[Paris] Soutien à Chauprade

27 février 2009

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Un exemple : Marc Antoine Charrier

27 février 2009

En 1789 a éclaté la révolution, la Vendée et la Bretagne vont s'y opposer, mais quelques temps avant cette contre-révolution c'est la Lozère, le Rouergue et le Gévaudan qui s'insurgeront. C'est principalement par la volonté et la foi d'un jeune notaire que naitra "l'Armée Chrétienne du Midi" qui se battra pour Dieu et pour le [...]

En 1789 a éclaté la révolution, la Vendée et la Bretagne vont s'y opposer, mais quelques temps avant cette contre-révolution c'est la Lozère, le Rouergue et le Gévaudan qui s'insurgeront. C'est principalement par la volonté et la foi d'un jeune notaire que naitra "l'Armée Chrétienne du Midi" qui se battra pour Dieu et pour le roi. Marc Antoine CHARRIER naquit à Nasbinals en 1753. Fils d'un avocat et ainé de la famille il sera dés son plus jeune âge désigné pour succéder à son père et suivra des études de droit. Mais son penchant pour l'aventure et les armes le pousse à s'engager plusieurs fois dans l'armée. Lorsqu'il revient dans son village natale, il remplace son père à sa mort. C'est à partir de cet instant qu'il se fera aimer dans une grande partie de la région par son bon caractère. Lors des états généraux il représente sa région. Il s'opposera dés lors aux nouveautés que veulent imposer les idées des Lumières et restera fidèle aux principes de la monarchie.

Il fait preuve d'un dévouement remarquable. Voulant aider la famille royale à Versailles le 5 octobre il est sauvé in extremis de la pendaison. Il décide alors de rejoindre les princes émigrés mais on le persuade de son utilité à rester dans sa région qu'il connait bien et y retourne par obéissance. En 1792 Regroupant paysans et déserteurs il va se faire des ennemis qui le dénonceront à l'assemblé nationale. Il va alors préparer l'insurrection en restant caché jusqu'en mars 1793. L'étendard de la contre-révolution est prêt à être levé mais les ordres n'arrivent pas. Ne pouvant plus se cacher il attaque les troupe conventionnelles avec cinquante hommes. C'est le commencement des combats. Alerté par le tocsin et les proclamation, de nombreux hommes accourent pour se joindre à lui. L'offensive est alors lancée : Marvejol, Mende, Chanac vont tombés, la Lozère est au main de l'Armée Chrétienne du Midi. Malheureusement l'ouest ne s'étant pas encore embrasé et Marseille, Lyon, Toulon n'ayant pas encore arboré le drapeau blanc, la convention a les moyens d'envoyer des troupes pour anéantir cette rébellion. Les renforts promis n'arrivent pas, alors, pour éviter toutes pertes inutiles, Charrier va dire à ses hommes de retourner dans leurs foyer, ces hommes qui avaient pris les armes pour défendre leur Dieu et leur roi, pour conserver leur droit à penser, pour vivre dans les traditions que leurs parents leur ont transmis en héritage.

C'est suite à une trahison qu'il se fait capturer dans les bois où il se cachait avec sa femme et son aide de camp. Avec courage et fierté il se dresse face à ses juges acceptant seul le poids de toutes les responsabilités. Il sera condamné a mort et exécuté le 17 juillet 1793.

Ce qui d'un tel homme doit nous marquer et en faire pour nous un exemple est son dévouement au principe monarchique, sa foi en Dieu, son obéissance aux princes, son courage face à la république, son honneur face à la mort.

Ce sont de tels hommes qui doivent nous permettre à nous lycéens et étudiants de mener à notre tour le combat pour le roi.

