Le retour de la parité

21 décembre 2009

L'institution de la "parité" dans les conseils d'administration est un vieux serpent de mer. Forte d'un soutien inédit, une nouvelle proposition de loi plébiscitant les quotas a été déposée à l'Assemblée nationale. Les conseils d'administration des cinq cents premières entreprises françaises compteraient 8 % de femmes. Situation inacceptable aux yeux des élites féministes. Le mois [...]

L'institution de la "parité" dans les conseils d'administration est un vieux serpent de mer. Forte d'un soutien inédit, une nouvelle proposition de loi plébiscitant les quotas a été déposée à l'Assemblée nationale.

Les conseils d'administration des cinq cents premières entreprises françaises compteraient 8 % de femmes. Situation inacceptable aux yeux des élites féministes. Le mois dernier, le ministre du Travail Xavier Darcos s'était autorisé à « poser la question des quotas ». Dans la foulée, une proposition de loi a été déposée à l'Assemblée nationale le 3 décembre afin d'instituer en cinq ans la composition à parité des conseils d'administration des sociétés cotées. Les entreprises récalcitrantes s'exposeraient à des difficultés administratives, mais non à des sanctions financières – à moins qu'un amendement soit adopté en ce sens.

Récidives

En 2006, déjà, le Parlement avait exigé que la proportion de représentants de chaque sexe ne dépasse pas 80 %. Il s'était heurté à l'opposition du Conseil constitutionnel, selon lequel on « ne saurait [...] faire prévaloir la considération du sexe sur celle des capacités et de l'utilité commune ». Mais la Constitution a depuis été révisée, stipulant désormais que « la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes [...] aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Tandis que la crainte d'une nouvelle censure semble écartée, « un consensus se dégage aujourd'hui sur la nécessité d'agir de façon contraignante », observe Marie-Jo Zimmermann, le président de la délégation de l'Assemblée nationale aux Droits des femmes. En mars dernier, avec seize autres députés, elle avait proposé, en vain, de fixer des quotas à 40 %. Quelques mois plus tard, plus d'une centaine de collègues lui apportent leur soutien. Parmi les signataires figurent Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée, mais aussi Hervé Gaymard, que l'on imaginait plus réactionnaire.

"Sensibiliser"

« La loi ne peut tout résoudre », reconnaissent les auteurs de cette proposition, « mais elle peut induire un changement dans les mentalités et les pratiques. [...] On peut espérer que des conseils d'administration exemplaires insuffleront une nouvelle sensibilité face aux questions d'égalité salariale ou d'accès à la formation et que notre modèle social et culturel permettra aux femmes de mieux concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle. » Mme Zimmermann affirme « la nécessité d'une action volontariste ». Elle ne croit pas si bien dire : aux antipodes de l'empirisme, sa démarche vise, au fond, à réorganiser la cité non pas selon ses exigences intrinsèques – en tirant des conséquences sociales de la différence des sexes –, mais au regard d'une idéologie.

Dans cette perspective, la priorité sera donnée à la lutte contre les "stéréotypes". Un "groupe d'experts" de la Commission européenne présente les pistes à suivre : « La plupart des pays ayant les plus longues traditions en matière de politiques de déségrégation [sic] – Danemark, Allemagne, Finlande, Islande et Pays-Bas – montrent la volonté d'affronter la ségrégation à un stade précoce de la vie en investissant dans des "événements motivationnels" ou dans des programmes éducatifs conçus pour encourager de façon positive les choix "atypiques" parmi les jeunes filles et garçons, et de promouvoir de nouveaux modèles à imiter. [...] Un bon exemple est celui des campagnes d'information parallèles intitulées Girls' Day (journée des filles) et New Pathways for boys (nouveaux parcours pour les garçons) en Allemagne. »

Ces velléités idéologiques se parent d'un alibi économique dont les outrances tempèrent la crédibilité : « dans un scénario optimal » échafaudé par la Commission européenne, « le comblement de l'écart des taux d'emploi pourrait entraîner une hausse du PIB de 15 % à 45 % en Europe » ; rien de moins ! Quant à Xavier Darcos, il se montre alarmiste : « La France ne peut se permettre de voir son potentiel féminin quitter le pays, parce que nous n'aurons pas agi. »

