19 octobre 2009
Bien que le terme de « polémique » soit de plus en plus dévoyé, force est de constater qu'il est actuellement partout. Faute d'une actualité politique intéressante, en l'absence de débat d'idées au sein des partis, et du moindre intérêt public pour la politique de bacs à sable de la république, c'est tout naturellement que [...]
Bien que le terme de « polémique » soit de plus en plus dévoyé, force est de constater qu'il est actuellement partout. Faute d'une actualité politique intéressante, en l'absence de débat d'idées au sein des partis, et du moindre intérêt public pour la politique de bacs à sable de la république, c'est tout naturellement que l'attention des médias se met complaisamment à la hauteur peu glorieuse des tristes individus qui nous gouvernent, et que les querelles de personnes, et les frasques individuelles passent sur le devant de la scène.
Il faut bien reconnaître en outre, que ces personnages, dans leur médiocrité, et leur accession au pouvoir par copinages et concours d'incompétence se prêtent assez bien à l'exercice ( plus en tout cas, qu'à celui du pouvoir ).Au moment où j'écris tombe l'annonce de la victoire de David Douillet à l'assemblée sur un score d'autant plus étriqué qu'à peine un tiers des votants avait daigné se déplacer. Dur constat que celui de la nécessité du parachutage d'un personnage ultra médiatique par la majorité pour éviter de perdre encore une ville contre une alliance verts-PS. Il y a quelques jours encore sans que personne ne soit choqué de cet état de fait, deux candidats potiches se disputaient la ville de Corbeil-Essonnes, sans vouloir cacher une seconde que l'exercice du pouvoir municipal serait assumé, selon les cas, par Serge Dassault ou le communiste Bruno Piriou tous deux inéligibles.
Dans une telle situation de décrépitude du paysage politique, on doit se poser quelques questions sur ces polémiques. Comment sont lancées et pourquoi des affaires qui, on l'a vu, peuvent parfois porter totalement inaperçu, que ce soit l'affaire Mitterand, au sujet de laquelle on s'étonnait déjà du temps de réaction vis à vis de ce livre abject, où des affaires électorales citées ci-dessus sur lesquelles les grands médias ont fait la preuve de leur complaisance. Nous devons également nous poser des questions sur cette « affaire Jean Sarkozy » et de son élection annoncée à la si bien rémunérée présidence de l'EPAD. Ce pitoyable jeune homme, qui dans ses études, a si bien fait la preuve de sa bêtise et de son incompétence, prétend et parviens à faire gober devant les télévisions ne devoirs son parcours qu'à l'élection... La plaisanterie est fine, le seul moment où il a été soumis au suffrage universel, ayant été un placement assez éloigné sur une liste, le reste de son parcours étant uniquement progression interne au sein de divers groupes UMP, bien évidemment pilotée depuis l'Élysée sans considération aucune de compétence ou d'expérience.
Comment et pourquoi également elles se terminent ? remplacées par un autre sujet, ou étouffées dans l'œuf par ces mêmes médias. Nous pouvons également reprendre l'exemple de l'affaire Mitterand, mise K.O. par son entretien au JT de TF1 et qui n'a provoquées de remous que parmis les militants UMP. La ligne de défense, est bien pensée, utilisant deux cordes médiatiques très communes, double accusation renvoyée à ceux qui l'avaient attaqué : suivre les pas du FN, et une imaginaire confusion entre pédophilie et homosexualité, permettant à ce triste individu de se poser en victime d'une campagne homophobe tout aussi imaginaire. Comment en effet, considérer une seconde qu'un tel personnage, qui a au moins le talent de l'écriture et de la langue française, puisse décemment prétendre avoir utilisé, pour décrire des hommes de 30 ans ou plus, les termes « gosses » et « éphèbes » répétés maintes fois dans son œuvre,
Mais puisque les étiquettes « FN » et « Homophobie » sont posées, le tellement prude Parti Socialiste n'ose poursuivre ses accusations, les médias encore moins. Les premiers se contenteront modestement d'avoir déstabilisé à peu de frais l'électorat UMP, fusse pour si peu de temps, et les seconds sont pris à leur propre jeu. Qu'on se rassure, leur peu de conscience professionnelle ne les gênera pas une seconde et ne les embarrassera pas de scrupules au fait que les lobbys et les psychoses qu'ils ont artificiellement monté les empêche de faire leur travail.
