28 février 2010
Réponse à l'Abbé Laguérie : Sommes-nous maurassiens? Nous pouvons comprendre que l’abbé Laguérie soit agacé par cette accusation de maurrassisme qui fuse comme un trait vengeur de la part de ceux qui, dans les institutions épiscopales, voient la tradition avancer trop vite à leur gré. Il s’en défend à bon droit et nous nous en [...]
Réponse à l'Abbé Laguérie : Sommes-nous maurassiens?
Nous pouvons comprendre que l’abbé Laguérie soit agacé par cette accusation de maurrassisme qui fuse comme un trait vengeur de la part de ceux qui, dans les institutions épiscopales, voient la tradition avancer trop vite à leur gré. Il s’en défend à bon droit et nous nous en voudrions que son œuvre pour la vérité soit entachée par nos idées qui ne sont pas nécessairement les siennes.
Pour autant, nous sommes obligés de réagir à la peinture approximative qu’il effectue du martégal, du nationalisme et surtout de notre France.
En bon élève de la doxa cléricale, il exprime des choses presques justes si elles n’étaient pas déformées par ces fameux raccourcis de la pensée, lesquels, par erreur ou par malice, sont à l’orgine de toutes les caricatures.
Charles Maurras le premier n’aimait pas les mots en Ismes et surtout pas le maurrassisme. Pour autant, s’agissant du nationalisme, il s’y était résolu par un cheminement de réflexion qui mérite que l’on s’y arrête quelque peu avant de porter un jugement définitif.
Pour Maurras en effet, le nationalisme n’est pas une option idéologique. C’est plutôt l’achèvement et la conséquence d’un raisonnement qui a pour principe la défense des libertés locales, celles dont les peuples, ont le plus consciemment besoin. Maurras en effet trouve la première matière de son combat dans le mouvement Félibrige, et au-delà dans la prise de conscience régionaliste opposée à la doctrine uniformisatrice de la république jacobine.
Le “vive la Nation” idéologique de la révolution, plaçait la nation comme fin et non comme moyen de l’existence des peuples.
Les représentants élus de la convention détenaient des pouvoirs exorbitants, parce qu’ils disaient en être l’incarnation. Ils étaient la Nation comme l’empereur romain était jadis le dieu vivant.
Avec la méthode pragmatique de l’Empirisme organisateur, Maurras considérait quant à lui que le cadre le plus adapté pour l’épanouissement de la société française était bien-sûr la nation (entendu comme royaume). Ce cadre, à une échelle déjà choisie naguère par les capétiens, permettait de réguler, en maintenant une certaine unité, les très nombreuses libertés dont disposait l’incroyable mosaïque de territoires composant notre pays. Le tout fédéré à la tête par le roi.
Dès lors, notre combat n’à rien de commun avec celui des jacobins et autres nationalistes idéologiques qui conçoivent la nation comme un bloc étanche, pur, et dont le sang des peuples constitue le ciment. Le « National Socialisme » n’est rien d’autre que cette représentation idéalisée d’une nation comme fin indépassable qui justifie les pires exactions policières au nom de l’intérêt général. Quelle différence entre Robespierre et Hitler?
L’idéologie « Nazie » est bien fille de la Révolution française.
Pour Maurras la question sociale était une affaire de proximité et d’harmonie de la société.
Le nationalisme de Maurras voulait défendre les Français contre “la fortune anonyme et vagabonde” qui se caractérisait par son absence d’identité. Ce contre quoi Maurras se dressait était en réalité le capitalisme international qui n’a cessé de vouloir détruire les nations pour bénéficier sans entraves du formidable accroissement des richesses que constitue la loi de l’offre et de la demande.
La nation constitue donc avant tout la première protection sociale du peuple.
Des gens qui cohabitent dans un vaste espace, mais cependant limité, avec des règles partagées, dans lesquelles ils se reconnaissent solidairement, ont plus de chance d’être respectés que ceux qui sont livrés au pouvoir de capitalistes étrangers sans attaches communes et poursuivant une démarche purement financière sans égard pour autre chose que leur propre fortune.
Le principe de subsidiarité qui définit le rôle de chacun, chaque groupe, chaque communauté naturelle ou de destin, en fonction de son degré de compétence déclinant les niveaux de responsabilité dans la société, repère le cadre national comme cadre ultime au-delà duquel il n’y a plus de lisibilité d’appartenance suffisamment forte pour justifier une réelle et résistante solidarité.
Monsieur l’abbé Laguérie s’en prend à la politique des rois de France, imitant en cela le discours consensuel des modernes qui jugent l’Histoire en dehors de son contexte avec les yeux d’aujourd’hui.
Il est vrai que l’histoire de France est singulière et que le rôle dévolu aux politiques est avant tout de protéger la communauté dont ils sont les représentants et défenseurs naturels.
