Quelques textes sur le Prince Jean

30 avril 2009 | 10 commentaires

Servir la France.

Le Prince Jean à la rencontre du monde : entretien avec Jean Gugliotta.

Vidéo du mariage du Prince Jean.

Le Prince Jean parle de son mariage : entretien avec Gérard Leclerc.

Hors série Point de Vue - La saga des rois de France.

10 commentaires pour "Quelques textes sur le Prince Jean"

  1. gautier

    Le 30 avril 2009 à 16:25

    pourquoi cette vidéo allemande ?

  2. lucien lacour

    Le 1 mai 2009 à 0:26

    L'excellent M. Maes et les adeptes du sécessionnisme européen auraient tout avantage à prendre connaissance de l'entretien du Prince avec Gérard Leclerc et de ses appréciations sur les élections européennes. Ils y retrouveront les mêmes arguments que ceux que je développe (d'ailleurs en vain) sur ce site : pas d'opposition de principe à une organisation du continent mais sur la base de projets et non d'une fumeuse idéologie fédéraliste. En clair, l'Europe des Nations, chère à De Gaulle et à feu le Comte de Paris. Voilà un jeune prince qui sait raisonner en politique.
    Il est vraiment dommage que devant un discours aussi clair, qui prolonge ce qu'ont dit aussi clairement le père et le grand-père sur la question européenne, certains royalistes s'évertuent à inventer des stratégies qui enfoncent davantage encore le royalisme dans son ghetto. Alors qu'il y a dans le discours du Prince Jean tous les ingrédients pour alimenter des listes royalistes aux européennes !
    Alors, je sais, on va me dire une fois de plus que le Prince n'est pas l'Action française, que seule l'Af détient la vérité politique, que "notre force est d'avoir raison", que Maurras avait déjà dit ... Je m'y attend !

  3. Casanova

    Le 1 mai 2009 à 23:32

    cher Lucien, une fois n'est pas coutume, je vais prendre la défense de M. Maes... A ce que je vois, vous êtes pour une Europe des Nations... Très bien. Des candidats royalistes dans toutes la France... Encore une fois, d'accord. je comprend le raisonnement. Mais même si tous les candidats royalistes étaient élus (imaginons si vous le voulez bien), que représenterai la France au parlement européen, elle ne serai pas majoritaire et devrait simplement se taire... De plus, le parlement européen ne peut édicter des lois, il peut simplement les entériner ou les refuser (avec des compétences élargies au niveau du budget, mais cela s'arrête là...).

    Alors si vous voulez une Europe des nations, il faut d'abord sortir de cette Europe, faire sécession pour ensuite créer des partenariats juste et équitable à l'échelle du continent européen...

    Voter ne sert donc qu'à approuver le système libéral et destructrice de l'Homme et des valeurs attachées à la terre qu'il aime, qui est la pensé de l'union européenne, du fait de sa volonté égalitariste et liberticide.

  4. lucien lacour

    Le 2 mai 2009 à 15:21

    Cher Casanova, on peut se présenter aux élections sans espérer être élu. Il s'agit de profiter de la tribune tout à fait réelle que nous donne l'élection pour faire passer des idées, s'adresser à un nombre considérable de gens, témoigner vis à vis d'eux de l'existence d'un courant royaliste, leur montrer que nos idées sur l'Europe (rejet de l'Europe technocratique, du libéralisme européen à l'origine du chômage de masse, de la désindustrialisation, du saccage de l'agriculture, de l'abaissement culturel... choix d'une Europe autre, celle de Nations majeures ayant choisies de coopérer librement et concrètement, comme en témoignent les succès d'Airbus, d'Eureka... nouveau protectionnisme, mise sous contrôle politique de la BCE) sont plus modernes et plus efficientes qu'ils ne le croient et convaincre certains d'entre eux de nous rejoindre. Il s'agit de jouer la carte de l'efficacité politique : chaque fois que nous avons fait l'expérience de présenter des royalistes à des élections de premier plan, ce sont des dizaines de milliers de Français que nous avons touchés, des centaines de sympathisants et de militants en plus qui nous ont rejoints. Aucune soit-disante "campagne" - surtout lorsqu'on considère les forces militantes du royalisme aujourd'hui - ne permet d'atteindre ces objectifs, loin s'en faut. J'ajoute que dans chacune de ces expériences, nous avons vu les différences s'estomper entre les chapelles royalistes, les militants et les sympathisants se regrouper spontanément quelles que soient les consignes des chefs parisiens. On a encore vu ce phénomène lorsque JP Chauvin s'est présenté dans les Hauts de Seine et on le verra à nouveau autour de lui dans l'Ouest.
    Comprenons- nous bien : cette démarche ne vise en aucune façon à changer le cours de l'Europe, ou à envoyer quelques uns d'entre nous à Bruxelles! nous en sommes à ce stade bien incapables! Elle s'inscrit simplement dans une stratégie à long terme pour redonner à nos idées un droit de cité dans l'espace politique, à reconstituer une force de militants, de sympathisants, d'élus locaux, d'élus syndicaux, une "opinion royaliste" qui n'existe plus aujourd'hui. Et c'est aussi, de mon point de vue, la seule façon sérieuse de dépasser - par l'action - nos divisions et d'aller vers l'union.
    Lorsque nous en serons là, nous pourrons alors envisager d'autres stratégies pour changer le cours des choses ! Agissons étape par étape.

