19 décembre 2008
A l'heure du passage de flambeau à la tête de l'UE entre la France et la République Tchèque, les heurts se multiplient entre Bruxelles et Prague. Plus précisément, c'est au château de Prague, ou siège le Président tchèque, que s'incarne la fronde contre le totalitarisme ordinaire de l'Union Européenne. Le Président Vaclav Klaus, en effet, [...]
A l'heure du passage de flambeau à la tête de l'UE entre la France et la République Tchèque, les heurts se multiplient entre Bruxelles et Prague. Plus précisément, c'est au château de Prague, ou siège le Président tchèque, que s'incarne la fronde contre le totalitarisme ordinaire de l'Union Européenne.
Le Président Vaclav Klaus, en effet, est pour le peuple tchèque l'icône de l'opposition à l'Union. On le sait, les Tchèques sont l'un des peuples les plus eurosceptiques des 25 et les 6 mois à venir, au cours desquels ce pays "dirigera" l'Europe, ne promettent aucun changement de ce coté-là, d'autant plus que les relations avec les instances françaises auprès de l'Union ont offensé gravement la République d'Europe centrale, et ce à plusieurs reprises.
Tout d'abord, et ça n'étonnera personne, une sortie de piste de Monsieur Sarkozy, qui a encore suggéré mardi l'idée d'un directoire des plus puissants pays du continents, qui pourrait contourner la présidence Tchèque, insulte envers l'ensemble des pays de l'Union qui en serait exclus, et que les Tchèques n'ont pas laissée passer. Les voix des principaux dirigeants du pays, du Président au ministre des affaires étrangères Karel Schwarzenberg ( d'une famille princière Austro-Hongroise ) se sont immédiatement élevées, pour rappeler en particulier que face aux tensions avec la Russie, l'Europe gagnerait à préférer à l'amateurisme sarkozien un réel savoir faire, leçon de real-politik de la part de ces Tchèques, qui s'affirment comme "fiers" et unis en tant que nation, et rappellent que les Russes, ils les connaissent pour les avoir supportés pendant près d'un demi siècle, et -chose tout-à-fait exacte- que l'Europe ferait bien de compter sur ses membres les plus orientaux pour mener les relations avec la Russie.
Même le premier Ministre Mirek Topolanek, figure pro-européenne sur la scène politique Tchèque, s'insurge: "La plupart des grands pays succombent à l'impression d'avoir une responsabilité plus importante que les autres. Mais les Tchèques sont un peuple fier et nous ne souffrons pas de complexe d'infériorité."
Pourtant issu du même parti que le président Klaus, Topolanek en est un adversaire affiché, en particulier sur la question européenne, amenant en particulier Monsieur Sarkozy à tenter d'en faire le maillon faible des interlocuteurs Tchèques dans ce dossier. La difficulté étant qu'il partage de façon assez floue l'exercice des affaires étrangères avec son Président (d'ordinaire plus un symbole moral de l'unité de la nation tchèque, et fort par son influence ) qui l'accompagnera certainement lors de ses déplacements européens pour ne pas laisser étouffer la flamme de l'indépendance tchèque.
Le deuxième affront infligé aux Tchèques vient précisément du député vert Cohn-Bendit, connu pour ses passes d'armes avec Monsieur Sarkozy, aux allures de sketchs répétés à l'avance par les deux larrons. En effet, le Président Klaus refuse que le drapeau de l'Union ait la primeur sur celui de son pays à la flèche du château de Prague. Alors que pour les institutions françaises, c'est un concours permanent à celui qui mettra le plus de drapeaux étoilés et le moins de drapeaux français, le président Tchèque en fait un symbole, et l'a fait retirer des bureaux de nombre de ses collaborateurs. Ce bras de fer s'est soldé par la double offense de l'infâme Cohn-Bendit à l'égard de ce chef d'Etat étranger, avec la remise d'un drapeau européen pour le "tester" et l'invective au Parlement de Strasbourg. En se comportant ainsi comme en pays conquis, Cohn-Bendit fait honte à la nation Française toute entière ! Les blagues de potaches et l'outrage à un chef d'Etat sont intolérables, et, comme le rappelle Monsieur Klaus, dénotent une insolence et un irrespect qui n'ont pas leur place dans l'Union entre égaux pour laquelle tente de se faire passer l'UE, et révèlent une relation entre les états avilissante que la République Tchèque à subi pendant 40 ans sous le joug soviétique.
Le président du Parlement, Hans-Gert Pöttering estime que "Comparer l'Union européenne à l'URSS est inadmissible !" Eh bien il faudrait veiller à ce que votre union cesse d'utiliser les même méthodes !
Les élus tchèques apparaissent tous bien plus conscients de leur devoir que notre Président, qui affirmait -au sujet d'Angela Merkel- contre tout les constats de son bilan européen, que lui aussi "avait été élu pour protéger les intérêts des Français". On pensait qu'il l'avait oublié, nous prenons bonne note, ce n'est donc pas affaire d'inconscience ou d'incompétence, mais bien de trahison !
On n'ose espérer pour 2009 un second printemps de Prague, mais continuons chaque jour en union avec la nation tchèque à rejeter le totalitarisme ordinaire.
V. Chalmel
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18 décembre 2008
On sait ce que les zélateurs républicains infligèrent jadis à l’Eglise et aux fidèles, en France plus qu‘ailleurs : les improbables parenthèses des monarchies parlementaires et des deux Empires mises à part, voici que la confiscation des biens ecclésiaux, le génocide vendéen, les exactions communardes, les inventaires, les fiches - le tout encore agrémenté de [...]
