10 juin 2009
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le nationalisme intégral ne désigne point un nationalisme excessif, violent ou encore absolu; il correspond à l'aboutissement du nationalisme : la restauration monarchique. C'est pour se distinguer du nationalisme républicain qu'est sorti ce mot de la pensée d'Action Française. Contrairement au premier (le nationalisme républicain), il n'a pas pour objet de [...]
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le nationalisme intégral ne désigne point un nationalisme excessif, violent ou encore absolu; il correspond à l'aboutissement du nationalisme : la restauration monarchique.
C'est pour se distinguer du nationalisme républicain qu'est sorti ce mot de la pensée d'Action Française. Contrairement au premier (le nationalisme républicain), il n'a pas pour objet de diviniser la nation. S'il est intégral, c'est parce qu'il répond à tous les besoins du pays et, pour satisfaire ces besoins, appelle la restauration de la monarchie.
Henri Vaugeois avait annoncé : "L'Action Française est dévouée au nationalisme intégral.... il y a un principe vrai, c'est la monarchie."
Parce que pour restaurer la France il est nécessaire de restaurer la royauté et que cette royauté est le régime le plus complet et le plus utile à la nation, alors, à l'Action Française, nous avons ajouté à notre doctrine cette formule : "nationalisme intégral"
Nicolas
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9 juin 2009
Elections au parlement européen : 60% d’abstention, les Français ont parlé. Il faut en tirer les conséquences directes. La France doit se retirer du piège de l’Empire fossoyeur des nations. Nous faisons nôtre cette déclaration de Paul-marie Couteau : « en dépassant les nations, on dépasse en fait les civilisations, on jette par-dessus bord tous [...]
Elections au parlement européen : 60% d’abstention, les Français ont parlé.
Il faut en tirer les conséquences directes. La France doit se retirer du piège de l’Empire fossoyeur des nations. Nous faisons nôtre cette déclaration de Paul-marie Couteau : « en dépassant les nations, on dépasse en fait les civilisations, on jette par-dessus bord tous nos héritages : ce n’est pas une question de poids, de taille démographique ou autre, c’est une question d’être. Qui sort de son être ne saurait d’ailleurs peser quoique ce soit ».
Nous nous interrogeons sur l’être de l’Europe de Bruxelles et nous en concluons qu’elle ne pèse rien.
Nous méditons les paroles du duc de Vendôme, Jean de France : « Je veux le dire avec force : s’agissant de l’Europe, l’urgence est désormais de trancher dans le vif et de se décider à réformer au fond. Réformer ? Mieux encore : refonder. »
Pour remettre en cause radicalement le processus engagé par Bruxelles nous exigeons une véritable Sécession. Nous refusons d’engloutir nos espoirs dans une Europe non représentative des peuples et dominée par le libéralisme et le système marchand.
Rompre, trancher dans le vif comme dit le Prince, avant de refonder, en partant de la réalité historique des nations, une Europe qui a « une identité profonde fondée sur ses racines culturelles, son cadre géopolitique et l’évolution millénaire de ses structures politiques. Il serait vain, et extrêmement dangereux, de l’oublier ou de le nier… sa structure politique demeure inséparable – on le voit tous les jours – des nations historiques qui la composent ».
Alors oui, de cette Europe là nous voulons bien discuter, mais après seulement avoir rompu radicalement avec l’aggloméra Bruxellois et avoir permis à notre pays de renouer le fil rompu du grand dessein de civilisation des capétiens.
Autant dire que nous aurons à nous heurter violemment aux oligarchies qui mènent le bal.
C’est à cela que désormais nous nous préparerons.
Olivier Perceval.
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8 juin 2009
Le constat s'impose : l'Union européenne telle que nous la connaissons s'est révélée incapable de résister à la déferlante de la crise mondiale. Si les causes directes de cette crise qui secoue si durement l'Europe sont bien connues, ses causes profondes semblent encore échapper à la classe politique. Et pourtant, elles sont déjà parfaitement lisibles [...]
Le constat s'impose : l'Union européenne telle que nous la connaissons s'est révélée incapable de résister à la déferlante de la crise mondiale. Si les causes directes de cette crise qui secoue si durement l'Europe sont bien connues, ses causes profondes semblent encore échapper à la classe politique. Et pourtant, elles sont déjà parfaitement lisibles dans l'onde de choc des évènements.
