Compte rendu - Mieux se nourrir, une question de vie ou de mort

22 janvier 2009

Le rapport de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) intitulé Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'exercice physique et la santé est édifiant : les problèmes alimentaires représentent l'une des principales causes de mortalité dans le monde. Il ne s'agit pas là d'un problème du tiers monde mais bien d'un problème mondial, touchant aussi bien pays développés [...]

Le rapport de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) intitulé Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'exercice physique et la santé est édifiant : les problèmes alimentaires représentent l'une des principales causes de mortalité dans le monde. Il ne s'agit pas là d'un problème du tiers monde mais bien d'un problème mondial, touchant aussi bien pays développés (excès de l'alimentation) et sous développés (déficience de l'alimentation). Dans les seize ans à venir l'OMS prévoit ainsi que la mortalité liée aux maladies chroniques, provoquée en grande partie par les problèmes alimentaires, sera plus importante que celle provoquée par les maladies infectieuses. Des substances toxiques dangereuses qui interviennent dans la fabrication de produits de consommation courante ont d'ailleurs été trouvées dans des cordons ombilicaux.

Promouvoir une alimentation saine et équilibrée est important, non seulement pour soi-même mais aussi pour autrui : il convient de parler et d'échanger sur ces questions, de partager ce mode de vie, notamment avec les enfants par le biais de l'exemple. Pourtant, plusieurs mouvements se développent du côté de la droite libérale, réactionnaire et catholique pour combattre l'écologisme au nom du politiquement incorrect ou pour s'opposer à une divinisation de la nature qui serait annonciateur d'un retour au paganisme.

Il ne faut toutefois pas tout confondre : l'écologie dont nous parlons n'est pas ce qu'en fait par exemple un certain marché de l'automobile, c'est à dire une nouvelle propagande commerciale qui ne sert que les intérêts du marché. Il faut lire et faire lire la littérature écologiste, connaître les chiffres de l'OMS ou encore regarder des documentaires comme « nos enfants nous accuseront » qui détient quelques éléments intéressants.

Alors que faire ? Tout d'abord, surveiller nos achats. Il convient de privilégier les produits de saison, faits au plus proche du lieu de consommation et le moins transformés possible. Cela permet d'acquérir des produits de qualité qui n'ont de plus pas beaucoup d'impact sur l'environnement, au contraire des magasins biologiques qui détiennent souvent des produits qui viennent de loin : paradoxe actuel de l'alimentation biologique.

Le système des AMAP (Associations pour le Maintient d'une Agriculture Paysanne) est de ce point de vue très intéressant. Des gens s'y engagent à acheter à un producteur local un panier de produits type par semaine pendant un an. Cela permet le financement de l'agriculteur et la suppression des intermédiaires : les produits ne sont donc pas plus chers que ceux que l'on peut acheter au supermarché par exemple, à la différence des produits de magasins biologiques qui sont souvent à un prix trop élevés. Une participation active y est demandée (une journée à la ferme par exemple) et un devoir de solidarité y réside dans les difficultés que peut rencontrer un agriculteur soumis aux intempéries par exemple : il s'agit d'un réel engagement éthique.

Les produits frais ainsi obtenus nécessitent toutefois une certaine connaissance de la cuisine afin de savoir les préparer. Beaucoup opposent ainsi à ce projet un manque de temps pour cuisiner : l'on est pourtant passé de 100 000 heures disponibles par vie au XIXème siècle à 400 000 heures aujourd'hui*. Une hyper-activitée est en effet aujourd'hui auto-créée par les individus qui pensent qu'il s'agit là d'un facteur social : l'on oublie de prendre le temps. Un argument est également avancé contre les produits biologiques : leur coût. Toutefois, celui-ci serait considérablement réduit si la demande augmentait. De plus, la vente directe prônée par les AMAP permet de contourner ce problème en supprimant les intermédiaires. L'on sait également aujourd'hui qu'un supermarché est fait pour acheter toujours plus que ce qu'on était venu chercher, et que le biologique permet d'économiser sur le long terme en médicaments.