  5. Reinelde Maes

    Le 2 mai 2009 à 19:02

    Merci à Casanova pour son honnêteté intellectuelle, ainsi qu'à Lucien pour son dernier message du moins... Puisque vous admettez enfin ne rien attendre politiquement de cette campagne, ce qui est tout de même une aberration vous en conviendrez, il nous reste à vous poser la question: comment n'obtiendrions-nous pas tous ces bienfaits que vous dîtes obtenir (profiter de la tribune tout à fait réelle que nous donne l’élection pour faire passer des idées, s’adresser à un nombre considérable de gens, témoigner vis à vis d’eux de l’existence d’un courant royaliste, leur montrer que nos idées sur l’Europe) en déposant une simple liste ? Je crois que c'est un mauvais argument, et que ce qui importe c'est bien davantage la motivation des personnes, et comme vous le dîtes leur union. Or de ce côté là il faut bien constater que la stratégie consistant à "jouer le jeu" ne fait pas l'unanimité, pour des raisons de fond déjà débattues que l'on ne rappellera pas - je sais que vous en avez horreur.

    Quant à Airbus, aux dernières nouvelles il battait de l'aile; où en sont les rapports entre les directeurs français et allemands ? Est-ce que les ventes remontent ?

  6. lucien lacour

    Le 3 mai 2009 à 1:20

    Désolé mais nous ne nous comprenons pas. Se présenter à des élections nationales (à bien distinguer des élections locales) sans avoir comme objectif immédiat d'avoir des élus n'est aucunement aberrant: c'est ce que font, et qu'ont fait de tout temps, toutes les petites formations politiques pour se constituer une "base", un capital de sympathisants, de militants, d'élus et de décideurs prêts à se mobiliser à des degrés divers. C'est le B A BA de la politique et pourtant nous ne le pratiquons pas. Pourquoi ? Parce que nous sommes moins intelligents que les autres, moins courageux, moins volontaires que les autres ? Pas du tout! Mais parce que le royalisme est une "société" bloquée. Entre ceux qui ne fonctionnent que par réflexe idéologique, qui répètent les mêmes gestes, les mêmes histoires, les mêmes stratégies depuis 50 ans et qui refusent de voir les réalités politiques telles qu'elles sont et non plus avec les lunettes de Maurras (nous parlions déjà il y a 40 ans du Musée Maurras, fermé les dimanches et les jours de fête, j'ai l'impression que celà a peu changé!). Et ceux qui ne veulent s'engager dans aucune démarche sans la contrôler en totalité. Je vais une nouvelle fois me répéter : aux élections présidentielles de 1974, il n'y avait pas de différence sensible entre le score de Krivine et celui de Renouvin; 35 ans après, les trotskystes, au prix d'efforts colossaux, ont réussi à drainer et à intéresser un français sur dix. Et nous, plus rien. Cherchez l'erreur.

  7. Casanova

    Le 3 mai 2009 à 1:38

    Participer à une élection veut dire qu'on la cautionne. Alors cela voudrait dire que nous cautionnons l'Union Européenne, libérale et fédérative ? Il en est hors de question... Personnellement, je pense qu'il faudrait que nous fassions acte de candidature pour les autres élections, comme pour les municipales par exemple (qui font parti des élections qui se déroulaient également sous la royauté), mais surement pas pour celle là, qui est l'acceptation de notre perte de souveraineté nationale.

    M. Maes, je trouve que vos commentaires, sont plus intéressant que vos articles, peut-être devriez-vous construire vos articles comme vos commentaires, avec plus de punch et plus d'emphase, voir quelques provocations piquantes...