Une institution prouve sa fiabilité par son aptitude à affronter victorieusement les tempêtes. Pour l'Europe de Bruxelles, la démonstration a été cruelle. Devant l'avalanche des problèmes, les chefs de gouvernement – président Sarkozy en tête – n'ont eu qu'un seul et salutaire réflexe : défendre ardemment leurs intérêts nationaux. L'urgence leur rappelait qu'ils en étaient directement comptables. Quant à la Commission européenne, elle avait disparu de la scène. Ce qui est apparu, c'est que cette situation n'était pas conjoncturelle mais bel et bien structurelle : déjà la machine ne fonctionnait plus, et son inadéquation s'est révélée à travers la persistance têtue du fait national.
C'est pourquoi aujourd'hui, alors que les gouvernements sont acculés à une gestion empirique de la crise, il me faut prendre la parole. Je veux le dire avec force : s'agissant de l'Europe, l'urgence est désormais de trancher dans le vif et de se décider à réformer au fond. Réformer ? Mieux encore : refonder. Sans faire table rase, avec réalisme, lucidité et détermination. L'Europe ne doit être ni réduite à une entité économique ni calquée sur le modèle américain. Elle a une identité profonde fondée sur ses racines culturelles, son cadre géopolitique et l'évolution millénaire de ses structures politiques. Il serait vain, et extrêmement dangereux, de l'oublier ou de le nier.
Ses racines sont chrétiennes : qu'on le veuille ou non, c'est la chrétienté qui l'a fait naître et lui a donné ses assises. Son équilibre géopolitique lui vient de la géographie et de l'histoire, et non des idéologies de passage. Et sa structure politique demeure inséparable – on le voit tous les jours – des nations historiques qui la composent. Reconnaître ces trois faits n'est pas s'enfermer dans un passé révolu, c'est au contraire se donner les moyens de bâtir un avenir durable – en s'appuyant sur le roc du réel et non sur des opinions mouvantes, incertaines et contradictoires.
Vers une alliance de nations souveraines
Aujourd'hui, ma voix est encore peu audible, je le sais. Mais ce que je dis ici, je le fais au nom du principe qui m'habite, dont la légitimité est liée aux fondements et à la continuité historique de la France.
Ce que je veux dire est ceci : l'Europe est aujourd'hui appelée à devenir une alliance de nations souveraines qui, partageant librement une vision concrète et humaniste de la politique, s'attellent ensemble à la réalisation de projets visant au bien commun des pays qui la composent et au traitement résolu des grands problèmes mondiaux. Voilà l'esprit nouveau à communiquer à des institutions européennes à bout de souffle qui exigent une rénovation profonde.
Pour être viable, cette alliance des nations européennes ne peut que s'appuyer sur les racines culturelles de l'Europe ; s'inscrire dans le cadre des nations historiques, le seul où s'exprime pleinement le lien social ; et limiter son extension dans l'espace, en assumant son équilibre géopolitique propre.
Son parlement doit devenir représentatif des forces économiques, sociales et morales à l'œuvre au sein des nations associées. Là où, aujourd'hui, les contraintes technocratiques et uniformisatrices ne sont modérées que par les déchirements idéologiques de listes politiciennes rivales, provoquant un absentéisme électoral élevé, le parlement européen doit devenir le lieu d'expression, de dialogue et de coopération des forces vives de nos différents pays.
Son action extérieure – objectifs diplomatiques et militaires communs, projets communs – doit relever de la seule responsabilité des chefs d'Etat et de leurs ministres réunis en conseil. Fortes d'accords adaptés et pragmatiques, les nations européennes ont naturellement vocation à prendre l'initiative sur les grands dossiers mondiaux : gestion des ressources et maîtrise de l'énergie, lutte antiterroriste et résolution des conflits, aide aux pays en développement.
En février 2008 – avant le déluge, donc ! –, j'avais exprimé mon attachement à l'idée de vérité en matière politique. Au nom de cette vérité même, j'entends aujourd'hui prendre date et affirmer que le temps est venu pour l'Europe de s'assumer dans sa réalité propre, ouverte au monde autant qu'à elle-même, avec tout ce qu'elle a reçu et tout ce qu'elle a encore à donner. Ce qui passe par une réforme institutionnelle profonde. C'est à ce prix qu'elle assurera sa prospérité et son rayonnement.
