La Question Religieuse, problème politique toujours d'actualité

18 décembre 2008 | 3 commentaires

On sait ce que les zélateurs républicains infligèrent jadis à l’Eglise et aux fidèles, en France plus qu‘ailleurs : les improbables parenthèses des monarchies parlementaires et des deux Empires mises à part, voici que la confiscation des biens ecclésiaux, le génocide vendéen, les exactions communardes, les inventaires, les fiches - le tout encore agrémenté de provocations et de brimades aussi diverses que récurrentes - s’enchaînent dans une logique trop rigoureuse pour relever du simple hasard. Mais aujourd’hui, parce que le contrôle paraît moins pressant et la répression moins sanglante, la masse des commentateurs trouve à gloser sur la « maturité du régime », lequel aurait enfin trouvé, après de longs et douloureux tâtonnements, le point d’équilibre entre intransigeance laïciste et libéralisme relativiste.

De très nombreux nationalistes vont jusqu’à considérer ce dernier aspect comme primant sur l’autre, et que cette « tolérance » excessive et mal-placée à l’égard des sectes de toutes sortes serait même là la source de nos maux, ce qui serait évidemment de nature à disqualifier tout combat actuel pour la « liberté religieuse ». Tout au contraire. Car au-delà des interrogations légitimes pesant sur les rapports religion-politique dans ces systèmes plus ou moins exotiques, il n’est pas douteux qu’aujourd’hui la puissance de communautés culturelles étrangères à notre pays met à mal l’unité politique de celui-ci, rompant le fragile équilibre autrefois consacré par nos rois après la montée en puissance du protestantisme et les guerres de religion fratricides. Ainsi, il existe un réel danger pour la liberté religieuse des personnes vivant au sein des ghettos homogènes, abandonnées qu’elles sont par la puissance publique. Pour ne pas se trouver oppressant l’une ou l’autre des populations en présence, un gouvernement digne de ce nom devra reprendre le contrôle des migrations qui traversent le sol de France et des propagandes sectaires auxquelles se livrent en toute licence les richissimes Marchands de foi et autres lobbies bien intentionnés.

La question de la légitimité de la liberté religieuse résolue, se pose celle de son effectivité. Et de ce côté-là, la république œcuménique n’a pas perdu de sa nuisance pour l’Eglise. Vivant des divisions, guettant l’émergence de nouveaux partis et de nouvelles guerres, la république se révèle bien incapable de protéger la foi publique et la tradition française. Dans les médias, ça va de la réprobation indignée et petite-bourgeoise quotidienne du service public à la soupe épaisse des laïcards de Marianne et Charlie, avec son lot hebdomadaire de caricatures blasphématoires, insultes et horions que le manque d’originalité dispute à la haine. À l’école, c’est le monopole de l’éducation étatique ou du « sous-contrat », qui limite à des degrés certes divers la liberté éducative des parents et celle religieuse des enfants, résultat d’un bon siècle de mainmise, de déresponsabilisation et de dépendance financière. La prodigalité de l’Etat, le nombre des taxes et la rigueur forcée et généralisée des foyers nous empêche enfin d’accomplir comme nous le pourrions ce devoir de charité chrétienne par lequel nous rachetons nos pêchés.

Comme les Empereurs antiques, la démocratie religieuse est un dieu jaloux, qui reproche à l’Eglise son indépendance et l’indépendance d’esprit auquel elle astreint ses fidèles : « S'agenouiller devant l'Eucharistie c'est professer sa liberté : celui qui s'agenouille devant Jésus ne peut pas et ne doit pas se prosterner devant n'importe quel pouvoir temporel, aussi fort soit-il. » dixit S.S. Benoît XVI. Le refus de l’assujettissement a signé son martyre. Aujourd’hui plus que jamais, en ces temps de « laïcité positive », il est bon de rappeler aux chrétiens-démo que la Gueuse ne sera jamais l’amie de la Foi.

Reinelde Maes

3 commentaires pour "La Question Religieuse, problème politique toujours d'actualité"

  1. alex

    Le 18 décembre 2008 à 13:51

    Excellent article ! La religion chrétienne, et catholique en particulier, doit retrouver toute sa place dans la société française. La république franc-maçonne qui nous bourre le crâne avec ses discours laïcards, ferait mieux de prendre conscience du réel danger qu'est l'islam dans notre pays ! Les vagues massives d'immigration que subit notre pays modifient en profondeur les paysages de nos terroirs. Les minarets remplaceront bientôt les clochers de nos Cathédrales ! Oui à une Monarchie chrétienne dans une France chrétienne ! Vive le Roi !

  2. Gautier

    Le 19 décembre 2008 à 20:09

    République responsable de l'athéisme ambiant de notre société et de tous ses méfaits. Qu'Il ait pitié de nous car bientôt la charria remplacera l'Évangile.

  3. FRED

    Le 23 décembre 2008 à 15:23

    Bravo à GAUTIER et à ALEX cela est veridique, car quand des politiciens se precipite au chevet de mosquées soit disant brulée ils se disent francais et fières de l'être, mais qu'il s'agise d'une église là ils sont abonner absent et ne sont pas solidaires des chrétiens. Mais mes amis de la patience car les paroles de la MARSEILLAISE se retournera contre ces républicains antichrétiens et pro islamique.
    Oui la monarchie chrétienne viendra et la des têtes tomberont (simboliques evidement) VIVE LA MONARCHIE ET LE ROI