16 novembre 2008
L'antichambre est une pièce de théâtre de Jean-Claude Brisville en ce moment mise en scène par Christophe Lidon. Louis XIV est mort, et le pouvoir se déplace alors de Versailles à Paris pour rejoindre les « bureaux d'esprit », appelés aussi « salons littéraires » dés le XIXème siècle. C'est dans le salon de Mme du Deffand (Danièle Lebrun) [...]

L'antichambre est une pièce de théâtre de Jean-Claude Brisville en ce moment mise en scène par Christophe Lidon. Louis XIV est mort, et le pouvoir se déplace alors de Versailles à Paris pour rejoindre les « bureaux d'esprit », appelés aussi « salons littéraires » dés le XIXème siècle. C'est dans le salon de Mme du Deffand (Danièle Lebrun) que se joue la pièce, en compagnie de son ami le président Hénault (Jean-Claude Bouillon), ancien conseiller au Parlement de Paris ainsi qu'historien et écrivain, et de sa nièce Julie de Lespinasse (Sarah Biasini).
Le salon accueille la philosophie des Lumières, les Encyclopédistes, les idées nouvelles, aussi bien d'Alembert que Turgot ou encore Diderot. Mme du Deffand communique également avec Voltaire mais elle ne partage pas les idées progressistes de ces hommes : traditionnelle, fidèle aux institutions monarchiques, au Roi, à l'ordre, elle représente ce temps qui déjà commence à s'effondrer sous l'impulsion des philosophes.
Julie de Lespinasse, quant à elle, est jeune, vive et intelligente. Elle fréquente dés son arrivée le salon et y trouve des hommes et des idées qui la séduisent : elle se transforme alors peu à peu, défend le progressisme des Lumières, s'enflamme pour les idéaux de justice ou de Liberté qui ont cours. La voilà qui attire l'attention pour remplacer progressivement une Mme de Deffand vieillissante, presque aveugle bientôt, qui perd ainsi un à un tous ses amis, toutes ses fréquentations, et finit dans la solitude et l'incompréhension : deux mondes qui ne se comprennent plus.
Car assurément, dans cette pièce, Mme du Deffand est la figure de la monarchie tandis que sa nièce Julie représente la nouvelle société en marche, les nouveaux idéaux, la Révolution qui va bientôt apparaître pour mettre à bas la société dite « vieillissante ». Le conflit berce l'ensemble de la pièce entre les deux femmes, autour d'une lecture des Lettres philosophiques de Voltaire, de l'évocation de l'affaire Callas ou encore de la révocation du privilège de l'Encyclopédie.
Le metteur en scène présente une pièce dont le mur du fond n'est en fait qu'un gigantesque miroir qui renvoie l'image des protagonistes, un miroir qui se rapproche de Mme de Deffand tandis qu'elle sombre de plus en plus. Nous ne pouvons que penser aux moralistes tels que La Bruyère ou le duc de La Rochefoucault qui nous présentent ces « Miroirs, de nos défauts les Peintres légitimes »* ; et c'est bien là l'esprit de cette pièce, qui a pour ambition de présenter le débat d'idées qui règne au sein du XVIIIème pièce et, malheureusement, la victoire de ces idéaux utopiques qui mèneront jusqu'à la fatale Révolution française.
*Jean de La Fontaine, Fables, I, 11.
Dimitri Julien
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16 novembre 2008
Le mardi 11 novembre 2008, la France se recueillait afin de commémorer l'Armistice mettant un terme à la Première Guerre Mondiale. Le 11 novembre 1940, la ville de Paris, occupée par l'armée allemande - ainsi que la moitié du territoire français - , voyait sa jeunesse étudiante braver l'interdiction de commémoration et se rassembler pour [...]
Le mardi 11 novembre 2008, la France se recueillait afin de commémorer l'Armistice mettant un terme à la Première Guerre Mondiale. Le 11 novembre 1940, la ville de Paris, occupée par l'armée allemande - ainsi que la moitié du territoire français - , voyait sa jeunesse étudiante braver l'interdiction de commémoration et se rassembler pour fleurir la tombe du Soldat Inconnu sous l'Arc de Triomphe.
