Communiqué du CRAF
9 juin 2009
Elections au parlement européen : 60% d’abstention, les Français ont parlé.
Il faut en tirer les conséquences directes. La France doit se retirer du piège de l’Empire fossoyeur des nations. Nous faisons nôtre cette déclaration de Paul-marie Couteau : « en dépassant les nations, on dépasse en fait les civilisations, on jette par-dessus bord tous nos héritages : ce n’est pas une question de poids, de taille démographique ou autre, c’est une question d’être. Qui sort de son être ne saurait d’ailleurs peser quoique ce soit ».
Nous nous interrogeons sur l’être de l’Europe de Bruxelles et nous en concluons qu’elle ne pèse rien.
Nous méditons les paroles du duc de Vendôme, Jean de France : « Je veux le dire avec force : s’agissant de l’Europe, l’urgence est désormais de trancher dans le vif et de se décider à réformer au fond. Réformer ? Mieux encore : refonder. »
Pour remettre en cause radicalement le processus engagé par Bruxelles nous exigeons une véritable Sécession. Nous refusons d’engloutir nos espoirs dans une Europe non représentative des peuples et dominée par le libéralisme et le système marchand.
Rompre, trancher dans le vif comme dit le Prince, avant de refonder, en partant de la réalité historique des nations, une Europe qui a « une identité profonde fondée sur ses racines culturelles, son cadre géopolitique et l’évolution millénaire de ses structures politiques. Il serait vain, et extrêmement dangereux, de l’oublier ou de le nier… sa structure politique demeure inséparable – on le voit tous les jours – des nations historiques qui la composent ».
Alors oui, de cette Europe là nous voulons bien discuter, mais après seulement avoir rompu radicalement avec l’aggloméra Bruxellois et avoir permis à notre pays de renouer le fil rompu du grand dessein de civilisation des capétiens.
Autant dire que nous aurons à nous heurter violemment aux oligarchies qui mènent le bal.
C’est à cela que désormais nous nous préparerons.
Olivier Perceval.