On sait ce que les zélateurs républicains infligèrent jadis à l’Eglise et aux fidèles, en France plus qu‘ailleurs : les improbables parenthèses des monarchies parlementaires et des deux Empires mises à part, voici que la confiscation des biens ecclésiaux, le génocide vendéen, les exactions communardes, les inventaires, les fiches - le tout encore agrémenté de provocations et de brimades aussi diverses que récurrentes - s’enchaînent dans une logique trop rigoureuse pour relever du simple hasard. Mais aujourd’hui, parce que le contrôle paraît moins pressant et la répression moins sanglante, la masse des commentateurs trouve à gloser sur la « maturité du régime », lequel aurait enfin trouvé, après de longs et douloureux tâtonnements, le point d’équilibre entre intransigeance laïciste et libéralisme relativiste.
De très nombreux nationalistes vont jusqu’à considérer ce dernier aspect comme primant sur l’autre, et que cette « tolérance » excessive et mal-placée à l’égard des sectes de toutes sortes serait même là la source de nos maux, ce qui serait évidemment de nature à disqualifier tout combat actuel pour la « liberté religieuse ». Tout au contraire. Car au-delà des interrogations légitimes pesant sur les rapports religion-politique dans ces systèmes plus ou moins exotiques, il n’est pas douteux qu’aujourd’hui la puissance de communautés culturelles étrangères à notre pays met à mal l’unité politique de celui-ci, rompant le fragile équilibre autrefois consacré par nos rois après la montée en puissance du protestantisme et les guerres de religion fratricides. Ainsi, il existe un réel danger pour la liberté religieuse des personnes vivant au sein des ghettos homogènes, abandonnées qu’elles sont par la puissance publique. Pour ne pas se trouver oppressant l’une ou l’autre des populations en présence, un gouvernement digne de ce nom devra reprendre le contrôle des migrations qui traversent le sol de France et des propagandes sectaires auxquelles se livrent en toute licence les richissimes Marchands de foi et autres lobbies bien intentionnés.
La question de la légitimité de la liberté religieuse résolue, se pose celle de son effectivité. Et de ce côté-là, la république œcuménique n’a pas perdu de sa nuisance pour l’Eglise. Vivant des divisions, guettant l’émergence de nouveaux partis et de nouvelles guerres, la république se révèle bien incapable de protéger la foi publique et la tradition française. Dans les médias, ça va de la réprobation indignée et petite-bourgeoise quotidienne du service public à la soupe épaisse des laïcards de Marianne et Charlie, avec son lot hebdomadaire de caricatures blasphématoires, insultes et horions que le manque d’originalité dispute à la haine. À l’école, c’est le monopole de l’éducation étatique ou du « sous-contrat », qui limite à des degrés certes divers la liberté éducative des parents et celle religieuse des enfants, résultat d’un bon siècle de mainmise, de déresponsabilisation et de dépendance financière. La prodigalité de l’Etat, le nombre des taxes et la rigueur forcée et généralisée des foyers nous empêche enfin d’accomplir comme nous le pourrions ce devoir de charité chrétienne par lequel nous rachetons nos pêchés.
Comme les Empereurs antiques, la démocratie religieuse est un dieu jaloux, qui reproche à l’Eglise son indépendance et l’indépendance d’esprit auquel elle astreint ses fidèles : « S'agenouiller devant l'Eucharistie c'est professer sa liberté : celui qui s'agenouille devant Jésus ne peut pas et ne doit pas se prosterner devant n'importe quel pouvoir temporel, aussi fort soit-il. » dixit S.S. Benoît XVI. Le refus de l’assujettissement a signé son martyre. Aujourd’hui plus que jamais, en ces temps de « laïcité positive », il est bon de rappeler aux chrétiens-démo que la Gueuse ne sera jamais l’amie de la Foi.
Reinelde Maes
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17 décembre 2008
On nous apprend ce matin que Breteau fait de nouveau parler de lui; voilà un homme qui aime les claques car, à coup sûr, le Gouvernement français va bien devoir faire en sorte qu'on n'en parle pas trop. Sur le site www.archedezoe.fr/, le "gourou" de la "secte" revient sur l'affaire qui lui a valu 5 [...]
On nous apprend ce matin que Breteau fait de nouveau parler de lui; voilà un homme qui aime les claques car, à coup sûr, le Gouvernement français va bien devoir faire en sorte qu'on n'en parle pas trop. Sur le site www.archedezoe.fr/, le "gourou" de la "secte" revient sur l'affaire qui lui a valu 5 mois d'incarcération au Tchad, et un torrent de quolibets de la merdaille journaleuse qui tete au sein de l'AFP et qui préfère répéter ce qu'on lui dit de dire, plutôt que risquer de froisser certaines puissances contre lesquelles elle aime à s'insurger dans le vent à l'heure de l'apéro.
Ce n'est pas que je suis un partisan de Breteau (de mauvais esprits voudront sans doute affirmer le contraire et fustigeront, une fois n'est pas coutume, la dérive de certains vers la monstrueuse sympathie gauchisto-marxo-maçonnique), mais la candeur de cet homme tend à révéler une vérité qu'il assimile, mais dont il ne tire pas les conséquences.
Car si lui et les gens qui le suivent me semblent assez lucides quant à l'hypocrisie du droit international, jamais, au grand jamais, il ne voudra admettre que ledit droit est la cause de ce qu'il dénonce, à savoir que "Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui sont en fait les cinq plus grands marchands d'armes de la planète, se complaisent à entretenir (voir parfois même à créer) des conflits interethniques qui permettent de maintenir des régions en état de sous-développement permettant ainsi de s'accaparer des ressources naturelles (pétrole, uranium, minerais) à moindre coût !". Mais de rajouter: " Conformément aux déclarations universelles des droits de l’homme et des droits de l’enfant, à la convention de Genève de 1949, aux conventions de 1951 et 1989 définissant les droits des réfugiés de guerre, à défaut de pouvoir (ou de vouloir) imposer la paix, nous pouvons encore sauver la population du Darfour en l'évacuant des zones de massacres et en lui offrant le droit d’asile dans des pays en paix en Europe et en Amérique. Le droit international le permet (...)" Qu'il me permette d'en douter fortement.