Equilibre

Selon le ministre, « il est clair que notre société, pour son propre développement et propre équilibre, doit parvenir à faire aboutir positivement ce sujet ». Tel n'est pas l'avis d'Éric Zemmour, accusé de « justifier l'injustifiable » dans un documentaire sorti en salles le 25 novembre. Le polémiste, qui juge sa pensée caricaturée, a exigé par huissier l'arrêt d'exploitation du film. Fustigeant « une époque de mixité totalitaire, castratrice », il observe que « les mères célibataires n'ont jamais été aussi nombreuses ; jamais aussi pauvres » et craint, à terme, « des tsunamis politiques et sociaux » provoqués par les transformations familiales. Il rappelle en outre l'originalité de la tradition française : « François Ier fut le premier roi d'Occident qui accepta les femmes à sa cour. L'amour courtois fut inventé dans le Sud-Ouest de la France. Les salons du XVIIIe siècle, tenus par des femmes, furent une exclusivité française. » En plein débat sur l'identité nationale, il était opportun de souligner « cet équilibre subtil entre virilité dominante et féminité influente » inventé par la France (1).

G.D - AF 2000

(1) Éric Zemmour : Le Premier Sexe ; J'ai lu, 122 p., 4,80 euros.

La rue nous appartient !

19 décembre 2009

Communiqué d'Action française

18 décembre 2009

Depuis quelques semaines, des propos malveillants et qui mettent en cause des cadres de notre mouvement sont tenus par un individu sur un forum ouvert au public. L’auteur de ces diatribes se fait appeler « Agathon ». Cette personne ne peut s’exprimer qu’en son nom propre, car elle n’est représentative ni du Comité directeur ou [...]

Depuis quelques semaines, des propos malveillants et qui mettent en cause des cadres de notre mouvement sont tenus par un individu sur un forum ouvert au public.
L’auteur de ces diatribes se fait appeler « Agathon ».
Cette personne ne peut s’exprimer qu’en son nom propre, car elle n’est représentative ni du Comité directeur ou d'un de ses membres, ni du Conseil national, ni même de la section de Cherbourg.
Nous appelons nos amis et sympathisants à rester sereins par rapport aux attaques en remettant ces manifestations virtuelles à leur juste place.
Le phénomène de la toile amplifie considérablement les moindres gesticulations.
Nous attirons l’attention de tous nos amis sur le fait que seuls les communiqués publiés sur ce site expriment la pensée officielle de l’Action française.

Stéphane Blanchonnet, Président du comité directeur
Marielle Pujo, Membre du comité directeur
Olivier Perceval, Secrétaire Général du mouvement d’AF

[AF-Actu] Sarkozy, le magicien

18 décembre 2009

Lundi dernier, Sarkozy le petit a décidé d’éblouir la galerie avec un nouveau tour de magie. Il veut sortir de son chapeau : 35 milliards d’euros. Les simplets se  pressaient au premier rang, pour ne pas en perdre une miette. Pourtant ce tour de passe-passe ne semble pas bien époustouflant. Sa première formule magique se [...]

Lundi dernier, Sarkozy le petit a décidé d’éblouir la galerie avec un nouveau tour de magie. Il veut sortir de son chapeau : 35 milliards d’euros. Les simplets se  pressaient au premier rang, pour ne pas en perdre une miette. Pourtant ce tour de passe-passe ne semble pas bien époustouflant. Sa première formule magique se résumait en la contraction d'un grand emprunt auprès des français…. Mais quelle surprise, Sarkozy a eût un éclair de génie (pas évident pour un magicien…) en se doutant que la France réelle ne voudrait pas payer pour l’incompétence de la république à diriger et à gérer les finances du pays. Aussi, le président a-t-il trouvé dans son livre de magie noire, une solution qu’il juge excellente et qui fera applaudir la salle. Ce grand emprunt sera levé auprès des marchés. On pourrait s’interroger au vue de la crise actuelle. Le brasseur de vent Sarkozy nous rassure en nous indiquant que ce grand emprunt n’a rien à avoir avec la conjoncture économique…… (Quel prestidigitateur !)

Sans avoir peur de mélanger les formules magiques qui pourraient engendrer des catastrophes, il n’hésitait pas à soutenir, il y a peu qu’on ne pouvait pas baisser l’endettement public en période de crise. Il nous explique maintenant que, quelle que soit la conjoncture, il faut s’endetter. Peut-être ces assistants magiciens ont-ils omis de lui rappeler que  notre dette publique atteignait la bagatelle de 2000 milliards d’euros. Et qu’on ne voit donc pas bien comment 35 nouveaux milliards permettraient miraculeusement un investissement que les 2 000 précédents n’ont pas permis ! A moins d’un terrible coup de baguette magique ? Le public a les yeux rivés sur vous Monsieur Sarkozy... le petit.