Vincent Chalmel - Son Blog
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18 octobre 2009
Collage de rentrée, samedi vers 22h à Toulouse, pour marquer notre rentrée politique avec quelques militants et que quelques sympathisants. Ce fut un collage très agréable, des affiches ont été collées ainsi qu'une cinquantaine d'autocollants. Le collage a eu lieu en début de soirée afin de faciliter la rencontre avec la population. Ce qui n'a [...]
Collage de rentrée, samedi vers 22h à Toulouse, pour marquer notre rentrée politique avec quelques militants et que quelques sympathisants. Ce fut un collage très agréable, des affiches ont été collées ainsi qu'une cinquantaine d'autocollants. Le collage a eu lieu en début de soirée afin de faciliter la rencontre avec la population. Ce qui n'a pas manqué de se produire, quelques fois nous avons été accueillis par des sourires, mais nous avons eu aussi des discussions et des échanges fortement enrichissants. Des jeunes nous ont posé des questions, car ils étaient intéressés par la monarchie (particulièrement des jeunes filles). En bref, Un collage où tout s'est bien passé, même très bien passé !
Action Française Etudiante Toulouse
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17 octobre 2009
Charles Maurras, dont le frère cadet fut médecin militaire en Indochine et mourut à Saïgon, n’a jamais lui-même visité l’Orient, qu’il soit proche, moyen ou extrême. Tout ce qu’il en a vu se limite à la contemplation, depuis le sommet du mont Hymette, des îles de la mer Égée. Et ceci se passa une seule [...]
Charles Maurras, dont le frère cadet fut médecin militaire en Indochine et mourut à Saïgon, n’a jamais lui-même visité l’Orient, qu’il soit proche, moyen ou extrême. Tout ce qu’il en a vu se limite à la contemplation, depuis le sommet du mont Hymette, des îles de la mer Égée. Et ceci se passa une seule fois, en 1896. Au sens propre, c’est un Orient bien limité, bien occidental, même si la ligne d’horizon lui évoque, par delà les Cyclades, la côte de l’Asie Mineure et, encore au-delà, toute la litanie des peuples et des empires de l’Est du monde méditerranéen.
Cependant cet Orient, tout virtuel qu’il soit, prend alors une place précise dans l’esprit de Maurras. Ce qu’il voit d’un côté, au nord-ouest, c’est l’Attique, qu’il vient de visiter, et c’est la civilisation : l’ordre, la régularité, la mesure et la beauté. Et voici que de l’autre côté, au sud-est, lui apparaît un monde on ne peut plus différent ; l’Orient immense, fascinant mais flou, nimbé de mystère, barbare, inorganisé. Le dangereux Orient qui, tel Baudelaire, sera toujours pour Maurras une tentation, qu’il rejettera avec toutes les forces de la raison sans jamais pouvoir l’éradiquer tout à fait.../...
Maurras.net
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17 octobre 2009
Les 9 et 16 octobre, sur la Chaîne de télévision Histoire, le prince Jean de France était invité avec Max Gallo, Jean-Christian Petitfils et Jean-François Colosimo dans l'émission "Historiquement show" sur le thème royauté et république. Historiquement Show 3 sélectionné dans Reportage / Docu / ITW Historiquement-show-4 sélectionné dans Reportage / Docu / ITW
Les 9 et 16 octobre, sur la Chaîne de télévision Histoire, le prince Jean de France était invité avec Max Gallo, Jean-Christian Petitfils et Jean-François Colosimo dans l'émission "Historiquement show" sur le thème royauté et république.
