Archive pour 2009

[Brunoy - 91] Collage

Jeudi 31 décembre 2009


Les consciences politiques se réveillent à Brunoy, dans l’Essonne. A l’initiative de jeunes militants, un collage a eu lieu mardi soir.
C’est le début d’une implantation dans cette région. Bravo pour cette soirée qui sera certainement la première d’une longue série !
Pour rejoindre les militants de Brunoy et sa région, contactez Donatien : reoui@hotmail.fr

De Mao à Maurras ? (partie 1)

Jeudi 31 décembre 2009

En 1975, quelque part dans Paris, un événement politique plutôt insolite eut lieu qui devait marquer les esprits de quelques uns de ses participants : une réunion publique favorable à l’indépendance nationale du pays fédéra gaullistes de gauche, royalistes néomaurrassiens de la Nouvelle Action Française et… maoïstes ! Cette rencontre n’eut pas de lendemain, mais elle avait aussi donné lieu à des retrouvailles entre des militants de la NAF et certains ex-monarchistes passés chez les « Chinois » comme on appelait parfois les « maos » : ainsi, l’animateur de la feuille « Lys rouge » des années 70-71, Christian M., qui, de la monarchie populaire et de la révolution royaliste avait abouti à la révolution prolétarienne et au culte du président Mao, côtoyait-il à nouveau, un peu confus, ses anciens camarades fleurdelysés…

Aujourd’hui, à part Alain Badiou, les maoïstes ont disparu, au moins politiquement, mais leurs parcours personnels continuent de passionner chercheurs et curieux de la chose politique. Ainsi est-ce le thème d’un petit livre fort intéressant écrit par Jean Birnbaum et intitulé « les Maoccidents » : il est d’autant plus intéressant qu’il évoque à maintes reprises les royalistes et surtout la figure majeure de l’Action Française, Charles Maurras ! Gérard Leclerc y a d’ailleurs déjà consacré deux articles dans « Royaliste », le bimensuel de la Nouvelle Action Royaliste, héritière critique de la Nouvelle Action Française. Et il faut bien constater que le véritable titre aurait pu être « Vers Israël et Maurras, le chemin de paradis des maoïstes français »…

Le parcours de Benny Lévy, dirigeant charismatique de la Gauche Prolétarienne (« le » mouvement maoïste des intellectuels des années 70), est bien connu : devenu secrétaire de Sartre, il va bientôt devenir un des plus grands penseurs contemporains (sinon le plus grand) du judaïsme. La redécouverte de l’héritage juif, de sa richesse, de sa profondeur, marque une rupture avec ce maoïsme propalestinien des débuts qui s’est figé d’horreur avec la tragédie des Jeux olympiques de Munich, en 1972, qui entraîne la mort de plusieurs athlètes israéliens. Elle marque un retour à la Tradition et aux racines d’un peuple, de nature à la fois religieuses et historiques : n’est-ce pas là, toutes proportions gardées, un parcours que Maurras a, lui aussi, entrepris, comme nombre de ses disciples, au point de faire écrire à André Malraux : « Aller de l’anarchie à l’ « Action française » n’est pas se contredire, mais se construire. » ?

A suivre….

Jean-Philippe Chauvin – Son Blog

La soupe du Roi

Mercredi 30 décembre 2009


Le mercredi 23 decembre 2009, à la gare Montparnasse, la soupe du roi spécial Noël s’est déroulée dans une ambiance de fête. Une dizaine de militants monarchistes de toutes les différentes tendances, étaient présents pour servir les « laissés pour compte » de notre régime libérale et consumériste . Une soixantaine de repas  de fête (pintade, fromage, gateau, café, etc) furent servis à la sastifaction de tous !

Ce fut aussi l’occasion de  discuter autour d’un vin chaud avec ces hommes et femmes que la république a décidé de laisser de côté. L’écoute est aussi importante qu’une assiette bien remplie ! Nous pouvons remercier Frederic Winkler pour l’organisation de ces repas. Vous pouvez aider la Soupe du Roi en adressant vos dons à l’adresse suivante :

« Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades », 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI. Pour un virement bancaire : CRCA LES ESSARTS LE ROI , Banque 18206, guichet 00089, n° de compte 509 445 4 001 , n° IBAN FR76 1820 6000 8950 9445 5400 182, BIC AGRIFRPP882. 

Bien évidement, vous pouvez aussi, aider aux futures « Soupes du Roi » en aidant l’équipe directement sur le terrain !

La source du débat républicain…

Mardi 29 décembre 2009

L’autre Prince Jean

Lundi 28 décembre 2009

L’ironie aura voulu qu’à l’instant où le prince Jean de France, duc d’Orléans, dauphin de France, sortait son ouvrage d’entretiens accordés à Fabrice Madouas(1), la République au même moment, nous présentait son « prince » Jean. La première nouvelle aura principalement fait le tour des colonnes de Valeurs actuelles et des ondes de Radio courtoisie, tandis que la seconde a fait la une de tous les journaux: il faut dire que Jean d’Orléans n’a pas, lui, souhaité amuser la galerie, pour se faire mousser.