Conférence

17 décembre 2009

L’identité battue ou débattue ?

16 décembre 2009

Le moins que l’on puisse dire est que l’actualité est riche, trop peut être pour écrire à chaud. Difficile de commenter au jour le jour l’ensemble des déclarations croisées, de la masse de désinformation et d’âneries qui entourent un débat sur l’identité nationale qui n’en est plus un depuis bien longtemps. Un débat qui ne [...]

Le moins que l’on puisse dire est que l’actualité est riche, trop peut être pour écrire à chaud. Difficile de commenter au jour le jour l’ensemble des déclarations croisées, de la masse de désinformation et d’âneries qui entourent un débat sur l’identité nationale qui n’en est plus un depuis bien longtemps. Un débat qui ne l’a peut être même jamais été considérant le peu d’intérêt que les instances de l’État semblent porter à la nation.

Quoi qu’il en soit, il faut bien admettre que ce tapage ne fera aucun bien à la nation, encore moins à sa reconnaissance, son respect, et son adoption par les populations qui viennent vivre et travailler dans notre pays. Peut on seulement espérer qu’ils aient assez de jugement pour faire la distinction nécessaire entre la France et cet État gesticulant qui prétend la gouverner alors que les représentants de celui-ci résument un peu plus chaque jour la réflexion sur l’identité de la nation française, à la place de l’Islam au sein de celle-ci et aux mantras républicains « liberté égalité fraternité laïcité – cochez la bonne réponse ».

Ce débat semblait pourtant être « maitrisé » par un ministère qui mettait de coté pour un temps le principe de liberté d’expression et affichait sa volonté de censurer au besoin les réactions des internautes. Mais comme son ministère il dérive sensiblement avec force médiatisation de l’identité nationale à l’immigration comme si la France ne portait pas en elle et en son histoire tout élément nécessaire pour se définir et donner un cadre à l’accueil d’une raisonnable immigration.

Le premier coup est venu pourtant de l’étranger, la votation Suisse sur les minarets a provoqué les réactions et les cris aigus que l’on attendait avec son lot d’enseignements propres et de réflexion nécessaire :

L’expression du suffrage universel, au travers de cette votation sœur jumelle du référendum à la française a surpris les gouvernants et les médias, tant en Suisse qu’en nos contrées, symbole s’il en est encore besoin de la rupture entre le pays réel et le pays légal infiniment complaisant, vaincu et paralysé par sa propre arme (l’accusation incessante de fascisme envers tout nationalisme même, comme le notre, radicalement opposé et antagoniste à cette idéologie ). On aura particulièrement apprécié les réactions du très européen Cohn-Bendit qui aimerait certainement pouvoir faire revoter les Suisses comme les Irlandais, ou leur marcher sur la tête comme aux Français. Le peuple ne peut pas avoir raison sur tout, ce n’est pas une nouveauté mais les beaux idéaux républicains semblent le découvrir et ignorer les raisons de ce vote dans l’une des plus anciennes démocraties de notre continent. Les masses votent avec les tripes, ou des oreilles sensibles aux beaux discours, pas avec la tête sauf en ce qui les concerne au jour le jour messieurs.

Il faut cependant être prudent avec cette décision du peuple Suisse. S’il faut bien reconnaître que l’Islam n’est pas chevillé à ses minarets, et se dire au passage qu’il est bien étrange de construire des minarets si l’on est décidé à s’interdire l’appel à la prière, il est dangereux de bâtir notre relation avec l’Islam (car les conséquences de cette décision porteront dans l’ensemble de l’Europe) sur des décisions de détail, « esthétiques » mais portant au cœur des fidèles musulmans, même ceux fortement désireux de s’intégrer. D’un autre coté, il serait naïf de ne pas voir dans les mosquées qui s’élèvent un peu partout des symboles politiques. J’entendais récemment un intervenant dans une émission de radio prononcer une phrase assez risible et forte d’ignorance : « Les minarets ne sont que les clochers de l’Islam »... Mais cher monsieur ! Nos clochers sont et seront toujours des symboles politiques autant que religieux de la consécration de nos territoires au Dieu de nos pères. Voilà pourtant un sujet traité par nos cours d’Histoire, ainsi que par bien des publications d’histoire de l’art, de l’architecture, sociale et politique.

