Récapitulatif : l'immigration
23 avril 2009
Jusqu’à récemment, la république des droits de l’homme pensait devoir faire de tous les immigrés du monde des Français. Elle y arrivait d’autant plus facilement que l’identité française se résumait pour elle à des valeurs et que les immigrés en question étaient globalement européens, à défaut méditerranéens, et toujours peu revendicatifs. L’immigration de masse, réalisée dans des conditions précaires suite à la décolonisation, de surcroît rapidement instrumentalisée par les cercles progressistes, a abouti à provoquer chez les populations étrangères inassimilées un fort sentiment d’injustice et de haine. Par réaction, elle conduit aujourd’hui un certain nombre de victimes de la gestion républicaine à refouler hors de France tout ce qui n’est pas blanc - c’est la position du Bloc identitaire qui, après avoir milité pour la reconnaissance des différences raciales, prétexte à l'émergence d'une civilisation européenne qui n'a jamais existé (il a seule existé une civilisation latine, et une autre germanique), se propose comme il se doit de larguer les Antilles jugées génétiquement irrécupérables, au mépris de toute résolution harmonieuse du problème qui prendrait en compte en même temps nos besoins géopolitiques les plus flagrants et l’attachement d’ores et déjà réalisé des peuples d’outre-mer à cette nation. D’où un système d’opposition binaire stérile dans la plus pure tradition républicaine. Or, le roi peut dépasser ces clivages.
Loin des idéaux universalistes incapacitants, l’immigration pourra ainsi enfin être traitée en fonction des seuls intérêts nationaux (du triple point de vue de l’identité, la sécurité et l’emploi en l‘occurrence), qui imposent une réduction drastique des effectifs présents, l’établissement de nouvelles relations avec les populations étrangères et leurs pays d’origine, et une assimilation effective d‘une élite restreinte susceptible de devenir française de cœur. La justice et l’harmonie du monde le réclament également. Et en effet, si l’on accepte d’entendre que tout le monde ne peut pas et ne doit pas devenir Français, on pourra alors reconnaître des communautés étrangères réduites sur notre sol, établir la nature de leurs relations avec le pays, clarifier leurs droits et devoirs envers lui. Cela mettra fin aux frustrations savamment entretenues de jeunes issus de l’immigration qui croient, à force de compromissions, de renonciations et de repentances, que la France a une dette envers eux, alors qu’ils n’ont qu’une dette envers la France et que la république qui a si mal géré la question a une dette envers nous tous.
Reinelde Maes


