Cassez vos télévisions !
22 mars 2009
21 mars 2009
Le voyage du saint père en Afrique est un véritable événement pour le continent, l'importance capitale de l'Église catholique dans des États où le pouvoir temporel reste malheureusement faillible est une fois de plus démontrée après les autres rassemblements majeurs des dernières années (comme lors du parcours de la croix des JMJ en 2007). La [...]
Le voyage du saint père en Afrique est un véritable événement pour le continent, l'importance capitale de l'Église catholique dans des États où le pouvoir temporel reste malheureusement faillible est une fois de plus démontrée après les autres rassemblements majeurs des dernières années (comme lors du parcours de la croix des JMJ en 2007).
La messe papale dans la capitale camerounaise a des allures de plébiscite, les 60 000 places du stade ont été prises d'assaut et des milliers de fidèles se massaient encore à l'extérieur. L'Afrique prouve une fois de plus sa confiance dans l'Église et son action sur le continent.
Il est étonnant de comparer cette ferveur indéniable avec la polémique créée de toute pièce par les médias français, comme dans d'autres pays européens, vis à vis de la déclaration de principe de Benoit XVI dans l'avion qui l'amenait au Cameroun, au sujet de la lutte contre le SIDA.
Une fois de plus une phrase sortie de son contexte est brandie comme un étendard pour tenter de saper l'influence de Rome en France. À la question « La position de l'Église catholique sur la façon de lutter contre [le sida] est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ? » Le pape à répondu en rappelant le principe même de la lutte contre le SIDA menée par l'Église en Afrique et dans le monde.
Voici sa réponse exacte : « Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Église catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains ne s'entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. »
La seule dernière phrase, isolée de son contexte comme on sait si bien le faire dans nos contrées, a été relayée par l'ensemble des médias nationaux, et la part belle a été laissée à tout ceux qui se sont précipités au portillon pour faire parler d'eux. Ainsi Alain Juppé qui se dit catholique comme je pourrais me dire Breton sous prétexte que mon grand-père est né à Nantes, trouve que « ce pape pose un problème » quand Daniel Cohn-Bendit parle même de « meurtre prémédité » poursuivant ainsi la vieille tradition des verts qui au lendemain des attentats de Madrid déclaraient « craindre plus des intégristes polonais que des terroristes islamistes ».
Au passage on en profite évidemment pour remettre à l'honneur ceux qui en France « quittent l'Église sur la pointe des pieds » (encore faudrait-il qu'ils y viennent un dimanche ou l'autre). Comme le rédacteur en chef de pèlerin qui au micro de France Info estime que le rôle de l'Église n'est pas de faire la morale (ah ? C'est une ONG alors ?).
Voilà l'occasion de parler un peu d'un livre édité chez Mame en 1994, La politique du meilleur possible, dans lequel le père Jean Michel Garrigues, théologien et sociologue, évoque les relations entre l'Église, le libéralisme et la démocratie. Le danger pour l'Église est de se conformer dans l'ensemble des démocraties occidentales, à la place dans laquelle la société américaine l'a reléguée : une secte chrétienne comme une autre ne pouvant se prévaloir de la détention de la vérité issue de la révélation.
Comme l'a rappelé le dernier communiqué du CRAF au sujet de la politique familiale du gouvernement, on ne peut considérer comme des faits les situations de déchéance dans lesquelles s'enfonce l'occident déshumanisé plus vite encore qu'il ne se déchristianise. Le rôle de ceux qui cherchent à réaliser cette politique du meilleur possible, dans lesquels nous devons nous compter, et nous devons compter la nécessaire expression de l'enseignement de l'Église, est bien de combattre sans cesse les solutions de facilités.
N'oublions pas que le Pape s'adresse en particulier aux catholiques, qu'il est le porte parole d'un idéal de vie qui ne sera jamais compatible avec le « safer sex » ambiant. Il n'a pas, comme nous n'avons pas, nous autres royalistes sur tant d'autres sujets, à baisser les bras et à trouver des compromis au nom des nécessités de la communication. Laissons cela au gouvernement Sarkozy et à nos députés. Le pape énonce une réalité exigeante, la réalisation de l'idéal humain défendu par l'Église, sera toujours plus efficace pour enrayer la propagation du SIDA que les campagnes de pubs et les distributions de préservatifs qui encouragent à aller voir ailleurs, à multiplier les relations sexuelles passagères, et donc les risques de contamination par ce fléau. En discutant d'ailleurs autour de nous il est aisé de faire consensus à ce sujet. La seule question est celle de la nécessité de la fermeté de l'Église, ou de savoir si elle devrait faire des compromis pour son image, mais il est évident que cette deuxième voie serait désastreuse à terme et ne ferait que noyer l'Église au milieu de la pensée unique.