Car la véritable question que pose "l'affaire de l'Arche de Zoé", ce n'est pas tant la question de l'ingérence associative; en ce cas, Breteau est en contradiction entre ses actes et ses convictions. L'invention kouchnerienne du "droit d'ingérence" est une sottise dans les termes, qui contredit la notion même de droit en tant que l'on permet une chose et son contraire.
Au-delà de cette illusion, l'affaire pose en fait deux éminentes questions: d'une part, l'aspect "sinistre" de ce que l'on nomme la colonisation, à savoir l'occupation d'un pays et sa domination en vue de profiter de ses richesses naturelles, a-t-il disparu avec la décolonisation? Et d'autre part, doit-on faire disparaître la question de l'aspect civilisateur de la colonisation?
A la première question, on est forcé de répondre non sans hésiter: la décolonisation n'a jamais eu lieu. Elle est passé d'un mode direct à un mode indirect. Le site revient dans l'une de ses parties à cette notion de Françafrique, projet politique prôné par Houphouët-Boigny (qui n'a pas seulement été, comme il est mentionné, "ancien président de la Côte d'Ivoire", mais surtout ministre de la France et cosignataire de la cinquième république). Vers 1960, De Gaulle avait confié à l'un de ses ministres: "Maintenant, nous devons nous tourner vers l'Europe. Car l'ère des continents organisés succède à l'ère coloniale". Ce n'était pas pour abandonner les avantages coloniaux, il s'agissait juste de s'arranger avec les règles nouvelles qui se mettaient en place. La françafrique, ce n'est pas l'entente cordiale entre la Françe et ses anciennes colonies. Ce serait plutôt "une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisé sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’Aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système autodégradant se recycle dans la criminalisation." Sur ce point, on est d'accord avec Verschave, cité dans le site. (Après, à savoir si ce système est "naturellement hostile à la démocratie"...)
A la seconde question - et celle-là, Breteau ne se la posera jamais et c'est bien dommage -, nous répondons non sans hésiter. On fait partie de ces salopards qui considèrent que la colonisation a eu des aspects positifs, et en particulier au niveau civilisateur contre des régimes inacceptables. Et Breteau de se lamenter: "Seule une décision courageuse de toute la communauté internationale, il y a plusieurs années, aurait pu faire sombrer ce régime dictatorial barbare." Tirons les bonnes conséquences: si le régime de Khartoun est "barbare", quel mal y'a-t-il à le renverser au nom de la Justice? Ce droit international auquel on voudrait demander des comptes, n'est pas là pour rendre justice. C'est un outil qui permet, au contraire, de saper toute possibilité de régulation et c'est ce que nos "cariteux" ne veulent pas saisir:ce droit qu'elle sacralise ne sert qu'à entretenir la situation qu'ils dénoncent, devenant effectif le jour où une Nation s'arroge le droit de corriger le tir des intérêts internationaux, et permettre aux bénéficiaires de ces intérêts de justifier le chaos qu'ils répandent volontairement. Caduque au Soudan comme au Tibet ou en Birmanie, il s'éveille subitement pour agresser l'Irak ou la Serbie. Le droit international, c'est la nouvelle méthode indirecte de la colonisation à but lucratif, qui bave de bons mots pour permettre au néo-colonialisme d'entretenir le désordre là où cela est utile.
Il est là, le fond de l'affaire. Des preuves? L'affaire elle-même. Le Soudan entend parler Kouchner qui fixe, au début de son mandat, le Darfour comme une priorité. Il fait immédiatement arrêter une opération humanitaire et somme la France d'y réfléchir à deux fois; diabolisation de l'association dont l'Etat se désolidarise après l'avoir soutenue. Incarcération et relaxe en un temps record. Ah, les cochons! Et nous qui avions pris cela pour de l'ingérence...
Il est bon ton de verser des larmes de crocodile sur la France coloniale, qu'on associe toujours à l'esclavage et à la domination cupide. Mais la colonisation, mon bon, ce n'est pas un état, c'est un mouvement. Si la France d'aujourd'hui décidait, prise d'un coup de folie, de renverser la dictature islamiste de Khartoun et d'instaurer au Soudan un protectorat pleinement assumé, le temps de permettre à la nation de développer ses possibilités d'autonomie contre le sapage international, devrait-on parler d'ingérence ou de libération? Que les fans d'Idriss Déby lèvent le doigt.
Nils Leroy
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16 décembre 2008
Nous ne pouvions, à l’évidence, laisser passer la Journée internationale des Droits de l’Homme sans faire paraître quelque commentaire acide et agacé, comme tous les observateurs un tant soit peu lucide de ce siècle. A cet égard, la réaction de Nation Presse, quoiqu’assez complète, appelle quelques précisions. Morceaux choisis : « Et les idiots utiles [...]
