[AF-Actu] La république Tchèque tient bon...
15 octobre 2009
[AF-Actu]
Après le « oui » irlandais pour le traité de Lisbonne et son adoption par le président polonais (en échange de la non-application pour son État d'une partie du texte), le président tchèque, Vassili Claus, reste seul, seul contre tous. Il est le seul en à tenir, y compris dans son propre pays, où les deux chambres ont déjà ratifier le texte ainsi que le gouvernement, mais son paraphe est obligatoire pour l'entrée en vigueur de ce texte. En effet, il refuse de signer car il considère que, dans l'état actuel du texte et des propositions faites par le chef de la commission européenne, cela reviendrait à rendre aux allemands expulsés au lendemain de la seconde guerre mondiale, leurs terres dans les sudètes et ne veut donc pas perdre son autonomie territoriale ; ce à quoi, on lui répond signez d'abord et on verra après. Voilà bien une action éminemment critiquable...
Vasili Claus demande que son pays ait une dérogation concernant la Charte des droits fondamentaux ; l'Irlande, a obtenu pour prix de son adhésion (sa trahison ?), des garanties quant à l'avortement et à la neutralité militaire. Alors pourquoi l'Union n'accorde-t-il pas ce qu'il demande au président ?
La réponse est simple, une telle dérogation relancerait le processus de négociation au sein des 27, ce qui rajouterait des délais supérieurs, alors que Barrosso a promis qu'il serait ratifié avant la fin de l'année... De plus, cela créerait un précédent qui pourrait engendrer encore plus de complication avec les futurs adhérents. Malgré les appels de tous les dirigeants et gouvernants européens, la république Tchèque et son président tiennent bon... Mais pour combien de temps encore ?
Blioberis
AFE Toulouse


