[Communiqué] Mise au point sur le Groupe d'Action Royaliste

18 février 2009

Depuis trop longtemps, circulent des informations sur la « liste de publipostage» du CRAF signées par un « Groupe d’Action Royaliste »(GAR) revendiquant confusément des actions supposées s’inscrire dans le cadre de « l’Action Française ». Je rappelle que le seul mouvement habilité à se réclamer de l’Action Française est le Centre Royaliste d’Action Française. Le GAR reste une [...]

Depuis trop longtemps, circulent des informations sur la « liste de publipostage» du CRAF signées par un « Groupe d’Action Royaliste »(GAR) revendiquant confusément des actions supposées s’inscrire dans le cadre de « l’Action Française ». Je rappelle que le seul mouvement habilité à se réclamer de l’Action Française est le Centre Royaliste d’Action Française. Le GAR reste une entité à effectif très réduit qui exerce son activité essentiellement dans la virtualité du net. Nous n’avons rien contre l’émergence de nouveaux groupes royalistes, mais nous ne pouvons plus accepter que certains s’autorisent à entretenir une confusion fort dommageable en terme de communication avec le travail engagé par le CRAF. Le responsable du GAR qui avait été sollicité pour prendre sa place au sein du CRAF a préféré développer, semble-t-il sa propre entité dans une logique bien connue chez nous, que l’on pourrait qualifier d’individualiste. Outre qu’elle contribue à mon sens au morcellement du mouvement royaliste qui aurait plutôt besoin d’un retour à l’unité, cette initiative, dans sa forme actuelle, tend à parasiter le message clair de notre mouvement par une communication débridée laissant supposer l’existence d’une force militante qui n’a de réalité que virtuelle. Cette démarche vient saper le travail effectué depuis des mois par l’équipe dirigeante du CRAF pour rassembler les énergies autour d’un projet commun. Je salue le GAR comme nouvelle instance royaliste indépendante, mais je lui interdis solennellement en mon nom et en celui de mes camarades militants, d’utiliser notre liste de diffusion par Internet et de continuer à entretenir l’idée qu’il y aurait deux mouvements parallèles et parfois contradictoires au sein de la même « maison d’Action Française » On ne peut être dedans et dehors à la fois, il faut choisir. A l’avenir, dans la tradition des camelots du roi, le CRAF saura se donner les moyens de faire respecter ses droits les plus  élémentaires en levant tous les obstacles qui nuisent au seul service de la France et au retour du roi.

Olivier Perceval

Président du CRAF

[Paris] 13/02/09 - Compte-rendu: La querelle des universaux

18 février 2009

La question des universaux est avant tout un problème occidental, ayant peu touché les autres parties du monde. Il s'agit d'un titre gigogne : lié à la physique, la sémantique, la théorie de la perception, la métaphysique...il s'agit donc d'un problème central. Trois positions sont à discerner en cette querelle : réalisme, conceptualisme et nominalisme. [...]

La question des universaux est avant tout un problème occidental, ayant peu touché les autres parties du monde. Il s'agit d'un titre gigogne : lié à la physique, la sémantique, la théorie de la perception, la métaphysique...il s'agit donc d'un problème central.

Trois positions sont à discerner en cette querelle : réalisme, conceptualisme et nominalisme. Ces deux dernières étant très proches, nous ne traiterons ici que du réalisme et du nominalisme, les deux conceptions qui sont réellement au cœur de la querelle. La question des universaux n'est pas qu'une question historique, elle est une querelle métaphysique qui nous mène à définir le rapport à la sagesse, à la vie bonne : elle est donc d'actualité.

Un texte important de la querelle est celui de Porphyre, philosophe néoplatonicien du IIIème siècle qui écrit une introduction aux Catégories d'Aristote avec son Isagoge, bien que les médiévaux le voient alors comme un commentaire de l'œuvre aristotélicienne. Il y définit les universaux comme étant cinq concepts : le genre, l'espèce, la différence, le propre et l'accident. Ce texte comporte néanmoins quelques lacunes : formulation paradoxale, aucune référence de Saint Augustin, le corpus s'oppose à Platon tout en conservant du platonisme...