Nous ne pouvions, à l’évidence, laisser passer la Journée internationale des Droits de l’Homme sans faire paraître quelque commentaire acide et agacé, comme tous les observateurs un tant soit peu lucide de ce siècle. A cet égard, la réaction de Nation Presse, quoiqu’assez complète, appelle quelques précisions. Morceaux choisis :
« Et les idiots utiles s’activent pour relayer béatement et niaisement la religion absolue, en espérant grappiller un peu de cette gloire factice et éphémère qu’on voudra bien leur donner. (…) Et comme dans toute secte, ceux qui ont un point de vue critique contre l’idéologie des droits de l’homme sont exclus. (…) Jamais un débat contradictoire ne serait organisé avec ces boucs-émissaires, sur lesquels les dirigeants se défaussent de leur responsabilité. (…) Et c’est à cause de Le Pen s’il y a de la haine et de la violence en France. Pas à cause de ceux qui ont réellement le pouvoir, qui détiennent tous les leviers d’action, qui monopolisent en permanence les médias officiels, et qui ont prémédité, planifié et développé les politiques d’immigration massive inhumaine, d’urbanisation sordide, et inhumaine également, et d’exploitation de main-d’œuvre bon marché par le grand patronat, encore et toujours inhumaine ! (…)
Une relativité remarquable par tout un chacun, qui fait que l’idéologie des « droits de l’homme » ne va pas de soi, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire ; idéologie ultra-individualiste, les droits de l’homme nient en effet les cadres naturels de l’être humain ― la Vie, la Famille, la Nation (…)
Les droits de l’homme ne font figure aujourd’hui que d’idéologie hypocrite et cynique, et pire encore, obscurantiste et rétrograde. Avec les droits de l’homme, on n’atteint manifestement même pas le progrès de l’époque des Lumières, lorsque Voltaire clamait, porté par un vent de liberté : « Je hais vos idées, mais je me ferai tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer » [sic]. L’homme des droits-de-l’hommistes est de toute évidence, sur le plan intellectuel, ramené à l’homme du Moyen-Age [resic]. (…)
Et pour être en contradiction aussi flagrante et minable avec leur théorie ― la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme déclare que « La liberté d’expression vaut non seulement pour les “informations” ou “idées” accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de “société démocratique”. » ― il faut croire qu’ils n’ont que la haine, la violence, et les tribunaux pour répondre à ces idées qu’ils haïssent. (…) La preuve que les droits-de-l’hommistes sont bien incapables de répondre par l’argumentation à ceux qu’ils persécutent.(…) »
Pointant avec une juste véhémence toute l’insuffisance et l’hypocrisie des droits de l’homme, tour à tour « religion », « secte » et « idéologie », nos confrères n’en vont pas pour autant au bout de leur logique, citant mal à propos un précepte à l’origine douteuse, commettant au passage puis une grosse erreur/injustice (falsification?) historique sur le Moyen-Age, s’appuyant sur une jurisprudence de la CEDH : y croiraient-ils eux aussi, à la démocratie, à la Liberté d'expression ? Le veulent-ils vraiment, ce monde « libre » où la licence règne en maître ? Mais c'est le nôtre, un monde où chacun peut dire ce qu’il veut indépendamment de l’esprit de Vérité et de Justice qui doit présider à nos actions, et qui a tant nuit à des institutions et des personnes pourtant vénérables, une société où le bourgeois en manque de reconnaissance demande à l'homme modeste de se faire tuer pour qu'il puisse injuirier, médire, conspuer, détruire ce qui relève de la Tradition. Quand Louis XVI omet de combattre la diffusion des folies révolutionnaires, c’est un tort, mais peut-être ne voit-il pas alors à quoi les évènements qu’il vit doivent mener. Mais deux siècles plus tard ! Et c’est malheureusement le tort de beaucoup de ceux qui s’engagent dans l’aventure démocratique de ne pas voir qu’elle n’est jamais qu’un moyen, bien insatisfaisant au demeurant, et en aucun cas une fin. Messieurs, parce que vous prenez la Licence pour ce qu'elle n'est pas, votre amie, vous êtes voué aux désillusions. Vous feriez mieux d'exiger avec nous ce que tous nous sommes en droit d'obtenir : la Vérité et la Justice, à la tête du pays comme à sa base.
Reinelde Maes
PS : le discours de JMLP est pas mal, hormis le passage "démocratique"; on préfèrera à la limite le discours prononcé à l'occasion de "la présidence française de l'Union" il y a six mois, efficace et sans équivoque.
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15 décembre 2008
A Bruxelles s'achève dans un climat d'auto-satisfaction et d'euphorie hypocrite le mandat de la présidence française de l'Union Européenne. Nous sommes à l'heure du bilan, un bilan dont certains -Nicolas Sarkozy en tête- se rengorgent au nom du paquet énergie-climat ou du nouveau hold-up dont seront victime prochainement les Irlandais, oubliant que ce bilan doit [...]

A Bruxelles s'achève dans un climat d'auto-satisfaction et d'euphorie hypocrite le mandat de la présidence française de l'Union Européenne. Nous sommes à l'heure du bilan, un bilan dont certains -Nicolas Sarkozy en tête- se rengorgent au nom du paquet énergie-climat ou du nouveau hold-up dont seront victime prochainement les Irlandais, oubliant que ce bilan doit avant tout être jugé sur la façon dont la France et l'Europe, ou plutôt les Français et les Européens, sont sortis de cet exercice.
La vision de très court terme que l'on veut nous imposer, limitant à ce sommet de Bruxelles les 6 mois de ce mandat pour en donner une vision moins négative, est désespérante, tout autant que l'interprétation partielle des faits et la malhonnêteté des discours.
