Des bars tabaco-compatibles, maintenant !
26 janvier 2009 | 18 commentaires
Un an déjà que l’Etat stigmatise impunément les fumeurs, les refoulant non pas simplement au-dehors des lieux publics de passage, ce qui pourrait éventuellement se comprendre aux fins ne pas incommoder les asthmatiques et les pisse-froid que le monde moderne fait chaque jour plus nombreux, mais les traquant jusqu’au cœur des lieux les plus protégés de nos villes, j’ai nommé les bars-tabac, lieux de convivialité par excellence qui faisaient jusqu’à naguère beaucoup sinon toute l’ambiance de nos quartiers aujourd’hui désespérément purs de toute chaleur humaine, contrairement à ce qu’en disent l’ensemble des buralistes interrogés devant les caméras de télévision, alors comme frappés d’un mutisme politiquement correct, et qui prétendent tous autant qu’ils sont s’être faits « une nouvelle clientèle ». Nous aimerions à la croiser, vraiment.
La convivialité, donc, a déserté nos villes, mais au moins les morts imputées au fléau tabagique se sont-elles raréfiées. Il faut croire que les gens ont renoncé à fumer. Mais dans ce cas, ils auraient dû réinvestir les cafés, et ceux-ci devraient cesser de fermer massivement. Or, comme nous l’avons vu… Ça ne va pas. La chute s’est faite de façon assez spectaculaire d’ailleurs puisque dès le 2 janvier de l’an passé, soit au lendemain de l’interdiction, les média se gargarisaient de chiffres fabuleux…
Non, le vrai succès de la loi, c’est la fin, permanente, définitive, du « tabagisme passif ». En effet, la théorie du tabagisme passif voulait que des gens inspirant les nuées de leurs voisins « fument » sans le savoir, c‘est-à-dire « passivement », théorie corroborée par le fait même qu’on soit incommodé - chose ressentie donc à l’impact psychologique plus fort. Or le Dr Philippe Even, pneumologue de son état, a mis en pièce cette idée dans une entrevue qui tourne bien sur la Toile (http://www.youtube.com/watch?v=LBdEkaf4xho&hl=fr) en rappelant qu’aucune étude n’a jamais montré un taux significatif de décès dus au prétendu tabagisme passif, que celui-ci ne constitue donc pas une cause de mortalité au même titre que la crise sociétale avec son lot de suicides, la dissolution des mœurs et la propagation à toute bringue du VIH ou la violence sioniste et ses victimes gazaouites.
Alors pourquoi donc la France poursuit-elle ses fumeurs, comme un dealer qui maltraiterait ses drogués ? Car c’est bien ce qu’il se passe. A cette différence près cependant que la drogue même douce abrutit en plus de tuer, elle, et ne fait cependant pas l’objet d’un traitement médiatique semblable soit dans les campagnes de sensibilisation soit surtout dans les médias, et que l’argent investi ne l’est pas dans les mêmes proportions.
Alors, si l’Etat dans la France d’aujourd’hui n’est pas devenu une espèce de dieu - et un dieu particulièrement vachard puisque sa religion prohiberait le tabac - la république doit, à moins d’être considérée avec raison comme une théocratie, autoriser à nouveau et sur-le-champ chaque buraliste à prendre ses responsabilités et à recevoir le peuple fumeur dans les meilleurs conditions, enfin rétabli dans ses plus légitimes libertés.
Reinelde Maes



18 commentaires pour "Des bars tabaco-compatibles, maintenant !"
Catoneo
Le 26 janvier 2009 à 13:12
Rabattre le vulgum pecus aux lucarnes bleues qui lui servent de cerveau, tel est le but de la Communication. Les lieux ouverts à la convivialité sont des ferments de contestation sociale et bientôt politique qu'il vaut mieux surveiller. On s'approche du schéma orwellien.
casanova
Le 26 janvier 2009 à 23:53
Emeute - Barricade, allez on va refaire 1934 pour qu'on est droit à notre café-cloppe... Non mais...
DE ROCHAMBEAU
Le 27 janvier 2009 à 2:32
Je ne suis absolument pas d’accord avec ce point de vue !