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15 octobre 2009
Pierre Boutang naît le 20 septembre 1916 à SaintÉtienne. Fils d'un père ingénieur ayant sa propre fonderie de métal, il apprend à lire dans les colonnes de l'Action française. Elève boursier au Collège jésuite Saint-Michel et au lycée de SaintÉtienne, puis au lycée du Parc, Pierre Boutang découvre Spinoza en khâgne grâce à son maître [...]
Pierre Boutang naît le 20 septembre 1916 à SaintÉtienne. Fils d'un père ingénieur ayant sa propre fonderie de métal, il apprend à lire dans les colonnes de l'Action française. Elève boursier au Collège jésuite Saint-Michel et au lycée de SaintÉtienne, puis au lycée du Parc, Pierre Boutang découvre Spinoza en khâgne grâce à son maître Jankélévitch, tout en éprouvant une réelle passion pour Rimbaud. En 1935, il entre à l'Ecole normale. Il rend visite à Maurras avec des étudiants royalistes et à partir de 1936, il écrit à L'Etudiant Français, le journal des étudiants d'Action Française. Cette même année, il se marie avec Marie-Claire Canque, deuxième femme reçue à l'Agrégation de Lettres classiques, dont il aura six enfants.
Dès 1937, Pierre Boutang donne des conférences à l'Institut d'Action Française. En 1939, il est reçu à l'agrégation de philosophie et se voit confier par Maurras la " Revue de presse " de L'Action Française. Vient la guerre. En 1940, il rédige la plaquette " Amis du Maréchal " avec son ami Henri Dubreuil. Au cours de l'année 1941, il enseigne la philosophie et, alors qu'il avait été affecté dans une compagnie de Tirailleurs algériens, prépare le concours d'entrée à Saint-Cyr. En octobre, toutefois, Boutang part en Afrique du Nord, après avoir soumis son projet à Maurras, afin de mieux combattre l'occupant. Cette année là il prend contact avec le Comte de Paris.
Démobilisé en octobre 1945, Pierre Boutang retourne à Paris. Il n'a pu assister au procès de Maurras et, à peine nommé maîtreassistant à l'Université se voit luimême persécuté par certains gaullistes, et est exclu de l'enseignement public. Il traduit, alors, et préface l'Apologie de Socrate. Maurras le remercie en lui dédiant ainsi La Consolation à Térence : "A Pierre Boutang, en souvenir de notre Grèce romaine. " En 1947, Boutang publie son premier roman La maison, un dimanche (La Table Ronde). Nommé par Maurras responsable de la Politique à l'hebdomadaire d’AF Aspects de la France, il rend souvent visite à son maître emprisonné et se bat pour sa réhabilitation comme pour celle du Maréchal Pétain. Entre 1948 et 1950, La Politique considérée comme souci, Le Furet, La République de Joinovici et Quand le Furet s'endort marquent une intense activité de publication. Boutang oeuvre aussi à la renaissance de l'Action Française. Le 16 novembre 1952, Maurras décède à Tours. Dans Aspects de la France, Boutang écrit " Nous l'avions avec peine reconnu mortel. […]Mais la mort est venue. Nous savons mieux qu'avant, que ce Maître et ce Père ne nous quittera plus. Il n'y a que des devoirs et des tâches. " Ce que Pierre Boutang fera de manière solitaire en tentant sa propre aventure.
Le 12 octobre 1955, sort le premier numéro de l'hebdomadaire La Nation Française, journal royaliste créé avec Michel Vivier et dont Boutang tient l'éditorial ainsi que la chronique " Signes du Temps ". En 1958, il publie Le Secret de René Dorlinde et La Terreur en question, dénonçant la vacuité du régime et l'aveuglement de certains intellectuels face à la Terreur instaurée par le FLN et plus largement les systèmes de type soviétique. En 1961, Boutang écrit la préface aux Possédés de Dostoïevski. Déçu par les choix de De Gaulle, il accumule aussi les procès pour " offense au chef de l'Etat ". Dans la Nation Française, Halévy écrira que Boutang est " le seul à la hauteur de notre tragédie politique ". En 1964, il se rapproche de nouveau du général De Gaulle, comptant sur un accord entre le Comte de Paris et celui-ci. Mais à l'approche de 1968, le témoignage philosophique va reprendre le pas sur le pur militantisme. Le 18 octobre 1967 parait le dernier numéro de La Nation Française, prophétiquement intitulé " Manifeste avant les orages ".