Il faut bien sûr prendre en compte ces événements « imprévus » dans le débat, et le vœu pieu des instances républicaines d’écarter toute réflexion sur l’Islam a éclaté tout comme celui d’écarter de ce débat les racines chrétiennes et monarchiques de la nation.

Comme pour mieux nous démontrer la vacuité fondatrice de ce débat, l’annonce faite d’une nouvelle ignominie dans la réforme du lycée est venue porter le second coup. Encore une fois cette actualité précise mériterais un traitement à part, il y aurait long à écrire sur le traitement réservé à l’Histoire Géographie, et sur la volonté de diminuer les savoirs et de toujours plus spécialiser les filières « générales » (cherchez l’erreur) du baccalauréat.

Cependant, il paraît surréaliste et ne manque pas de poser une sacré question : simple bourde ou coup politique, affirmation nouvelle du rejet de l’Histoire au profit de la mémoire si facilement écrite et réécrite par la législation ?

Les humanités quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse des langues mortes, de la simple étude de la langue et la littérature française, de l’histoire géographie et de la philosophie désertent les programmes de lycée, et tout particulièrement en filière scientifique. Ceci est une erreur évidente à l’heure ou les professionnels demandent des scientifiques une culture générale et humaine complète et s’indignent de l’appauvrissement de l’orthographe. Les classes préparatoires aux grandes écoles s’accrochent à un enseignement de qualité de la littérature, et les grandes écoles elles mêmes s’attachent à offrir un grand panel d’options et d’humanités de la science politique à l’histoire de l’art. Nicolas Sarkozy qui prétend désirer rendre à l’universalité française l’un des tout premiers rangs mondiaux devrait commencer par lui rendre son universalité.

L’enseignement supérieur en France est reconnu de par le monde tant par la qualité de ses filières d’excellence que par l’indigence des autres. Ce n’est certes pas en nivelant l’ensemble de la formation au niveau zéro de l’université qu’il y arrivera. Encore moins en retirant aux littéraires leur culture scientifique et aux scientifiques leur culture littéraire, en palliant à la diminution de la qualité des enseignements, par la diminution proportionnelle de leur volume, en baissant le niveau de l’enseignement supérieur pour combler le gouffre qui le sépare de la déchéance du bac.

Dans la cacophonie qui noie cette identité nationale, il semble donc qu’un sursaut populaire porte en avant l’Histoire contre la volonté des gouvernants, et pour peu qu’Eric Besson et la majorité présidentielle avouent qu’il s’agit bien du principal fondement de notre identité, les réactions sont édifiantes. Ainsi au micro de France-Info, Edwy Plenel estime que ce débat introduit une « hiérarchie des appartenances » (à la nation) et ose conclure que ce gouvernement est « maurassien » ( on aimerait bien ) que ce débat porte en avant l’ancien régime ( ça ne nous déplairait pas non plus ) et ce malgré « la résignation [ des monarchistes, particulièrement des maurassiens ] à la défaite du dernier régime qui ait incarné leurs idéaux : Vichy ». Je ne vous cacherais pas que je suis resté sans voix devant tant d’ignorance ou de malhonnêteté.
Il est déjà assez gonflé de prétendre que le populisme républicain qui agite actuellement l’électorat FN que le gouvernement essaye de racler est « maurassien » en contradiction totale avec la conception maurassienne et monarchique de la nation exprimée par Bainville dans son Histoire de France. Entendre en plus que quiconque s’est résigné est assez risible, et qu’on ose rejeter sur le nationalisme monarchiste attaché à la démocratie locale autant qu’adversaire des doctrines républicaines, un régime de Vichy aussi viscéralement révolutionnaire et républicain qu’il perdait en démocratie, c’est une insulte à l’Histoire de France et une preuve supplémentaire de la distinction que nous en faisions d’avec une mémoire républicaine ravaudée.

Ce triste personnage, notons le pour l’anecdote terminait de façon obscure sa tirade en regrettant que les Antilles ne soient « même pas indépendantes » et n’aient pas de drapeau. Soyons fiers d’être nationalistes parce que nous portons l’amour de toutes nos identités régionales et que nous voulons les voir reconnues, qu’en conséquence nous sommes épargnées du racisme de cet homme qui considère que parce qu’une de nos provinces est peuplée majoritairement de noirs et géographiquement éloignée, elle ne peut partager son identité et doit être détachée par ses symboles et ses institutions du corps de la nation comme l’ont été ( et le sont encore progressivement ) toutes nos provinces dans lesquelles le corps électoral semblait trop flou, mal défini, et mal contrôlé pour que ces gens là s’en occupent.