Jean de France, duc de Vendôme
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8 juin 2009
En premier lieu, indépendamment des qualités dont il fera preuve à la tête du pays, le bon gouvernement a besoin de temps pour que la politique qu’il mène puisse porter ses fruits. A ce titre, la continuité du pouvoir constitue un bien en soi qui, s’il n’est certes pas suffisant, est un préalable nécessaire à [...]
En premier lieu, indépendamment des qualités dont il fera preuve à la tête du pays, le bon gouvernement a besoin de temps pour que la politique qu’il mène puisse porter ses fruits. A ce titre, la continuité du pouvoir constitue un bien en soi qui, s’il n’est certes pas suffisant, est un préalable nécessaire à toute réussite. Le gouvernant démocratique, qu’il soit ou non de bonne foi, n’ayant pas à la base les moyens du succès entre ses mains, ne peut dès lors qu’osciller entre la frustration et le cynisme. C’est ce que nous explique à nouveau, dans une optique nationale tout-à-fait généralisable, l’auteur, anonyme, du Projet: Russie*.
Afin de ne pas se nourrir d’illusions au sujet du gouvernement, essayons d’examiner la situation qui règne dans les couloirs du pouvoir. Dans quelles conditions un ordre et une ligne de conduite à long terme sont-ils possibles ? Tout d’abord ne serait-ce que pour interpréter une situation il faut du temps. Ensuite, il faut définir une ligne de conduite générale qui découle de la situation. Enfin, donner rationnellement un ordre général seulement quand on est persuadés que son exécution ne demandera pas plus de temps qu’il n’est nécessaire pour mener la mission à terme. Ici, même les ressources sont secondaires. A quoi bon se lancer dans une mission qui prendra dix ans si on ne peut pas garantir qu’on dispose de ces dix ans ? Pour revenir à notre situation, disons que certains problèmes en Russie [en France…] nécessitent bien plus de dix ans à être résolus. Où les trouver, toutes ces années, si le pouvoir est limité à quatre ans ? La première année, le dirigeant prend ses repères. La deuxième, il interprète la situation et, s’il parvient à la saisir dans son ensemble, il comprend alors ce qu’il faut faire et le temps que cela nécessitera. Puis il se souvient qu’il ne lui reste plus que deux années et réalise qu’il est impossible de faire quoi que ce soit de sérieux dans un laps de temps aussi court. La troisième année, le chef temporaire essaye de diriger le gouvernement comme il le peut, ce qui se résume en fait à réagir aux problèmes de l’instant, et donc à s’occuper de politique et d’économie courantes qui ne changent rien à la situation. Le dirigeant commence à très bien le comprendre, mais c’est déjà sa quatrième année de pouvoir et toute l’attention se concentre désormais autour de la campagne électorale [ce qui vaut pour quatre vaut pour cinq]. S’il remporte les élections, il tente, au cours de sa cinquième année, de lancer les processus dont la réalisation peut se faire dans le temps qui lui est donné. S’occuper de problèmes plus fondamentaux n’a aucun sens car on dépasserait le temps imparti. Les sixième et septième années sont donc consacrées à l’adaptation à la situation. Les processus fondamentaux sur lesquels il n’y a aucune possibilité d’influer se multiplient, avançant toujours plus loin dans leur dépravation.
Le dirigeant temporaire comprend définitivement qu’il est impossible de changer quoi que ce soit. Si, par malchance, ce dirigeant considère que la démocratie est la meilleure voie à suivre, il finit par se dire que le bazar qui règne dans le pays est dans l’ordre des choses, conditionné par une loi objective. C’est ainsi que vivent tous les autres pays, alors la Russie aussi doit s’en accommoder. Vient ensuite la conclusion qu’il est inutile d’aller contre la loi, on peut donc se relâcher.
Armé d’une telle autojustification, le dirigeant se détourne de la réalité objective, tombe dans le cynisme et se prépare à quitter dignement la scène politique. Comment s’y préparerait-il, c’est une autre histoire. Les options sont nombreuses, mais très éloignées des intérêts du pays. Le nouveau dirigeant en place pour quatre ans réalise rapidement que la limitation de son mandat implique aussi celle de son champ d’action. Il recommence alors inévitablement le même parcours que son prédécesseur.
Voilà pourquoi la Russie [la France] continue sa descente en ligne droite tandis que le gouvernement ne fait rien, si ce n’est répondre aux problèmes du moment. Cela ne signifie pas que le gouvernement ne veuille pas agir autrement, mais le système en lui-même exclut toute autre possibilité.