Le 6 juin 1967, Pierre Boutang est réintégré dans l'Université. Se rapprochant à nouveau de l'Action Française, il soutient, en 1973, sa thèse sur l'Ontologie du secret à la Sorbonne, considérée par George Steiner comme " l'un des maîtres textes métaphysiques de notre siècle. " En 1976, Boutang publie Le Purgatoire et en 1977, Reprendre le pouvoir. Il est, cette même année, élu professeur à la Sorbonne à la chaire de Métaphysique et de Morale. En 1981 c'est la parution de La Fontaine politique, et d'un pamphlet contre Giscard d'Estaing, Précis de Foutriquet. Il soutient, avec le Comte de Paris, la candidature de François Mitterrand. En 1987, Boutang est nommé " Professeur émérite " à la Sorbonne. Les années suivantes, il crée un séminaire de philosophie qui se tiendra chez lui jusqu'en 1997, et publie, entre autres, ses Dialogues avec George Steiner. Les Editions de la Différence entame une grande réédition de son oeuvre de critique, dont le Blake, ou son Karin Pozzi. Il décède le 27 juin 1998, laissant derrière lui une oeuvre monumentale consistant en des dizaines de Cahiers qui constituent un commentaire métaphysique mené depuis l'adolescence. Ne sistas: te lux altius ire monet, " Ne t'arrête pas : la lumière te prévient d'aller plus haut ". Telle était la devise de Pierre Boutang. Il ne s'est jamais arrêté, n'a jamais rien concédé, n'a jamais rien renié. Il restera, certes, dans les mémoires comme un " homme d'une intelligence transcendante " (George Steiner). Mais Pierre Boutang annonça surtout l'irréductibilité de la liberté de l'esprit à l'âge de l'Argent-Roi qui prétend pouvoir tout ruiner de l'homme incarné.
Gabrielle
Insurrection n°61
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15 octobre 2009
[AF-Actu] Après le « oui » irlandais pour le traité de Lisbonne et son adoption par le président polonais (en échange de la non-application pour son État d'une partie du texte), le président tchèque, Vassili Claus, reste seul, seul contre tous. Il est le seul en à tenir, y compris dans son propre pays, où les deux [...]
[AF-Actu]
Après le « oui » irlandais pour le traité de Lisbonne et son adoption par le président polonais (en échange de la non-application pour son État d'une partie du texte), le président tchèque, Vassili Claus, reste seul, seul contre tous. Il est le seul en à tenir, y compris dans son propre pays, où les deux chambres ont déjà ratifier le texte ainsi que le gouvernement, mais son paraphe est obligatoire pour l'entrée en vigueur de ce texte. En effet, il refuse de signer car il considère que, dans l'état actuel du texte et des propositions faites par le chef de la commission européenne, cela reviendrait à rendre aux allemands expulsés au lendemain de la seconde guerre mondiale, leurs terres dans les sudètes et ne veut donc pas perdre son autonomie territoriale ; ce à quoi, on lui répond signez d'abord et on verra après. Voilà bien une action éminemment critiquable...
Vasili Claus demande que son pays ait une dérogation concernant la Charte des droits fondamentaux ; l'Irlande, a obtenu pour prix de son adhésion (sa trahison ?), des garanties quant à l'avortement et à la neutralité militaire. Alors pourquoi l'Union n'accorde-t-il pas ce qu'il demande au président ?
La réponse est simple, une telle dérogation relancerait le processus de négociation au sein des 27, ce qui rajouterait des délais supérieurs, alors que Barrosso a promis qu'il serait ratifié avant la fin de l'année... De plus, cela créerait un précédent qui pourrait engendrer encore plus de complication avec les futurs adhérents. Malgré les appels de tous les dirigeants et gouvernants européens, la république Tchèque et son président tiennent bon... Mais pour combien de temps encore ?