Après des décennies de dictature des fumeurs il est temps de renverser la ….vapeur !
Des décennies durant il a fallu que les non fumeurs rasent les murs et ferment leurs g…. !
Prétendre que le tabagisme passif ne serait pas nuisible, est un mensonge honteux et une contre vérité !
Demandez aux tabagistes et notamment à leurs femmes, ce qui leurs arrivent au bout d’un certain nombre d’années après avoir respiré la fumée des autres !
Demandez aux professeurs d’écoles, les symptômes liés au tabagisme chez les jeunes écoliers le lundi matin, après avoir été exposés à la fumée parentale à la maison ou dans la voiture familiale !!
Demandez aux asmathiques ce qu’ils ressentent dans des lieux viciés par le tabac !
Demandez à tous les ex fumeurs, notamment aux Etats-Unis, pourquoi ils ont gagné leurs mégas procès contre les grandes firmes de tabac, et pourquoi ils l’ont fait ?? !!
Demandez-moi, à moi, ce que je ressens en tant que non fumeur !
Pendant des décennies j’ai été obligé d’aller me geler le c….sur les quais de gare, dû au fait que les abris fermés tout comme les abris-bus étaient squattés par les fumeurs égoïstes, qui n’avaient aucun civisme et que c’était moi le non fumeur qui devait sortir !!
Des années durant, il a fallu endurer la puanteur des cigarettes des collègues au bureau, (quand ce n’était pas le cigare !) qui prétendaient fermer toutes les fenêtres parce qu’ils avaient froid ! C’est vrai, les fumeurs étant fragilisés ont toujours plus froid que les autres !
Alors, au lieu de vous apitoyer sur votre sort de pauvre fumeur atteint dans son honneur et sa liberté, saisissez au contraire l’occasion qui vous est donnée pour vous libérer de vos chaînes et reprenez votre vraie liberté !
La vraie liberté ne consiste pas à avoir le droit de fumer où bon vous semble, mais de vous donner la liberté de pouvoir vous en affranchir !
Car ceux qui souhaitent ardemment en finir avec cette pratique vicieuse et malsaine , auraient l’occasion de ne plus être tentés par ceux qui ne peuvent s’empêcher d’en griller une !
Je rappelle, au passage qu’un fumeur est un pollueur actif et passif !
Outre les méfaits reconnus sur la santé ( j’ai perdu 3 oncles et 1 tante du cancer du fumeur, et mon propre père paie depuis 40 ans sur sa santé fragile les méfaits de sa tabagie, malgré le fait d’avoir été obligé d’arrêter de fumer il y a….40 ans !!) le fumeur pollue l’air ambiant et pollue les rues, les plages de ses mégots !!
Pour qu’un mégot de cigarette soit totalement désagrégé dans le sable d’une plage, il faut en moyenne….18 ans !!
Prétendre de plus que la cigarette est un moyen de convivialité, est une hérésie !
Je suis content d’aller dans des lieux qui avant m’étaient interdits, et je suis content de ne plus avoir mes vêtements qui puent la cigarette !
Et pour être convivial et joyeux, je n’ai absolument pas besoin de tabac !
J.-P. chauvin
Le 27 janvier 2009 à 7:40
Décidément, la question du tabac soulève toujours autant de passion !
Quant aux royalistes, pour la grande grève antisarkoziste du jeudi 29 janvier, qu'ils soient fumeurs ou non-fumeurs, mobilisez-vous, sur la ligne poitique suivante :
Texte publié sur le forum vive le roy :
Le jeudi 29 janvier a lieu une grande journée de mobilisation syndicale contre la politique ultralibérale et eurolibérale de M. Sarkozy.
En écoutant les médias, il semble que la mobilisation sociale soit très forte et quelques amis monarchistes, militants de la CFTC (confédération française des travailleurs chrétiens) et d'autres syndicats comme le SNALC (syndicat des profs, plutôt de droite) (cf http://www.snalc.asso.fr/ ), seront dans la rue, et quelques (rares, certes) fleurs de lys seront sans doute visibles dans les cortèges.