Le fondement de la querelle oppose Platon à Aristote, deux réalistes, c'est à dire qu'ils admettent la réalité des universaux (concepts généraux, au sens large : le Bien, le Mal, le Juste, le Vrai, etc...) qui existent par eux-mêmes. Les nominalistes, quant à eux, considèrent qu'il n'existe pas d'essence en soi, que les universaux ne sont que des conventions de langage : tout n'est que subjectif et individualisé, chacun possède sa propre conception du monde.

Platon pensait que pour fonder la connaissance un élément commun est nécessaire qui permet de comprendre comment les choses existent : il s'agit de l'Idée platonicienne, d'ordre intelligible mais possédant une réalité ontologique. Chez Platon, les universaux existent donc avant la chose, comme réalité séparée du sensible. Aristote, quant à lui, se demande comment formuler le lien si les Idées sont séparées des choses sensibles : il propose alors la théorie des formes dans les substances, universaux et choses sont donc liés. Tous les deux pensent en tout cas que les universaux, concepts généraux invariables dans le temps et dans l'espace, existent.

Ockham, lui, est un nominaliste du XIVème siècle : pour lui, seules les réalités individuelles existent. Les universaux sont donc inutiles : ce sont des abstractions qui ne servent pas d'intermédiaire à la connaissance. Toute idée de justice ou de bien s'efface donc devant la conception nominaliste : si tout n'est qu'individualiste, si chacun possède sa propre vision du monde, alors n'existe-t'il aucun lien entre les individus ? Nulle politique ?

Cela mène à différents courants de pensée, tel que le kantisme qui refuse la possibilité de connaissance des noumènes (essences ou universaux), ou encore le relativisme qui considère que tout se vaut, puis l'individualisme puisqu'il n'existe comme seule réalité que les individus et leurs conceptions du monde. Pour ce qui est de la linguistique, les nominalistes considèrent de plus qu'il n'y a pas de rapport entre les mots et les choses, le langage ne pouvant pas exprimer la réalité : il y a donc dépréciation du langage (aucun rapport entre la vérité et le discours). Les réalistes, quant à eux, pensent que les essences produisent le dicible : les mots sont à l'image des essences.

Cette querelle touche ainsi des questions essentielles qui ont une incidence réelle sur notre vie. La démocratie, essentiellement nominaliste, mène à l'individualisme et au relativisme, déprécie le langage et détruit le fondement même du droit, de la politique, de ce qui relie les hommes entre eux.

Bibliographie :

Le Nom de la rose - Umberto Eco

La querelle des universaux - Alain de Libera

Isagoge - Porphyre

L'Esprit de la philosophie médiévale - Etienne Gilson

Campagne en cours : défense de l'université

17 février 2009

La position de l’Action Française à propos de l’université n’est pas la simple conséquence des actuels évènements, à notre sens seulement révélateurs de la chute finale de cette belle institution. Cela fait des dizaines d’années qu’elle sombre, délaissée par les élites et récupérée par  une certaine gauche. Elle devait être le fourre-tout de l’idéologie égalitariste [...]

http://www.unipa.it/~pcorrao/7.jpg La position de l’Action Française à propos de l’université n’est pas la simple conséquence des actuels évènements, à notre sens seulement révélateurs de la chute finale de cette belle institution.

Cela fait des dizaines d’années qu’elle sombre, délaissée par les élites et récupérée par  une certaine gauche. Elle devait être le fourre-tout de l’idéologie égalitariste : tout le monde a le droit au bac, tout le monde a le droit de faire des études supérieures, ce qui n’est pas dit c’est qu'ainsi tous ceux qui n'accéderaient pas aux filières d'excellence auraient le droit à une formation au rabais, sans valeur et conduisant directement aux postes subalternes dont la société capitaliste est si gourmande ou simplement au chômage de masse ; il ne faudrait pas oublier le droit si précieux d'être endoctriné par les belles âmes humanistes de Mai.

