Entretien (CR+compléments) : écologie et politique locale

25 janvier 2009 | 1 commentaire

Ce 24 janvier, la section d’Action Française-Artois recevait les élèves du lycée de l'Aa à Saint-Omer pour un entretien sur le traitement des déchets par incinération dans le cadre de leurs Activités Interdisciplinaires (A.I.D.).

Qu’est-ce que l’AF ?
L’Action Française est une organisation politique qui milite pour la protection de la France et des Français, et comme conclusion logique de ce raisonnement, pour une monarchie fédérative.

Quelle est son action au sein du pays audomarois ?
L’AF a participé à la grande manifestation du 13 septembre 2008 qui a réuni plus de 4.000 personnes à Saint-Omer autour du mot d’ordre: « Pas d’incinérateur supplémentaire dans la région ». En effet, le projet d’implantation Flamoval suscite nombreuses réactions au sein des professionnels de santé. Ceux-ci, rassemblés au sein de l’A.P.S.H. (Association pour la Protection de la Santé des Habitants de Saint-Omer), se sont donnés pour mission de sensibiliser la population et d’alerter les pouvoirs publics sur les risques de l’incinération.

Quels sont ces risques ?
L’affiche de l’A.P.S.H. est très pédagogique à cet égard. Comme nous le voyons, les incinérateurs produisent des dioxines. Or, si seule la dioxine dite de Seveso est aujourd’hui unanimement reconnue comme étant cancérigène, toutes ont une influence absolument néfaste sur les sécrétions d’hormones, et donc la fertilité, sont en outre « éliminés » par la mère via le placenta et le lait maternel, provoquant des malformations congénitales sur l‘enfant, et sur le long-terme, atteintes immunitaire et leucémies. Les métaux lourds, eux aussi produits de l’incinération, sont à l’origine de maladies graves chez l’enfant dont la plus connue est sans conteste le saturnisme. Tous ces éléments nocifs se répandent dans l’air que nous respirons et dans l’eau que nous buvons, bien sûr, mais surtout dans le sol d’où sont issus nos aliments, soit directement (légumes et fruits), soit indirectement (lait et viandes). Dans tous les cas, l’homme est soumis à la bioaccumulation des dioxines de par son positionnement en fin de chaîne alimentaire, et subit ainsi de plein fouet les conséquences de sa politique industrielle. Or, cela n’arrangera rien pour la santé des habitants de la région qui compte déjà neuf incinérateurs ! Puisque nous savons tout cela, il ne s’agit plus d’un simple « principe de précaution » que nous devrions appliquer dans l’attente d’études plus poussées, mais, mais comme l’a dit le Dr Richard dans son discours du 13/09, d’un véritable « principe de protection ».

Y-a-t-il une alternative ?
André Bonnier, Président du Syndicat Mixte Flandre Morinie, argue de la supériorité des incinérateurs sur les décharges publiques. Mais c’est choisir délibérément entre la peste et le choléra, et c’est refuser de voir les solutions alternatives qui existent bel et bien ! D’abord, le tri sélectif, évidemment, qui n’est pas loin s’en faut exploité au maximum de nos possibilités. Mais aussi la méthanisation, procédé de biodégradation écologique et économique. Surtout, il faut impérativement réduire nos activités industrielles et revenir à une sobriété traditionnelle à laquelle nous appelle l‘écologie intégrale, afin d’avoir moins de déchets sur les bras à la base et de n‘avoir plus besoin de ce surplus de technologies addictives. Il y a donc bel et bien des alternatives, et le refus de ces gens conduit à adopter de fausses-bonnes idées, des solutions dangereuses qui n‘arrangent rien et ne font que pérenniser la situation plus que précaire dans laquelle nous sommes déjà.

Dès lors, qu’est-ce qui pousse nos élus à poursuivre le projet, malgré tous les risques qu’il comporte ?
Il faut bien voir que derrière tout cela, il y a des intérêts économiques énormes pour tout le monde: André Bonnier et son équipe, d’abord, à qui le poste de grand superviseur procure une rente agréable depuis plusieurs années déjà; et puis les lobbies, à commencer par la société qui a obtenu le marché, j’ai nommé la CNIM (Constructions Industrielles de la Méditerranée). Sans oublier toute l’oligarchie socialiste qui règne en maître dans la région, et qui pour rester en place ne manque jamais une occasion de servir la soupe aux uns et autres, dans la plus pure tradition maffieuse-républicaine.

Qu’est-ce que la monarchie peut apporter à la France en termes de garanties contre l’incinération ?
La monarchie fédérative se caractérise par un double niveau de compétences complémentaires dans l’ordre politique, selon la formule: « l’autorité en haut, les libertés en bas ». Un gouvernement indépendant des groupes d’intérêts comme l’est celui du roi sera tout-à-fait à même de proscrire les entreprises néfastes comme l’incinération à l’échelle nationale tandis qu’à l’échelle provinciale, la réduction du pouvoir central à un rôle d’arbitrage permettra l’émergence d’une véritable démocratie organique qui associerait constamment les citoyens aux affaires qui les concernent en propre, ce qui leur permettrait de rejeter politiquement ce genre de folies et de contrôler leur destin.

Contacter l’Action Française-Artois : afartois@gmail.com
Plus d’informations sur Flamoval, l’incinération et ses dangers : http://www.apshsaintomer.fr/
Contacter l’A.P.S.H. : apsh62@yahoo.fr
96 boulevard de Strasbourg
62500 Saint Omer

Un commentaire pour "Entretien (CR+compléments) : écologie et politique locale"

  1. Saucourt

    Le 25 janvier 2009 à 2:55

    Magistral, bravo !
    Un combat concret, dans laquelle la solution monarchique s'applique parfaitement.
    Nous devons tous nous atteler à montrer que dans de nombreux cas pratiques, le roi fait toute la différence.