Ne laissons pas la Gauche récupérer la contestation sociale !
Monarchistes, mobilisez-vous, sur des mots d'ordre syndicaux et sur des raisons royalistes !
Grégoire
Le 27 janvier 2009 à 12:19
Je n'ai pas pris le temps de suivre le lien vers la vidéo, mais je m'étonne a priori que la question du "tabagisme passif" suscite des controverses. J'imagine que les substances inhalées sont bien connues. Alors, même en l'absence d'étude de grande échelle, pourquoi serait-il si difficile pour les scientifiques de s'accorder sur une évaluation grossière des risques ?
Quoi qu'il en soit, l'arbitrage de la puissance publique me semble inévitable dans cette affaire. Il n'y a pas de neutralité possible : ou bien on garantit la liberté des fumeurs, ou bien on préserve le confort (sinon la santé) des non-fumeurs. Or, au regard du bien commun, quel est le choix le plus légitime ? Étant donné les méfaits apparemment incontestés du tabagisme "actif", c'est la seconde option qui s'impose de ce point de vue. D'où ma position, qui n'exclut pas des interrogations quant au caractère assez radical de l'interdiction de fumer dans les lieux publiques.
Enfin, si le sujet suscite tant de polémiques parmi nous, c'est peut-être parce qu'il est révélateur de conceptions politiques différentes, s'exprimant notamment dans le rapport à la liberté. Dans un ancien billet, le blog invoquait la défense des « libertés individuelles » pour condamner la mesure gouvernementale, ce qui est à mes yeux significatif.
Grégoire
Le 27 janvier 2009 à 12:20
Il fallait lire "lieux publics" évidemment.
Pierre-Vincent
Le 27 janvier 2009 à 12:23
Monsieur De ROCHAMBEAU, je n'aurais pas dit mieux !
Non smoking crew on tour.
Reinelde Maes
Le 28 janvier 2009 à 12:40
Ma position était pourtant sans ambiguïté puisque j'ai bien précisé que je ne prétendais changer la législation que sur les bars-tabac, à qui on doit rendre leur liberté. Or, personne n'est obligé d'aller dans les bars-tabac.
Et arrêter la diabolisation des fumeurs (dont je ne suis pas, du reste). Les non-fumeurs, brimés par l'oppression fumeure pendant des siècles comme les femmes et les gays par le "système patriarchal" ? Casse ton mythe !
Kazzad
Le 29 janvier 2009 à 18:47
DE ROCHAMBEAU, mettez vous a fumer
Jef
Le 30 janvier 2009 à 19:15
Je me demande comment ces pauvres anti-fumeurs, victimes du tabagisme passif pendant des décennies, font aujourd'hui pour se déplacer dans nos villes sur-polluées par la circulation automobile et le passage de milliers de camions et d'autobus. Et comment font ces fragiles organismes pour supporter la pollution bactérienne et virale dans le métro parisien ?
Je me demande aussi comment nos parents, nos grands-parents et ceux qui les ont précédés, ont pu survivre pendant les trois ou quatre siècles où fumer allait de soi pour la majorité des hommes. Il est vrai qu'ils mouraient plus jeunes ; mais beaucoup ne mangeaient pas à leur faim et de toute façon la médecine était incapable de les soigner en cas de maladie.
La guerre contre les fumeurs procède en 4 étapes :
1) Dénoncer un comportement ou une pratique, en décrire les excès jusqu'à l'absurde, mettre tout le monde dans le même sac (les petits fumeurs et les grands fumeurs), lancer des campagnes médiatiques, d'affichage, un harcèlement omniprésent auquel aucun habitant du pays ne peut échapper.
2) Dresser les non fumeurs contre les fumeurs, c'est-à-dire ameuter une partie de la population contre l'autre, provoquant des querelles, des inimitiés et des ruptures entre les personnes.
3) Multiplier les lois, les réglementations restreignant la liberté de pratiquer la "chose".
4) Proposer aux fumeurs une "repentance" et une "conversion", c'est-à-dire d'arrêter de fumer.