Par rapport au début du siècle, 70% des variétés de légume ne sont plus exploitées. De plus, 66 hectares de terres artificialisées s'ajoutent chaque année en France et ceci correspond à la disparition des petites fermes (200 par mois disparaissent environ). Ces petites exploitations ne sont en effet pas viables économiquement et cela conduit à la vente des bâtiments ou aux changements d'activités. Pourquoi ? En partie parce que l'on a poussé les agriculteurs à s'endetter après la guerre et à entrer ainsi dans un cercle vicieux d'obéissance aux lois du rendement. Pourtant, un agriculteur peut aujourd'hui vivre avec une dizaine d'hectares : il convient simplement de changer son mode de vie, son rapport au monde, de pratiquer la « simplicité volontaire » et non de ne penser qu'en terme de bénéfice. Les AMAP permettent d'aider ces petits agriculteurs en supprimant notamment le paiement de leur place sur le marché. Une idée serait également de créer un lien entre les AMAP et les cantines scolaires pour créer une demande plus importante et ainsi diminuer les coûts des produits. L'on pourrait également subventionner la demande plutôt que les producteurs. De plus, le système des achats direct permet aux producteurs de gérer eux-mêmes leur trésorerie et de ne plus être dépendants de la centrale d'achat qui dicte les prix.

Si les industries ont un avantage certain, notamment parce qu'ils possèdent les moyens logistiques, nous pouvons mettre en place une distribution organisée qui saura pallier à ces problèmes. Cela demande des efforts, comme tout acte politique, mais il s'agit là de projets tout à fait possibles. Le biologique n'est d'ailleurs pas une fin en soi : il s'agit de considérer les nombreux changements sociaux et sociétaux que cela implique : recréer des liens avec les agriculteurs, une communauté alternative à la marchandisation, un changement de vie personnelle.

*Jean Viard, Modes de vie et usages du temps en France. Quand l'allongement de la vie bouleverse les territoires, dans Futuribles n° 319 - mai 2006.

Où l’Europe est définitivement un Super-Etat

22 janvier 2009

L’Europe s’est faite sur le mode d’une pluralité de traités, d’où résulta une confédération. Néanmoins, des éléments montrent que la ligne rouge du modèle fédéral est franchie : D’abord, la superposition de l’ordre juridique avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui contrôle les décisions des tribunaux nationaux. Il y a encore partage de [...]

http://blog2b.hosting.dotgee.net/blog/wp-content/uploads/pays/europe_drapeau.jpg L’Europe s’est faite sur le mode d’une pluralité de traités, d’où résulta une confédération. Néanmoins, des éléments montrent que la ligne rouge du modèle fédéral est franchie :

D’abord, la superposition de l’ordre juridique avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui contrôle les décisions des tribunaux nationaux. Il y a encore partage de compétences régaliennes avec, notamment, le cas de la monnaie. Une armée commune, dont le spectre fut repoussé en 1954, s’ébauche même avec la constitution d’escadrons multinationaux telle que la Brigade Franco-Allemande.

Ensuite, le Parlement européen permet la « participation des peuples » à la politique européenne en assurant leur représentation, complétant ainsi l'organes « antidémocratique » par excellence qu'est la Commission européenne. De plus, si partout l’unanimité est encore la règle, elle de plus en plus souvent délaissée au profit de la « majorité qualifiée », susceptible de contourner les réactions sporadiques de nos édiles incompétentes et vendues quand, par une divine surprise, elles se veulent bien considérer comme étant investies d’une mission de bien commun qu’un « peuple souverain » il est vrai imaginaire leur a confié par un tour de passe-passe mystique.

Finalement, la nécessité d’une réception en droit interne n’apparaît plus comme impérative que pour les traités et directives, et plus pour les règlements, d’application immédiate sans transposition. C’est-à-dire qu’il n’y a pas « encore » autonomie des champs d’application mais seulement primauté du droit européen dérivé sur le droit français, donc aucune protection de ce que l’Europe pourrait consentir à considérer comme des « prérogatives nationales » !