*Projet: Russie, temps et périodes, 2008
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7 juin 2009
"Laisse les morts enterrer leurs morts." (Mt 8, 22) "Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer". (Eric Cantona) On était à deux doigts de s'emmerder. La ronronnante campagne européenne ne parvenait pas à captiver les foules. Obama circulait ci et là et donnait ses [...]
"Laisse les morts enterrer leurs morts." (Mt 8, 22)
"Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer". (Eric Cantona)
On était à deux doigts de s'emmerder. La ronronnante campagne européenne ne parvenait pas à captiver les foules. Obama circulait ci et là et donnait ses instructions au monde, choyant ses sbires toutes confessions confondues, gentils arabes, gentils juifs, gentils français. Même Kim Jong Il, malgré tous ses efforts, n'arrivait pas à inquiéter, désespérer, fédérer dans l'angoisse le bon peuple de France. On avait essayé la grippe du charcutier, le blues du buisnessman, on espérait beaucoup du bridé farfelu qui semblait jouer avec les allumettes nucléaires... Mais non.
La République était en train de perdre le contrôle quand soudain - divine surprise! -, un avion s'est enfin décidé à passer sous le niveau de la mer pour engloutir 72 martyrs de la Nation, dont le triste sort permettait de refaire partir la machine pour un temps... Paix à leur âme, joie et allégresse! Vente de journaux et tartufferie politicienne, voilà le feu qui repart...
Comme ils sont laids, tous ces vautours, comme ils sont vils! Photos solennelles devant Notre-Dame pour une comémoration oecuménique - où bien hélas, les courageux militants d'Act Up n'étaient pas pour déverser leur fiel coutumier; il faut dire que ce jour-là, ils n'auraient sans doute pas été protégés par le bon Bertrand -, affligeantes actions gouvernementales jouant à la "pêche aux morts", dégoulinade de faits-divers relatant le bonheur des moribonds avant que leur coucou ne pique du nez, scénarisation ignoble de la catastrophe dont on s'amuse à deviner les causes...
Emovenda et cacanda. On voit ici la nature charognarde de notre République qui, incapable de conférer à la Nation un semblant d'unité palpable, sauf aux lendemains de victoires sportives, s'adonne à la plus abjecte accaparation des tragédies individuelles pour faire sentir au citoyen, une fois de plus, son joug de confort. Au siècle dernier, quand un de ces marins de Terre-Neuve périssait en mer, le maire de Fécamp ou d'ailleurs oubliait ses griefs vis-à-vis de son curé et très respectueusement, le laissait clamer un cantique à la Vierge, tandis que l'on jetait une gerbe de fleurs dans l'eau du port. De tous temps, la République est ainsi: opportuniste, hypocrite, accaparatrice de chagrin.
Salaud de Nils, clameront certains, qu'aurait fait le roi dans cette situation? Pas grand chose de moins. Il aurait sans doute officiellement témoigné de son affliction, et d'une pensée pour chacun des disparus, parmi lesquels le Prince Pierre Louis d'Orléans Bragance. J'ose cependant espérer qu'il aurait fait l'économie à la Nation d'une quête névrotique et coûteuse à bord d'un batyscaphe.
Et qu'aurais-tu écrit si ton frère avait été dans cet avion? Indubitablement ce qui suit: laissez-le donc en paix, lui et les autres, dans le fond de l'océan où sa chair blessée demeurera nimbée d'obscurité jusqu'au jour du réveil; laissez-le donc en paix, journalistes misérables, et n'en faites un fait-divers qu'un jour à peine: épargnez-lui d'être un juteux sujet de frayeur, et faites en sorte de vendre en informant vos ouailles sérieusement de la réalité complexe de ce monde-ci; laissez-le donc en paix, nabots de l'Etat, et méditez dans votre coin sur cette obsure raison qui fait qu'aujourd'hui, vous n'avez plus pour rassembler d'autre solution que l'exploitation de la névrose du deuil ou de l'angoisse. Tel est votre fond, infiniment plus abyssal et ténébreux que ce fond sablonneux à la surface duquel reposent quelques-uns de mes frères.
Nils Leroy
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6 juin 2009
A l’approche de la grande mascarade européiste, il est bon de rappeler l’absurdité du Machin eurofédéral et ce fait navrant qu’il s’est toujours appuyé, à travers les voix mêlées de ses défenseurs, technos-traîtres et politiciens déchus, sur le mythe fameux de la révocabilité des traités: nous sommes souverains, nous pouvons revenir en arrière à tout [...]