Cette campagne contre les fumeurs est une campagne totalitaire. Elle est probablement le prologue de la grande vague de suppression des libertés individuelles qu'on nous prépare, ce rêve éternel des gouvernants pour obtenir soumission et obéissance des gouvernés.
Au fond, depuis deux ou trois siècles, la grande question qui a agité les sociétés occidentales était celle de la liberté et de la difficulté d'en dessiner les contours : liberté politique, économique, religieuse, d'opinion, des mœurs.
La génération actuelle répond à ceci : la liberté ne nous intéresse pas. Ce que nous voulons, c'est la bonne santé et le bien-être.
Mais il s'agit d'un échange de dupe : l'Etat nous garantit que nous serons moins malade et en meillleur santé, en échange de cette petite liberté individuelle de fumer à laquelle nous devons renoncer.
Cette garantie, comme toutes les autres, ne sera pas respectée, et la crise financière nous rappelle que notre système de soins ne tient qu'à un fil et ne pourra pas être éternellement financé au niveau actuel. En revanche, notre liberté perdue ne sera jamais retrouvée, sinon dans quelques siècles.
Et qui nous dit qu'après avoir commencé à restreindre le tabac, les gouvernants – toujours pour notre bien – ne s'attaqueront pas à la consommation d'alcool, elle aussi source de bien des maux. Les amateurs de vin, de bière ou de l'apéro de midi peuvent commencer à se faire du souci. Et puis toujours dans la ligne de la recherche d'une meilleure santé, on pourra demain obliger le citoyen à rendre compte d'un excès de cholestérol dans son sang : "Vous devez renoncer à la charcuterie, à la cuisine au beurre, aux petits fromages".
Si aujourd'hui l'Etat s'immisce dans ma vie et mes choix personnels, il pourra demain s'immiscer dans mes pensées, m'expliquer que telle conception ou opinion est contraire au bien public.
Ceux qui soutiennent cette campagne hargneuse contre le tabac n'ont pas compris que demain, c'est leur liberté à eux qu'on enlèvera.
Charvet
Le 31 janvier 2009 à 9:30
très bonne analyse Jef, si vous souhaitez avoir une tribune sur le blog, n'hésitez pas à nous contacter sur afe@actionfrancaise.net, nous verrons ensemble ce que nous pourrons faire.
AR
Charvet
DE ROCHAMBEAU
Le 31 janvier 2009 à 13:45
Reinelde Maes : je m'insurge surtout contre votre idée de laisser penser qu'il n'y a pas de tabagisme passif ! C'est contre ça que j'ai réagi ! Que vous vouliez rétablir, selon vous, des lieux de convivialité liés au tabac me paraît douteux sur ce point,( à en croire certains ils ne savent pas non plus êtres gais et conviviaux sans alcool...!), mais admettons! Je vous rappelle qu'au XIXé siècle il y avait des fumoirs pour ça, et on n'aurait pas fumé en public car c'était considéré comme du mauvais goût et comme une mauvaise éducation! De nos jours, les gens fument absolument partout ! Et surtout n'importe où, sans prendre en considération la santé des autres, ou leur sensibilité ! Mon père a fumé tôt, et en voiture nous en étions malades enfants ! Mais il fallait endurer ! Trouvez-vous cela normal ?
DE ROCHAMBEAU
Le 31 janvier 2009 à 13:50
Pour Kazzad : je le prends comme de l'humour au second dégrés
Figurez-vous que j'ai eu très tôt l'occasion de voir des fumeurs mourir dans d'atroces souffrances !
L'expérience des autres peut servir à ne pas répéter certaines erreurs!
Donc à l'âge de 12 ans j'avais déjà pris ma résolution : ne jamais fumer ! Et j'ai toujours respecté cet engagement : je n'ai jamais fumé de ma vie !
Donc je vous retourne votre humour : auriez-vous cette même constance ? Et seriez-vous capable de vous arrêter de fumer ?
DE ROCHAMBEAU
Le 31 janvier 2009 à 14:41
POUR JEF : Premièrement, pourquoi Jef appeler les non fumeurs "des pauvres" ?
Pourquoi attribuer cet épithète aux non fumeurs ? Au contraire ! Quelle chance pour eux !
