La solution pratique : la démocratie de consommateurs

7 décembre 2008

"Il est simple de substituer l’Etat-patron et dictateur à tous les patrons du capitalisme. Il l’est beaucoup moins de trouver les nouvelles formes de la vie sociale. L’erreur commise jusqu’ici par le socialisme non étatique, par le syndicalisme révolutionnaire, par les anarchistes et communistes libertaires a été de penser qu’il fallait réaliser la démocratie dans [...]

"Il est simple de substituer l’Etat-patron et dictateur à tous les patrons du capitalisme. Il l’est beaucoup moins de trouver les nouvelles formes de la vie sociale.

L’erreur commise jusqu’ici par le socialisme non étatique, par le syndicalisme révolutionnaire, par les anarchistes et communistes libertaires a été de penser qu’il fallait réaliser la démocratie dans l’usine par l’élection directe des responsables par les travailleurs.

Une démocratie de producteurs, générale ou cellulaire, est impraticable pour une raison fondamentale, les nécessités de la production exigent à la direction l’unité de responsabilité;

Toutes les difficultés tombent à partir du moment où l’on conçoit la société socialiste comme une démocratie de consommateurs.

Cette démocratie de consommateurs qui sera beaucoup plus une démocratie sociale directe qu’une démocratie économique n’aura pas pour objectif de diminuer la production, de « résorber le chômage », de donner du travail aux hommes. Elle aura au contraire comme objectif d’augmenter indéfiniment la masse des produits consommables, d’accroître à cette fin la puissance mécanique, et de diminuer parallèlement le temps de travail.

La société sera désormais conçue comme une fédération de coopératives communales avec gestion à la base."

Georges Valois

Dans une société de consomation, (bien) consommer devient un acte politique.

Vu sur Z

[Nos Maîtres] Portrait de Orwell

5 décembre 2008

Damien Le Guay nous invite à redécouvrir d’urgence l’œuvre de l’écrivain anglais George Orwell (1903-1950), et notamment sa pensée politique. Homme de gauche, épris de liberté, Orwell nous incite incite à défendre le sens moral. Orwell nous donne de belles leçons de civilité, avec cette méfiance vis-à-vis des grands systèmes, ce souci des libertés de [...]

Damien Le Guay nous invite à redécouvrir d’urgence l’œuvre de l’écrivain anglais George Orwell (1903-1950), et notamment sa pensée politique. Homme de gauche, épris de liberté, Orwell nous incite incite à défendre le sens moral. Orwell nous donne de belles leçons de civilité, avec cette méfiance vis-à-vis des grands systèmes, ce souci des libertés de proximité, ce goût de la décence et cet attachement pour les fidélités, qui nous font membres d’une communauté. Une leçon pour tous ceux qui souhaitent cultiver leurs vigilances spirituelles et politiques.
Pourquoi 1984 et L’Archipel du Goulag resteront-elles comme les œuvres du XXe siècle ayant contribué le plus efficacement à dénoncer la réalité abjecte du monde totalitaire ? Pour avoir relaté en détail l’expérience singulière d’individus les plus ordinaires, brisés par le système concentrationnaire. Pour avoir fait œuvre d’écrivain en luttant contre toutes les putréfactions du langage, et en jetant des torches dans les abîmes politiques du siècle.

Ecouter ici.

Lorsque l'orateur dit démocratie comprendre "Etat de droit"... quelques réserves mises à part cette émission peut constituer une utile écoute.

A lire: Orwell, anarchiste Tory : Suivi de A propos de 1984 , de jean-Claude Michéa, éd Climats.
Via Z.

[Otan-Atlantisme] Richard Labévière, un journaliste licencié pour sa liberté de parole

5 décembre 2008

L'écrivain et journaliste Richard Labéviére, spécialiste reconnu du Moyen-Orient, auteur de nombreux ouvrages consacrés au terrorisme et à la question palestinienne, dénonce les raisons, selon lui, de son licenciement par RFI le 12 août 2008. Nota bene : un site web, destiné à collecter des signatures de soutien envers le journaliste, est ouvert. www.ipetitions.com/petition/Labeviere2008 sans [...]