Tout cela nous montre déjà assez la dynamique du passage de l’Union Européenne de la confédération à la fédération, passage que les juristes marquent délicieusement en concluant que « l’Europe n’est pas encore une fédération ». Pour ces pointilleux qui considèrent qu‘on est pas crashé tant qu‘on n‘a pas touché le sol, et que de la vitesse à laquelle on est précipité il ne faut se soucier, délibérer de la réalité de la souveraineté française passe par la question: peut-on revenir sur les délégations de souveraineté librement consenties ? Ils répondent alors que oui car il n’est pas de Constitution officielle, le Traité Constitutionnel Européen fondu en Traité de Lisbonne n’étant, du début à la fin, qu’un « Traité », et de toute façon nous avons un « droit de sécession », ce dont ne sauraient disposer une fédération unie par principe. Mais les moins aveugles savent que dans les faits, il n’en est rien. Et cela s’explique bien. Car Europe ou pas Europe, il n’y a pas de souverain pour assurer la souveraineté. Du coup, celle-ci n’est pas exercée en vertu d’une légitimité royale quelconque, mais en vertu d’un accord tacite entre politicards, parce que chacun attend son tour pour la gamelle. En fait, rien ne change: de part et d’autre, il y égale médiocrité des édiles décadentes et des bureaucrates bruxellois; sauf que d’un combat national pour l’instauration monarchique, nous passons à un combat à l’échelle européenne. Nos objectifs s’éloignent. L’heure de notre Libération n’en est que plus retardée.

Reinelde Maes

Proche-Orient

19 janvier 2009

Vingt-et-unième jour de combat dans la bande de Gaza entre Tsahal et le Hamas. Les bien-pensants occidentaux s’indignent d’un conflit alors qu'il leur échappe par sa nature irrationnelle. Il n’est pas envisageable ou même acceptable de choisir tel ou tel camp, quoique la société de l’absolu nous pousse à choisir: pour ou contre Obama, donc [...]

http://www.armees.com/IMG/arton23956.gif Vingt-et-unième jour de combat dans la bande de Gaza entre Tsahal et le Hamas. Les bien-pensants occidentaux s’indignent d’un conflit alors qu'il leur échappe par sa nature irrationnelle. Il n’est pas envisageable ou même acceptable de choisir tel ou tel camp, quoique la société de l’absolu nous pousse à choisir: pour ou contre Obama, donc le racisme; pour ou contre la réforme Darcos, donc l'exploitation des élèves, et pour ou contre l’attaque israélienne, donc le « massacre » des écoles et des enfants… Sortons de cette idéologie concourant à ruiner toute forme d’intelligence et de réflexion. Pour comprendre le conflit il faut remonter à ses racines et à son développement, rappel bref mais indispensable qui permet d’envisager les seules alternatives à la paix.

Le conflit israélo-arabe date d’avant 1948. Dès 1892 les premiers colons juifs s’installent grâce aux « amants de Sion » en Palestine. Progressivement des colonies voient le jour et les colons juifs durant l’entre deux guerres s’organisent autour d’un pré-Etat, le Yshouv. Tel-Aviv est fondé à cette époque. Mais les revendications sionistes d’un « Etat juif » ne sont véritablement prises en considération qu’après la Shoah, cet Etat Juif apparaissant alors comme historiquement légitime pour le peuple juif. L’ONU décide en 1947 de partager la Palestine, peuplée par Arabes et Ottomans depuis le XIème siècle. Un Etat arabe et un Etat juif sont créés. Ben-Gourion proclame la naissance d’Israël, rappelant la légitimité des juifs sur cette terre qu’ils considèrent comme la terre du retour depuis les déportations à Babylone et l’éclatement de la communauté juive dans toute l’Europe par l’Empire romain. Les Arabes refusent de perdre une partie de leur territoire et attaquent Israël aidés entre autre par le Liban, la Syrie et l’Egypte. Israël repousse les Etats arabes et étend son territoire jusqu’à Jérusalem-ouest. Les frontières fixées par l’ONU en 1947 n’auront pas tenu un an. Les réfugiés palestiniens apparaissent et l’Etat arabe de Palestine s’affaiblit au fil des conflits israélo-arabes de 1967 et 1973. En 1982 Israël attaque le Liban. De 1978 à 1995 des traités de paix signés à Camp David, Oslo et Madrid sont ratifiés entre les différents belligérants. Loin d’assurer la paix au proche Orient, ils apaisent néanmoins certaines tensions principalement entre Israël et L’Egypte, et posent l’exigence d’une autorité palestinienne. Mais que ce soit en 2007 au Liban ou début 2009 à Gaza le conflit couve toujours.

