[Maurras.net] La Démocratie religieuse
25 septembre 2009
Le dimanche 11 mai 1924, la Chambre Bleu horizon issue de la guerre fut renversée par une coalition des gauches. Pie XI dit alors au cardinal Billot : "Vos Français ont bien mal voté !"
— Très Saint Père, c’est la faute de votre nonce.
— Mon nonce, s’écria le Pape en frappant la table du poing, le nonce fait ma politique ! Ma politique ! »
Le nonce, effectivement, ne faisait qu’appliquer les instructions romaines, morigénant les évêques et leur enjoignant de ne plus soutenir exclusivement les candidats hostiles aux lois laïques et aux persécutions qui les avaient accompagnées avant-guerre.
Cette politique c’était la politique d’entente avec Briand, et cette colère de Pie XI, pape désastreux à bien des égards, était le premier acte d’un processus qui, rompant avec la politique de son prédecesseur saint Pie X, allait mener à la condamnation de l’Action française par Rome en 1926-27.
Quelles forces politiques relevaient donc la tête pour servir cette politique que l’on a pu taxer de « second ralliement » ?
Celles-là mêmes combattues par Maurras dès avant la guerre au cours de sa longue polémique avec Marc Sangnier : la démocratie-chrétienne naissante, dans sa variante qu’était le Sillon, que l’on décrirait aujourd’hui comme un mouvement de « chrétiens de gauche ».../...