Une belle leçon de politique que ce cas particulier, notons au passage le timide soutien des évêques de France au saint père, moins timorés peut être qu'à leur habitude, c'est un bon signe. La fermeté et la clarté du discours sont bien évidemment la seule voie possible pour l'Eglise, et il est de notre devoir de prendre exemple sur cette attitude, pour faire entendre la voix du meilleur possible et non du plus facile individualiste, dans tout les domaines de la politique.
V.Chalmel
20 mars 2009
C'est sous ce titre aussi juste qu'irrévérencieux que deux économistes, Pierre Cahuc et André Zylberberg, respectivement professeur à Polytechnique et directeur de recherche au CNRS, dressent le bilan dont sont incapables les médias sur la méthode Sarkozy. Plusieurs journalistes reconnaissent d'ailleurs en cette occasion qu'ils sont incapables de mesurer les effets réels des réformes et [...]
C'est sous ce titre aussi juste qu'irrévérencieux que deux économistes, Pierre Cahuc et André Zylberberg, respectivement professeur à Polytechnique et directeur de recherche au CNRS, dressent le bilan dont sont incapables les médias sur la méthode Sarkozy. Plusieurs journalistes reconnaissent d'ailleurs en cette occasion qu'ils sont incapables de mesurer les effets réels des réformes et ne bâtissent les conclusions de leurs articles que sur les déclarations d'intention et la communication des protagonistes.
En bref, voici donc la méthode Sarkozy, qui est celle malheureusement de plus en plus répandue à mesure que l'importance des médias se fait plus forte (Monsieur Obama aux états unis, avec l'affaire AIG est pris la main dans le sac à faire la même erreur). L'effet d'annonce tout d'abord vient réveiller l'opinion, et l'annonce de négociations diminue à l'avance les éventuelles vagues d'opposition. La communication triomphale donne aux médias chaque jour le récit d'une réforme construite tambours battants jusqu'au vote d'une loi dans la quiétude générale... Et pour cause, le mot d'ordre est simple, pour aller plus vite, ne surtout pas risquer de donner l'impression d'être en difficultés, on cède. On cède sur tout, et les lobbys concernés ont la part belle d'imposer leurs volontés.
Nombreux sont les exemples de ces ratés, dont les économistes mesurent quelques temps plus tard les désastres. Parmi les plus médiatisés, consensus oblige, la réforme des régimes spéciaux de retraites, dossier « chaud » dont Monsieur Sarkozy a voulu à tout prix refermer le dossier aussi vite qu'il avait été ouvert, louant sa méthode et sa rapidité d'action sur un dossier qui mobilisait pourtant les syndicats les plus véhéments (cheminots, etc...).
Bilan ? Messieurs Cahuc et Zylberberg sont unanimes sur ce sujet comme pour d'autres, les grands gagnants sont bien ceux dont on voulait réduire les privilèges, et les régimes spéciaux de retraites seront contrairement à tout ce qui a été clamé par le gouvernement, encore plus déficitaires à l'avenir !
La liste des réformes ainsi passées au crible par les économistes est édifiante : Carte famille nombreuse, RGPP (Révision générale des politiques publiques), réformes des taxis, de la représentation syndicale, des grandes surfaces, du RSA et des 35 heures, etc.
Ce n'est malheureusement pas une surprise, alors qu'au sortir de la présidence française de l'union européenne Mr Sarkozy et ses communicants, relayés fidèlement par les médias, chantaient les merveilles de son action européenne, nous rétablissions les faits : Ici
Les auteurs s'intéressent à ce qui se passe à l'étranger en citant plusieurs études internationales, ce phénomène est une caractéristique des pays faiblement démocratiques où la crédibilité des acteurs est mince et la transparence absente. La France, selon les critères de gouvernance de ces mêmes études internationales, est très mal classée.
