avec autorité dans les combats de son époque. La figure s’est effacée avec les morts successives de Sartre (1980), Aron (1983), Foucault (1984).

Quelle est la situation actuelle des intellectuels en France ? On peut distinguer quatre grandes catégories d’intellectuels. 1) Il y a d’abord l’"intellectuel professionnel". Ainsi Bernard-Henri Lévy qui a fait profession d’en exercer le "métier". C’est une rupture par rapport à la tradition. Jusqu’alors, l’intellectuel était un savant, un professeur, un auteur qui prend parti. En ce sens, l’intellectuel était un amateur, pas un professionnel. L’intellectuel professionnel se confond, à mon sens, avec l’intellectuel médiatique, convoqué par les journalistes, pour parler de tout et de rien. Bernard-Henri Lévy en est le prototype. Ils sont une poignée. Ils ont réponse à tout. Leur légitimité est surtout le fait des médias. 2) Deuxième catégorie: l’"intellectuel spécifique" dont parlait Michel Foucault. Il intervient sur la place publique, lui aussi, mais à partir de ses connaissances professionnelles. Les "spécifiques", de plus en plus nombreux, n’entendent pas se mêler de la politique en général. Ils témoignent à partir de ce qu’ils connaissent ou expérimentent dans leur profession.

Ainsi de l’urgentiste Patrick Pelloux, de l’écologiste Nicolas Hulot ou de l’économiste Thomas Piketty. Pierre Bourdieu a été l’intellectuel spécifique le plus célèbre, voire autoproclamé. Une des tentations de l’intellectuel spécifique, toutefois, lorsqu’il est devenu médiatique, c’est d’échapper à sa spécificité pour donner des avis sur des choses dont il n’est pas expert… 3) Une troisième catégorie regroupe les "intellectuels anonymes", l’immense troupe de celles et ceux qui interviennent dans le débat public à travers le courrier des journaux, Internet, la radio interactive. Au temps de l’âge d’or des intellectuels, il n’y avait pas 10% de bacheliers. Aujourd’hui, nous en sommes à plus de 65% d’une classe d’âge. Les rapports avec l’élite intellectuelle ne sont plus les mêmes. Beaucoup de gens peuvent se prévaloir de lire, de réfléchir et de récuser les maîtres-penseurs. La parole publique n’est plus monopolisée par les politiques et les intellectuels. Aussi, les gens du spectacle (chanteurs, acteurs, cinéastes…) ont-ils paru d’assez bons porte-parole de M. Tout-le-Monde. On se souvient de l’audience de la pétition en faveur des sans-papiers. Reste à savoir si les "people" sont le peuple. En tout cas, ils ont mis fin au "grand écrivain". 4) Quatrième catégorie enfin: celle des "penseurs". Puisque de nombreux organismes catégoriels savent faire campagne contre toutes sortes d’inégalités, on a donc moins besoin d’un Jean-Paul Sartre pour protester. En revanche, on a besoin de penseurs: le souci de protester passe après le besoin de comprendre le monde indéchiffrable dans lequel on vit. Marcel Gauchet, les revues Le Débat, Esprit, Pierre Rosanvallon et toute l’équipe de La République des idées, pour ne citer qu’eux, s’efforcent d’analyser les évolutions actuelles. Le penseur a quitté le registre de "J’accuse" pour celui de "Je veux comprendre".

L’affaire Polanski semble avoir montré les limites des intellectuels médiatiques. Elle n’a mobilisé, en effet, que ses pairs, ce qui ne l’a peut-être pas servie. La nouvelle génération préfère, je crois, la noria des "experts". On entend beaucoup les économistes. Il y en a, bien sûr, de grands, mais on a rarement vu un économiste nous éclairer sur le sens du monde et devenir une conscience.

L’intellectuel est-il de gauche ? En 1898, quand Barrès moque les "intellectuels", ceux-ci sont de gauche mais, depuis l’entre deux-guerres, lors des grandes batailles, une certaine droite se veut intellectuelle et s’affirme telle. Maurras, Brasillach, Pauwels, les Hussards : Nimier, Laurent, Blondin, Déon, des historiens comme Raoul Girardet ou Philippe Ariès. La revue Commentaire (fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova) fait appel à de brillants esprits de la droite libérale. Il faut aussi penser au philosophe Pierre Manent ou à l’économiste Nicolas Baverez.

