Une âme québécoise à Bruxelles
31 janvier 2010 | 1 commentaire
Jean-Pierre Raffarin défend l'usage du français dans les institutions européennes.
Jean-Pierre Raffarin s'est rendu à Bruxelles le 14 janvier, où il a rencontré les présidents du Conseil européen, de la Commission et du Parlement. « En qualité de "représentant personnel du président de la République" », il entendait défendre auprès d'eux l'usage du français dans les institutions européennes.
« Le français ne recule que lorsque l'offre de français est insuffisante », proclame l'ancien Premier ministre. « Quand, dans une ville du monde, on ouvre une école française, les capacités d'accueil sont immédiatement saturées. Quand dans une institution on fragilise le français, ce sont les valeurs du pluralisme et de l'humanisme qui sont étouffées. » Et de lancer : « Pour le combat du français et de la francophonie, j'ai l'âme résistante, l'âme québécoise ! »
Les discussions ont porté sur l'amélioration de la signalétique du Parlement européen, la valorisation des travaux du forum des députés francophones, la célébration par l'Union de la journée internationale de la Francophonie le 20 mars, la formation au français des responsables européens...
Au cours de son déplacement, Jean-Pierre Raffarin s'est entretenu avec des journalistes « extrêmement las de constater le déclin du français dans les salles de presse de l'Europe ». Tel Jean Quatremer, qui fustigea encore tout récemment la présidence espagnole du Conseil, coupable de proposer des traductions uniquement vers l'anglais : « Rien pour le français, rien pour l'allemand pourtant les deux autres langues de travail de l'Union. » Son confrère Nicolas Gros-Verheyde élève lui aussi des protestations : « On savait déjà que toutes les missions de l'Europe de la défense communiquaient essentiellement en anglais. Maintenant, c'est un fait avéré : elles communiquent uniquement en anglais, que ce soit sur leurs sites Internet ou [dans] leurs communiqués à la presse. Il en est de même pour les agences. [...] Catherine Ashton a, elle, adopté le monolinguisme universel et se fait un devoir de ne pas parler d'autre langue [que l'anglais]. Mieux. Pour l'action européenne sur le séisme en Haïti, la majorité de la communication s'est faite, jusqu'ici, en anglais (un comble pour un pays francophone). » « C'est vrai que cela permet de douter du degré de sensibilité et de finesse de la prochaine diplomatie européenne », commente l'ancien Premier ministre...
G.D - Son Blog



Un commentaire pour "Une âme québécoise à Bruxelles"
lepage
Le 31 janvier 2010 à 13:42
Quelle fut son action lousqu'il fut premier ministre,
L'autre jour, lors de la visite de H.Clinton, à Paris, c'est en anglais que Kouchner,son excellence lui a répondu.
en république,seule la vélléité règne.