Un fédéralisme chasse l'autre
24 décembre 2008 | 2 commentaires
Les débats récurrents sur la suppression de l‘échelon départemental, vielle idée revenue en force à la faveur des réformes institutionnelles, nous amènent à nous poser la question des libertés locales. En effet, se dirigerait-on enfin vers une réelle autonomie des corps territoriaux ? Non, hélas. Parce que la République vit de « la volonté populaire », elle a trop d’intérêts particuliers à satisfaire pour se permettre de relâcher la bride à ses administrés. Pour cette raison, l‘éventuelle « décentralisation » sarkozyste ne sera pas plus efficace que la « décentralisation » socialo-communiste des années 80. Simplement, nous retrouverons au niveau des régions les lourdeurs administratives de l’Etat central, sans que la fierté départementale, pour lacunaire qu’elle fût, soit transférée aux régions, ou que ces dernières, qui ne correspondent d’ailleurs pas toujours aux provinces et pays historiques, retrouvent des libertés législatives dignes de ce nom. Les faits tiennent en échec l’incorporation du terme même de « décentralisation » à la République, par ailleurs « une et indivisible ».
Le seul fédéralisme où nous allons, c’est le « fédéralisme européen », chimère dans laquelle trop de déçus du personnalisme réactionnaire se sont engouffrés une fois la Deuxième Guerre terminée et que les identitaires semblent reprendre à leur compte. La menace de la guerre hier, celle de l’islam aujourd’hui semblent agiter les esprits et occulter des vérités éternelles: qu’il y a moins de civilisation européenne que de civilisation française; que cette dernière dépasse largement le cadre de l’Europe, et que ne pas voir au-delà du cadre étroit de cette dernière, c’est au propre « travailler pour le roi de Prusse » qui lui n’a pas d’intérêts que continentaux, et pour l’Oncle Sam qui en a certes, lui, et ne demande qu’à renforcer son hégémonie mondiale. La France est aujourd’hui la seule puissance que l’héritage civilisationnel et la tradition d’indépendance permettent de rallier les non-alignés et de rivaliser avec le Grand. Lutte déséquilibrée, certes, et ce d’autant plus que nous sommes continuellement trahis par des « Américains au passeport français »; mais que la France se retire définitivement de son rôle mondial au profit d’une Europe sous contrôle transatlantique, et tout sera perdu pour les peuples encore ivres de libertés.
De fait, nous le voyons bien, il y a une profonde incompatibilité de la France fédérale et de l’Europe fédérale, la seconde supposant une subordination de l‘Etat au Super-Etat, soit la perte à plus ou moins long-terme de toute faculté d‘initiative ou de défense nationale. Pure folie à l’heure où, partout, en Europe et ailleurs, des Etats puissants se lèvent pour défendre leurs intérêts, économiques notamment. Après avoir joué seule la carte des droits de l’homme deux siècles durant, la France sera-t-elle encore la seule à croire au destin de l’Europe ? Tout ce qui procède de l’irréfragable mouvement de l’Europe vers le fédéralisme doit être vigoureusement dénoncé, tout comme la situation présente qui consacre en tout cas l’incapacité totale de la souveraineté nationale à se défendre elle-même face aux forces centripètes euromondialistes.
Reinelde Maes



2 commentaires pour "Un fédéralisme chasse l'autre"
LEPAGE
Le 25 décembre 2008 à 18:45
Pour ma part je suis pour la supprssion des départements. Parde que cela permettrait de supprimer un tas de féodaux dont certains sont corruptibles. mais ausi parce que cette création de la Raévolution est anachronique à l'époque actuelle. N'oublions pas que l'automobile n'existait pas à l'époque et que cela permettait de véritablment relier le pouvoir central en prise directe au terrain, Aujourdh'ui ceci n'est plus utile,de plus les départements constituent un véritable oblstacle à des actions dans bien des domaines, que cela a créé des frontières admiinistratives qui sont des brides pour la vie des gens vivant les zones limitrophes.
Dans mon département il y a trois élus qui se sont fait pincer pour des abus de biens sociaux, blanchis qu'ils sont les p'tits voyous; moi je fais de même j'vais au trou.
ils paradent, j'en connais personnellement alors...
100 départements qui disparaissent permettrait de repensr les régions pour en faire de véritables Régions avec une entité suffisamment solide pour relayer l'action d'u Pouvoir Central souple. Mais pour que celui ci joue son rôle il faut qu'il soit royal; parce que sa place dans le Temps lui confère une légitimité indiscutable. l'élection présidentielle tous les 5 ans affaibli le pouvoir; nous voyons aujourd'hui une ex candidate à la présidentielle présidente de région se positionner pour la prochaine car ceci est son seul objectif.
la suppression des départements est une meilleure synergie des actions locales donc un allegement dela fiscalité locale;
kritian
Le 7 janvier 2009 à 11:34
Et en dénonçant le fédéralisme Européen, vous déendez de facto la république Française...