Notre nationalisme n’étant pas une idéologie il s’applique à la France seule, France fille aînée de l’Eglise et dont la vocation spirituelle a été bellement démontrée par de nombreux auteurs parmi lesquels Georges Bernanos.
Cela implique des responsabilités et des choix, qui dans la construction du « pré carré » nécessitaient le refus de se dissoudre dans un empire dont les intérêts de toute évidence étaient divergents de ceux de notre communauté, et dont la gestion à grande échelle ne pouvait que produire des injustices , des révoltes et des coups d’état.
Ce qui n’a pas manqué de se produire dans l’histoire de l’Europe avec les ambitions toujours plus avides des olligarques qui cherchaient à accroitre leurs pouvoirs.
Si Jeanne d’Arc nous a été donnée, c’est bien que l’alliance de la Bourgogne et de l’Angleterre contre le petit roi de Bourges n’était pas acceptable.
Le refus de l’Empire était grande sagesse qui remontait aux premiers rois capétiens et qui a permis à ces derniers d’être les arbitres dans les conflits qui opposaient les nations empêtrées dans ce dispositif.
La force de cet empire, et on peut dire sa légitimité, tenait au fait qu’une menace extérieure était récurrente et interdît moralement de s’en désolidariser.
On doit regretter l’absence des Français à Lépante, mais on ne doit pas oublier que la France subissait en permanence la menace d’invasion de ses voisins et que cela a nécessité en son temps un jeu subtil de diplomatie qui tenait notre patrie engagée par des traîtés.
Car le problême résolu à Lépante , n’a pas résolu celui de la pression autrichienne contre la France qui a trouvé finalement sa conclusion bien plus tard avec le traîté d’Ultrecht, lequel a eu notamment comme résultat de sortir l’Espagne de l’Empire et ainsi de desserrer l’étau.
C’est notre Histoire et nous devons, en tant que Français, l’assumer et peut-être aussi en admirer la cohérence.
Pour nous en France, l’histoire écrite tout au long de plus de quinze siècles avec le concours des quarante rois qui se sont succédés, a forgé des liens solides et diversifiés, qui permettent d’assumer la diversité de nos peuples tout en garantissant, la cohésion de l’ensemble.
Encore faut-il, à la tête de cet ensemble, un souverain protecteur, indépendant des factions et des oligarchies, qui puisse garantir à chacun sa place et ses droits.
Aujourd’hui nous nous battons à l’Action Française contre la fusion de notre pays dans le magma Anglo-Saxon qui se dénomme Union Européenne, ou contre la main mise d’un autre empire qui n’est plus l’Autriche , mais les Etats Unis d’Amérique..C’est exactement le même combat que nos pères. Et du reste ne nous a-t’on pas reproché de n’être pas allés en Irak ?
D’autre part monsieur l’Abbé, fait porter la responsabilité des guerres au nationalisme français, et en cela embouche les trompettes du consensus moderne le plus éculé (on dirait du BHL). C’est oublier que nos rois avaient compris au XVIIIème siècle, que les règles changeaient, ce qui a valu à Louis XV d’être honni par les « lumières » avec le retournement des alliances en pleine guerre nous faisant passer du côté de l’Autriche contre les Prussiens.
La révolution (à mort l’Autrichienne !) et Napoléon ont fait l’erreur de méconnaître les changements qui s’opéraient et ont renforcé la Prusse en libérant ainsi les forces pangermanistes. (Jacques Bainville, histoire de deux peuples). Là et nul part ailleurs sont les raisons des guerres qui ont ensanglanté l’Europe au vingtième siècle.
Ni Maurras , ni le nationalisme, qui n’est que la version politique et organisationnelle du patriotisme , ni l’histoire de France ne méritent les jugement sévères de monsieur l’abbé Laguérie, dont par ailleurs nous admirons le combat au sein de l’Eglise.
Olivier Perceval
Catholique et Français toujours
Publié dans Penseurs et Doctrines | 3 Commentaires
27 février 2010
z comme zemmour 25/02/10 par la_cinquieme_colonne
Publié dans Esthétique, Symbolique et Identité, Politique, Vidéos | Pas de commentaires
27 février 2010
Pour les étudiants et les salariés. Vendredi 5 mars. "Une nouvelle enquête sur la monarchie : pourquoi être royalistes au XXIème siècle ?" par Stéphane Blanchonnet. Renseignements par téléphone au 06 82 83 92 00 ou par courriel à thidal@numericable.fr et sur www.aflyon.com
Pour les étudiants et les salariés.
Vendredi 5 mars.
"Une nouvelle enquête sur la monarchie :
pourquoi être royalistes au XXIème siècle ?" par Stéphane Blanchonnet.