Le problème de la république aujourd'hui ? Ses partis et ses syndicats, c'est clair et net, la gouvernance institutionnelle française est tout ce qu'il y a de plus bancale. La représentation syndicale qui peut se prévaloir de 8% des salariés, et la représentation politique au sein de l'assemblée ne sont que des mascarades. Pas de réformes sociales avec ces syndicats donc, ni de réforme économique avec ces partis qui sont chasse gardée des lobbys. Il reste l'apparence et les médias pour donner l'impression de réussite nécessaire à une réélection.
V.Chalmel
15 mars 2009
"La radicalisation utopiste de la promesse progressiste est portée par le "rêve d'alléger la vie jusqu'à l'apesanteur", comme le dit suggestivement Sloterdijk : on réclame une totale et immédiate transparence communicationnelle, on veut "la grande fête, tout de suite et pour toujours", on revendique le droit de "jouir sans entraves", on exige de pouvoir vivre [...]
"La radicalisation utopiste de la promesse progressiste est portée par le "rêve d'alléger la vie jusqu'à l'apesanteur", comme le dit suggestivement Sloterdijk : on réclame une totale et immédiate transparence communicationnelle, on veut "la grande fête, tout de suite et pour toujours", on revendique le droit de "jouir sans entraves", on exige de pouvoir vivre sans interdits. L'utopisation du progrès s'exprime dans et par le classique slogan anarchiste : "ni Dieu ni Maître". Mais aussi par le célèbre slogan soixante-huitard, de forme paradoxale : "il est interdit d'interdire". Refus de toutes les limites, perçues comme d'intolérables contraintes. Exigence corrélative d'une satisfaction totale des besoins, d'un assouvissement de tous les désirs"
Pierre-André Taguieff, Le sens du progrès, une approche historique et philosophique, Introduction.
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Henri Bergson, Les Deux sources de la Morale et de la Religion.
14 mars 2009
Le C.R.A.F. apporte son soutien au communiqué du comité directeur de l'Action Française qui à l'occasion du mariage du prince Jean, duc de Vendôme et de Mademoiselle Philomena de Tornos, qui sera célébré le samedi 2 mai prochain en la cathédrale Notre-Dame de Senlis, souhaite offrir à l'héritier de la couronne et à sa futur [...]
Le C.R.A.F. apporte son soutien au communiqué du comité directeur de l'Action Française qui à l'occasion du mariage du prince Jean, duc de Vendôme et de Mademoiselle Philomena de Tornos, qui sera célébré le samedi 2 mai prochain en la cathédrale Notre-Dame de Senlis, souhaite offrir à l'héritier de la couronne et à sa futur épouse un cadeau qui manifestera l'attachement indéfectible des royalistes à la Famille de France. Il invite tous les amis de l'Action Française à répondre à cet appel et à envoyer leurs dons afin que leurs participations à cette grande journée de réjouissance nationale soit à la hauteur de l'événement.
Adresser vos dons à l'Action française, 10 rue Croix-des -Petits-Champs, 75001 Paris, en mentionnant pour le cadeau du prince Jean de France.
Chèques à l'ordre de "PRIEP-L'Action française"
13 mars 2009
Nadine Morano, prétendument ministre de la « famille », s’avisant que les temps changent, avec presque 10% de familles recomposées et 14% de familles dites « monoparentales », nous propose une loi élargissant aux tiers la possibilité de partager la garde des enfants. Bien entendu ces tiers peuvent être des homosexuels, d’où une réaction fort pertinente du ministre du [...]
Nadine Morano, prétendument ministre de la « famille », s’avisant que les temps changent, avec presque 10% de familles recomposées et 14% de familles dites « monoparentales », nous propose une loi élargissant aux tiers la possibilité de partager la garde des enfants. Bien entendu ces tiers peuvent être des homosexuels, d’où une réaction fort pertinente du ministre du logement Christine Boutin qui voit dans cette loi une réintroduction détournée de la notion d’ « homoparentalité ».
Il est quand même étonnant qu’une fois de plus le désir d’enfant des adultes prenne dans notre législation le pas sur le droit des enfants à avoir une famille la plus équilibrée possible selon le droit naturel.
