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	<title>Commentaires sur : [AF-Actu] Le monstre europe</title>
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		<title>Par : Grégoire</title>
		<link>http://www.actionfrancaise.net/2009/09/30/af-actu-le-monstre-europe/#comment-13504</link>
		<dc:creator>Grégoire</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 12:43:20 +0000</pubDate>
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		<description>Les déclarations de Pierre Lellouche (du moins celles reproduites ici) me semblent bien trop évasives pour donner matière à scandale, n&#039;en déplaise à Jean Quatremer qui propose une extrapolation hasardeuse sur son blog :

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/09/la-france-refus-denterrer-lisbonne-en-cas-de-nouveau-non-irlandais.html

Le traité sera nécessairement enterré sans une ratification par les Vingt-Sept. Envisage-t-on d&#039;en reprendre la substance dans un texte signé par un nombre réduit d&#039;États membres ? On va s&#039;amuser... L&#039;option la plus réaliste, en cas d&#039;échec du référendum irlandais, serait celle évoquée par le secrétaire d&#039;État suédois aux Affaires européennes – censé parlé au nom de l&#039;UE dont son pays préside actuellement le Conseil–, qui propose tout simplement d&#039;en rester au régime actuel : « Les dirigeants de l&#039;UE s&#039;éloignent de la thèse selon laquelle le traité de Lisbonne est nécessaire pour un fonctionnement efficace de l&#039;UE élargie. Le nouveau message est que sans le traité de Lisbonne, l&#039;UE peut être tout aussi capable d&#039;agir que jusqu&#039;ici. » Et Mme Maria Asenius d&#039;ajouter : « Nous ne pouvons pas attendre éternellement une décision à ce sujet. Nous avons besoin d&#039;une nouvelle Commission pour que les affaires européennes continuent. Avec ou sans le traité de Lisbonne. Nous  n&#039;avons pas le choix. »

À mon avis, l&#039;essentiel est d&#039;en finir avec ces tergiversations institutionnelles, c&#039;est pourquoi je souscris à certains passages du discours de Pierre Lellouche auquel j&#039;ai assisté jeudi dernier à l&#039;École militaire. Je reprends la conclusion d&#039;un article que je mettrai en ligne demain :

Reléguant la Commission au second plan, la Crise a révélé, nous semble-t-il, le caractère relativement malléable des institutions européennes. Pierre Lellouche, le secrétaire d&#039;État en charge des Affaires européennes, prétend d&#039;ailleurs saisir cette « opportunité », qui « oblige l&#039;Europe à regarder autre chose que ses institutions ». « Nous allons pouvoir, dans ce contexte, refaire de la politique en Europe », a-t-il déclaré jeudi dernier, en conclusion d&#039;un colloque consacré à l&#039;Europe de la défense. Et de reprendre une citation du général De Gaulle chère aux souverainistes : « Il ne suffit pas de dire &quot;Europe, Europe&quot; en sautant comme un cabri ! » Cela tranchait avec la proclamation assénée dans la matinée par son collègue Hervé Morin, ministre de la Défense, qui « espère qu&#039;un jour l&#039;Europe sera une construction fédérale ».... Pour Pierre Lellouche, « la question fondamentale [...] est celle de la volonté politique ». Laquelle émane de Paris ou Berlin, et non de Bruxelles.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les déclarations de Pierre Lellouche (du moins celles reproduites ici) me semblent bien trop évasives pour donner matière à scandale, n&#8217;en déplaise à Jean Quatremer qui propose une extrapolation hasardeuse sur son blog :</p>
<p><a href="http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/09/la-france-refus-denterrer-lisbonne-en-cas-de-nouveau-non-irlandais.html" rel="nofollow">http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/09/la-france-refus-denterrer-lisbonne-en-cas-de-nouveau-non-irlandais.html</a></p>
<p>Le traité sera nécessairement enterré sans une ratification par les Vingt-Sept. Envisage-t-on d&#8217;en reprendre la substance dans un texte signé par un nombre réduit d&#8217;États membres ? On va s&#8217;amuser&#8230; L&#8217;option la plus réaliste, en cas d&#8217;échec du référendum irlandais, serait celle évoquée par le secrétaire d&#8217;État suédois aux Affaires européennes – censé parlé au nom de l&#8217;UE dont son pays préside actuellement le Conseil–, qui propose tout simplement d&#8217;en rester au régime actuel : « Les dirigeants de l&#8217;UE s&#8217;éloignent de la thèse selon laquelle le traité de Lisbonne est nécessaire pour un fonctionnement efficace de l&#8217;UE élargie. Le nouveau message est que sans le traité de Lisbonne, l&#8217;UE peut être tout aussi capable d&#8217;agir que jusqu&#8217;ici. » Et Mme Maria Asenius d&#8217;ajouter : « Nous ne pouvons pas attendre éternellement une décision à ce sujet. Nous avons besoin d&#8217;une nouvelle Commission pour que les affaires européennes continuent. Avec ou sans le traité de Lisbonne. Nous  n&#8217;avons pas le choix. »</p>
<p>À mon avis, l&#8217;essentiel est d&#8217;en finir avec ces tergiversations institutionnelles, c&#8217;est pourquoi je souscris à certains passages du discours de Pierre Lellouche auquel j&#8217;ai assisté jeudi dernier à l&#8217;École militaire. Je reprends la conclusion d&#8217;un article que je mettrai en ligne demain :</p>
<p>Reléguant la Commission au second plan, la Crise a révélé, nous semble-t-il, le caractère relativement malléable des institutions européennes. Pierre Lellouche, le secrétaire d&#8217;État en charge des Affaires européennes, prétend d&#8217;ailleurs saisir cette « opportunité », qui « oblige l&#8217;Europe à regarder autre chose que ses institutions ». « Nous allons pouvoir, dans ce contexte, refaire de la politique en Europe », a-t-il déclaré jeudi dernier, en conclusion d&#8217;un colloque consacré à l&#8217;Europe de la défense. Et de reprendre une citation du général De Gaulle chère aux souverainistes : « Il ne suffit pas de dire &laquo;&nbsp;Europe, Europe&nbsp;&raquo; en sautant comme un cabri ! » Cela tranchait avec la proclamation assénée dans la matinée par son collègue Hervé Morin, ministre de la Défense, qui « espère qu&#8217;un jour l&#8217;Europe sera une construction fédérale »&#8230;. Pour Pierre Lellouche, « la question fondamentale [...] est celle de la volonté politique ». Laquelle émane de Paris ou Berlin, et non de Bruxelles.</p>
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