Pour le géopoliticien Yves Lacoste le conflit s’explique en partie par l’imaginaire collectif. En effet ce n’est pas un conflit d’ordre économique, mis à part les bassins hydrauliques du Golan. Les bien-pensants ont du mal à prendre en considération cette donnée fondamentale. Ce conflit de deux peuples pour une seule terre échappe à nos codes et normes modernes. Le conflit ne peut être aujourd’hui qu’économique ou politique comme le Koweit, l’Irak, l’Ukraine… Mais déjà les conflits liés à l’ex Yougoslavie ébranlaient cette conception. Le Proche-Orient est le symbole de cette incapacité de compréhension des occidentaux, dans leur majorité. Car Israël est un Etat à fort substrat biblique, un Etat qui ne connaît pas l’anomie occidentale. Les communautés n’ont pas laissé place à la société de Tönnies. La notion de peuple existe que ce soit en Israël ou au sein de l’autorité palestinienne. Ces données fondamentales ne peuvent être comprises par les dirigeants occidentaux ce qui rend leur médiation dans le conflit relativement inefficace.

Mais il serait dangereux de ne voir qu’un problème d’imaginaire collectif pour expliquer le conflit israélo-arabe. Les tentatives de pacification du Proche-Orient ont également échoué à cause du recul progressif de l’Etat dans tous les pays arabes limitrophes à Israël. Le Liban n’a plus de souveraineté propre; le Hezbollah organisation militaro-politique reconnue comme terroriste, Etat dans l’Etat, l’empêche en effet de faire entendre sa voix et de peser dans les processus de paix. L’Iran et la Syrie contrarient aussi l’affirmation d’un Etat libanais et utilisent le Liban comme terrain de jeu face à Israël. L’autorité palestinienne est dans le même cas. Créé en 1987 lors de l’intifada, le Hamas se bat pour l’imposition de la Charia en Palestine et ne reconnaît pas l’Etat d’Israël. Bien qu’élu, il a utilisé la force pour déloger le Fatah, parti de Yasser Arafat lui aussi élu et reconnaissant l’Etat d’Israël, de la bande de Gaza. Il s’en est rendu maître et a imposé sa loi et le blocus d’Israël, prenant en otage toute la population. Loin d’excuser le blocus israélien sur Gaza, le Hamas, a refusé de reconnaître Israël, et donc d’entrer dans une phase de normalisation et de négociation avec l’Etat hébreux. Le Hamas enlève toute crédibilité à l’autorité palestinienne qui est incapable de faire respecter l’Etat de droit et le fonctionnement de ses institutions. Même l’Egypte est affaiblie par les Frères Musulmans, organisation islamique proche du Hamas, qui reste cependant l’un des pays arabes de la région les plus solides, et son gouvernement entretient des relations assez calmes aves l’Etat hébreux. Israël, n’ayant aucun interlocuteur étatique, a pu profiter de la situation et attaquer Gaza début 2009. Le conflit n’est plus interétatique mais intra-étatique. Israël est le seul belligérant a être soudé: du parti travailliste à Kadim jusqu’au Likoud « nationaliste », les différents partis politiques israéliens font bloc dans des gouvernements de coalition. Il faut donc prendre en compte la realpolitik et le progressif recul de l’Etat au Liban et dans l’autorité palestinienne, l’intra-étatisation du conflit.

Les processus de paix doivent donc répondre à deux critères fondamentaux pour espérer porter leurs fruits. D’abord, la prise en compte de l’imaginaire collectif du conflit: il faut voir le Proche-Orient avec les yeux de personnes enracinées en communautés et non pas avec les yeux d’individus occidentaux vivant dans une société anomique.
Ensuite les dialogues entre belligérants ne seront possibles qu’entre Etats souverains.
C’est en renforçant l’Etat libanais et l’Autorité palestinienne qu’Israël aura des interlocuteurs solides et que la paix pourra être favorisée. Ce renforcement de l’autorité étatique doit se faire par la lutte contre le Hamas et le Hezbollah, lutte pour la normalisation pour le Hamas et pour la suppression du Hezbollah téléguidé par l’Iran. Le transfert de la force armée du Hezbollah à l’Etat libanais, le renforcement de l’Etat palestinien et la lutte contre la corruption du Fatah apparaissent également primordiaux. Troisième point, le statut des réfugiés doit être réglé au plus vite afin de commencer à délimiter des frontières arabes et israéliennes durables.

Pierre.R

Cassons les machines !

19 janvier 2009

“La civilisation française a, durant des siécles, formé des hommes libres. La France refuse d’entrer dans le paradis des robots.” Georges Bernanos « Dans notre société divisée, peuplée d’esclaves modernes qui ont perdu jusqu’à la capacité de se réunir, n’importe quelle nouveauté technique est accueillie comme un don des dieux, alors qu’elle ne fait que [...]