L'écrivain et journaliste Richard Labéviére, spécialiste reconnu du Moyen-Orient, auteur de nombreux ouvrages consacrés au terrorisme et à la question palestinienne, dénonce les raisons, selon lui, de son licenciement par RFI le 12 août 2008.


Nota bene : un site web, destiné à collecter des signatures de soutien envers le journaliste, est ouvert.

www.ipetitions.com/petition/Labeviere2008

sans oublier l'objet du "crime" de Labévière : son entretien avec Bachar El Assad ici

Tous en garde-à-vue

4 décembre 2008

On a mis en détention provisoire, sans preuves, après ces quatre jours de garde-à-vue qu’autorise la loi dite Perben II sur la répression du terrorisme, des jeunes gens que l’on accuse de sabotage de voies de chemin de fer, simples suspects qui, même s’il était avérés qu’ils soient les auteurs de ces actes de malveillance, [...]

On a mis en détention provisoire, sans preuves, après ces quatre jours de garde-à-vue qu’autorise la loi dite Perben II sur la répression du terrorisme, des jeunes gens que l’on accuse de sabotage de voies de chemin de fer, simples suspects qui, même s’il était avérés qu’ils soient les auteurs de ces actes de malveillance, n’auraient, Dieu merci, aucune vie humaine sur la conscience.
Sans preuve, on les embastille, sur des intentions prêtées. Par une simple loi des suspects.
Aujourd’hui, on risque vingt ans de réclusion pour avoir critiqué l’État et la société contemporaine. En revanche, pour ces pseudo-génies mathématiques que sont les inventeurs de la titrisation des subprimes, qui auront ravagé la vie de beaucoup de monde, on ne sache pas que quelque peine ait été prévue. Pourtant, ce sont ces adorateurs de Mammon que l’on encourage dans leur délire de toute-puissance qui mériteraient plus sûrement qu’on les juge, s’il fallait choisir. (...)
Jacques de Guillebon, la Nef n°199 de décembre 2008

Lire la suite sur le site de la Nef

Le grand duc du Luxembourg ferme contre l'euthanasie

4 décembre 2008

Le Luxembourg est aujourd'hui face à une crise institutionnelle majeure : le grand-duc Henry, souverain depuis 2000 du Luxembourg, préfère perdre une partie de ses pouvoirs plutôt que de céder à la culture de mort. A l'image de son oncle Baudouin 1er de Belgique, le grand-duc donne une magistrale leçon de ce que doit être [...]

Le Luxembourg est aujourd'hui face à une crise institutionnelle majeure : le grand-duc Henry, souverain depuis 2000 du Luxembourg, préfère perdre une partie de ses pouvoirs plutôt que de céder à la culture de mort.

A l'image de son oncle Baudouin 1er de Belgique, le grand-duc donne une magistrale leçon de ce que doit être l'exercice du pouvoir, affaire de conscience et charge d'âmes. Alors que le parlement luxembourgeois à voté récemment une loi légalisant l'euthanasie, le souverain a annoncé qu'il ne signerait pas ce texte pour des raisons de conscience, faisant ainsi usage courageux de son devoir de prince, la constitution du Luxembourg lui permettant et demandant de "sanctionner et promulguer" les lois.

On s'en souviendra, en 1990, Baudouin avait été jusqu'à mettre son règne en jeu et abdiquer son titre de roi des belges pour tenter d'empêcher que le royaume ne sombre à son tour dans le déni du plus fondamental droit de l'être humain, celui de vivre.

Presque 20 ans plus tard, et à l'heure où la France est, elle aussi, confrontée au lobbyisme d'une malhonnêteté insoutenable des associations réclamant la légalisation du prétendu "suicide assisté" ( Comme celui de Stavisky ou de Robert Boulin peut être ? ) fendons-nous d'un sobre et sincère "Merci votre Altesse".

