Producteur ! Sors ton chéquier, l'Europe a besoin d'oseille...

6 août 2009 | 9 commentaires

http://accel7.mettre-put-idata.over-blog.com/299x281/0/12/90/79/europe.png L’Europe, gage de paix et de stabilité économique… Certes la crise est là et bien installée, voilà un grand rêve européiste qui vire au cauchemar et lorsque l’on sait que les décisions de la commission européenne sont supérieures aux règles étatiques, on se dit que les pseudos droits de l’homme ne servent à rien. Tout peuple a droit à disposer de lui-même est un de ces droits « fondamentaux » et « inaliénable »...on peut alors se demander si on ne vit pas en Absurdistan...
L’on voit que les producteurs français de fruits et légumes vont être obligés de rembourser près de 500 millions d’euros (même si le chiffre n’est pas encore négocié) ! En effet, après 7 ans d’enquête, la commission européenne a jugé qu’il y avait un trop perçu et ne trouve rien de mieux que de le faire rembourser durant cette période de conjoncture économique peu favorable, dont d’ailleurs aucun dirigeant y compris parmi les membres de l’auguste commission, n’arrivent à trouver de solutions viables. Le ministre de l’Agriculture français Bruno Lemaire a donc appelé tous les producteurs à payer, sinon la France subirait des astreintes quotidiennes. La France est donc OBLIGEE de payer à un organisme extra-français, puisque les sommes allouées, et devant être remboursées dès le mois de septembre, auraient fossé la concurrence et la logique du marché libérale au sein de l’Union Européenne. Contre cette organisme, il y a malgré tout une procédure qui est en cours auprès de la Cour de justice européenne visant à contester le montant exigé, car la véritable dette s’élève aux alentours de 330 millions d’euros. Les 160 millions restants sont les intérêts. Voilà bien une situation inique, les producteurs français vont devoir payer les erreurs du monstre bureaucratique et néo-bolchévique bruxellois. De plus, les producteurs français sont pénalisés par la main d’œuvre excessivement chère contrairement aux autres pays européens, puisque les Espagnols et les Allemands ont un coût de main d’œuvre deux fois moins cher : cela ne fausse-t-il pas également la concurrence ? Et l’aide que le gouvernement a promise aux producteurs, ne va-t-elle pas aussi fausser la concurrence ? Les syndicats, au vue de cette mesure, prédisent « un été brûlant »… Il n’y a qu’une seule solution, la sécession !!

Blioberis

9 commentaires pour "Producteur ! Sors ton chéquier, l'Europe a besoin d'oseille..."

  1. LEPAGE

    Le 6 août 2009 à 10:35

    MAINTENANT ONPARLE DE 700 millions, alors qu'en parallèle, une banque qui a reçu 5 milliards et de mi de l'Etat va verser 1 milliards de bonus à 17 000 traiders.

    complètement fou,

    pour lutter contre cela il faudrait de véritables homes d'Etat autres que ces guignols qui se targuent de nous gouverner;

  2. J.-P. chauvin

    Le 6 août 2009 à 10:50

    Au-delà de la Commission européenne, le vrai coupable c'est la République inconséquente (quand elle sait qu'elle se met en infraction avec les régles du Traité de Rome) et lâche (quand elle s'aplatit devant cette Commission à laquelle elle est bien obligée d'obéir, puisqu'elle a renoncé à défendre l'indépendance française...) : visons juste, et faisons d'une pierre deux coups !

  3. roycobrother

    Le 6 août 2009 à 12:04

    C'est bien la preuve qu'il faut sortir de ce "machin" et réclamer la secession.
    Mais pour cela, il faudrait un pouvoir indépendant, et non la république "règne de l'étranger"

  4. J.-P. chauvin

    Le 6 août 2009 à 15:14

    Je pense qu'il faut, quelle que soit la diplomatie adoptée, donner à notre Etat son "indépendance statutaire" : c'est ce que disait Maurras : "Au corollaire "politique d'abord" répond la formule "monarchie d'abord"" (citation à préciser, je cite de mémoire).

  5. Grégoire

    Le 6 août 2009 à 18:33

    Pourquoi prétendez-vous dans le titre de l'article que « l'Europe a besoin d'oseille » ? Ce n'est pas à elle, me semble-t-il, que des sommes devront être remboursées. Quant aux amendes éventuellement infligées à la France, pouvez-vous assurer aux lecteurs du blog qu'elles augmenteraient le budget communautaire ? Je n'ai pas mené l'enquête, mais il me semblerait probable qu'elles affectent les finances européennes de la même façon que celles infligées aux entreprises : le cas échéant, elles maintiendraient inchangé le budget de l'Union, mais réduiraient les contributions des États-membres.

    Autre approximation significative : l'affirmation selon laquelle le remboursement devrait intervenir « dès le mois de septembre » ; d'ici la rentrée, la France est seulement tenue de présenter un plan d'action.