Blioberis
AFE Toulouse
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14 octobre 2009
Etant donné le caractère laconique du communiqué officiel publié avec l’accord et la volonté affirmée des parties en présence, et dans l’objectif d’éclairer les camarades qui m’accompagnent dans l’aventure de l’Action Française et dont j’ai pu percevoir les interrogations légitimes, je voudrais apporter les précisions suivantes : Nous étions six à nous retrouver autour d’une table, [...]
Etant donné le caractère laconique du communiqué officiel publié avec l’accord et la volonté affirmée des parties en présence, et dans l’objectif d’éclairer les camarades qui m’accompagnent dans l’aventure de l’Action Française et dont j’ai pu percevoir les interrogations légitimes, je voudrais apporter les précisions suivantes :
Nous étions six à nous retrouver autour d’une table, dans les locaux de l’Action française ce samedi dix octobre :
Côté AF : Stéphane Blanchonnet, Président du comité directeur, Michel Fromentoux rédacteur en chef du journal et Olivier Perceval président du CRAF.
Côté RN : Bernard Pascaud, président du comité directeur, Hilaire de Crémiers : secrétaire général et Louis Juhel membre du Comité directeur.
Après avoir évalué la nécessité de parler d’une même voix, constatant la convergence globale de nos idées fondées sur la pensée de Maurras et des maîtres de l’Action Française, nous sommes ensemble convenus de travailler à un réel rapprochement opérationnel entre les deux formations pour faire passer un message audible du royalisme de combat à nos contemporains.
Des commissions réunissant des membres des deux mouvements sont chargées d’ici le mois de décembre de travailler sur les questions technico-juridiques notamment en ce qui concerne l’avenir des locaux, sur la question du journal qui est notre vitrine et enfin sur la question du mouvement proprement dit qui est notre organe de formation et d’action.
L’objectif étant bien sûr à terme une réunification qui passera par une période, dont la longueur reste à déterminer, de cohabitation.
Ces échanges se sont déroulés dans un excellent état d’esprit dépourvu d’arrière-pensées. Nous savons que certains qui ont vécu la crise qui a présidé la rupture sont encore sous l’influence des rancœurs accumulées. Qu’ils soient ici assurés que notre volonté de construire l’avenir ne se fera dans l’esprit d’aucune concession doctrinale.
Nous avons pu constater au contraire que nos interlocuteurs étaient attachés tout comme nous aux principes fondateurs de l’Action Française et ne se sentaient aucunement attirés par les séductions de l’actuel chef de l’état par exemple, ni d’aucun notable politique représentatif des pouvoirs que nous combattons.
En conséquence de quoi nous ne pouvons que nous réjouir des premières avancées concrètement obtenues, vers la constitution d’un seul mouvement d’Action Française. Après le temps des scissions, voici venu le temps des réunifications. Beau présage pour notre France si affaiblie…
Olivier Perceval
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14 octobre 2009
La question sociale n’a pas disparu avec la société de consommation et la prospérité indéniable des Trente Glorieuses comme certains l’espéraient, ni même avec la mondialisation présentée comme la panacée universelle, censée donner à tous les moyens de vivre dignement et « selon ses besoins ». Bien sûr, dans le cas français, le niveau de [...]