Renseignements par téléphone au 06 82 83 92 00 ou par courriel à thidal@numericable.fr et sur www.aflyon.com
Publié dans Penseurs et Doctrines | Pas de commentaires
26 février 2010
C'est toujours avec plaisir que nous l'écoutons parler... Mais Jacques Myard se fourvoie dans un mauvais combat en faisant l'apologie de la laïcité. Le député souverainiste Jacques Myard voudrait faire du 9 décembre la « journée nationale de la laïcité ». À cet effet, Il vient de présenter une proposition de loi, enregistrée à la [...]
C'est toujours avec plaisir que nous l'écoutons parler... Mais Jacques Myard se fourvoie dans un mauvais combat en faisant l'apologie de la laïcité.
Le député souverainiste Jacques Myard voudrait faire du 9 décembre la « journée nationale de la laïcité ». À cet effet, Il vient de présenter une proposition de loi, enregistrée à la présidence de l'Assemblée le mercredi 24 février. « Il s'agirait non seulement de célébrer publiquement l'un des piliers de la République », explique-t-il dans l'exposé des motifs, « mais aussi d'y consacrer quelques heures des programmes scolaires et médiatiques ».
Dans son collimateur, on entrevoit l'islam, qu'il se garde pourtant de nommer, évoquant « certains groupes religieux » qui « tentent d'imposer des comportements clairement contraires au principe de laïcité, et en particulier à la neutralité du service public qui en découle ». De son point de vue, un « hommage à la loi sur la séparation des Églises et de l'État de 1905 » serait une réponse à l'islamisation rampante. « Cette loi a permis de mettre fin à toutes les tensions politico-religieuses caractérisant la vie politique française depuis la Révolution », affirme-t-il un peu hâtivement, passant sous silence les brimades infligées au pays réel qui n'avait pas encore déserté les paroisses.
Le laïcisme hérité de la IIIe République continue d'empoisonner nos mentalités, en dépit du tournant entamé par le président Sarkozy en faveur d'une laïcité plus saine, qui « n'est pas la négation ou le rejet du fait religieux » mais « un principe d'apaisement dont dépendent la concorde et la paix civiles ». Dans ces conditions, les velléités du député des Yvelines ne froisseront pas seulement des officines islamiques. Bien au contraire, elles galvaniseront les plus sectaires, enclins à couvrir d'une pudeur déplacée l'héritage chrétien qui imprègne en profondeur le pays. Autrement dit, la France foulera au pied son propre passé, au lieu d'encourager tous ses citoyens à se l'approprier.
Nos parlementaires devraient plutôt célébrer Marie avec une ferveur renouvelée. D'autant que nos compatriotes musulmans pourraient tout à fait se joindre à la fête du 15 août !
G.D - Son Blog
Publié dans Politique | 1 Commentaire
26 février 2010

Publié dans Militantisme | Pas de commentaires
25 février 2010
Ah vraiment, quel spectacle nous offre la clique républicaine qui est censée dignement nous représenter. La droite a commencé par sortir de son chapeau des pseudos-condamnations, d’Ali Soumaré, candidat tête de liste (PS) aux élections régionales dans le Val-d'Oise. Puis, elle se rend compte que la réalité est un peu plus complexe et M.Poniatowski annonce [...]
Ah vraiment, quel spectacle nous offre la clique républicaine qui est censée dignement nous représenter. La droite a commencé par sortir de son chapeau des pseudos-condamnations, d’Ali Soumaré, candidat tête de liste (PS) aux élections régionales dans le Val-d'Oise. Puis, elle se rend compte que la réalité est un peu plus complexe et M.Poniatowski annonce bêtement qu’ "Il est certain que son passé judiciaire n'est pas aussi lourd que ce que l'on pouvait penser. Il n'en reste pas moins que M. Soumaré est un personnage obscur".
A gauche, on se bat aussi avec ses démons, on essayant de gérer l’affaire Frêche, président sortant de la région Languedoc-Roussillon. Après avoir été exclu par le PS, pour ses propos "outranciers", le PS a décidé de créer sa propre liste. Malheureusement, la nouvelle liste officielle PS arrive très loin de celle de M.Frêche, d'où cette décision hypocrite du bureau national, de transformer l’exclusion définitive en exclusion temporaire (on attendra la victoire de Fêche pour l’accueillir de nouveau à bras ouvert dans la grande famille des socialistes !)
Triste et habituel spectacle que jouent la droite et la gauche, lors de ces élections régionales où le fond des problèmes n'est jamais abordé. Le bien commun s’en retrouve jeté aux oubliettes.
Rejetons tous ces nuisibles et continuons à combattre pour la monarchie, régime non partisan et le plus à même de servir l'intérêt national.