Cassons les machines

“La civilisation française a, durant des siécles, formé des hommes libres. La France refuse d’entrer dans le paradis des robots.”

Georges Bernanos

« Dans notre société divisée, peuplée d’esclaves modernes qui ont perdu jusqu’à la capacité de se réunir, n’importe quelle nouveauté technique est accueillie comme un don des dieux, alors qu’elle ne fait que renforcer leur isolement ; à ceux qui s’efforcent de rendre leur isolement malgré tout supportable, elle n’offre que la compagnie d’équipement techniques toujours plus perfectionnés. »

Les Amis de Ludd

A lire aussi : "Le pari de la décroissance"

Grenoble, Hommage Louis XVI

18 janvier 2009

Mercredi 21 Janvier 2009 à partir de 18h30 un hommage à Louis XVI est organisé à Grenoble. Organisé par l'Action Française Etudiante et L'Association amitiés France-Etats Unis; une gerbe sera déposé en l'hommage du roi puis un dîner aura lieu en centre ville. La collégiale Saint-André organise une messe à 19h00 pour ceux qui les [...]


Mercredi 21 Janvier 2009 à partir de 18h30 un hommage à Louis XVI est organisé à Grenoble.

Organisé par l'Action Française Etudiante et L'Association amitiés France-Etats Unis; une gerbe sera déposé en l'hommage du roi puis un dîner aura lieu en centre ville.
La collégiale Saint-André organise une messe à 19h00 pour ceux qui les souhaitent.

Ce rassemblement se veut politique et non nostalgique.
Il est primordial de rappeler le rôle qu'a eu Louis XVI dans la naissance des Etats-Unis. Il a été guillotiné par l'Etat jacobin le 21 janvier 1793 contre tous les principes portés par la monarchie constitutionnelle et plus largement les Droits de l'Homme.

Célébrer sa mémoire c'est rappeler les liens qui unissent l'héxagone aux Etats-Unis, que la peine de mort sévit toujours dans certains pays; et avant tout célébrer la grandeur de la France et de la Monarchie.

Citation du jour

18 janvier 2009

"Les gouvernements ne peuvent vivre sans principes et sans idées, et, de plus en plus, les principes et les idées se retirent de la République, la laissant à l'état de matière sans cerveau, animée de mouvements désordonnés". Jacques Bainville


"Les gouvernements ne peuvent vivre sans principes et sans idées, et, de plus en plus, les principes et les idées se retirent de la République, la laissant à l'état de matière sans cerveau, animée de mouvements désordonnés".

Jacques Bainville

[La soupe du Roi] Vu sur le net

17 janvier 2009

Durant tout l’hiver, des sympathisants royalistes distribuent la "soupe du Roi" à Paris. Une soirée avec les amoureux de la fleur de lys qui côtoient la misère par charité. Il est 19h lorsque Paul Turbier, initiateur de la "Soupe du roi" , stationne sa voiture sur le parvis de la gare Montparnasse à Paris. Une [...]

Durant tout l’hiver, des sympathisants royalistes distribuent la "soupe du Roi" à Paris. Une soirée avec les amoureux de la fleur de lys qui côtoient la misère par charité.


Il est 19h lorsque Paul Turbier, initiateur de la "Soupe du roi" , stationne sa voiture sur le parvis de la gare Montparnasse à Paris. Une dizaine de personnes sans abri converge vers l’arrière du véhicule pour l’aider à décharger. Paul Turbier, la soixantaine, ouvre le coffre de sa Xantia et immédiatement une petite femme au manteau rouge trop long lui demande "Qu’est-ce qu’on mange de bon ?". "Du chili con carne, répond Paul, mais d’abord il y a de la soupe, c’est bon par ce temps-là". Le thermomètre est tombé à -7°C la nuit d’avant.

Deux mercredis par mois depuis cinq ans, des "royalistes catholiques" comme ils se définissent eux-mêmes, distribuent des repas chauds et des vêtements aux pauvres. On pourrait croire à une banale soupe populaire. Mais à l’arrière de la voiture de Paul Turbier on peut voir un autocollant. Un coeur vendéen sur fond de drapeau français, symbole de ralliement des nostalgiques de la royauté. "C’est un camelot du roi qui me l’a offert", explique fièrement Paul, en référence à cette organisation royaliste étudiante, réputée pour ses pratiques violentes en 1968.