A l’approche de la grande mascarade européiste, il est bon de rappeler l’absurdité du Machin eurofédéral et ce fait navrant qu’il s’est toujours appuyé, à travers les voix mêlées de ses défenseurs, technos-traîtres et politiciens déchus, sur le mythe fameux de la révocabilité des traités: nous sommes souverains, nous pouvons revenir en arrière à tout moment, tout va bien. Et de fait, il paraît si vrai, si authentiquement fondé que de pieux royalistes s’y sont laissés prendre; les souverainistes eux-mêmes, justement parce qu’ils croient que ce « nous sommes souverains » à un sens, une réalité ou un fondement quelconque, sont désarmés devant ce qui n’est rien qu’une ruse dialectique, et de bien bas niveau du reste puisqu’elle tombe en deux objections:
1) Les traités sont révocables jusqu’à ce qu’ils ne le soient plus. C’est peut-être idiot à première vue mais ça va mieux en le disant, d’autant que c’est ce qui sous-tend tous les discours eurobéats que l’on peut entendre sur le sujet. Et en effet, si nous ne sommes pas à l’heure qu’il est dans une fédération à proprement parler, l’Union bâtarde qui nous régit empruntant aux deux formules confédérale (Etats souverains) et fédérale (Etat supranational), la marche de l’une à l’autre est si intrinsèquement ancrée dans la nature (quête de stabilité politique au profit du marché) et les réflexes (passage en force du Traité de Lisbonne) du monstre européen, à l’image de ses prédécesseurs suisse et yankee, que nous avons de bonnes raisons de craindre le point de non-retour. Et alors il sera trop tard; c’est en vain que nous aurons glosé sur la prétendue liberté qui nous était laissée.
2) Je dis « prétendue liberté » car quand bien même cette fédération n’arriverait pas, et nous pensons en effet que c’est une impossible folie née d’esprits dérangés qui nous exploserait à la figure, la situation présente est inacceptable, où notre bien public se trouve honteusement soumis à la concurrence ne serait-ce que restreinte de volontés étrangères. Cette situation mi-confédération mi-fédération conduit en effet d’ores et déjà à ce que nous nommons un drame suprême: la subordination du souverain et donc la dégénérescence du Politique. Ce n’est il est vrai que l’aboutissement d’un processus entamé républicainement, d’incompétents arrivistes étant remplacés par des arrivistes technocrates, opposés parfois pour le spectacle et les caméras, le temps d’un scrutin où il faut jouer la carte du chauvinisme et des abus de Bruxelles, mais bel et bien formés à la même école et procédant de la même logique. Les premiers ont engendré les seconds et, si vous avions une volonté consciente au pouvoir qui fît le bien commun, les uns et les autres lui causeraient autant de peine dans ses travaux salutaires.
Voilà pour ceux qui se sentaient encore de participer à un scrutin bien incapable de changer quoi que ce soit et qui n’est d’ailleurs certainement pas fait pour cela ! Une dynamique eurofédérale idéologique s’est mise en route qui s’oppose structurellement à nos intérêts et qu’il convient d’arrêter de manière radicale, par une remise en question globale. Ceux qui l’ont compris profiteront l’esprit tranquille de ce premier repos dominical de juin, loin de l’excitation électorale ambiante et en attendant sagement des opportunités plus utiles.
Reinelde Maes
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5 juin 2009
"Les intrigues de l'étranger redoublent d'influence en un pays où l'autorité nationale se dépense et se dissout dans le verbiage"; cette phrase est dans l'épilogue du fameux Kiel et Tanger, que je relisais suite à l'invitation faite par M. Chauvin à cet effet, pour un sujet tout autre que celui dont je vais m'enquérir brievement [...]
"Les intrigues de l'étranger redoublent d'influence en un pays où l'autorité nationale se dépense et se dissout dans le verbiage"; cette phrase est dans l'épilogue du fameux Kiel et Tanger, que je relisais suite à l'invitation faite par M. Chauvin à cet effet, pour un sujet tout autre que celui dont je vais m'enquérir brievement aujourd'hui. On a pu voir (ou si ce n'est fait, on peut voir ici l'altercation sympathique entre MM. Bayrou et Cohn-Bendit sur France 2; les réactions pleuvent aujourd'hui.