Vincent Chalmel - Son Blog

[Maurras.net] Sur un mystérieux fragment de vers

14 décembre 2009

Maurras en termine avec son œuvre de critique lorsque la revue Minerva cesse de paraître, en 1903. Cependant il y reviendra de temps à autre, au gré des sollicitations qui ne manquèrent pas d’être nombreuses ; ainsi ses recueils tardifs, pour l’essentiel constitués d’articles publiés au temps de ses jeunes années, sont-ils parsemés de productions [...]

Maurras en termine avec son œuvre de critique lorsque la revue Minerva cesse de paraître, en 1903. Cependant il y reviendra de temps à autre, au gré des sollicitations qui ne manquèrent pas d’être nombreuses ; ainsi ses recueils tardifs, pour l’essentiel constitués d’articles publiés au temps de ses jeunes années, sont-ils parsemés de productions de l’âge mûr : ses textes sur Dante, Stendhal, ou Platon, en sont les exemples les plus représentatifs.

Les grands auteurs de la première moitié du vingtième siècle n’auront donc guère été commentés par Maurras. Paul Valéry, prosateur prolixe mais dont la production poétique, pourtant d’une grande concision, fait le phare incontesté de cette période, n’échappe pas à la règle. Le Dictionnaire politique et critique ne contient aucun article à son nom. Il semble bien que le seul texte que Maurras lui ait consacré soit une brève note parue dans L’Action française du 28 mai 1922, reprise un an plus tard dans le recueil Poètes édité par la revue Le Divan.../...

Maurras.net

[Toulouse] Collage

13 décembre 2009

  Le collage du mois de décembre a eut lieu plus tôt qu'à l'accoutumé, et ceux pour deux raisons. En effet, nombre de militants rentrent dans leurs familles pour les fêtes, et corrélativement ne peuvent donc être sur le terrain toulousain. La deuxième raison est que nous avons fait deux collages en un... Le campus [...]

 

Le collage du mois de décembre a eut lieu plus tôt qu'à l'accoutumé, et ceux pour deux raisons. En effet, nombre de militants rentrent dans leurs familles pour les fêtes, et corrélativement ne peuvent donc être sur le terrain toulousain. La deuxième raison est que nous avons fait deux collages en un... Le campus Paul Sabatier (la fac des sciences) et le quartier du Mirail ayant été fait par deux équipes, il fallait prévoir du temps pour se rencontrer et réussir à s'organiser correctement. 

Que ce soit au Mirail ou à Paul Sabatier, il n'y a eu aucune anicroche. Paul Sabatier n'étant que peu politisé, cela n'a posé aucun problème. Pour ce qui est du Mirail, plusieurs de nos militants ce sont fait plaisir en arrachant quelques affiches d'adversaires politiques, en signant leurs actions d'un bel autocollant fleur à fleur de lys !

AFE Toulouse

[Livre] Les camelots du Roi. Ils voulaient abattre la république

11 décembre 2009

Au seul nom d’Action française, deux images viennent le plus souvent à l’esprit : celle de Charles Maurras et celle des Camelots du Roi, qui mirent « la violence au service de la raison ». Fondés en 1908, les Camelots du Roi préexistaient –du moins dans l’esprit- depuis les années 1904-1905, dates de la fondation [...]

Au seul nom d’Action française, deux images viennent le plus souvent à l’esprit : celle de Charles Maurras et celle des Camelots du Roi, qui mirent « la violence au service de la raison ».

Fondés en 1908, les Camelots du Roi préexistaient –du moins dans l’esprit- depuis les années 1904-1905, dates de la fondation des Etudiants d’Action française et de la première section d’Action française à Poitiers.

Leur histoire est celle d’un vaste mouvement national et populaire dont la mission était de défendre l’honneur de la France et de diffuser le quotidien l’Action française. L’histoire des Camelots s’écoule sur 28 années. En 1936, le Front populaire prononce la dissolution des organisations d’Action française, mais l’esprit des Camelots persiste jusqu’à aujourd’hui.