L'Université doit redevenir ce qu'elle était : une universitas, au sens médiéval, c'est-à-dire le lieu de l'intelligence, de la questio, du débat intellectuel, et enfin et surtout le lieu de la transmission des savoirs. Autant dire que pour nous, étudiants d'Action Française, l'université doit être au coeur de la cité comme berceau de la civilisation, notion si chère à notre vieux maître.

L'universitas est une universalité : elle est accès à l'universel par la transmission des savoirs, par l'élévation des jeunes par leurs maîtres, parce que du particulier à l'universel nous touchons l'ordre du monde, le cosmos, nous formons une civilisation (qui n'est rien d'autre qu'une voie particulière d'accès à l'ordre supérieur des choses, non pas une race ou un quelconque système économique, c'est pour cela qu'il n'y a pas de civilisation blanche ou capitaliste).

L'université est universalité également au sens juridique : l'État ne saurait y intervenir, encore moins son bras armé, la police, ou son équivalent économique, le marché. Elle est autonome, elle seule saurait décider des règles qui la commandent. Pour cette raison nous réclamons l'autonomie intégrale des universités.

Elle est universalité car cité au coeur de la cité elle est une communauté d'égaux et de leurs disciples appelés à s'élever à cette dignité. L'université devrait être un exemple vivant de la communauté la plus excellente, celle des amis. En bref l'université devrait être un sanctuaire.
Elle est loin l'université que nous appelons de nos voeux.

Voila pourquoi nous récusons le décret Pécresse modifiant le statut des enseignants-chercheurs, seuls ces derniers sont maîtres de leurs recherches et enseignements, et seuls ils devraient diriger le destin de leur communauté. Cela signifie que nous refusons aussi la toute puissance du président de l'université. Toutefois la contrepartie évidente de l'autonomie est l'excellence, c'est-à-dire la sélection : des professeurs autant que des étudiants. Il est impensable qu'une université autonome, visant comme toute communauté politique à l'excellence, se voit imposer son recrutement de l'extérieur. Nous réclamons donc l'abolition du baccalauréat et la sélection sur concours à l'entrée des universités. Par ailleurs cela pourrait avoir des effets bénéfiques sur l'ensemble du système scolaire si l'on laissait aux familles quelque liberté pour choisir l'établissement de leur progéniture.

Quant au financement, à côté de la réévaluation des droits d'inscription, nous appelons de nos voeux une véritable politique de bourses, menée par les universités elles-mêmes, permettant aux étudiants les plus méritants (et non les plus défavorisés) de financer intégralement leur cursus universitaire, de sorte que cela serait bénéfique aux établissement eux-mêmes, ainsi pourvus en bons étudiants, et à ces derniers. Nous appelons également à un financement autonome par le biais des droits d'inscriptions et de fondations encore à créer, par exemple d'anciens élèves ; car l'État et le marché ne devraient pas être en rapport direct avec ce sanctuaire. Cependant l'État pourrait accorder un chèque scolaire à chaque étudiant, qui le reverserait à l'établissement de son choix. De cette manière pourraient notamment être préservées les filières fondamentales concernant la civilisation : les humanités.

Pour aujourd'hui, derrière le slogan "autonomie, excellence, communauté" nous appelons les étudiants à soutenir leurs professeurs et à dire non au décret Pécresse. Contactez-nous pour les manières d'agir car bien souvent, dans nos facs, ce sont les vieux trotskistes qui tiennent les mouvements.

Alexandre Apreval

A voir ! Alerte à Babylone !

15 février 2009

Alerte à Babylone_partie 1 La suite ici


Alerte à Babylone_partie 1

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Comprendre la Cagoule

15 février 2009

Eugène Deloncle Eugène Deloncle est un homme politique français (Brest, 20 juin 1890 - Paris, 17 janvier 1944), co-fondateur de La Cagoule en 1935. Polytechnicien (Promotion X1910, second), ingénieur du Génie maritime, il combattit pendant la Première Guerre mondiale comme officier d'artillerie et fut blessé sur le front de Champagne. Il est fait chevalier de [...]

Eugène Deloncle
Eugène Deloncle est un homme politique français (Brest, 20 juin 1890 - Paris, 17 janvier 1944), co-fondateur de La Cagoule en 1935.