On peut lire sur la page Faïcebouque du président Sarkozy (on ne sait pas s’il l’a tient lui-même, ou si c’est un groupie de l »UMP qui lui improvise ses messages -prions pour la deuxième hypothèse-): « Jean a fait preuve cette semaine de grandes qualités face à un choix difficile, dans un contexte qui dépassait largement sa seule personne. Il a pris une décision sage et courageuse. Je suis fier de lui. » Il n’y a pas grand mérite à avoir profité de la flagrante influence paternelle pour devenir président du groupe UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, sur un caprice, en évinçant d’un revers de la main le postulant qui était pressenti. Il n’y a pas grand mérite à avoir tenté de briguer une place de président de l’EPAD, connaissant les susdites conditions. Par dessus tout, il n’y a pas grand courage à y renoncer, et de céder ainsi à la vindicte. A son âge, le prince William tentait de se faire engager pour l’Afghanistan. Sa grand-mère, elle, conduisait des camions militaires pour servir l’armée britannique. Attention à ne pas voir du courage n’importe où, surtout quand il n’y en a nulle trace.

« La monarchie, ce n’est pas le retour aux talons rouges et aux carrosses dorés. Est-on bien sûr, en revanche, que la République ait aboli tous les privilèges? Que tous les citoyens soient égaux devant la loi? J’entends parler d’État de droit. J’ai parfois l’impression qu’il s’agit d’un État de passe-droits, où les postes ne sont pas répartis selon les mérites, mais selon les accointances. » Ainsi parle Jean de France (page 216). Toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant récemment existés, ne saurait être que coïncidence fortuite. Car l’affaire Jean Sarkozy n’est pas un épiphonème, mais plutôt l’aboutissement le plus délirant de la République du copinage, sorte de Vérone où les Capulet et les Montaigu se passeraient de la paumade, avec ces cliques dont on ne se sort plus: les Mitterrand, les Giscard, Bernard-Henri Lévy, sa femme, sa fille, le fils d’André Glucksmann, etc.

Toutefois, en régime électif, on n’atteint pas la marche suprême facilement. Il y a dix ans, alors que Jean Sarkozy était un jeune garçon, l’avenir présidentiel de son père, qui venait de subir une dégelée aux européennes, n’était pas du tout tracé. Autant profiter du court quart d’heure de gloire warholien, une fois les sommets franchis, pour placer ses pions: conseil général pour le fils, promotion gratuite du disque de l’épouse, commandes publicitaires à l’ami dévoué Jacques Seguela. Un dauphin, dès sa jeune enfance, sait la fonction, ou plutôt la charge, ou mieux encore le métier (le métier du roi, écrivait Louis XIV) qui lui reviendra. Au roi, on attribue un précepteur: Fénélon, pour le duc de Bourgogne, Aristote pour Alexandre de Macédoine, etc.
Louis XIV, lui, écrivait des Instructions au Duc d’Anjou, son petit-fils. Ça donnait de bons princes au pays, qui parlaient la belle langue -et non pas le goubiboulga cousu de fautes qu’on entend aujourd’hui- qui pensaient clair et marchaient droit. Un roi n’a rien à gagner de la tambouille et de la magouille: il est l’arbitre au dessus de la nation, déconnecté des intérêts d’argent. Il ne se sert pas: il sert.

Le roi s’en va -après son dernier souffle, mais espère que l’État demeurera toujours après lui. C’est sur ses mots que s’éteignit Louis le Grand. Le souci de la perpétuation de la France, Jean dudit pays en parle magnifiquement: « pour tout vous dire, j’aimerais assez que mon pays ne se dissolve pas dans le grand bain de la mondialisation ». Des tracas qui n’ont pas l’air d’envahir plus que cela la Sarkozye, ni d’ailleurs, l’ensemble des équipes qui l’ont précédée depuis une demi-douzaine de lustres.

On préférerait se faire arracher les dents par l’héritier d’une famille de dentistes de mille ans d’existence, que par un arracheur de dents élu au suffrage universel. En politique, ça devrait être la même chose.

F.M – Section de Rennes

(1) Jean de France, un Prince français, Pygmalion, 19,50 euros

[Conférence d'Action française ]
1830-1883 : Une querelle fatale – Légitimistes/Orléanistes

Samedi 26 décembre 2009

Une querelle fatale : Légitimistes/Orléanistes (1ère partie)
envoyé par AFprod2. – L’info video en direct.


Une querelle fatale : Légitimistes/Orléanistes (2ème partie)
envoyé par AFprod2. – L’actualité du moment en vidéo.

Conférence d’Action française donnée par Marc Savina.

Enregistrée le 11 décembre 2009 aux locaux d’Action française.

Joyeux Noël !

Vendredi 25 décembre 2009

Vive l’enfant Jésus; à bas le père Noël !