Publié dans AF-Actu | Pas de commentaires
Publié dans Penseurs et Doctrines, Vidéos | 4 Commentaires
24 février 2010
Saluons la naissance de realpolitik.tv ! J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement de realpolitik.tv, un site dédié à l’analyse géopolitique qui rassemble des contenus écrits et audiovisuels. Les intervenants sont tous des spécialistes de géopolitique d’une aire géographique (Europe, États-Unis, Chine, Russie, Amérique Latine, Afrique…) ou d’un thème (questions maritimes, énergétiques…). Issus d’horizons [...]

Saluons la naissance de realpolitik.tv !
J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement de realpolitik.tv, un site dédié à l’analyse géopolitique qui rassemble des contenus écrits et audiovisuels. Les intervenants sont tous des spécialistes de géopolitique d’une aire géographique (Europe, États-Unis, Chine, Russie, Amérique Latine, Afrique…) ou d’un thème (questions maritimes, énergétiques…). Issus d’horizons variés, ils s’attachent à développer une pensée indépendante et attentive aux réalités des peuples et des civilisations. Le choix du terme realpolitik signifiant simplement que nous tentons de comprendre et d’expliquer le monde tel qu’il est, et non tel qu’on voudrait qu’il soit.
Le site n’est pas payant, et n’a pas vocation à le devenir. Il débute son activité, il est donc loin d’avoir atteint son plein régime et vous aurez bien conscience, lors de votre première consultation, que le contenu va s’enrichir de nombreux articles et de nombreuses vidéos. Vous pouvez nous adresser vos critiques et suggestions en nous écrivant directement à l’adresse contact@realpolitik.tv.
Je vous en remercie par avance.
Aymeric Chauprade, directeur du site www.realpolitik.tv
Publié dans Relations internationales | 1 Commentaire
Publié dans Militantisme | 7 Commentaires
23 février 2010
Elle s’appelait Paule Minck. Ou bien elle se faisait appeler ainsi ; cela importe peu. Qui s’en soucie aujourd’hui ? Il serait fort étonnant que les habitants de Revin ou de Narbonne, villes où une rue porte son nom, soient davantage informés. On sait peu de choses sur elle, infiniment moins que sur sa consœur [...]
Elle s’appelait Paule Minck. Ou bien elle se faisait appeler ainsi ; cela importe peu. Qui s’en soucie aujourd’hui ? Il serait fort étonnant que les habitants de Revin ou de Narbonne, villes où une rue porte son nom, soient davantage informés.
On sait peu de choses sur elle, infiniment moins que sur sa consœur communarde Louise Michel qui bénéficie de tous les honneurs de la célébrité posthume.
Quelques moments de sa vie sont relatés à l’identique par diverses sources, sans détails ni contexte, ce qui jette le doute sinon sur leur authenticité, au moins sur leur importance réelle.
Née Paulina Mekarska, en 1839, Paule Minck consacra toute sa vie tumultueuse à l’action révolutionnaire la plus radicale. Elle fut de tous les combats, de la Commune à l’affaire Dreyfus, et de toutes les causes, à l’extrême gauche de l’extrême gauche. On raconte que c’est à la suite d’une conférence qu’elle donna en 1881 que le jeune Ravachol se convertit à l’anarchisme. Elle désirait prénommer son fils Lucifer Blanqui Vercingétorix Révolution, mais l’état civil lui refusa cette grâce.
Pour en savoir plus sur cette Paule Minck, il faudrait aller compulser quelques alcôves de bibliothèques anarchistes. Mais, comme c’est en ce genre d’endroit qu’on trouve le plus grand nombre et le plus grand choix de héros martyrs proposés à l’admiration des fidèles, et qu’ils y sont tous, égalité oblige, également saints, également dignes de dévotion, il y est malaisé d’établir leurs mérites comparés et de démêler le vrai du faux.
Mieux vaut dès lors faire confiance à un observateur de l’autre bord, et, concernant Paule Minck, nous avons la chance d’en tenir un, particulièrement avisé : Charles Maurras.
C’est le fédéralisme qui les fait se rencontrer. Il a alors 26 ans, elle 55. Ils sont de l’équipe de La Cocarde de Maurice Barrès. D’emblée ils s’affrontent, et peu à peu ils vont s’estimer.
Paule Minck mourut le 28 avril 1901. Elle fut incinérée au Père-Lachaise le 1er mai, mais l’urne contenant ses cendres a été perdue depuis, privant ainsi féministes et anarchistes d’un lieu de pèlerinage. La légende raconte que ses amis venus lui rendre hommage ce soir-là en profitèrent pour manifester bruyamment et se heurter à la police. Mais nous en apprendrons plus aujourd’hui sur Paule Minck, sur sa pensée et sur la logique de cette pensée, en lisant le bref article de souvenirs que Maurras lui consacre, le matin de ce premier mai, dans la Gazette de France, et qui sera repris en 1916 dans le recueil Quand les Français ne s’aimaient pas.
Maurras.net
Publié dans Histoire, Penseurs et Doctrines | Pas de commentaires