La question sociale n’a pas disparu avec la société de consommation et la prospérité indéniable des Trente Glorieuses comme certains l’espéraient, ni même avec la mondialisation présentée comme la panacée universelle, censée donner à tous les moyens de vivre dignement et « selon ses besoins ». Bien sûr, dans le cas français, le niveau de vie des ouvriers tout comme leurs conditions de travail d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux du début du XXe siècle, et c’est tant mieux. Mais la question sociale ne s’est pas éteinte pour autant, la crise actuelle (qui n’est pas « négative » pour tous les pays, loin de là : il y a aussi des gagnants dans cette redistribution des rôles économiques…) le rappelle à l’envi, et la globalisation (mot plus exact et explicite que celui de « mondialisation »), en rebattant les cartes de l’économie et des puissances, a entraîné, au sein même de notre société, des remises en cause douloureuses et des interrogations sur la nature des rapports sociaux, sur leur territorialisation ou sur leurs formes. Globalisation rime aujourd’hui, pour les travailleurs français, avec délocalisations tandis que l’Union européenne évoque, elle, le terme de libéralisation en insistant sur son caractère de nécessité absolue, sans prendre en compte les exigences de la justice sociale et du bien-être moral des populations laborieuses des pays d’Europe : cela explique l’indifférence des citoyens aux institutions de l’Union européenne et aux élections censées mettre en pratique une « démocratie européenne unitaire »…
Ainsi, la question sociale revient au cœur des problématiques françaises, comme le souligne l’hebdomadaire « Marianne » au fil de plusieurs numéros récents. Bien sûr, le « nouveau prolétariat » évoqué par ce journal n’est plus celui de 1900, mais, au-delà de ses difficultés présentes, sa nature reste la même ; c’est-à-dire une masse de travailleurs interchangeables sans autre lien avec le Travail que celui que les détenteurs de l’Argent veulent et voudront bien lui allouer, à titre temporaire, pour en tirer des profits substantiels sans être obligés de les redistribuer à ceux qui en sont les producteurs « de base », mais plutôt et seulement aux actionnaires ou aux cadres dirigeants, les uns se confondant parfois avec les autres : c’est d’ailleurs là un des éléments forts du « scandale social » qui voit d’immenses fortunes se bâtir sur de simples jeux boursiers et non plus sur la qualité du travail effectué en tant que telle.
Le « nouveau prolétariat » comme l’ancien se caractérise par la « dépossession » : aujourd’hui, les ouvriers ou les artisans sont condamnés par une logique comptable qui fait qu’il est plus simple de fabriquer à grande échelle et à moindre coût dans des pays lointains où les règles sociales sont peu contraignantes voire inexistantes, que dans notre pays attaché à une certaine qualité et à la préservation des travailleurs. Ainsi, de nombreux métiers et savoir-faire disparaissent-ils, dans l’indifférence générale, puisque le consommateur ne regarde le plus souvent que le prix de l’étiquette sans penser au deuxième coût, beaucoup plus élevé, le coût social : ne pas acheter français quand on en a l’occasion sous le prétexte, fort compréhensible d’ailleurs, que le « même » produit fabriqué en Chine est moins cher, est, à plus ou moins long terme, suicidaire, comme le signalent certains économistes. Car, à trop dépendre des productions étrangères, que pourra-t-on vendre demain à des sociétés à qui nous aurions abandonné toutes nos technologies, nos méthodes de travail et pour qui nous aurions sacrifié nos propres outils de production ? Le cas récent d’Airbus est, à ce sujet, tristement éclairant : désormais les avions seront construits à l’étranger, en Asie ou dans la « zone dollar », tandis que la Chine, à qui la société EADS a « transféré » les technologies de ses appareils, se targue de bientôt vendre à la France et à l’Europe des… Airbus, chinois bien sûr…
Devant cette nouvelle donne qui voit le capitalisme libéral sacrifier les travailleurs de France sur l’autel de la rentabilité (et la crise actuelle, qui a bon dos, semble permettre l’accélération du processus…), gémir ne sert à rien : il faut désormais « repenser la question sociale », sans vaine illusion ni désespérance. Chercher des pistes alternatives à ce jeu malsain qui se moque des frontières comme des personnes, des familles ou des traditions. Les royalistes, fidèles à la méthode maurrassienne de l’empirisme organisateur et conscients des enjeux, ne feront pas « la politique du pire qui est la pire des politiques » comme l’affirmait avec raison Charles Maurras. Ils ne doivent pas chercher à créer des utopies mais à imaginer, à inventer de nouveaux modèles économiques et sociaux, sans perdre de vue qu’il s’agit, malgré la difficulté, de remettre « l’économie au service des hommes » et non l’inverse.