Arrive ensuite Marie-Laure Cardon, la cinquantaine, chignon sous le chapeau d’hiver. Au milieu des fumets de viande et de soupe, elle déballe méthodiquement une crèche qu’elle installe sur la table des vivres. Santons, fausse paille et cierges. Tout y est pour donner une ambiance religieuse au repas qui se tiendra sous la lumière jaune des lampadaires. Marie-Laure se poste entre la table et la voiture où est accroché un calicot décoré de fleurs de lys. Il porte l’inscription "La soupe du roi".

Étendard du roi

Ces royalistes appartenant au même groupe de prière ont créé il y a cinq ans l’association "Nos seigneurs les pauvres et les malades" afin de distribuer leur nourriture légalement. Un acte militant ? Eux préfèrent parler de charité chrétienne. "Ici nous sommes tous royalistes, en principe", avoue Paul. Des militants de l’Action française se joignent parfois à la distribution de nourriture. "Mais on n’est pas là pour vendre notre royalisme. On ne trie pas les gens qui viennent manger. Le seul passeport qu’on exige c’est j’ai faim", précise Paul Turbier. Cet habitant de Rambouillet consacre son temps de loisir à la "soupe du Roi" mais pas seulement. Il rédige des billets pour la page Internet Vexilla Regis - "l’étendard du roi" en latin, une expression tirée d’un hymne religieux - qui regroupe des royalistes et des traditionalistes de tous bords, pour "lutter contre les mensonges républicains", comme ils le disent.

Paul Turbier connaît bien les gens dans la misère qui viennent à la soupe du roi. Ils sont une trentaine à être là aujourd’hui. Parmi eux, Jean-Pierre, un habitué. Il vit sous un porche dans le VI arrondissement de Paris et se rend à la soupe royaliste quand il peut. "C’est bien meilleur qu’aux Restos du coeur et il y a beaucoup moins de monde". Cet homme de 58 ans est à la rue depuis plusieurs années mais il préfère ne pas en parler. Il vient simplement se restaurer et précise : "Moi je ne suis pas royaliste". Il se souvient de la première fois qu’il est venu goûter la soupe du roi. C’était un 21 janvier, une date triste pour les monarchistes qui commémorent le jour où Louis XVI a été guillotiné. Jean-Pierre se rappelle avec amusement ses conversations avec les royalistes. "J’avais discuté avec eux. Ils croient vraiment au retour du roi ! Même les jeunes !".

"C’est du porc ça ?"

Un autre SDF s’avance alors vers Jean-Pierre. Il tient un morceau de viande au bout d’un fourchette et demande "c’est du porc ça ?" Des membres de l’association et d’autres sans abri lui répondent que non. En tant que musulman, Ali -il préfère ce pseudonyme- tente de respecter son habitude religieuse malgré le manque de nourriture. Conformément au Coran, il ne mange pas de porc. "Parfois ils en servent, mais ils sont tout de même sympa", juge Ali.

En 2007, le Conseil d’État a estimé discriminatoire la distribution de "soupe au cochon". Une association d’extrême droite, Solidarité des Français (SDF), avait en effet distribué ostensiblement des repas composés de porc pour les pauvres à Paris. Les bénévoles de la soupe du roi eux, ne sont pas aussi radicaux même si cette question ne plaît pas beaucoup à Paul Turbier. Il précise que "le Coran autorise les pauvres à manger du porc s’ils sont nécessiteux".

Le repas se termine. Il est bientôt 21h et Marie-Laure Cardon, dispose des sachets sur la table, avec l’aide de Bénédicte, une jeune fille d’une vingtaine d’années. Elles vont toutes deux distribuer des parts de galette. La galette des rois bien sûr.

Raphaël Moran

vu sur: www.lecourant.info/spip.php?article1800

Charpentier du droit

17 janvier 2009

Je peux m’attarder longtemps à étudier une poutre pourrie, une voûte chancelante, une charpente mitée, et encore autant pour comprendre comment elle en est arrivée là : c’est l’intérêt qu'on trouve au droit constitutionnel et des institutions. Mais en aucun cas je ne veux être partie à l’érection et à l’effondrement inévitable et douloureux de [...]