Hold-Up
Les Irlandais devront voter à nouveau en référendum sur le traité de Lisbonne, et tout à été fait pour que cette fois la réponse soit positive. Des concessions toutes plus démagogiques les unes que les autres ont été faites, vidant de sa substance le texte pour le seul cas particulier Irlandais, dont certaines touchant à des points centraux de la contestation du traité de Lisbonne en France; par exemple, les Irlandais conserveront leur commissaire européen, privilège qui montre bien la mascarade qu'est la soit-disant démocratie européenne. On ne peut qu'être attristé à l'idée que la lâcheté de nos gouvernants -si empressés de plier les genoux au nom de la nation- fait des Français les grands perdants dans la grande braderie aux concessions qu'est la négociation des traités européens ! Quant aux Etats à qui ce traité à déjà été imposé, ils ne pourront pas demander à disposer des mêmes aménagements que les Irlandais; pour Monsieur Sarkozy, je cite "Si on a accepté de signer un texte à Bruxelles, il n'y a aucune raison de ne pas le faire à Varsovie". Ah... et pourtant il paraissait à ce même personnage tout à fait légitime qu'ayant refusé un texte en référendum, il nous soit imposé à l'identique quelques mois plus tard par voie parlementaire. les représentants du peuple Français sont décidément des champions du qui-perd-gagne.
Braderies.
Ayant évoqué la pathétique braderie aux concessions installée à Bruxelles pour mieux refourguer le Traité de Lisbonne à ceux qui n'en veulent pas, il est bon de rappeler que ce cas ne fait pas exception, la fébrilité de la présidence française de l'Union dans toutes ses réalisations, montre bien une volonté de "faire du volume" caractéristique des dérives de la démocratie médiatique et d'opinion que nous nous devons de refuser toujours. Que ce soit pour le paquet énergie-climat, pour les "plans de relance", les relations diplomatiques, la méthode Sarkozy est constante: on propose un texte "dur" que l'on signe en dépit de l'intérêt de la nation, et on accorde tout les aménagements souhaités à tout ceux qui montrent les dents. Ainsi l'Italie ou la Pologne ont obtenues sur le paquet énergie-climat des licences considérables, leur permettant de se reposer tranquillement au pied des centrales à charbon ou des usines sidérurgiques obsolètes, qu'ils se rassurent, les plus naïfs de leurs partenaires européens paieront pour eux.
La France humiliée.
C'est bien le bilan principal de ces six mois, il serait trop facile d'écouter nos médias qui résument 6 mois aux deux dernières semaines, diplomatiquement, la position de la France sort plus amoindrie que jamais de cette présidence de l'Union qui devait en faire une puissance incontournable (de même on imagine mal qu'elle fasse maintenant de la république tchèque une puissance incontournable, mais il serait difficile qu'elle lui soit aussi nuisible qu'à nous). Du projet d'union méditerranéenne aux relations avec la Chine, en passant par l'activisme vain lors de la guerre géorgienne, chaque initiative n'a été que coup d'épée dans l'eau. L'union européenne, Allemagne en tête, a bloqué le projet d'union méditerranéenne et finit par y obtenir son propre intérêt, annihilant par la même une initiative exceptionnellement bienvenue. La diplomatie française, encombrée du boulet européen s'est ridiculisée en Libye, en Russie, en Afrique, en Chine, dans le monde Arabe... J'ai évoqué il y a quelques jours le tour ridicule pris par les relations entre Paris et Pékin, scène sur laquelle Nicolas Sarkozy se comporte de plus en plus en écolier, que ce soit par ses protestations ridicules sur le fait que les autres dirigeants européens aient aussi rencontré le dalaï-lama et qu'il ne comprend donc pas pourquoi on s'en prend à lui ( qu'il ne comprenne pas c'est bien le problème d'ailleurs ! ) ou par ses excuses surréalistes, protestant, en contradiction totale avec les principes traditionnels de la diplomatie française qu'il n'y a pour lui "qu'une seule Chine, incluant par là le Tibet et Taïwan".
Ceci ne serait rien, si dans les relations internes à l'Europe les manœuvres d'amateur de Nicolas Sarkozy ne nous rappelaient pas les erreurs commises il y a un siècle par ses prédécesseurs, En organisant un mini sommet à Londres pour tenter de mettre la pression sur Berlin au sujet du plan de relance et de la baisse de la tva sur la restauration, Nicolas Sarkozy n'a réussi qu'a mettre à mal les relations franco-allemandes, de plus en plus uni-latérales tant le déséquilibre au sein de l'union européenne est flagrant en faveur de l'Allemagne. Cette manœuvre ratée a évidemment nécessité des concessions envers l'Angleterre, et on attend déjà de voir ce que va céder Paris pour "rattraper" sa bourde et rétablir pleinement les apparences de l'entente franco-allemande. Cela rappelle tristement, sur une échelle bien moins grave heureusement (et encore... ) les tractations et alliances ayant balloté la France et ses gouvernements à la veille de la première guerre mondiale. Les lecteurs de Maurras, en particulier de la démonstration implacable qu'est "Kiel et Tanger" n'auront pas manqué le parallèle.
Une fois de plus alors, non les 6 mois de présidence Française de l'Union ne permettent qu'un bilan de déshonneur et d'humiliation pour les Français, renforcé par les directives imbéciles que la commission européenne nous pond quotidiennement et auxquelles le droit français se soumet sans discussion multipliant les avilissements... Plus que jamais, nous n'aimons pas les larmes, sur la France humiliée
V.Chalmel
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12 décembre 2008
La crise économique et financière n’existe pas c’est une simple crise de confiance… La récession à été évité à 0,14 %, Noël approche, les courses de fin d'année occupent les français, un Ipod bleu fluo ou jaune pour la petite Manon ? Au milieu du JT une crise étudiante en Grèce est mentionnée ? C'est [...]