Pour reprendre les mots de pauvre Cohn (le sobriquet n'est pas de moi: c'est ainsi que Pierre Desproges l'avait honorablement accueilli à l'époque du Tribunal des Flagrants Délires), Bayrou a-t-il "pété les plombs" en rappelant à son sémillant adversaire ses frasques littéraires libidineuses, et en lui priant de ne pas faire usage de certains adjectifs dépréciatifs qu'il n'était pas convenu d'invoquer? En fait, oui, sans doute. Pas selon la raison ou en un sens psychiatrique, il suffit de le voir pour réaliser que son attaque ne manifestait aucune tension psycho-physiologique: c'est calmement que la réalité est ici exposée, face à un adversaire complètement affolé et désemparé, insistant pour recevoir ce coup de bâton redoutable dont ses amis du dehors se sont sans doute servis pour le faire ramper. Coup de bâton qui succède à un autre, la dénonciation par Bayrou des accointances connues entre Sarkozy et Cohn-Bendit, accointances dangereusement confirmées par le président lui-même lors d'un précédent débat au Parlement Européen.
Bayrou a certes pété les plombs en rappelant de la façon la plus naturelle, la plus franche, l'inanité du débat démocratique et l'illusion de choix dans une campagne blanc-bonnette. La réaction des Aubry, Bertrand et autres est assez révélatrice: l'attitude de M. Bayrou "dépasse les bornes"... Lesquelles?, est-on en droit de se demander. Les leurs, répondrait Lapalisse qui, en ce cas, pourrait être qualifié d'audacieux.
Rappelez-vous ceci, Monsieur Bayrou: en République et dans l'Union Européenne, on ne révèle pas au grand jour la mascarade, et on garde les sujets les plus épineux dans un tiroir pour faire taire les marionettes au moment opportun. Si tout le monde commençait, dans le cirque de l'Assemblée, à faire comme vous, on serait obligé d'exclure les clowns et les immondes de notre cénacle, et se mettre sérieusement à parler de la Nation, que les gens du dehors nous somment de vendre à prix coûtant! Du verbiage, Monsieur Bayrou, que diable!
"Je ne veux pas être dans la connivence", voilà l'attitude respectable, à cette occasion, de Monsieur Bayrou dont on ne peut déplorer que l'attachement à la République démocratique. A l'instar de Maurras qui analyse la position de M. Mévil en son temps, on peut dire de notre homme qu'il "ne peut pas s'empêcher de noter des actes de défaillance ou des faits de duplicité tellement graves qu'il suffit de saisir ces traits particuliers pour être au moins tenté de lui demander s'il admet que le régime où ils sont possibles soit innocent". Kiel et Tanger, encore.
Nils Leroy
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4 juin 2009
Vu sur : http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/05/25/loi-contre-la-teleportation-illegale/

Vu sur : http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/05/25/loi-contre-la-teleportation-illegale/
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3 juin 2009
Frédéric Lefebvre, député et porte-parole de l'UMP souhaite permettre aux salariés d'exercer une activité professionnelle via le télétravail, même durant un congé maladie ou maternité : ""Il y a des salariés qui subissent un arrêt maladie qui sont immobilisés chez eux deux mois mais qui ont les facultés intellectuelles pour travailler. (...) Je ne vois [...]
Frédéric Lefebvre, député et porte-parole de l'UMP souhaite permettre aux salariés d'exercer une activité professionnelle via le télétravail, même durant un congé maladie ou maternité : ""Il y a des salariés qui subissent un arrêt maladie qui sont immobilisés chez eux deux mois mais qui ont les facultés intellectuelles pour travailler. (...) Je ne vois pas pourquoi les moyens modernes aujourd'hui à leur disposition, on ne les mettrait pas pour qu'ils puissent continuer à travailler et avoir des revenus supérieurs. Parce que quand vous êtes indemnisés par la Sécurité sociale, c'est toujours en dessous de vos revenus. Le télétravail, c'est beaucoup d'avancées pour les salariés, pour l'écologie. Les salariés peuvent habiter plus loin d'une métropole, avoir des logements plus grands et prendre moins de transports"
Au delà du fait que l'UMP remet en cause la capacité des médecins à décider si un salarié est en mesure ou non de travailler (mais peut-être que M. Frédéric Lefebvre est médecin ?), on se demande jusqu'à quel point la république a décidé de broyer le peuple français ? Quelle est la prochaine étape ? La suppression des jours fériés ? Le travail à partir de 8 ans ?
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2 juin 2009
Pourquoi le générique du 20h de TF1 fait-il peur?
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