Parmi eux, de nombreux étudiants royalistes défiaient l'armée allemande à leurs risques. Le 11 novembre 2008, suivant la tradition, les royalistes d'Action Française, héritiers des valeurs d'indépendance, de patriotisme et de sacrifice, ont souhaité se souvenir de ces exemples et leur rendre hommage. A 19h30, ils étaient une cinquantaine, sous la pluie battante, à se recueillir et à méditer le geste de ces adolescents et adolescentes qui, ce jour de 11 novembre 1940, ont été les premiers à relever la tête, préfigurant les actes de résistance qui amenèrent la Libération du joug nazi. Déployant drapeaux tricolores, fleurdelysés et drapeaux des Camelots du Roi, c'est dans une atmosphère d'Union Sacrée que les militants ont écouté Jacques Dejouy, résistant et ancien combattant de la 2ème Division Blindée du Général Leclerc, et André Pertuzzio, ancien président de la Corpo Droit et co-organisateur de la manifestation du 11 novembre 1940, évoquer leurs souvenirs. Les militants d'Action Française, scandant "Pour que vive la France : vive le roi !" et "Pour la France : Résistance !", ont ensuite déposé une gerbe devant la plaque posée en haut des Champs Elysées, encadrés par nombre de leurs "amis" de la maréchaussée, devant badauds et touristes rendus curieux par les drapeaux divers.
"Etudiant de France ! Le 11 novembre est resté pour toi jour de fête nationale et malgré l'ordre des autorités opprimantes, il sera jour de recueillement. Tu n'assisteras à aucun cours. Tu iras honorer le Soldat Inconnu. Le 11 novembre 1918 fut le jour d'une grande victoire, le 11 novembre 1940 sera le signal d'une plus grande encore. Tous les étudiants sont solidaires pour que vive la France. Recopie ces lignes et diffuse-les."
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15 novembre 2008
11 nov 1940-2008 Hommage à la France combattanteenvoyé par AFprod

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15 novembre 2008
L’homosexualité est un comportement en marge de toute idée de famille, sa propagande un défi posé à l’organisation politique et sociale, sa diffusion un danger pour la survie de l’espèce : voilà donc quelques vérités bien senties que la jurisprudence nous autorise à rappeler. Car la Cour de cassation a - enfin - libéré Christian [...]
L’homosexualité est un comportement en marge de toute idée de famille, sa propagande un défi posé à l’organisation politique et sociale, sa diffusion un danger pour la survie de l’espèce : voilà donc quelques vérités bien senties que la jurisprudence nous autorise à rappeler. Car la Cour de cassation a - enfin - libéré Christian Vanneste de l’épée de Damoclès économique et morale qui pesait sur lui après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Lille confirmée en appel, cassant ce dernier et sanctionnant lobbyes zélés et juges à leur service. En cause: une réaction du député du Nord à la sortie du vote du texte, le 30 décembre 2004, instituant la HALDE. Les jouisseurs inassumés d’Act Up, d’SOS Homophobie et du Syndicat national des entreprises gay en seront pour leurs frais !
J’ignore si nous pourrons toujours nous prévaloir de la liberté d’expression : l’histoire judiciaire nous a trop bien montré qu’elle était à double tranchant, et c’est sous son prétexte qu’on a rabaissé plus bas que terre des personnes et des institutions vénérables. Il s’agit là plutôt de la défense d’un devoir, celui de Vérité, préalable à toute action politique, que d’un droit. Mais du moins, c’est le seul langage qu’était susceptible de comprendre la très républicaine Cour de cassation.
Reinelde Maes
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15 novembre 2008
Ségolène Royal sera t-elle ou non candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ? La question se pose depuis plusieurs jours et anime de nombreux débats, accompagnant notamment ceux sur l'avenir de la gauche et du Parti socialiste. Mercredi soir, sur TF1, la présidente du Poitou-Charentes nous a donné une réponse étonnante à [...]

Ségolène Royal sera t-elle ou non candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ? La question se pose depuis plusieurs jours et anime de nombreux débats, accompagnant notamment ceux sur l'avenir de la gauche et du Parti socialiste. Mercredi soir, sur TF1, la présidente du Poitou-Charentes nous a donné une réponse étonnante à cette question : « c'est vrai que j'en ai envie ».
Le mot est lâché ! Ségolène Royal a envie d'être premier secrétaire du Parti socialiste. Réponse singulière ? Pas pour celui qui désire se livrer à une critique du fonctionnement démocratique actuel. « Envie », ce mot si rare dans la bouche d'une personnalité politique française semble presque tabou. Non à tort, car il illustre un principe démocratique que nous avons depuis longtemps assimilé à l'Action Française : l'envie ou le désir de pouvoir est consubstantiel au fonctionnement démocratique tel qu'il s'exerce aujourd'hui en France. Cette vérité de l'homme politique assoiffé de pouvoir et par là même corrompu ou corruptible est ancré dans le « pays réel », mais très certainement le lien n'est pas toujours fait avec la démocratie dont se revendiquent de nombreux républicains.
Pourtant, la possibilité pour presque chacun de se présenter comme candidat, l'existence même d'une campagne et de partis politiques conduisent nécessairement au désir du pouvoir, à l'envie de posséder un appareil politique et, pire encore, de contrôler le pays avec celui-ci : nous sommes loin d'une politique qui repose sur la notion de service, qui dépasse le cadre personnel pour s'inscrire dans une action dépassant les individualités ou les communautés partisanes. C'est là le vieux rêve gaullien, la réalité monarchique, qu'un roi seul peut mettre en œuvre par l'absence d'un choix qui précèderait son entrée au pouvoir. La politique au dessus des partis, des envies, la politique comme un devoir et non comme un droit.