Par ailleurs, nous ne pouvons qu'être écœurés de l'attitude des parlementaires luxembourgeois qui ont déjà annoncé une révision constitutionnelle supprimant la possibilité du grand duc de sanctionner les lois, ne lui laissant le soin que de les décorer d'une signature. Une telle modification est inacceptable, faite par dessus la jambe pour arranger les affaires de ces politicards qui ne voudraient surtout pas se donner la peine de faire leur travail, d'accepter la décision de leur souverain et d'en tirer les conséquences. Comment pourraient-ils comprendre, ces pantins bien semblables à ceux qui nous gouvernent, à Paris comme à Bruxelles, que l'honneur du prince est là, dans le sacrifice de son pouvoir ? Envisagent-ils seulement que l'on puisse encore voir dans l'exercice des responsabilités publiques autre chose qu'un travail pas trop fatiguant et très bien payé ? On en doute...

V.Chalmel

Charlie-Hebdo... de l'insolence à la révérence

4 décembre 2008

Charlie hebdo se fait hara kiri


Charlie hebdo se fait hara kiri

« Ultra gauche » rafle chez les hommes libres ?

3 décembre 2008

Soyons clair, nous ne pouvons cautionner les actes de sabotage perpétrés contre le réseau ferré SNCF. Cependant, que ce soient les activités du groupe interpellé (auto gestion, critique de la modernité, lutte contre la mondialisation), comme leur tentative de culpabilisation par les médias et les politiques, ils ne peuvent attirer que notre curiosité, voire notre [...]

http://sigurson.wifeo.com/images/menotte.JPG Soyons clair, nous ne pouvons cautionner les actes de sabotage perpétrés contre le réseau ferré SNCF. Cependant, que ce soient les activités du groupe interpellé (auto gestion, critique de la modernité, lutte contre la mondialisation), comme leur tentative de culpabilisation par les médias et les politiques, ils ne peuvent attirer que notre curiosité, voire notre sympathie.

Car on ne peut que s’étonner du silence assourdissant des médias et sur le devenir des dix membres interpellés, et sur celui de la garde à vue, le résultat des perquisitions étant affligeant et de mauvaise foi. Après le battage médiatique faisant planer le spectre d’une nouvelle bande à Bader ou Fraction Armée Rouge, la chape de plomb médiatique est retombée, pas plus d’infos non plus sur la manifestation de soutien à Julien C « meneur » du groupe et qui s’est soldée par une arrestation générale des manifestants.

Outre la démarche fort intéressante du mouvement (localisme ré-enraciment, développement de la convivialité), le traitement de l’affaire, et le montage journalistique n’est pas sans rappeler l’affaire des Irlandais de Vincennes (http://enquetedeverite.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/04/01/l-affaire-des-irlandais-de-vincennes.html) ou comment monter une grosse entourloupe avec rien. Car quelles étaient les présomptions de la presse ? Somme toute, rien que de très banal, que l’on pourrait nous reprocher aussi : ils ont participé aux grandes manifestations contre la mondialisation (qui n’a jamais participé à des manifestations)… manifestations en marge desquelles il y a eu des violences… de là à les en tenir responsables, la presse ne fait qu’un pas. Ils tiennent des blogs et des sites et même des propos subversifs (qui n’en tient pas ?), ils ont du matériel d’escalade, et de quoi faire des bombes (qui n’a pas de sucre, de l’ammoniac ou du désherbant chez lui… surtout à la campagne). Et en plus, comble du comble, ils ont même des livres (que celui qui n’a pas quelques livres de Maurras ou de Marx lève la main, la boutique est ouverte).

Bref, en gros, que ce soient les identitaires il y a quelques mois condamnés de façon inique, ou « l’ultra gauche » (dont ils ne se revendiquent pas d’ailleurs), aujourd’hui, le couperet totalitaire rase de plus en plus près de la « pensée normale », réduisant peu à peu le champ du balancier (un coup à gauche, un coup à droite), et présente notre monde actuel capitaliste, mondialiste, libéral, comme la seule possibilité pour les mille ans à venir…

Dénonçons dés aujourd’hui l’injustice qui est faite à ces gens, car non seulement demain cela sera sans doute notre tour, mais surtout, parce qu’il est sain de défendre ceux qui cherchent… et qui parfois se trouvent, pour proposer des alternatives réelles au monde pourri dans lequel nous vivons.