Polytechnicien (Promotion X1910, second), ingénieur du Génie maritime, il combattit pendant la Première Guerre mondiale comme officier d'artillerie et fut blessé sur le front de Champagne. Il est fait chevalier de la légion d'honneur.

Il adhéra d'abord à l'Action française, puis fonda en 1935, avec Jean Filliol, l' Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale (l'adjectif nationale fut ensuite supprimé; mal lu, le "O" fut pris pour un "C") connue de la police sous le nom de comité secret d'action révolutionnaire (CSAR) et surnommé La Cagoule par la presse. Ce surnom est d'ailleurs attribué avec mépris par Maurice Pujo de l'Action Française.

Anticommuniste, antirépublicain et antisémite, la Cagoule est de tendance fasciste.

Ses principaux faits d'armes sont l'attentat contre la Confédération générale du patronat français et du groupe des industries métallurgiques le 11 septembre 1937 et l'assassinat des frères Rosselli, deux militants italiens anti-fascistes.

Selon Pierre Péan (Le Mystérieux Docteur Martin, p. 140), à la fin du mois de novembre 1936, Deloncle rencontre le général Henri Giraud. Giraud promet son aide à Deloncle en cas de soulèvement communiste, et Deloncle lui annonce que les cagoulards se rangeraient sous ses ordres en échange. Très satisfait, Giraud « est évidemment d'accord pour travailler avec les gens de l'OSARN et souhaite la meilleure réussite à l'entreprise de Deloncle et Duseigneur... Deux colonels assistent à cette séance : l'un des deux s'appelle Charles de Gaulle... » (lequel n'a jamais été sérieusement accusé d'appartenir à la Cagoule hormis une évocation sans la moindre preuve par l'ancien député de droite de Neuilly-sur-Seine [1] Henry de Kérillis [2]).

En juillet 1938, l'état-major civil et plusieurs militaires soit un total de 120 personnes sont arrêtés par la police.

Après l'armistice de juin 1940, Deloncle rejoint l’amiral François Darlan et reprend contact avec d’anciens cagoulards.

Fin 1940, Eugène Deloncle créa le Mouvement social révolutionnaire pour la Révolution nationale (MSR), soutenant le maréchal Pétain, puis, au travers du Rassemblement national populaire, se rapproche de Marcel Déat. Les intrigues entre les deux hommes ont raison de cette alliance et Deloncle est exclu en mai 1942.

Il collabore aussi avec l’amiral Wilhelm Canaris, qui dirige le contre-espionnage militaire allemand.

Le 17 janvier 1944, Deloncle fut assassiné (avec son fils) par la Gestapo en raison de ses relations avec l'amiral Canaris et d'autres membres de l'Abwehr opposés à Hitler.

Son fils adoptif, Jacques Corrèze (1912-1991), membre de la "Cagoule" fut après la Seconde Guerre mondiale un cadre important de la société L'Oréal, chargé notamment de négocier la levée du boycott mis en œuvre par les pays arabes après que cette société eut racheté la société Helena Rubinstein.

En 1939, la nièce d'Eugène Deloncle, Edith Cahier, épousait Robert Mitterrand, l'un des frères de François Mitterrand. Par ailleurs, les liens personnels entre plusieurs membres de la Cagoule et la famille Mitterrand sont avérés, avec Jean-Marie Bouvyer notamment dont la mère deviendra la marraine de Jean-Christophe Mitterrand mais aussi Gabriel Jeantet, Yves Dautun, François Méténier et Simon Arbellot.
* 13 février 1936: tentative d'assassinat contre Léon Blum par de futurs membres de la Cagoule.
* 23 janvier 1937 : assassinat de l'économiste soviétique Dimitri Navachine près de la porte d'Auteuil.
* 8 février 1937 : assassinat de Maurice Juif.
* 9 juin 1937 : assassinat à Bagnoles-de-l'Orne des frères Carlo et Nello Rosselli, deux intellectuels antifascistes italiens, pour le compte des services de renseignement fascistes.
* août 1937 : plasticage à l'aérodrome de Toussus-le-Noble d'avions destinés à l’Espagne républicaine.
* 16 septembre 1937 : attentat à la bombe contre la Confédération générale du patronat français, 4, rue de Presbourg et l'Union des industries métallurgiques, 45, rue Boissière, dans le but de faire accuser les communistes. Deux agents de police, en faction devant les bâtiments, sont tués par l'explosion.
* 5 juillet 1941 : assassinat de Marx Dormoy à l'hôtel du Relais de l'Empereur de Montélimar par d'anciens membres de l'organisation terroriste.