Dimitri Julien
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15 novembre 2008
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a encore frappé. Par la voie de son inénarrable président, Michel Boyon, lui-même épaulé par les non moins fameux Rachid Arhab et Alain Méar, l’éternelle usine à gaz du PAF s‘est une nouvelle fois indigné du peu de cas qu’on fait, paraît-il, de la diversité dans ce pays. Une étude [...]

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a encore frappé. Par la voie de son inénarrable président, Michel Boyon, lui-même épaulé par les non moins fameux Rachid Arhab et Alain Méar, l’éternelle usine à gaz du PAF s‘est une nouvelle fois indigné du peu de cas qu’on fait, paraît-il, de la diversité dans ce pays. Une étude du crû incriminerait en effet des « résultats (…) inacceptables, intolérables, pas admissibles » (sic) en matière de Noirs, d'Arabes et d'Asiatiques à la télé, ce qui se traduit en novlangue par « personnes vues comme noires », « personnes vues comme arabes » etc. Le CSA va donc faire pression sur les différentes chaînes pour qu’elles partent bien vite en chasse des races convoitées, non pour leurs qualités propres mais pour leur couleur de peau.
La diversité pour quoi faire ? Michel Boyon s‘étrangle : « Il ne faut pas s’étonner si les jeunes ne se reconnaissent pas dans la télévision ! » Ca ne manque pas de sel quand on sait les pertes sèches subies par la jeunesse téléspectatrice en termes de résultats scolaires et de développement intellectuel. Assurément, ce n’est pas en la regardant qu’ils vont y entrer ! Quoi qu’on pense par ailleurs de l’usage qu’ils en font ou de leurs vices, les salariés du monde de la télé ont un tout autre niveau d’étude qu’ils ont la charge de divertir. D’où vient qu’il est tout-à-fait hypocrite de déplorer la faible représentation des ouvriers (2%) par rapport aux cadres (61%). Sur ce plan là, aucune égalité possible : la République n’a peut-être pas besoin de savants, mais seuls des gens instruits diffuseront efficacement l’idéologie bourgeoise.
Mais qu’est-ce que cela signifie, au juste ? Qu’on a payé des gens, sûrement très bien, sûrement très longtemps, pour comptabiliser consciencieusement chaque personne ayant eu la parole à l‘écran, relever et classer leur épiderme dans une des catégories sus-citées - quitte parfois à faire des choix déchirants - pour en arriver à la conclusion frappante, après recoupages, que la télé française ce n’est encore ni l’Algérie ni l’Afrique et encore moins la Chine. J’en reste sans voix.
En réalité, la vraie question n’est pas de savoir si on va coller plus de minorités ethniques partout à la télé, mais si celle-ci va continuer à produire de la merde, ou plutôt, puisque nous n’avons plus aucune illusion dans l’évolution du média de masse par excellence, si la foule des Français encore endoctrinés par leur téléviseur va se réveiller et renverser la dictature tranquille qui s’impose insidieusement à eux. En provoquant artificiellement le débat sur des questions de race, qu’on sait passionnées par ailleurs, le CSA donne la fâcheuse impression de faire diversion; n’est-ce pas son rôle ?
Reinelde Maes
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12 novembre 2008
« Yes, we can ». Barack Obama a été élu avec ce slogan prêché depuis près d’un an déjà, ; mais suite à cette promesse électorale assez floue de changement, le nouveau président élu des Etats-Unis va devoir satisfaire les attentes de ses électeurs. La tâche apparaît comme délicate, c’est au fond un immense défi. [...]

« Yes, we can ». Barack Obama a été élu avec ce slogan prêché depuis près d’un an déjà, ; mais suite à cette promesse électorale assez floue de changement, le nouveau président élu des Etats-Unis va devoir satisfaire les attentes de ses électeurs. La tâche apparaît comme délicate, c’est au fond un immense défi. Il l’a reconnu dans son discours de victoire :
« La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n'ai jamais eu autant d'espoir que nous y arrivions. »
Les Etats-Unis connaissent la plus grave crise économique depuis 1929. La récession menace, un déficit de 1000 milliards de dollars grève les finances publiques, le chômage touche 6,1% de la population active. Et cela ne fait que commencer. Les plus grands économistes prévoient la perte de milliers d’emplois tant la récession sera violente. Le quatrième trimestre risque de voir le PIB américain en dégringolade.