Nicolas

Maurras, entre le légiste et le contestataire

26 février 2009

Le journaliste Belge, écrivain lui même, et critique littéraire Pol Vandromme a consacré au maître de Martigues deux ouvrages, L'Église et l'ordre, et quelques années plus tard, en reprenant en partie le propos, Entre le légiste et le contestataire, base de notre réflexion ici. L'auteur part d'un constat simple, Charles Maurras reste difficile à cerner [...]

http://www.librairietequi.com/Image/Grande/IMG_3973.JPG Le journaliste Belge, écrivain lui même, et critique littéraire Pol Vandromme a consacré au maître de Martigues deux ouvrages, L'Église et l'ordre, et quelques années plus tard, en reprenant en partie le propos, Entre le légiste et le contestataire, base de notre réflexion ici.
L'auteur part d'un constat simple, Charles Maurras reste difficile à cerner en raison d'une dualité difficilement compréhensible. D'un coté le Maurras de l'Action Française, des éclats publics, des duels, de son procès... de l'autre l'homme qui a repensé le nationalisme français, théorisé la monarchie, fait adhérer à celui-ci l'ensemble de la ligue républicaine, l'auteur, en somme, des œuvres capitales, monument qui a fasciné ses lecteurs et interpellé les plus farouches opposants du Félibre par la puissance et la rigueur du raisonnement.
Ces deux figures, Pol Vandromme les juge aussi inconciliables que indispensables l'une à l'autre :

  • Inconciliables d'abord, parce que le polémiste nuira souvent au légiste, tant pour lui même qu'au sein du mouvement marqué également par cette dualité. Il est difficile aujourd'hui de comprendre à quel point la violence des camelots et des polémiques lancées par le journal était nécessaire dans le climat de l'époque. On en paye quoi qu'il en soit le prix, comme on a payé le prix des « petites phrases » qui ont émaillées l'histoire de la ligue, mots d'esprits facilement détournés par nos adversaires comme le fameux « nous ne sommes pas des gens moraux » du temps de l'affaire Dreyfus. Autre conséquence, évoquée également par Mr Vandromme, la brutalité des scissions, telle celle d'un Bernanos dont évidemment l'essentiel des conclusions, d'une grande intelligence, sont part de l'héritage d'Action Française.
  • Indispensables ensuite par la personnalité elle même de Charles Maurras, cette dualité étant apparue très tôt chez le jeune homme, étant perceptible dans sa poésie, sa Provence... Vandromme explore la marque de ces deux facettes dans plusieurs étapes clefs de la progression intellectuelle de Maurras, de son duel avec Pascal à la redécouverte de la foi. Plongée passionnante dans les écrits et les états d'âme du maître de Martigues, éliminant un grand nombre de préjugés sur la relation de Maurras avec l'Église, autour de cette volonté de croire, cette foi en l'Eglise de l'ordre, tant chantée par les Positivistes, qui l'empêchera de sombrer dans l'athéisme avant que la confiance, la foi de sa mère en Dieu ne le touche enfin.

Si cette deuxième partie est la plus intéressante de l'ouvrage, c'est la première qui est la plus riche en enseignement en ce qui nous concerne, c'est à dire pour l'Action Française elle même. Il y a quelques temps, l'un des rédacteurs du blog regrettait que les corrections publiques infligées à quelques professeurs de facultés peu scrupuleux, ne puissent plus avoir la même portée qu'autrefois, et seraient d'ailleurs contre productives, tant la société récuse à présent toute forme de violence (d'autant plus même qu'elle serait méritée.)
Cela ouvre la voie à une réflexion plus profonde sur la place nécessaire de l'Action Française aujourd'hui, de son combat, et de ses méthodes. Pol Vandromme évoque au début de son oeuvre la difficulté qu'auraient des lecteurs des œuvres capitales, ignorant la plume de l'Action Française, à imaginer la passion qui entourait le nom de Maurras chez ses détracteurs comme chez ses partisans.
Cela serait certainement une bonne chose, ébranlés par les raisonnements du légiste, voire convaincus, on comprend mieux le polémiste, on l'accepte, on en viens même à le remercier d'avoir fait preuve d'une telle flamme.
Mais cette flamme est moins nécessaire aujourd'hui semble-t-il, l'extrême gauche compte ses militants sur les doigts d'une main, et comme on l'a dit, la violence, même verbale, est aujourd'hui bottée en touche.