Présents sur l’ensemble du territoire national, les Camelots ont été, durant la première partie du XXème siècle, le fer de lance du nationalisme Français. Pourtant, dès les débuts de l’Action française, périodique puis quotidien, beaucoup de patriotes ont objecté que la monarchie était un régime dépassé, incapable de porter un mouvement d’opinion. Les Camelots ont démontré le contraire. Le succès de ce mouvement hors du commun est l’œuvre de trois jeunes hommes : Maxime Real del Sarte, Marius Plateau et Lucien Lacour. La critique la plus vive du mouvement vient d’abord des milieux conservateurs et libéraux. La gauche dira son mot lorsqu’elle constatera que les idées nationales et sociales font leur chemin dans la classe ouvrière…

Pour restaurer la monarchie, il fallait renverser la république. Dès le début, l’esprit des Camelots se caractérise par la foi en l’Action française et en ses chefs, par un patriotisme mesuré, une amitié solide, un enthousiasme à toute épreuve et le respect de la hiérarchie. Contre-révolutionnaire, le Camelot milite pour rétablir l’ordre. Pour lui, l’insurrection est un moyen et non une fin en soi. Chaque Camelot se doit d’étudier la doctrine et d’être volontaire pour « le coup de force. »

Au cri de « Vive le Roi, à bas la République ! », ils écrivent une page glorieuse du royalisme Français.

Prix de l'ouvrage 12,5 euros + 2 euros de frais de port.
Disponible aux Editions AGNUS
4 rue André Colledeboeuf 75 016 PARIS
www.lescamelotsduroi.fr

L'histoire-géographie diminuée au lycée

10 décembre 2009

L’histoire-géographie est l’objet de vifs débats entre le ministre de l’Education nationale Luc Chatel et les professeurs eux-mêmes, et ces derniers se sentent un peu isolés malgré le soutien de brillants intellectuels au maintien de cette matière obligatoire en Terminale S. Isolés parce que les fédérations de parents d’élèves et les syndicats lycéens, de droite [...]

L’histoire-géographie est l’objet de vifs débats entre le ministre de l’Education nationale Luc Chatel et les professeurs eux-mêmes, et ces derniers se sentent un peu isolés malgré le soutien de brillants intellectuels au maintien de cette matière obligatoire en Terminale S. Isolés parce que les fédérations de parents d’élèves et les syndicats lycéens, de droite comme de gauche, applaudissent à la suppression annoncée et voulue par le Ministère, à la suite des propositions de M. Richard Descoings, président de Sciences-Po (qu’il a transformé, au nom de la modernité, en simple école de commerce, selon l’avis de plusieurs enseignants de l’institution de la rue Saint-Guillaume) et l’un des représentants de « l’ouverture » voulue par M. Sarkozy.

Mais il y a un autre aspect de la réforme que les médias et les professeurs eux-mêmes ont peu évoqué : c’est la suppression des heures de modules en classe de Seconde… De quoi s’agit-il ? Simplement des heures durant lesquelles les élèves apprennent les méthodes de travail et d’étude nécessaires à la préparation de l’épreuve du bac et des concours post-bac ! Pour ce faire, la classe est alors divisée en deux groupes qui, par alternance, suivent ces cours de méthode, forcément utiles pour la suite des études en histoire-géographie et la réussite aux différentes épreuves prévues dans le cycle scolaire et universitaire.

Or, le Gouvernement supprime sans sursis ces heures, pourtant bien utiles et cela dans l’indifférence quasi-générale ! Les fédérations de parents d’élèves FCPE (Gauche) et PEEP (Droite libérale), si promptes à dénoncer le « corporatisme des enseignants », ne protestent pas contre cette mesure de réduction des heures d’histoire-géographie en Seconde alors qu’ils ne cessent d’invoquer « l’intérêt des élèves » : drôle de conception de ce fameux « intérêt » dont je ne suis pas sûr qu’elles sachent ce qu’il est réellement !

Ce que je retiens des projets du Ministère, au regard de cette réorganisation qui n’est qu’une petite manœuvre à la fois comptable et électorale, c’est que les élèves n’y gagneront ni en matière ni en méthode, et que le niveau des connaissances et des moyens de compréhension du monde de ceux qui en sont pourtant les futurs héritiers risque d’emprunter une pente de plus en plus raide…

Triste sort pour cette matière scolaire dont je me veux un serviteur dévoué et passionné, non pour les beaux yeux du Ministère mais pour les élèves auxquels j’ai la chance d’enseigner !

Sans doute la République n’a-t-elle plus besoin de professeurs d’histoire-géographie, leur préférant quelques substituts de type Wikipedia, par exemple…

Oui, décidément, triste, bien triste…

Jean-Philippe Chauvin - Son blog