Jeudi 24 décembre 2009

C’est de façon brusque que Notre Seigneur Jésus-Christ, agneau de Dieu, expulsa les vendeurs de babioles: »Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. » (Luc 19, 45/46). Sommes-nous en meilleur point, toutefois, deux mille ans après Sa résurrection, les pharisiens d’aujourd’hui valant bien ceux d’hier et la masse de babioles à liquider ayant surabondé? Combien d’églises un tantinet touristiques sont l’occasion pour les infidèles de déambuler lorsque l’office est donné, photographiant l’autel durant l’eucharistie, bruissant à tout va, achetant verroteries, pacotilles et on ne sait trop quoi. Les génuflexions de cette réserve catholique feront autant d’effets sur la cheminée que tels Indiens fumant le calumet de la paix. Lorsque les églises ne sont pas touristiques, elles tombent en ruine, puisque les communes ne sont pas capables de financer leur entretien. Donner des coups de hache ahuris dans le séquoia géant, laisser pourrir la forêt qu’il est censé cacher.

Le comble du délire intervient en fin d’année, à l’occasion de Noël, devenu, au fil des ans, non plus la célébration de Sa venue au monde, mais l’ultime plan de relance annuel, dernier demi-point de croissance à aller chercher avec les dents, à coup d’accumulation de gadgets ridicules; mascarade d’une vulgarité abjecte, puisqu’athéisée, donc sans aucun sens, sinon de célébrer l’existence, née d’un enchainement de coups de bol chimiques, de l’humanité. On voit des foyers illuminer de mille feux (de paille) leur demeure, lorsque Dieu, daignant se faire homme pour en partager la condition, se contentait de l’étable d’une auberge, qui avait du gratin bien plus prestigieux à accueillir dans la salle commune. Si Dieu voulait naitre de nouveau en ce monde, combien d’entre nous, d’ailleurs, Lui ouvrirait la porte; combien couperait le courant des guirlandes, pour Lui installer un radiateur électrique, le soir de Noël?

La nature a horreur du vide, toutefois, et le socle des statues d’hier ne peuvent rester infiniment vides. Les figures de la Sainte Famille, Jésus Christ-Roi, ont laissé place, dans une certaines mesures, aux idoles du temps, relayées par la crèche cathodique: Obama, Mickaël Jackson, Johnny Hallyday (« l’idole des jeunes »), le dernier phouteballeur à la mode, sans compter le Père Noël, premier mensonge dans lequel les parents souhaitent éduquer leurs enfants; Père Noël, allégorie sublime de la goinfrerie consumériste, de la pseudo-égalité destructrice qui a abattu les inégalités protectrices, de l’iniquité démocratique libérale qui promet à tous ce que tout le monde ne peut s’offrir, alors que le Christianisme, lui, est la religion des plus humbles (et même une religion d’esclaves), et de ceux qui donnent leur bien et leur vie, pour Dieu.

Les marchands ne s’encombrent plus: c’est bien le Temple, cette fois-ci, qu’il faut expulser. L’Église, dernière entrave à la jouissance et à la fornication mondialisée -l’humilité et la retenue n’étant point bonnes pour la consommation-, Sa Sainteté le Pape, appendice gênant de l’ancien monde que l’on bat comme un chien lorsqu’il a le malheur de ne pas donner sa bénédiction aux caprices d’un temps, sont la seule subversion possible et imaginable, face à la débandade libérale et à la décadence libertaire, têtes d’un même hydre qui font semblant de se regarder en chien de faïence, pour alimenter la kermesse électorale.

F. Magellan (21-XII-2009) – Section de Rennes

Fuck you, Orwell

Jeudi 24 décembre 2009

Auteur : Police du Monde Parodique

[Maurras.net] Maurras et le Félibrige

Mercredi 23 décembre 2009

Cette étude, Maurras et le Félibrige, de Victor Nguyen, dont une première version avait été présentée sous forme de communication orale le 9 juin 1977 lors d’une rencontre organisée au château de Barroux sur le thème « Félibrige et Régionalisme », a été publiée en trois parties, au cours des années 1979 et 1980, dans la revue la France Latine. Nous en reprenons ici le texte seul, dépouillé de ses 143 notes dont le volume cumulé représente environ trois fois ce texte lui-même.

Partant de l’évocation du Félibrige proprement dit et de la jeunesse de Maurras, marquée par ses premières rencontres avec Mistral et par la fameuse Déclaration des jeunes Félibres fédéralistes de 1892, Victor Nguyen remet dans sa perspective historique l’incessant combat que dut livrer l’auteur de L’Idée de la décentralisation, contre lui-même, ses proches et les événements, pour expliquer et incarner sa synthèse entre nationalisme et régionalisme, autorité en haut, libertés en bas ; de là, notre auteur passe vite à l’analyse des origines et de la dynamique du mouvement occitaniste tout entier, depuis ses rapports avec l’Action française jusqu’aux convulsions existentielles qui le secouent au moment de la rédaction de l’étude.

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