La crise économique et financière n’existe pas c’est une simple crise de confiance… La récession à été évité à 0,14 %, Noël approche, les courses de fin d'année occupent les français, un Ipod bleu fluo ou jaune pour la petite Manon ? Au milieu du JT une crise étudiante en Grèce est mentionnée ? C'est connu leurs policiers sont fous et tirent sur les jeunes, ces méditerranéens ont le sang chaud ; c’est bien connu sur TF1. Les analystes parlent de la jeunesse à 600 euros ? La Grèce est un pays du tiers-monde quel rapport avec la France ?
Nous aimerions tellement pouvoir écrire ces lignes, comme la majorité des médias français, le JT de TF1 en tête. Mais, notre tradition philosophique et journalistique nous oblige à réaliser ici un analyse sérieux et honnête de la situation.
En effet, la France, tout comme l’Espagne, a échappé de peu à la récession fin 2008. Néanmoins la France n’est pas un Etat souverain économiquement et est membre de la zone Euro, avec 14 autres pays d’Europe, qui elle est en récession, deux trimestres successifs de baisse du PIB. Les prix Nobel et autres économistes se disputent plusieurs thèses. Les uns annoncent une inflation forte suivie d’une déflation, chute des prix mais aussi des revenus ; et d’autres assurent une inflation très forte sur la durée. Les deux thèses vont dans un seul et même sens ; crise économique et financière majeure, chômage, 2 millions de chômeurs en France fin 2008 et 240 000 emplois supprimés en 1 mois aux Etats-Unis, record depuis 14ans ! Bref, les chiffres sont légions pour appuyer la thèse de la crise économique et financière.
La situation de l’économie mondiale affecte l’Europe dans le cadre de la mondialisation et de l’abaissement des frontières économiques. L’Europe est en récession presque partout, les pays de la zone euro les plus industrialisés et développés malgré la récession - pour combien de temps ? - résistent en apparence à la crise. Mais les pays les moins développés économiquement sont les plus fragiles. La Grèce ou le Portugal par exemple.
La Grèce subit de plein fouet la crise mais connait la précarité depuis bien avant la crise des subprimes et autres catastrophes financières. La jeunesse grecque, surdiplômée, est dans l’impasse, le marché du travail n’offre pas l’emploi de spécialisation technique que proposent les diplômes les plus avancés. Avec Bac + 4, parfois plus, les étudiants se retrouvent avec des emplois précaires à 500, 600 euros par mois, livreur de pizza, vendeur.Cette reconversion du monde du travail touche toutes les sociétés occidentales, hyper industrialisation, progrès techniques rétrogradent les métiers manuels. Le travail à la chaîne est effectué par des machines et les ouvriers sont pour la plupart issus de l’immigration, ce qui permet de casser les salaires.
Cette crise de la jeunesse en Grèce a éclaté peut être bien avant les autres. La jeunesse à 600 euros devant la précarité ne voit plus dans la télévision et les soldes un moyen suffisant de réaliser pleinement son existence. La jeunesse grecque depuis le début du mois de Décembre exprime son malaise en manifestant dans les principales rues du pays. Mais, depuis une semaine, les manifestations se sont radicalisées et des affrontements quotidiens avec les forces de l’ordre font la une des médias. La dégénérescence des manifestations apparait être le signe d'un profond malaise et d'une radicalisation de la jeunesse minée par l'insécurité économique et le chômage. L’opposition de gauche a bien sûr récupéré les manifestations, le seul fautif de cette situation serait selon eux le Premier ministre grec, le conservateur Costas Caramanlis. Mais cette crise résulte d’une politique mondialiste et ultra libérale européenne que l’opposition social-démocrate grecque a favorisée lors de ses différents gouvernements. La jeunesse manifeste contre Costas Caramanlis qu’elle identifie au système fauteur de ce malaise, mais la gauche au pouvoir aurait subi la foudre étudiante de la même manière, l'opposition se berce bien sûr d’illusions politiciennes.
La crise économique et son impact en Grèce a favorisé un mouvement de contestation de la jeunesse grecque qui a dégénéré.
En effet samedi dernier suite à la mort d’un lycéen de 15 ans tué par le tir d’un policier le mouvement s'est radicalisé. Mercredi la grève générale a été décrétée en Grèce aggravant encore la paralysie sociale du pays. Simple mouvement spontané ou récupération par l’ultra-gauche ?
La violence des manifestations aurait été déclenchée par des groupes anarchistes autonomes grecs très actifs dans le pays. Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre ripostant avec des gaz lacrymogènes. Pendant ce temps, dans d'autres quartiers de la capitale, des groupes de jeunes vandalisaient magasins et équipements publics. Simple fantasme « Fraction armée rouge » des médias ou réalité de la présence de l’ultra-gauche ?
Les techniques utilisées iraient dans le sens d’un groupe organisé, les incidents sont déclenchés par des groupes très mobiles, qui agissent très vite et quittent rapidement les lieux, sur fond de rassemblements de lycéens organisés dans de nombreux quartiers. C'est le scénario qui s'est déroulé devant la prison athénienne de Korydallos, la principale du pays, où de brefs affrontements entre jeunes et forces policières de garde n'ont duré que quelques dizaines de minutes et ont laissé la place à un rassemblement, assis et dans le calme, de lycéens. Derrière la manifestation, il y aurait donc une violence anarchiste différente du mouvement de masse, ou du moins parallèle.
15 établissements universitaires et une centaine de lycées à Athènes et Salonique sont occupés depuis le début de la semaine par des étudiants. À Salonique, les étudiants restaient retranchés dans l'enceinte de l'Université de la ville. Selon la loi en Grèce, la police ne peut pas intervenir dans les universités. L’ampleur du mouvement est telle que même les écoles les plus élitistes du pays, comme Polytechnique, sont occupées.