Je peux m’attarder longtemps à étudier une poutre pourrie, une voûte chancelante, une charpente mitée, et encore autant pour comprendre comment elle en est arrivée là : c’est l’intérêt qu'on trouve au droit constitutionnel et des institutions. Mais en aucun cas je ne veux être partie à l’érection et à l’effondrement inévitable et douloureux de ces bâtisses croulantes inlassablement reconstruites par les sociétaires du droit « familial » français, avec chaque fois leur lot de râles et d’illusions perdues. Faire pleuvoir sur mes compatriotes inconscients les maux de la dispersion sociale, c’est pourtant bien ce que l’on me demande. Combien de victimes déjà de ce gâchis monstrueux où bons sentiments et bas instincts s’appuient mutuellement dans un fol engrenage individualiste ? Les faits confirment aujourd’hui ce que la raison criait jadis : l’appauvrissement des bourses s’est fait avec celui des cœurs, et partout c‘est un même cri de désespoir qui monte des familles éclatées de notre pauvre pays. Du coup, mieux me plaît je l’avoue contempler les splendeurs du passé et les plans fructueux des ancêtres que les nouveautés à la mode. Les monuments qui ont duré reposent tous sur les bases solides d’une vieille Tradition. D’antiques architectes, tous théologiens, ou politiques, ou les deux, ont tracé les plans millénaires qui font la gloire de l’Humanité. Le Seigneur des Charpentiers nous fournit le meilleur bois pour nos œuvres, dur et plein de sève. Qu’une main-d’œuvre hardie se mette à la tâche, et ayant fait le bilan des erreurs passées, se hâte de concevoir les purges à opérer dans les œuvres présentes, comme de mettre au point les modèles nouveaux que verront des siècles plus heureux. Ainsi rendront-ils à leurs contemporains le goût de vivre dans une maison commune sûre, en attendant que l’avènement du chef de cette bonne Maison de France sonne la fin de nos misères et le début des travaux.

Reinelde Maes

Aphorisme

17 janvier 2009

"Il n'y a aucun homme ou aucun parti pour lequel ou dans lequel l'intérêt national se confonde avec l'intérêt du privé, car il n'y a que dans une famille royale qu'il peut y avoir coïncidence avec l'intérêt privé et l'intérêt national."  Raymond Aron.

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"Il n'y a aucun homme ou aucun parti pour lequel ou dans lequel l'intérêt national se confonde avec l'intérêt du privé, car il n'y a que dans une famille royale qu'il peut y avoir coïncidence avec l'intérêt privé et l'intérêt national." 

Raymond Aron.

Papamobile VS Bus Athée (2ème round)

16 janvier 2009

Nous vous avions parlé en octobre de l’action menée par Madame Ariane Sherine (journaliste pour le quotidien d’informations britannique The Guardian) et de la BHA (British Humanist Association) qui avaient de concert rempli les rues des grandes villes d’Angleterre de bus décorés du slogan honteux : "There's probably no God. Now stop worrying and enjoy [...]

Nous vous avions parlé en octobre de l’action menée par Madame Ariane Sherine (journaliste pour le quotidien d’informations britannique The Guardian) et de la BHA (British Humanist Association) qui avaient de concert rempli les rues des grandes villes d’Angleterre de bus décorés du slogan honteux : "There's probably no God. Now stop worrying and enjoy your life" (= Il n'y a probablement pas de Dieu. Alors arrêtez de vous inquiéter et profitez de votre vie). Le but de cette campagne était, je vous le rappelle, de promouvoir un humanisme non religieux et de dénoncer l'omnipotence des messages divins.
Hé bien voilà que l’Espagne se joint au drame. En effet, l’AMAL (Asociación Madrileña de Ateos y Librepensadores) et l’UAL (Unión de Ateos y Librepensadores) ont déjà récolté plus de 13 000 € pour mener la même action dans leur pays. D’après leurs déclarations aux média, les responsables sont persuadés d’agir ainsi pour donner le droit de penser aux espagnols. Ce qu’il ne faut pas entendre !
Ceci dit, la réaction des évangélistes ne s’est pas faite attendre. Un bus « Dieu existe » circulerait déjà dans la banlieue sud de la capitale et serait soutenu par les nombreux catholiques en colère contre l’AMAL et l’UAL.

Vue la vitesse de propagation de cette absurdité, nous pouvons nous demander si une telle campagne serait possible en France. La position de Madame Monique Vézinet, présidente de l’Union des familles laïques, n’est pas pour nous rassurer : elle trouve cette idée « plutôt sympathique ». Affaire à suivre…

Carole Nozière