Microcéphalopolis
28 avril 2009 | 2 commentaires
"La cité des petits cerveaux n’est pas une utopie, ou une dystopie mais la triste réalité de la France actuelle. “Microcéphalopolis est fière de ne ressembler à rien de connu, de ne ressembler à rien du tout, elle est flattée d’incarner l’informe et ne de se connaître aucun modèle, de ne correspondre à aucun parangon et de ne trouver en soi la reconduction d’aucune grandeur passée”. Maxence Caron, docteur en philosophie, raconte sous un air apocalyptico-bloyo-daudétien la France contemporaine, dans un roman-essaie. La forme est élancée, baroque et aristocratique, opposée à un fond décrivant la médiocrité démocratique ambiante du français moyen : « il est l’homme de la nullité clamoreuse : toutes ses habitudes sont grossières, tous ses goûts sont immondes, toutes ses sensations se réduisent à une luxure furieuse et à une gourmandise brutale, qui lui fait dévorer indistinctement tout ce qu’il présente, et même sa progéniture avant qu’il naisse. Il vit dans une joie autosuggestive dont il est étonné de voir qu’elle ne parvient pas à recouvrir la tristesse attachée à tous ceux qui existent à rebours de leur humaine vocation à l’Esprit”. La société festive, républicaine et tolérante en prend pour son grade, ainsi que les philosophes, les écrivains et la classe politique. Ce livre se lit vite par son épaisseur (37 pages), son style vif et sa thématique. À mettre dans les mains de tous les macrocéphaliens désespérant de notre Microcéphalopolis."



2 commentaires pour "Microcéphalopolis"
Blioberis
Le 29 avril 2009 à 5:31
Il me semble bien, je vais peut-être me laisser tenter, vu qu'il ne coute que 9€...
Gault
Le 29 avril 2009 à 6:48
Toutes les époques ont critiqué leurs contemporains, les motivations instinctives des êtres humains restent les mêmes à travers les siècles .
Les civilisations ont essayé par la religion les idéaux divers les lois et l'éducation de modifier les comportements fondamentaux pour les rendre adaptables en société. Ce qui est nouveau actuellement c'est une régression intellectuelle dûe probablement au niveau de l'éducation qui fabrique des têtes bien pleines plutôt que des cervelles bien faites: Il faut parler de tout sans rien connaître et plus que jamais les apparences comptent en société.
Nous sommes très forts pour établir un constat d'échec de civilisation, beaucoup moins pour remédier aux problèmes.