Mouvement de masse étudiant exceptionnel, mais est-ce pour autant que l’on peut attribuer aux organisateurs du mouvement étudiant une obédience politique d’ultra-gauche ?
Les revendications étudiantes dépassent même aujourd’hui les frontières de la Grèce. À Rome, Bologne (connue pour son activisme de gauche), Londres, Berlin ou Paris des rassemblements ont eu lieu depuis le début de la semaine après la mort d'Alexis Grigoropoulos. Des manifestations ont eu lieu en Espagne, mais ont dégénéré mercredi soir en affrontements avec la police : 11 manifestants ont été arrêtés et plusieurs policiers blessés, selon les médias espagnols.
En France, deux véhicules ont été incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi devant le consulat de Grèce à Bordeaux et des tracts ainsi que des tags ont mentionné devant l’ambassade la mort de l’adolescent grec. À Grenoble, le consulat de Grèce est fermé depuis mercredi ou une quinzaine de militants de l’ultra-gauche grenobloise s'étaient rassemblés devant le consulat pour condamner «la répression des polices grecques et françaises», selon la même source.
L’affaire dépasse les frontières, la répression contre les manifestants fait ressortir une solidarité européenne entre le mouvement grec et d’autres mouvements d’ultra gauche européens. La crise économique est fertile pour ces mouvements qui n’hésitent pas à tisser des toiles militantes à travers le continent et instrumentaliser les manifestations étudiantes. À Paris, Rome, Athènes, Madrid, l’ultra-gauche est présente, une ultra-minorité organisée et présente qui déstabilise les tenants du mondialisme libéral…Exemple plein d’enseignements…
Pierre.R
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9 décembre 2008
Comment accorder encore un minimum de crédit à l'action diplomatique de la république ? Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, et spécialiste de la Chine, explique dans un entretien accordé à un journaliste du Monde, jeudi, l'état actuel des relations diplomatiques entre Paris et Pekin. Cette situation est sans [...]

Comment accorder encore un minimum de crédit à l'action diplomatique de la république ? Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, et spécialiste de la Chine, explique dans un entretien accordé à un journaliste du Monde, jeudi, l'état actuel des relations diplomatiques entre Paris et Pekin. Cette situation est sans surprise pour toute personne ayant un peu de culture historique et diplomatique, pour nous, héritiers des justes observations de nos maitres, Maurras et Daudet en tête, la dégradation des relations avec la chine, constante depuis près de 40 ans, est malheureusement logique.
Jean-Vincent Brisset, interrogé au sujet des tensions relatives à l'entretien prévu entre M. Sarkozy avec le Dalaï-lama évacue fort justement ce faux problème, il faut être bien myope pour croire que la position Française dans ce domaine est particulière au point de déclencher les foudres de Pékin en toutes occasions. Non, évidemment la Chine Communiste ici suit une stratégie logique et adroite, économiquement et diplomatiquement conçue pour "parasiter" l'unilatéralisme américain ; la Chine doit impérativement tuer dans l'œuf l'émergence de l'Union Européenne au rang des puissances diplomatiques. Or, c'est la vision Française de l'Union Européenne dont il s'agit, alors que Britanniques et Allemands plaident pour une union économique avant tout.
Nous n'avons pas coutume dans nos articles de nous enthousiasmer sur les aléas de la construction de l'Europe, en effet, celle-ci encore et toujours se fait au détriment des nations, la construction de l'espace économique et politique européen s'est fait et se fait toujours via des directives partiales, chevillées aux lobbyismes et à l'ultra-libéralisme anglo-saxon, en contradiction totale avec les politiques traditionnelles de la France et l'indépendance de la nation.
Cependant il est bon d'être réaliste et de reconnaitre, toujours à la suite de nos maîtres, qu'il est souhaitable que les nations européennes, indépendantes et souveraines, s'accordent pour mener une diplomatie commune afin de compenser leur relative faiblesse, démographique et économique. Par leur histoires, les nations du vieux continents disposent de relais diplomatiques et de "prés-carrés" dans le monde, d'alliances, et d'une force culturelle qui ne doit jamais être négligée sur la scène du petit théâtre des manœuvres diplomatiques.
Voilà ce qui fait la force de la diplomatie européenne, qui ferait celle de la diplomatie française si celle-ci n'était pas sans cesse torpillée par la veulerie des élus, qui s'élancent avec un amateurisme affligeant, un électoralisme et un clientélisme qui détruisent chaque jour un peu plus l'image de la France dans le monde.
La pantalonnade du couple Sarkozy Kouchner, qui ridiculise la France vis à vis de l'Afrique francophone et la jette dans les bras de la Chine justement, a déjà donné lieu à un article sous ma plume dans insurrection, exemple aberrant de la façon dont la France déploie ressources insoupçonnées pour donner l'image d'une ingénue malgré son Histoire qui la porte à bout de bras... l'écrase diraient des voix américaines, ce qui n'est pas faux, vu le manque d'envergure de nos élus.
Aujourd'hui résume, lapidaire, Jean-Vincent Brisset : "Parmi les pays ayant joué un grand rôle au niveau mondial, le nôtre est celui qui s'est montré le plus faible vis-à-vis de la Chine. Nous sommes ainsi considérés comme un pays femelle, faible et qui change tout le temps d'avis. Or la Chine ne respecte que la force." Pays Vassal qui avec sa diplomatie de coiffeur, grands coups de ciseaux qu'elle n'assume pas, l'amenant à multiplier les envois d'émissaires, les cadeaux, et les excuses désolantes, souvent totalement injustifiées (comme après le passage de la flamme olympique à Paris ), ne gagne à chaque nouvelle manœuvre diplomatique que du mépris. Et pourtant les dissidents chinois en appellent toujours en premier lieu à la France et à ses alter-égaux européens en raison de la grande importance, que conserve dans la culture chinoise l'ancienneté des nations, paradoxe qui en dit long, la France mérite mieux que la république.