    À mes yeux, cela rend d'autant moins crédible le discours "sécessionniste"...

    PS : Sur la "propagande", d'accord avec JP : mettons en cause l'inconséquence de la République, suspecte d'avoir souscrit des engagements à la légère, oublieuse à Paris des promesses qu'elle a faites à Bruxelles, laissant planer des années durant une épée de Damoclès sur la tête des agriculteurs en toute connaissance de cause, vraisemblablement par lâcheté électoraliste. Le vrai scandale est là, et non dans la nécessaire réciprocité des engagements internationaux.

  6. roycobrother

    Le 6 août 2009 à 20:53

    Votre argumentation ne démontre rien.
    Car sans le carcan européen (nécessaire réciprocité des engagements internationaux., c'est beau à pleurer :D ), le gouvernement pourrait avoir une politique indépendante d'aide à nos concitoyens.
    La conséquence, c'est la disparition, au nom de la défense de la concurrence (notion libérale du renard dans le poulailler) de milliers d'agriculteurs depuis que le "machin" s'est intéréssé à notre politique agricole.
    L'euro-réalisme béat conduit souvent à la compromission.
    Alors, exigeons notre sortie de l'UE, mais pour cela, il faudrait un état qui ait un point de vue à long terme , un arbitre n'ayant pas à répondre à des soucis électoraux et respectueux du bien commun et de l'interêt des français.
    Une monarchie de salut public.

  7. Grégoire

    Le 6 août 2009 à 22:26

    Mon commentaire démontrait simplement que les "sécessionnistes" ne connaissent rien à leur sujet.

    La nécessaire réciprocité des engagements est la condition indispensable de toute coopération internationale. C'est une question de bon sens : dès lors qu'on joue une partie en commun, cela suppose des sacrifices dont l'intérêt dépend de la loyauté des partenaires. Pour accepter de réduire son arsenal nucléaire, Moscou doit avoir l'assurance que Washington fera de même. La PAC et le marché unique européen obéissent inévitablement au même principe, avec ici une coopération beaucoup plus dense, un puissant formalisme juridique et des institutions investies d'une mission d'exécution ou d'arbitrage.

    Pourquoi la France serait-elle « obligée » de payer des amendes ? En tant que telle, l'UE n'a pas les moyens de l'y contraindre. Paris n'y consentirait que parce qu'il souhaite continuer à jouer la partie à vingt-sept. Parce que les sanctions qui s'imposent à lui cette fois-ci s'imposeront demain à un autre État-membre menaçant nos intérêts supposés, et que le respect par chacun des règles décidées en commun est censé profiter à notre économie. Discutons de la pertinence de ce pari, c'est peut-être un mauvais calcul ! Le cas échéant, il serait bien naturel de condamner l'engagement souscrit par la France. Mais s'indigner d'une conséquence somme toute accessoire est une ânerie.

    Pour des nationalistes marginalisés, c'est aussi une façon de se voiler la face. L'Europe est pour eux un bouc émissaire facile... Dénoncer la disparition de milliers d’agriculteurs « depuis que le "machin" s'est intéressé à notre politique agricole » est à ce titre significatif. Qui l'a créé avec l'ambition précise de moderniser notre agriculture, avec des résultats d'ailleurs spectaculaires dans les premières années ? La France bien sûr... C'est même sous De Gaulle que la PAC fut mise en place. Aujourd'hui, si le machin n'en faisait vraiment qu'à sa tête, il est probable que la Politique agricole commune serait déjà enterrée...

  8. roycobrother

    Le 7 août 2009 à 12:31

    Pour connaître les résultats de la PAC, voici le dossier présenté par la Coordinnation Rurale :
    http://www.coordinationrurale.fr/spip.php?rubrique87
    Ce n'est pas une réussite pour les agriculteurs, et ce n'est pas l'entrée de la PAC dans l'OMC, sans garantie, oû les participants ne joueront pas suivant les mêmes règles (coût salariale, par ex), qui va arranger les choses.
    C'est la marchandisation de l'agriculture.
    Je constate, que les argriculteurs ne sont pas convaincu par "La PAC et le marché unique européen obéissent inévitablement au même principe, avec ici une coopération beaucoup plus dense, un puissant formalisme juridique et des institutions investies d’une mission d’exécution ou d’arbitrage."
    Tu as aussi jeté le nationalisme, avec le bébé du bain.
    C'était prévisible, on ne peut pas défendre la nation et son intégration dans le "machin" européen.
    Amitié royaliste.

  9. Grégoire

    Le 7 août 2009 à 14:34

    Nous avons dû mal nous comprendre. En effet, je ne crois pas avoir défendu ici la PAC ou le marché unique, mais seulement tenté de rétablir quelques vérités quant à l'équilibre des responsabilités entre la France et l'Europe.