La Bruyère - citations

15 février 2009

"Nommer un roi PERE DU PEUPLE est moins faire son éloge que l'appeler par son nom, ou faire sa définition" La Bruyère, Les Caractères - Du Souverain ou de la République : 27 (VII) "Il y a un commerce ou un retour de devoirs du souverain à ses sujets, et de ceux-ci au souverain: quels [...]

"Nommer un roi PERE DU PEUPLE est moins faire son éloge que l'appeler par son nom, ou faire sa définition"

La Bruyère, Les Caractères - Du Souverain ou de la République : 27 (VII)

"Il y a un commerce ou un retour de devoirs du souverain à ses sujets, et de ceux-ci au souverain: quels sont les plus assujettissants et les plus pénibles, je ne le déciderai pas. Il s'agit de juger, d'un côté, entre les étroits engagements du respect, des secours, des services, de l'obéissance, de la dépendance; et d'un autre, les obligations indispensables de bonté, de justice, de soins, de défense, de protection. Dire qu'un prince est arbitre de la vie des hommes, c'est dire seulement que les hommes par leurs crimes deviennent naturellement soumis aux lois et à la justice, dont le prince est le dépositaire: ajouter qu'il est maître absolu de tous les biens de ses sujets, sans égards, sans compte ni discussion, c'est le langage de la flatterie, c'est l'opinion d'un favori qui se dédira à l'agonie."

La Bruyère, Les Caractères - Du Souverain ou de la République : 28 (VII)

Les joies de l'empire euro !

13 février 2009

L’ensemble de la zone euro a enregistré une baisse de 1,3 % de son PIB au quatrième trimestre 2008. L'année 2009 s'annonce des plus dures avec notamment la situation très inquiétante de l’ Espagne ou de la Grèce. Alors que l'on souhaitait il y a encore quelques mois faire entrer la Roumanie dans la zone [...]

L'empire euro
L’ensemble de la zone euro a enregistré une baisse de 1,3 % de son PIB au quatrième trimestre 2008. L'année 2009 s'annonce des plus dures avec notamment la situation très inquiétante de l’ Espagne ou de la Grèce. Alors que l'on souhaitait il y a encore quelques mois faire entrer la Roumanie dans la zone euro et la Turquie dans l’U.E ; l’intégration illimitée voit ses arguments démentis par la crise économique et financière.
L'euro après une exaltation idéologique et des débuts prometteurs, face au Dollar, se retrouve face à une dure réalité. Si pour les élites "intellectuelles" la zone Euro est homogène, les économies sont en réalité toujours nationales comme le prouvent les solutions apportées, au niveau national que ce soit en France ou outre-Rhin, à la crise.
Autre problème souligné par les récents événements : si un pays de la zone euro est touché, donc un moteur, tous les autres membres sont touchés, la locomotive euro fonctionne au ralenti. La France a déjà beaucoup de difficultés à gérer sa récession imminente, l'Allemagne et l’Italie sont en pleine récession...Alors comment relever l’économie grecque alors que les caisses de l’Etat suffisent à peine à relever la nation ?
L'Euro aura été un aboutissement au marché commun, mais parfois la modération apparaît plus sage que la folie. En effet, La Banque Centrale Européenne ne peut rien contre la crise comme le prouvent les G20 et autres sommets entre nations, et non pas entre Etats-Unis, zone euro, Japon...
Le Marché commun a été une avancée, une collaboration entre Etats mutuellement consentants, mais depuis les années 1970 la Communauté Européenne est devenu un véritable empire. Cet empire ne déroge pas à la règle, il s’écroule. Aujourd'hui la crise du mondialisme et du libéralisme est en fait la crise de L'Union Européenne. Pour se relever il faudra changer tout un système ou nous replongerons dans une crise tous les 2-3 ans. Moralisons le capitalisme autrement que par des mots, régulons les marchés. Un retour aux nations paraît inévitable en ce début de XXIe siècle. L'empire du "Bien" et la mort des nations, "dangereux alliés du nationalisme" (sic) n'est pas pour demain.
Étrangement en ces temps de remise en cause idéologique totale, s'opposer au mondialisme et aux empires européen et américain est de moins en moins taxé par les médias bien-pensants d’attitude "réactionnaire », « ringarde" ou encore sainte horreur "nationaliste". Les modes changent...