Il leur revient de rappeler que la nation est la première protection sociale, que c’est le plus vaste des cercles communautaires à mesure humaine et historique et qu’il offre des solidarités fortes en son sein, en son espace souverain, au-delà des différences professionnelles ou culturelles.
Aussi, la question sociale est une question éminemment politique, et, là encore, le « Politique d’abord » doit être compris comme la nécessité d’utiliser ce moyen pour limiter les excès de la globalisation ; susciter une véritable impulsion de l’Etat pour les grandes réformes sociales qui sont urgentes et son arbitrage pour les conflits de « légitimité sociale » entre les divers « décideurs » et les « acteurs du travail », et cela sans tomber dans l’étatisme ou le dirigisme ; permettre et accompagner un véritable aménagement du territoire qui ouvre la voie à une relocalisation de nombreuses activités et à une prise en compte véritable du « souci environnemental » ; etc.
Aujourd’hui, traiter la question sociale signifie « ne plus laisser faire la seule loi du Marché » mais redonner au Politique des moyens de pression sur l’Economique : si l’on veut inscrire cette démarche dans la durée et l’indépendance, l’Etat doit lui-même disposer de la durée et de l’indépendance, et être respecté à l’intérieur comme à l’extérieur. Au regard de l’Histoire comme de la réflexion et de la pratique politiques, il n’en est qu’un qui, en refusant de sacrifier les hommes à une logique totalitaire ou marchande, soit possible et souhaitable : la Monarchie à transmission héréditaire, politique et sociale à la fois.
Jean-Philippe Chauvin - Son Blog
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13 octobre 2009
Lors de l’arrestation du cinéaste Polański, il y a quelques jours en Suisse, lors du festival du film de Zurich, il m’avait déjà paru nécessaire de noircir quelques lignes. Bien des sentiments en effet se mêlaient à l’évocation par les médias des réactions scandalisées d’une certaine population encline à pardonner les méfaits les plus atroces, [...]
Lors de l’arrestation du cinéaste Polański, il y a quelques jours en Suisse, lors du festival du film de Zurich, il m’avait déjà paru nécessaire de noircir quelques lignes. Bien des sentiments en effet se mêlaient à l’évocation par les médias des réactions scandalisées d’une certaine population encline à pardonner les méfaits les plus atroces, pourvu que leur auteur soit doté d’une notoriété ( et d’une fortune ) conséquente.
La victime elle même, le temps passant, et la figure de son bourreau s’étalant en une des magazines aura renoncé à espérer que justice soit faite. Il serait donc illusoire d’attendre une quelconque condamnation du cinéaste par la justice américaine. Mais après les terroristes d’extrême gauche de divers pays, il était intéressant de constater l’évolution des personnages tout autant que la constance de ceux qui tentent vainement de les protéger. Le plus grave dans cette affaire il me semble, c’était bien l’intervention personnelle de Frédéric Mitterrand, ministre d’État, voix de la France dans le domaine de la culture. Même si nous ne sommes pas tous le neveu de tonton c’était donc bien chacun d’entre nous qu’il prétendait représenter.
Que dire donc des péripéties d’aujourd’hui avant même que j’eusse le temps d’écrire sur le sujet précédent ? On exhume un livre vieux de cinq ans, dans lequel ce personnage méprisable, que l’on savait de faibles mœurs, s’étend avec complaisance sur ses pratiques pédophiles de touriste sexuel dans une Thaïlande avec laquelle la France ne manque pas d’accord pour punir de tels crimes.
La France peut en cette occasion saisir une occasion. Après la justice américaine, elle peut prouver qu’elle sait s’abstraire (pour une fois ) de la sentence de la Fontaine « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. ».
Quoi qu’il en soit, n’oublions pas le délai qu’il a fallu pour que cette affaire soit portée sur le devant de la scène... Cinq ans... Le temps nécessaire pour que le coupable entre au gouvernement et qu’il fasse l’erreur d’afficher dans les médias son soutien à Roman Polański.
Vincent Chalmel - Son Blog
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