Moi je plains surtout, tous les fumeurs, qui aimeraient cesser de fumer, mais qui n'y arrivent plus, car ils sont arrivés à un point de non retour ! Ce sont eux qui sont à plaindre, et ce sont eux qui font les frais d'une industrie ravageuse en les ayant attirés, jeunes, dans un piège mortel !
Donc je dirais plutôt "pauvres fumeurs "!
D'autre part, Jef, franchement, n'en rajoutez pas dans la mauvaise foi ! Mettre en parrallèle, liberté et tabac c'est non seulement un non sens, mais surtout une ignominie !
Vous parlez de votre liberté de fumer ! Soit ! Mais que je sache, personne n'est encore venu chez vous pour vous empêcher de fumer !
Votre liberté s'arrête là, où commence celle des autres !
Et à dessein, vous mélangez liberté politique, économique, religieuse, celle des moeurs....mais franchement c'est du n'importe quoi !
Alors si je reprends votre logique, demain je vais descendre les escaliers de mon immeuble entièrement nu, j'irais dans ma rue nu, pour pisser et chier sous les fenêtres de mes voisins, et j'irai volontier chez ma voisine du 3ème pour lui faire subir quelques petites "douceurs" sans lui demander son consentement !
Si une personne qui aime la bière, vient uriner sur votre tête trouveriez-vous cela normal ? Probablement que non, et ça se terminerait sans doute par un pugilat!
Et bien la fumée de votre cigarette c'est pareil ! Si l'urine du buveur de bière est le résidu de sa boisson, votre fumée est le résidu de votre cigarette!
Donc ne parlez pas de liberté à tord ou à travers !
Pensez-vous que c'est une liberté que de courir chaque jour pour aller acheter un paquet de cigarette parcequ'on ne peut plus faire autrement !
Pensez-vous que c'est une liberté, que d'être prisonnier de l'industrie du tabac ? Que d'être prisonnier d'un produit par acoutumance ??
Certainement pas !
Ou alors vous avez une conception très particulière et très écocentriste de la liberté !!
Ce que vous dite est une antienne bien connue !! On attaque ma liberté de fumer !!
Mais Jef, fumez autant que vous voulez, peu m'importe, du moment que vous ne me le faites pas subir !
D'autre part vous avez l'audace de dire que notre système de soins, ne tient qu'à un fil !!
Le comble pour quelqu'un qui défend le droit de pouvoir nuire à sa santé !!
Si notre système coûte cher, entre autre, c'est surtout parceque nombre de gens n'ont aucune considération pour leur corps !
Et que si les gens étaient un peu plus raisonnables, on pourrait déjà éviter les 55 000 fumeurs par an, en France, qu'il a fallu soigner sur le dos de la collectivité, et qui en sont morts quand même !!! Sans compter, tous les autres milliers de fumeurs qu'il faut soigner à vie pour cause de cancer ou d'autres maladies liées aux poumons, ou au coeur !
Alors commencez par balayer devant votre porte !
Ensuite, ah la belle affaire ! Le pollution des villes !! Décidément, vous nous resservez des plats froids !
La pollution des villes existent depuis des siècles, sous différentes formes, et les grandes pestes qui ont décimés des millions d'invidus en Europe, attestent des grandes carences en hygiène !
Oui, les fumées des usines ont fait de grands ravages sur la santé des gens ! Voyez notamment les anciennes cartes postales de Paris, et vous serez édifié sur la noirceur des murs de la ville !
Oui, les véhicules peuvent polluer et rendre malades des asmathiques !
Tout cela s'appelle de la pollution passive !
Mais comparaison n'est pas raison ! Si votre message c'est de dire : "et bien puisque les voitures, les camions, les usines, ont le droit de polluer, alors nous fumeurs nous réclamons aussi le droit de polluer"il y a ici un raccourci qui n'est pas acceptable !
Sans déplacements, sans usines, sans activités, c'est la mort de notre civilisation.Et à la clef, des millions de chômeurs !
Ce qui serait pire au niveau pollution et maladie que la situation actuelle !