Pierre.R

[Lyon] Compte-rendu : galette des rois du 8 février

12 février 2009

Dimanche 8 février, la maison royaliste avait poussé ses murs chargés d’Histoire pour accueillir plus de cinquante militants de l’Action Française et sympathisants du Roi, sous l’aimable présidence du Professeur Foyard. C’est dans une ambiance des plus festives que ces invités de tous horizons et de tous âges ont partagé des galettes et bu à [...]

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Dimanche 8 février, la maison royaliste avait poussé ses murs chargés d’Histoire pour accueillir plus de cinquante militants de l’Action Française et sympathisants du Roi, sous l’aimable présidence du Professeur Foyard.

C’est dans une ambiance des plus festives que ces invités de tous horizons et de tous âges ont partagé des galettes et bu à la santé, d’abord du Souverain, mais aussi à celle des gens forts qui ont permis au mouvement d’exister aujourd’hui encore. Ils ont eu l’heur d’assister au discours rassérénant du Président du CRAF, Olivier Perceval, descendu de la capitale pour l’occasion ainsi qu’aux galvanisations de Pierre Richard, éternel responsable étudiant de la fédération Bourgogne Rhône-Alpes, et de Pierre Grand, nouveau responsable de l’AFE Lyon. S’en suivit, cerise sur le gâteau, une messe en latin.

Les convives venus de toute la région ont passé un vrai moment d’amitié placé sous le signe de la bonne humeur et du partage. Ils sont repartis chez eux plein d’un espoir nouveau, d’un nouveau souffle, qui ne peut qu’être bénéfique pour le combat royaliste.

La magie de cette rencontre est entièrement due à leur hôte, Alexandre Boritch, président de la section de Bourgogne, que l’on ne remerciera jamais assez pour ces beaux instants d’humanité qu’il offre toujours de bon cœur.

Aux présents, merci d’être venus. Aux autres, on vous attend l’année prochaine !

L'université anti-sélective

11 février 2009

Tout-à-fait ignorant des pratiques étrangères à ma faculté, et quoique présupposant en la matière une relative proximité avec le reste du pays, je ne parlerai que d’elle. Au sein de l’Université du Littoral Côte d’Opale, donc, et particulièrement en droit, il n’est nullement nécessaire d’avoir la moyenne dans chaque matière pour passer : chaque « unité d‘enseignement [...]

http://www.agoravox.fr/IMG/amphi.jpg Tout-à-fait ignorant des pratiques étrangères à ma faculté, et quoique présupposant en la matière une relative proximité avec le reste du pays, je ne parlerai que d’elle. Au sein de l’Université du Littoral Côte d’Opale, donc, et particulièrement en droit, il n’est nullement nécessaire d’avoir la moyenne dans chaque matière pour passer : chaque « unité d‘enseignement » comprend deux ou trois matières qui peuvent se compléter les unes les autres et s’équilibrer de façon à permettre la moyenne globale sur lesdites matières. En outre, si l’on n’a pas la moyenne à l’une ou l’autre de ces UE, un résultat honorable à une autre UE est susceptible de compenser le premier résultat de la même manière, et tout est sauvé pour peu que l‘on ait 10 sur l‘ensemble des unités. Il n’est même pas impératif d’avoir le semestre pour valider l’année puisque celui-là peut encore être « compensé » par un second semestre bien souvent meilleur, dans la mesure où l’on s’est aguerri à la méthode, au rythme de travail… Finalement, le rattrapage permet de repasser les matières désirées, celles dont on est en droit de penser qu’elles permettront la validation de l’année. C’est ainsi, et ça pourrait aller très bien.