L’argument de madame Morano est fort discutable car il s’appuie sur la progression constante depuis ces trente dernières années de la décomposition du tissu familial, ce que les sociologues définissent pudiquement par le phénomène d’ « individuation ».
Le système libéral considère l’individu comme consommateur et se méfie des communautés naturelles comme les familles ou celles dites de destin selon l’expression de Gustave Thibon, comme la province ou la nation, et pousse à l’individualisme. Ainsi ce n’est plus comme communauté qu’est considérée la famille, mais comme un droit au bonheur…Une forme de consommation en quelque sorte. Tout le monde doit avoir sa voiture, son réfrigérateur et son enfant…Soljenitsyne parlait du naufrage spirituel de l’occident, lequel s’observe par la perte du sens, du bon sens commun qui devrait guider nos édiles dans leurs choix politiques. Bien sûr, une telle décision serait pain béni pour le mouvement gay et lesbien, toujours prêt à s’engouffrer dans les brèches législatives.
Nadine Morano pense donc qu’il faut être de son temps en accompagnant les mœurs. Mais méfions nous de ces raisonnements spécieux : 25,1 % des hommes de 12 à 75 ans déclarent consommer une boisson alcoolisée tous les jours de l'année, pour les 65-75 ans on atteint 65,8 % . Doit on en déduire qu’il faut légiférer en systématisant l’usage de l’alcool ?
Autrement-dit, les familles éclatées, recomposées et homoparentales doivent elles être considérées comme les expressions de la nouvelle norme familiale ?
Le Centre Royaliste d’Action Française met solennellement en garde le gouvernement de la République : Les familles de France en ont assez d’être aspirées vers le bas par des législateurs lâches qui alignent avec démagogie leurs réformes sur les demandes et les aspirations les plus douteuses et bien en vogue chez ceux qui font l’opinion. Les conséquences d’une telle politique seront désastreuses aussi bien au plan social qu’au plan éthique.
Nous ne voulons pas de la société que vous nous préparez.
Olivier Perceval
12 mars 2009
Le Centre Royaliste d’Action Française appelle tous les français à venir acclamer Monseigneur le prince Jean, duc de Vendôme et Mademoiselle Philomèna de Tornos devant la cathédrale de Senlis à l’occasion de leur mariage. La cérémonie aura lieu à 11h le 2 mai 2009. Nous devons cet hommage à la famille qui nous a été [...]
Le Centre Royaliste d’Action Française appelle tous les français à venir acclamer Monseigneur le prince Jean, duc de Vendôme et Mademoiselle Philomèna de Tornos devant la cathédrale de Senlis à l’occasion de leur mariage.
La cérémonie aura lieu à 11h le 2 mai 2009.
Nous devons cet hommage à la famille qui nous a été désignée à l’exclusion de toute autre, par le maître de Martigues, comme étant l’incarnation de nos espérances nationales.
Un service de car sera assuré, si la demande est suffisante, à partir de Paris, notamment pour ceux qui viennent de Province.
Une réception champêtre à l’usage de tous ceux qui veulent se réjouir ensemble de cet heureux évènement pourrait être organisée non loin de Chantilly où se tiendra la réception officielle du mariage.
Faites-nous part rapidement de votre intérêt.
CRAF : 10, rue du Pélican - 75001 Paris.
10 mars 2009
1846 - 1848: Le “bataillon Saint Patrick” est la première alliance de différentes nationalités catholiques (Mexicains, Irlandais, Allemands et autres Européens) contre l’impérialisme américain. .
1846 - 1848: Le “bataillon Saint Patrick” est la première alliance de différentes nationalités catholiques (Mexicains, Irlandais, Allemands et autres Européens) contre l’impérialisme américain. .
8 mars 2009
Variations sur le thème du libéralisme sur la radio associative "Radio Grenouille 888" avec Bruno Etienne, Dany Robert-Dufour et Serge Halimi. Via culturalgangbang.com. Ecoutez la suite ici

Variations sur le thème du libéralisme sur la radio associative "Radio Grenouille 888" avec Bruno Etienne, Dany Robert-Dufour et Serge Halimi. Via culturalgangbang.com.
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