Se défendant d'extrémisme dans ses idées, l'Action Française doit l'écarter également de sa méthode, cela est commencé par une génération de militants qui de leur formation à la vente du journal ratissent plus large qu'hier, cherchent à élargir et adapter avec génie l'empirisme organisateur à une autre époque, une autre république, qui commet les mêmes erreurs que les autres dans un autre contexte.
Il semble nécessaire d'écarter à présent, sinon la polémique qui est l'arme de la vigilance, mais les excès de ton et de mots qui ont de toute façon perdu leur portée, les articles de l'Action Française ne faisant plus enrager sur les bancs de l'assemblée. La polémique reste la posture malheureusement nécessaire, de la défense de la nation, de la dénonciation constante des errances d'une république sans mémoire ni héritage.
Il est de notre responsabilité d'en chasser les tentations faciles de la colère, de la passion, de l'indignation, qui ont pu pénaliser une audience dont la croissance est indispensable à l'aboutissement de notre combat, pour généraliser les articles qui y font toujours mouche, par leur puissance d'analyse et de proposition, leur polémique adroite et précise.

V.Chalmel

L'Afrique des origines à nos jours

25 février 2009

Bernard Lugan - Histoire de l'Afrique Bernard Lugan, africaniste enseignant à l'Université Lyon III, présente son ouvrage monumental consacré à l'Histoire de l'Afrique au micro de Novopress (13 février 2008). Il y souligne que l'Afrique ne sortira de sa situation présente que si elle opère un retour sur elle-même et rejette l'impérialiste intellectuel des droits-de-l'hommistes [...]


Bernard Lugan - Histoire de l'Afrique

Bernard Lugan, africaniste enseignant à l'Université Lyon III, présente son ouvrage monumental consacré à l'Histoire de l'Afrique au micro de Novopress (13 février 2008). Il y souligne que l'Afrique ne sortira de sa situation présente que si elle opère un retour sur elle-même et rejette l'impérialiste intellectuel des droits-de-l'hommistes occidentaux.

Bernard Lugan, Histoire de l’Afrique des origines à nos jours, Ellipses, 2009, 1245 pages - 49 euros

Le coût de la Révolution française : coût agricole (1)

22 février 2009

"Dans certaines familles, on arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française" Ségolène Royal à propos de la crise en Guadeloupe. N'en déplaise à Mlle Royal la Révolution française n'a pas eu lieu à cause [...]

"Dans certaines familles, on arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française" Ségolène Royal à propos de la crise en Guadeloupe.

N'en déplaise à Mlle Royal la Révolution française n'a pas eu lieu à cause d'une famine. Au contraire la Révolution française n'a pas réussi à améliorer l'agriculture française, elle n'a fait que l'appauvrir alors quelle connaissait une situation semblable à celle des autres agricultures d'Europe de l'ouest en 1788. La Révolution n'a pas "nourri" un peuple français "affamé", elle a précarisé l'Agriculture et favorisé les inégalités.
Selon les historiens Jean-Claude Toutain et René Sédillot, la Révolution a apporté à l'agriculture: la suppression des droits féodaux et du droit de vaine pâture ainsi que le partage des communaux Néanmoins rien n'a changé, il n'y a pas une bête de plus, pas de prairies supplémentaires. Au contraire on cultive plus de terres, mais on les épuise plus vite et le rendement a nettement baissé. Les nouveaux acquéreurs restent ignorants: ils ont faim de terres, sont prêts à travailler, mais n'ont ni outils, ni engrais, et ne savent comment passer de la culture extensive à la culture intensive. Les petits paysans, qui sont la majorité, loin d'être favorisés par la suppression du droit de parcours et la vente des communaux, en sont ruinés.
Étrange révolution, faite au nom de l'égalité, qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres. L’Angleterre de 1789 à 1815 a quant à elle vu ses agriculteurs s’enrichir et posséder de plus en plus de terres dépassant la productivité française très rapidement grâce à sa révolution agricole. Le Royaume d’Angleterre a préféré la révolution agricole et un enrichissement de ses petits propriétaires à une Révolution idéologique ruinant la France à la fois sur le plan démographique, artistique, agricole, industriel, commercial et banquier.
La Révolution en supprimant les protections sociales de l'Ancien Régime, comme les corporations par exemple, a en fait favorisé l'inégalité entre les hommes. Ségolène Royal devrait retourner étudier l'Histoire de France et cesser de tronquer la réalité historique à des fins électoralistes.

Pierre Richard

Baudelaire - citation

22 février 2009

Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace. "- Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu'avec déplaisir ?" L'homme épouvantable me répond : "- Monsieur, d'après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer [...]

Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.

"- Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu'avec déplaisir ?" L'homme épouvantable me répond : "- Monsieur, d'après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience."

Au nom du bon sens, j'avais sans doute raison ; mais, au point de vue de la loi, il n'avait pas tort.

Charles Baudelaire (1821- 1867), Petits poèmes en prose.

Apologie de la mémoire

21 février 2009

« Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a toujours quelque chose qui fait que le bonheur est le bonheur : la possibilité d'oublier ou, pour le dire en termes plus savants, la faculté de se sentir pour un temps en dehors de l'histoire. » Nietzsche, Considérations inactuelles, II – [...]

« Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a toujours quelque chose qui fait que le bonheur est le bonheur : la possibilité d'oublier ou, pour le dire en termes plus savants, la faculté de se sentir pour un temps en dehors de l'histoire. »

Nietzsche, Considérations inactuelles, II – 1.

http://monpayslahauteprovence.blog50.com/images/medium_Memoire_morcel%C3%A9e.jpgBien que la pensée nietzschéenne à ce sujet soit bien plus complexe que cela, cette citation en soi illustre bien notre contemporanéité : l'éloge du présent (notamment en politique par le biais de la démocratie), l'abandon de tout intérêt pour l'Histoire* (ou sa compréhension via l'anachronisme, sa manipulation en vue d'une idéologie présente), l'individualisme se détachant de toute forme de dépendance vis à vis du passé (dans le domaine des idées autant que vis à vis de la famille ou de l'expérience vécue), en somme le rejet de cette merveilleuse faculté que possède l'homme : la mémoire, réservoir de matériaux pour l'intelligence.

Non pas un poison comme le pensent certains, la mémoire est au centre de nos facultés intellectuelles et nous donne la possibilité de connaître, d'apprendre, de s'élever et d'être libres. Cette capacité est l'un des fondements de notre méthode, l'empirisme organisateur, et il convient d'en saisir l'aspect primordial pour toute politique – mais bien plus encore pour toute vie humaine – et donc de combattre ce culte du présent imposé par la postmodernité.

Nous nous contenterons ici de dresser un portrait sommaire de cette faculté, du point de vue de l'individu, à travers quatre fonctions :

- La fonction de fixation, qui permet à l'individu de fixer en sa mémoire des souvenirs particulièrement connotés à l'affectif : traumatisants, heureux, déplaisants, sentiment d'injustice...cette fonction reflète parfaitement un des aspects fondamental de la mémoire : elle est sociale ; c'est en effet dans le rapport à autrui que l'individu peut accumuler plusieurs sentiments et expériences qu'il fixera en soi pour s'en servir par la suite, ou tout simplement pour s'identifier et être capable de dire « je ». La relation au passé est donc primordiale pour la formation de l'être – le film de François Truffaut (l'enfant sauvage**) est d'ailleurs emblématique de ce fait. Cette fonction de fixation peut être développée par le biais de l'attention, notamment de la répétition (ce qui donne une grande importance à la poésie, aux vers, au rythme).

- La fonction d'évocation qui consiste à rappeler ses souvenirs de façon volontaire. Ils font ainsi l'objet d'une reconstruction souvent déformée, fragmentaire, nébuleuse. Nietzsche y a vu un poison, une fonction primordiale de l'esclave qui le mène au ressentiment, à l'esprit de vengeance. C'est pourquoi la fonction suivante est nécessaire.

- La fonction d'oubli : oublier soit l'inessentiel (ce qui permet de donner sens à l'essentiel), soit ce que l'on renie (l'homme est alors capable de moduler son être, de choisir son devenir, notamment par la maîtrise certes limité du passé. Il évacue alors le ressentiment et le passé n'est plus un fardeau). Contrepoids nécessaire à l'évocation, afin que celle-ci ne devienne pas un culte qui nous couperait de toute réalité présente.

- La fonction de jugement, permettant à la fois d'ordonner et de constater le changement. Il s'agit ici de faire advenir la continuité nécessaire à la vie de l'être humain : relier le passé au présent permet à l'individu d'acquérir une unité de sens qui lui permettra de progresser et d'acquérir un chemin, un but vers lequel il peut aller. Cette dernière fonction est au coeur de l'empirisme organisateur : apprendre des expériences passées en vue d'un avenir meilleur.