Adrien Charvet

Ecolo mais pas trop

2 décembre 2008

C’est la grande bonne nouvelle du moment, et ça fait chialer Marianne - le journal : les Français prennent leurs responsabilités in concreto face à la crise environnementale et se mettent à des modes de vie plus sains. Car s’il se réjouit de ce que « l’écologie commence à faire son chemin dans nos sociétés d’hyperconsommation », [...]

http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/img/allaitement.jpg

C’est la grande bonne nouvelle du moment, et ça fait chialer Marianne - le journal : les Français prennent leurs responsabilités in concreto face à la crise environnementale et se mettent à des modes de vie plus sains. Car s’il se réjouit de ce que « l’écologie commence à faire son chemin dans nos sociétés d’hyperconsommation », c’est pour déplorer aussitôt que les femmes reviennent à des pratiques jugées archaïques, « l’âge de pierre », au premier rang desquelles : l’allaitement… En somme il faudrait être vert dans sa tête sans mise en pratique concrète, surtout ne pas aller au-delà du simple credo écolo.

Avec une mauvaise foi incroyable, le fanzine progressiste dénie toute crédibilité aux dernières études en la matière, qui démontrent les bienfaits de la présence maternelle et de son implication auprès de l’enfant pour celui-ci, tout particulièrement dans les premiers temps de la vie. Mais que voulez-vous,
ces gens-là n’ont pas besoin de savants. La féministe Badinter voit par ailleurs dans ce mouvement un retour dans le passé séculaire. Or, avec Marianne, c’est chaque semaine qu’on refait 100 ans en arrière : de la chasse aux obscurantistes cléricaux, à la mise au grand jour de complots royalistes et catholiques jusque dans les rangs du gouvernement, ce ne sont que vielles lunes et idéaux fous meurtris par le temps comme par les faits.

L’allaitement « pas adapté » au monde moderne ? Mais à choisir, n’est-ce pas plutôt à ce dernier de se soumettre au bon sens, une fois pour toutes, que d’imposer sa dictature ? Le sens de l’Histoire est une chimère, ses propagandistes des dogmatiques entravés par une vision tronquée des choses, entraînés dans une irrésistible fuite en avant et, partant, incapables de préférer le bien passé aux maux futurs quand celui-ci se présente. Chimère aussi, la liberté qu’on nous vend : ici, la femme perd surtout la liberté d’être exploitée par ceux-là mêmes qui se sont battus pour sa « libération », trop heureux de disposer de cette manne servile. Mais l’égalité des conditions est un vœu pieux qui enfonce la société dans une impasse et la détourne du vrai problème : les femmes ont tout à gagner en effet à laisser là une liberté mortelle pour un faisceau de libertés concrètes au premier rang desquelles : la maternité et la formation de l’enfant, le fruit de leurs entrailles. Il est d’ailleurs symptomatique qu’elles en soient généralement empêchées par une situation économique qui ne permet plus de vivre avec un seul salaire, avec le concours de l’Etat : main-mise sur l’éducation, fragilisation de la famille, voilà la source du soft-totalitarisme néospartiate français.

Reinelde Maes

Pour comprendre l'Orient compliqué...

2 décembre 2008

Ce soir ou Jamais - Michel Collon : la voix de la dissidance


Ce soir ou Jamais - Michel Collon : la voix de la dissidance

Fiançailles du prince Jean de France

30 novembre 2008

Communiqué du comte de Paris : Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Duchesse de Montpensier ont la joie d'annoncer les fiancailles de leur fils S.A.R. le Duc de Vendome avec Dona Philomena de Tornos y Steinhart Fait a Paris le 28 novembre 2008

Communiqué du comte de Paris :

Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Duchesse de Montpensier ont la joie d'annoncer les fiancailles de leur fils S.A.R. le Duc de Vendome avec Dona Philomena de Tornos y Steinhart Fait a Paris le 28 novembre 2008