Voilà pourquoi la Chine, voulant attaquer la cohésion toute relative de l'Europe, s'attaque à la France, qui en paraît le "maillon faible", "On tape toujours sur le même, comme ça y en a qu'un qui gueule." pour reprendre monsieur Brisset.
Pendant ce temps M. Sarkozy se rengorge de "défendre la démocratie et la liberté d'expression" avec son image de martyr (À pékin les chevaux à bascule en hennissent encore... On sait que la menace économique verra bien vite rappliquer au moins un ministre et un nouveau cadeau, une fois le livre sur de Gaulle fini.) C'est - on en frémirait presque - à M. Manuel Barroso que la France doit sa défense, à travers celle de toute l'Europe insultée par l'annulation du sommet Chine-UE, ce dernier rappelant que toute l'Europe est concernée, et que le problème est coté chinois. Monsieur Brisset conclut "La Chine attend maintenant de voir si Sarkozy ira bien voir le dalaï-lama en Pologne. Elle teste la solidité de l'Europe, pas de la France : si elle impose des mesures de rétorsion bilatérales contre la France et que les Européens laissent faire, elle aura tout gagné. Mais si la France se retranche derrière l'Europe et que l'UE reste solidaire, ça se passera très bien. Si l'Europe faiblit, la Chine pourra piétiner tous les pays européens l'un après l'autre, sauf la Grande-Bretagne, qui ne se laissera jamais faire." Reste à savoir si l'Europe peut faire confiance à l'Union Européenne, et si celle-ci saura voir son intérêt de long terme... Ce n'est pas gagné.
V. Chalmel
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8 décembre 2008
Jacques Attali
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7 décembre 2008
Voici un petit extrait des débats parlementaires de la journée de ce mardi, à propos de la réforme concernant France Télévisions : « On se battra comme des chiens jusqu’au bout » a lancé en sortant de l’hémicycle le député Vert Noël Mamère, qualifiant d’inique la réforme (suppression de la publicité sur France Télévisions, nomination du PDG [...]
Voici un petit extrait des débats parlementaires de la journée de ce mardi, à propos de la réforme concernant France Télévisions :
« On se battra comme des chiens jusqu’au bout » a lancé en sortant de l’hémicycle le député Vert Noël Mamère, qualifiant d’inique la réforme (suppression de la publicité sur France Télévisions, nomination du PDG par le chef de l’Etat).
« C’est un retour de 25 ans en arrière », a ajouté le président du groupe ps Jean François Copé. « Vous n’avez qu’une idée en tête, c’est de faire de l’obstruction ».
« Vous voulez la mort de la télévision publique. Nous la défendons. »
Ces propos ont fait réagir le député ps Christian Paul qui a refusé mardi soir les accusations d’ « obstruction », affirmant que l’opposition faisait en réalité de la résistance contre ce texte. (Source AFP).
Nous savions les hommes politiques élus excellents orateurs, et chacun de nous a pu apprécier les débats parlementaires télédiffusés du mercredi après-midi. Cette mascarade digne des plus folles fourberies de Scapin n’est pourtant pas à minimiser, puisqu’établissant les lois qui nous gouvernent et décidant du futur de notre Pays.
Attardons-nous cependant sur l’intense activité à laquelle participent ces élus illégitimes ; et que l’on ne nous objecte pas que nos propos sont purement imaginaires : ils sont issus de la séance parlementaire décrite ci-dessus. Croulant sous un travail démentiel (sic), les députés ont de grandes difficultés à être présents dans l’hémicycle. Ainsi, seule une vingtaine d’entre eux, dont une majorité UMP/Nouveau Centre, assistaient aux débats portant sur la composition du conseil d’administration de France Télévisions. Apprenant la nouvelle, l’opposition s’est empressée d’arriver, au point de menacer la majorité. Quelques appels téléphoniques et ces messieurs dames de l’Ump quittent leur bureau, leur assiette ou leur appartement afin de prêter main forte aux leurs. Et que le spectacle continue ainsi de suite, socialistes et députés de droite persévérant dans cette triste comédie, que l’on apparentera plus à une chamaillerie de cour de récréation qu’à l’approbation d’une loi suscitant tant le débat !
Ne disposant pas de la majorité, M. Ayrault a demandé la vérification du quorum (présence de la moitié des 577 députés). Demande accordée, puis refusée au PS entre deux suspensions de séance et un changement de président au perchoir. Si l’on nous dupe en présentant un hémicycle assez fourni aux moments de diffusion, rassurez-vous : ces vils gens savent souvent « oublier » d’être présents à la manière d’un étudiant séchant les cours ; sauf que personne ne leur reprochera de ne pas vaquer à leurs occupations pourtant décisives, encore une fois, quand il s’agit de gouverner.
Pour la petite histoire, la séance a été suspendu après une énième demande, de monsieur Copé cette fois-ci, le quorum n’ayant finalement pas été atteint. Mais, chers citoyens, rassurez vous : ceci est le ridicule quotidien des élus républicains. Certains s’étonnent que l’État ne puisse parvenir à mener à bien sa politique, quelque soit la majorité au pouvoir. La réponse est pourtant évidente : à mauvais fondements, mauvaise politique. Des élus nombrilistes et absents, régulièrement renouvelés, ne peuvent pas être capables de mener à bien des débats et une gestion saine et durable de l’État.
PiGé
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