La mémoire est donc une faculté ambigüe, puisqu'elle sert de base à la connaissance (fonction d'évocation, de jugement, en partie d'évocation) tout en revêtant un caractère nécessairement fictif (fonction d'oubli et d'évocation). C'est qu'il convient d'articuler ces deux caractéristiques pour en faire une saine dialectique. L'individu, la famille, le peuple, l'espèce humaine...à toutes les échelles la mémoire permet la création d'une unité de sens, une cohérence dans la manière d'être-au-monde. Faculté sociale par excellence, sa mise à l'écart serait la destruction des rapports humains et le couronnement d'un individualisme où chacun ne serait qu'unité détaché de tous liens.

*Cela peut également mener à une volonté de détruire l'historicisme : confer Francis Fukuyama, la fin de l'Histoire et le dernier homme.
**Le film reprend les travaux du professeur Itard sur Victor de l'Aveyron. À lire : Thierry Gineste, Victor de l'Aveyron, Dernier enfant sauvage, premier enfant fou.

Dimitri Julien

Chauprade riposte !

19 février 2009

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Gracchus Baboeuf et le "populicide" vendéen

19 février 2009

Trois ans avant le bicentenaire de la Révolution française, sortait aux éditions Perrin un ouvrage qui allait faire scandale dans le monde universitaire mais au-delà aussi dans le grand public. Ce livre intitulé « la Vendée Vengée » comparait la guerre de Vendée à un génocide, et la Première République française à un totalitarisme. Issu d’une thèse, l’œuvre avait été soutenue par un certain Pierre Chaunu.

Plus récemment, en 2008, la revue l’Histoire qui fêtait ces trente ans, reprenait dans son éphéméride le débat dans une notule : « La polémique a eu la vertu de fixer le bilan de cet épisode terrible. Et d’établir que le terme de génocide pour désigner cette guerre civile est historiquement injustifié ».

Nous souhaitons au cours de cette émission d’Un jour dans l’Histoire revenir sur cette polémique qui a une actualité littéraire. En effet, les éditions du Cerf viennent de publier ou plutôt de rééditer un texte du révolutionnaire Gracchus Babeuf sur la guerre de Vendée et "le système de dépopulation" selon sa propre expression. Un document inédit dans l’historiographie contemporaine. La Terreur en Vendée peut-elle être qualifié de génocide ou pas ? Comment d’ailleurs définir le génocide ? Peut-on parler du régime de Terreur comme un précurseur des totalitarismes ? C’est que nous vous proposons de voir avec Reynald Secher qui débute l’émission en rappelant la définition de ce concept théorisé par Rafaël Lemkin (1900-1959), juriste polonais d’origine juive, dans son livre "Axis Rule in Occupied Europe" publié en 1944.

L’auteur. Reynald Secher est docteur en Histoire. Lauréat de l’Académie française, il a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire de la révolution française. Il est aussi l’auteur d’une œuvre historique dans le monde de la bande-dessinée qui rencontre un succès régulier depuis plusieurs années.

A voir: Walkyrie

19 février 2009

Walkyrie Cette histoire vraie retrace un épisode héroïque de la Seconde Guerre mondiale en Allemagne. Revenu blessé du combat, le colonel Claus von Stauffenberg rejoint la Résistance allemande dans le cadre d’une opération de sabotage. « Valkyrie » est le nom de code de la mission ayant pour but l’assassinat d’Adolphe Hitler le 20 juillet [...]


Walkyrie

Cette histoire vraie retrace un épisode héroïque de la Seconde Guerre mondiale en Allemagne. Revenu blessé du combat, le colonel Claus von Stauffenberg rejoint la Résistance allemande dans le cadre d’une opération de sabotage.
« Valkyrie » est le nom de code de la mission ayant pour but l’assassinat d’Adolphe Hitler le 20 juillet 1944 et la mise en place d’un gouvernement d’opposition. Cet attentat manqué va conduire à l’exécution de Claus von Stauffenberg et de ses officiers. S'il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s'inquiète de voir Hitler précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l'Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer.
Alors qu'il n'était au départ qu'un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c'est lui qui devra assassiner Hitler...