Le peu d’estime de Nicolas Sarkozy pour les intellectuels est-il révélateur de l’époque ? Le président de la République est assez représentatif de la nouvelle culture, médiatique et "people". On se demande toujours s’il lit autre chose que les discours qu’on lui prépare. Il affecte une vulgarité, voire une grossièreté, qu’il estime probablement efficace pour se rapprocher du "peuple". D’où une certaine dose chez lui d’anti-intellectualisme. En même temps, comme il est viscéralement politique, il se sert d’intellectuels pour les besoins de telle ou telle action, même s’il préfère les experts aux "professeurs de morale".

Entretien réalisé par Marie-Laure Delorme et Jean-Maurice de Montremy.

Source : La revue critique des idées et des livres

Jean Raspail : Pourquoi je suis royaliste...

25 mars 2010

[Nice] Rectificatif

24 mars 2010

Le Prochain Cercle aura lieu le samedi 27 mars 2010. Il se tiendra à l'endroit habituel, aux HUSSARDS BLEUS, à l'angle de la rue de France et de la rue Saint-Philippe à Nice à 18h30. Cette conférence dont le thème est "La politique Mémorielle de Nicolas Sarkozy" sera animée par Nicolas (professeur d'Histoire Géographie) Un [...]

Le Prochain Cercle aura lieu le samedi 27 mars 2010. Il se tiendra à l'endroit habituel, aux HUSSARDS BLEUS, à l'angle de la rue de France et de la rue Saint-Philippe à Nice à 18h30.

Cette conférence dont le thème est "La politique Mémorielle de Nicolas Sarkozy" sera animée par Nicolas (professeur d'Histoire Géographie)

Un débat apéritif suivra cette conférence, et, ceux qui le souhaitent pourront rester dîner.

Contact : nice.royaliste@gmail.com

Communiqué du CRAF

24 mars 2010

Notre attention a été attirée par un singulier concours de photo organisé par la FNAC de Nice, dont le prix « politiquement incorrect » a été attribué à l’auteur d’une prise de vue représentant un individu s’essuyant ce qui lui sert d’arrière train à l’aide d’un drapeau français. Outre que l’image d’un seul point de [...]

Notre attention a été attirée par un singulier concours de photo organisé par la FNAC de Nice, dont le prix « politiquement incorrect » a été attribué à l’auteur d’une prise de vue représentant un individu s’essuyant ce qui lui sert d’arrière train à l’aide d’un drapeau français.

Outre que l’image d’un seul point de vue artistique est particulièrement médiocre, elle illustre bien, non seulement la question de l’identité nationale, mais celle de l’intégration.

Car enfin depuis des décennies, en commençant par les petits profs , porteurs de valise du FLN, jusqu’aux éducateurs dits « socioculturels » qui justifient les sifflets des stades sur l’hymne national, tout un service soi-disant public, de l’éducation nationale ou populaire travaille à détruire et à souiller les symboles de la nation aux yeux des nouvelles générations et plus particulièrement de celles qui sont issues de l’immigration.

Que la FNAC qui est tout sauf impolitiquement correcte s’associe à cette œuvre de destruction n’a rien d’étonnant étant donné les origines pseudo révolutionnaires qu’on lui prête.

Qui ne se souvient que dans les années soixante-dix, dans les facs et lycées, quand on arborait notre drapeau national, on était traité de fasciste.

Ceux-là même qui nous insultaient alors, et qui sont les profs et les éducateurs, n’ont pas un sort enviable aujourd’hui.

Cette dérive en effet n’est pas anodine et il faut un jour en payer le prix. Ils rasent les murs et se font casser la gueule dans les ZEP et les ZUS, car lorsque l’on apprend à mépriser les fondements de la nation, cet espace commun et historique de solidarité, on découvre que l’on ne pèse plus grand chose individuellement.

Quant à la FNAC , il faut qu’elle s’attende aussi à son tour à verser des dividendes. Gageons qu’il reste assez de patriotes dans ce beau pays de France pour faire passer le goût de la provocation haineuse à ces anciens « anti-capitalistes » revenus piteusement à la gamelle.

Perceval - Président du Centre royaliste d'Action française