Je rappelle quand même, que la quasi totalité des usines, sont obligées de respecter un cahier des charges drastiques pour réduire au maximum la pollution. Les véhicules, sont de moins en moins polluants, du à l'amélioration des moteurs, face à une administration plus restrictive en matière de pollution !
De partout, des voix se sont élévées contre la pollution, pour un air plus propre, pour une vie plus saine !
Ce sont nos enfants, nous , et vous-même qui en profitons !
Il est donc tout à fait normal, que les gens qui fument, participent à cet effort de réduction de la pollution en tous lieux !
C'est juste une prise de conscience juste un peu de civisme !
Voilà Jef, soyez un peu plus prosaïque, il n'est pas necessaire de refaire ni l'histoire ni le monde, pour savoir que fumer est néfaste pour celui qui fume et pour ceux qui sont dans son entourage !
C'est une question de bon sens! Votre liberté n'est pas là où vous pensez qu'elle soit! Votre liberté c'est de vous libérer des multinationales du tabac qui vous ont rendu comme un mouton jusqu'à défendre leurs intérêts ! A ce propos êtes-vous payé par ces industries de la mort ??
Jef
Le 1 février 2009 à 0:30
Merci à vous, Rochambeau, car vos arguments sont intelligents et solides.
Mais je maintiens que si aujourd'hui l'Etat ou mes concitoyens peuvent mettre leur nez dans mes affaires, je pourrai moi aussi, demain, mettre mon nez dans les leurs et leur interdire ceci ou cela, avec les meilleures intentions du monde, au gré des modes qui passent.
La liberté individuelle est fixée à nouveau à chaque génération, et notre génération affirme que la liberté l'intéresse moins que la sécurité et la bonne santé. Ceci est un précédent grave.
Quelqu'un a dit que le tabac est le plaisir du pauvre. De quel droit veut-on m'obliger à renoncer à ce plaisir ? Que je sache la nouvelle loi ne prévoit pas la possibilité d'instituer des fumoirs comme au XIXème siècle, elle l'interdit formellement ! Et la loi n'interdit pas non plus d'autres plaisirs que la morale condamne, et qui nous coûtent des centaines de milliers de malades par MST.
Et la loi met tout le monde dans le même sac : ceux qui fument quelques cigarettes, et ceux qui avalent trois paquets par jour.
La loi est simplificatrice et réductrice. Quand va-t-on interdire la consommation de bière dans les bistrots et celle de vin dans les restaurants, au nom des centaines d'accidents de voiture dus à l'alcool et qui coûtent une fortune à la collectivité ? On pourrait aussi interdire l'usage de l'automobile, et contraindre les gens à utiliser les transports en commun, pour réduire la pollution et diminuer le nombre d'accidents.
Fumer est un plaisir, fumer aide à combattre le stress. Si fumer n'avait que des inconvénients et aucun avantage, personne ne fumerait. Le tabac est un de ces produits que les hommes ont appris à fabriquer à partir de produits de la nature pour agrémenter leur vie (comme les boissons alcoolisées). Il faudrait s'interroger sur l'opportunité de harceler les fumeurs dans un pays qui est le champion de la consommation de produits antidépresseurs par tête d'habitant.
Grégoire
Le 1 février 2009 à 0:47
Détrompez-vous Jef : la loi vous interdit de faire des galipettes en public. Ce qui n'est pas scandaleux, car, cela étant public, ce n'est plus seulement votre affaire ! Même problème avec la cigarette donc. Quant au sacrifice éventuel de "libertés individuelles" au profit du bien commun (dont la sécurité ou la santé peuvent participer), c'est, au niveau des principes, typiquement dans la doctrine d'AF.
Torlak
Le 2 février 2009 à 19:43
Je ne vois pas en quoi ce serait un problème de pouvoir fumer dans certains "pubs" ou certaines auberges, si l'accès est réservé à des adultes consentants par exemple.
Je pense qu'un restaurateur ou un patron de bar devrait-être libre d'autoriser ou non de fumer dans son établissement.
Reinelde Maes
Le 4 février 2009 à 12:45
Bien vu Jef.
J'ose prétendre que fumer est une liberté collective, Grégoire.