  8. lucien lacour

    Le 3 mai 2009 à 11:10

    Cher Casanova, c'est avec des principes comme celui-là que l'on meurt guéri, comme aurait dit Molière. "Ne pas se présenter aux élections pour ne pas cautionner le système", c'est l'application typique du réflexe groupusculaire qui réduit le royalisme en cendres depuis plus de 20 ans. Les mouvements dynamiques et sûrs de leur avenir n'ont pas ces pudeurs de vieilles filles. Regardez l'Action française ! Lorsqu'elle présente aux élections de 1919 une centaine de candidats nationalistes, pour en faire élire une dizaine, dont Léon Daudet, croyez vous qu'elle cautionne le régime parlementaire? Et croyez vous que la tribune ouverte par Daudet député n'ait eu aucun effet sur le rayonnement et la crédibilité de l'AF ? Bien au contraire.
    Je sais que nous sommes loin de cette étape, loin de pouvoir élire qui que ce soit et durablement. Mais en 1919, il existait encore une importante opinion royaliste et l'AF travaillait d'ailleurs tous les jours à l'élargir. Cette opinion n'existe quasiment plus et c'est par la présence constante, acharnée à toutes les consultations politiques (à commencer par les élections nationales et régionales dont le rapport visibilité/prix est le meilleur) que nous avons quelques chances de la reconstruire.
    Je sais, c'est plus difficile que de continuer à défiler sempiternellement le cycle des galettes des rois, de la messe Louis XVI et de la Fête de Jeanne d'Arc, cela nécessite plus de professionnalisme et une mobilisation plus constante des militants, moins de formules ou de postures toutes préparées et plus de capacités d'adaptation à la réalité. Mais pour quels résultats ?
    Dernière remarque : n'oublions jamais, lorsque nous "vomissons" les élections, la démocratie représentative...que c'est la Restauration (et non pas Louis Philippe, qui l'a adaptée, mais Louis XVIII et Charles X!) qui ont introduit, organisé, codifié la démocratie parlementaire en France. En Europe, d'une façon générale, c'est aux monarchies que l'on doit l'apport du régime représentatif. Alors pourquoi nous priver de cet atout ? Parce que l'Af a fait il y a un siècle de l'antiparlementarisme un de ces chevaux de bataille? Mais n'y avait-il pas derrière cela de sacrées considérations tactiques ? Qu'on y réfléchisse un peu avant de se replier sur de soit disant "sacro-saint principes".
    Bien à vous
    NB : Je suis d'accord avec vous sur les articles de M. Maes. Ce n'est pas un mauvais bougre, mais il devrait se "lâcher" un peu. Ces positions terriblement guindées sur les questions morales font un peu tache dans un mouvement qui a eu longtemps pour mot d'ordre (ce qui n'était pas très malin non plus, comme l'avait remarqué Bernanos): "nous ne sommes pas des gens moraux". Attention en tout cas à ne pas tout mélanger : la morale chrétienne est une chose estimable mais elle ne peut pas servir de corps de doctrine aux royalistes. Cette distinction, l'Af arrivait à peu près à la faire avant guerre, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Là encore, il faut sortir de la matrice "intégriste" ou "traditionaliste" qui n'est qu'une composante parmi d'autres ( et pas la plus porteuse) du royalisme.

  9. lucien lacour

    Le 3 mai 2009 à 11:22

    A l'attention des administrateurs du site

    Les échanges que nous avons sur la participation ou non aux élections européennes, et plus largement notre attitude vis à vis des élections, est un débat essentiel dans la reconstruction du royalisme. Comme vous le voyez, il est vif mais en même temps très riche et les positions des uns et des autres bougent ! On se comprend mieux et on peut sans doute finir par converger.
    Dans la perspectives des assises (faisons comme si elles devaient se tenir, au grand dam des états-majors !), pourquoi ne pas ouvrir ici un forum permanent dédié à ces questions et qui pourrait commencer à structurer nos débats. Il faudrait bien sûr l'animer.
    Quelques thèmes à traiter, outre les élections : qu'est ce qu'un "nationalisme" moderne et ouvert sur les réalités d'aujourd'hui ? quelles alliances tisser avec d'autres organisations politiques (Front patriotique ?), quelles actions dans les champs syndicaux, universitaires, associatifs..., conquête de l'intelligence (avec qui dialoguer ? vers qui s'ouvrir?), comment se débarrasser du Front National ?...

  10. Casanova

    Le 3 mai 2009 à 16:11

    Je ne suis pas opposé à toutes les élections, mais seulement aux européennes... De trop grande circonscriptions à couvrir. Il faut faire du local, pour aller discuter avec les petites gens. C'est dans les campagnes que nous avons le plus à y gagner et non dans les grandes villes que nous ferons bouger les lignes et qu'en je parle de campagne, je parle des villages de moins de 2000 habitants...
    Un forum avait déjà existé, mais c'était un lieu de débat et qui empêchai les gens de prendre la rue... Donc ils l'ont supprimé car ils ne voulaient pas de quelque chose qu'ils ne contrôlaient pas totalement... Il faudrait peut-être que l'on se taise sinon, ils sont bien capable de supprimer aussi les commentaires...