Néanmoins, l’université fonctionne de manière assez déroutante au vu des éléments précédents. Ainsi, il apparaît que l’on peut passer en seconde année quasiment sans savoir faire un plan, sans de quelconques connaissances juridiques, uniquement grâce aux « matières annexes » qui n’ont rien à voir ou si peu avec le droit, j’ai nommé : Histoire, anglais, espagnol, gestion et même « Histoire, géographie et sociologie du Littoral ». Le doyen parle d’introduire bientôt des maths, tandis que Sarko veut copier les Etats-Unis et avoir des filières entières où les étudiants pourront obtenir leur diplôme « spécialisé » grâce au sport ! Ce système, s’il permet effectivement de retarder l’échec de quelques étudiants qui s’écraseront gentiment en deuxième année, ne fait que pourrir l’ensemble des diplômes qui, aux yeux des entreprises, n’en auront que moins de valeur. Ainsi sommes-nous tous les perdants de la guerre menée à tous les étages contre la sélection, des paumés des amphis qu’on n’a pas su orienter avant vers les filières convenables aux majors triomphants dont la qualification est déjà périmée avant d’être obtenue.

Reinelde Maes

Tract université

10 février 2009

UNIVERSITE EN FAILLITE… D’un côté, confronté à une dette publique explosive, le gouvernement de droite libérale semble uniquement préoccupé de faire des économies, à tort et à travers : réduction du nombre d’heures de cours, baisse des bourses…À l’inverse, les syndicats de gauche dirigiste dénoncent un éternel « manque de moyens » et veulent continuer dans la [...]


UNIVERSITE EN FAILLITE…

D’un côté, confronté à une dette publique explosive, le gouvernement de droite libérale semble uniquement préoccupé de faire des économies, à tort et à travers : réduction du nombre d’heures de cours, baisse des bourses…À l’inverse, les syndicats de gauche dirigiste dénoncent un éternel « manque de moyens » et veulent continuer dans la voie sans issue de l’augmentation illimitée des crédits.

Mais à aucun moment, les uns ou les autres ne remettent en cause le fonctionnement actuel de l’Education Nationale dans ses fondements !

Le vrai problème de l’université française aujourd‘hui, c’est l’intégration à marche forcée dans le supérieur d’un nombre toujours plus important d’étudiants toujours moins formés aux savoirs de base. Le collège unique, bien loin de porter tout le monde à l’excellence intellectuelle, a conduit au nivellement par le bas de générations entières d’écoliers, en même temps qu’à la dévalorisation de tous les diplômes. La nouvelle pédagogie des « profs sympas » et l’immigration massive de familles analphabètes, maux également issus de cette logique démocratique pleine de fausse générosité, n’ont évidemment rien arrangé à cette situation désastreuse.

…DEMANDE VRAIES SOLUTIONS !

C’est pourquoi il nous faut revenir à une vraie politique de sélection à tous les niveaux dès la 6ème. C’est la seule solution pour que chacun, au gré de ses échecs et de ses succès, trouve sa voie, une orientation qui corresponde à ses talents comme à ses capacités, et finalement sa place dans la société. Evidemment, il faudra cesser de déconsidérer les métiers manuels.

Seule cette sélection permettra à nouveau l’ascension sociale des plus humbles : les facultés n’étant plus ce « cimetière des étudiants » pleins d’illusions venus s’échouer sur les bancs d’amphis, elles redeviendront les pôles d’excellence qu’elles étaient sous nos rois, et les étudiants bénéficieront d’un enseignement de qualité, sans aucune nécessité de nouveaux moyens, bien au contraire. Les économies dégagées permettront même la revalorisation des bourses, pour que la pauvreté ne soit jamais un obstacle à la réussite !

Proposé par Reinelde Maes