L’économie chancelante et la crise financière vont donc obliger Obama à opérer un virage protectionniste. Obama a été élu sur un mandat de reconstruction et d’union. Son élection montre deux attentes très fortes : d’abord, une demande de sécurité économique de la part des citoyens américains. L'Etat va renforcer son rôle d'assureur, ce qui touche à la fois les politiques de santé, les politiques de l'emploi. Renforcer aussi son rôle de régulateur. D’autre part, dans la situation économique actuelle, une politique fiscale très agressive est attendue. Parallèle saisissant avec le « New Deal »: alliance entre un ensemble de régulations nouvelles et un rôle de l'Etat plus grand pour assurer les individus contre les imprévus de la crise en cours.
Mais réaliser ces réformes nécessaires va être délicat si le candidat veut aller au bout de toutes ses promesses de campagne. Si l’on additionne ses promesses en matière fiscale, pour l’immobilier, l’environnement, l’énergie et enfin la santé l’on arrive à au moins 600 milliards de dollars de dépense !
Impossible donc d’entamer autant de chantiers par les temps qui courent. Mais Obama, a « la chance » d’avoir été élu grâce à la crise financière, l’inculture de McCain sur les problèmes économiques ayant singulièrement contrasté avec la cohérence du programme économique du démocrate. C’est par une situation économique mondiale très difficile depuis septembre que la question économique a pris le dessus sur les questions sociétales et internationales dans la campagne. Obama a donc construit son programme dans les derniers mois autour des problèmes immobiliers, fiscaux et économiques. La relance passera forcément par des réformes dans ces domaines; ardoise prévue : 330milliards de dollars ! Les questions énergétiques vont donc être laissé en suspens le temps d’une éventuelle relance de l’économie et d’une stabilisation financière.
Mais l’on prévoit une crise de longue durée, dans quatre ans elle sera peut-être encore présente. Obama entre donc dans une phase inconnue; qui sait de quoi demain sera fait ?
Le plus gros défi du président est un problème quasi civilisationnel. Par son « Yes we can », il prétend réaffirmer les valeurs américaines, cet « American way of life » qu’Hollywood nous vend depuis 100ans. Mais l’empire américain subit un indéniable déclin, comprenant de nombreuses similitudes avec l’Empire britannique d’après l’historien Eric Hobsbawm. Le crépuscule de Wall Street a pris une forme bien concrète en 2001, et plus abstraite aujourd’hui avec l’ascension économique et financière de la Chine qui a profité de la division internationale du travail pour se développer de manière totalement autonome, ou encore le rejet du libéralisme en Amérique latine et l’ascension de la gauche, l’affirmation du Brésil ou de l’Inde… Chacun de ses facteurs montre un basculement des relations internationales et la fin du monde unipolaire dominé par l’Occident. Une nouvelle aube pointe, marquée par une multiplication des influences, en particulier: les Etats. La fin de l’arrogance américaine traduit la fin de la domination américaine. Le rêve d’un monde unipolaire après 1991 n’aura pas tenu 10 ans avant de s’écrouler. Et les Américains ont conscience de leur déclin. Ce changement promis par Obama traduit une volonté de préserver cette Amérique, leur Amérique.
Mais le nouveau Président pourra peut-être limiter les dégâts de la crise financière ou lancer un programme énergétique innovant; il ne pourra pas empêcher la fin d’une ère. Il devra s’adapter à ce XXIème siècle qui est en train de devenir celui des nations, un monde multipolaire que la France depuis De Gaulle souhaite mettre en place. La fin du libéralisme sauvage succède à la fin du socialisme et de la planification. La troisième voix qui jusqu’en 1991 a été bâillonnée et qui était raillée jusqu’à aujourd‘hui a finalement gagné par abandon ou autodestruction des deux autres modèles. Que ce soit l’Amérique du sud, ou aujourd’hui l’Europe et demain les Etats-Unis une page est sur le point d’être tournée. La crise aura finalement apporté la victoire d’une voie de pragmatisme entre une économie de marché limitée et un protectionnisme naturel, donc un repli sur l’Etat, le cercle finalement le plus important et le plus efficace dans sa protection des individus, des citoyens, des hommes.
Obama a donc un double défi à relever, le traditionnel défi économique que son prédécesseur Roosevelt a relevé dans les années 1930, et le défi civilisationnel qu’il est le premier à devoir relever, Bush junior n’ayant pu, dans son deuxième mandat, que constater l’effacement progressif de la domination des Etats-Unis sur la scène internationale.
Pierre Richard
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10 novembre 2008
« Ne pas multiplier les entités sans nécessité. » Ce précepte, dit « rasoir d’Ockham », tiré d’une application rigoureuse de la logique et de la science, nous servira à l’occasion en politique. En effet, le corps étatique français souffre de nombreuses entités non nécessaires. Pourquoi ne pas commencer par découper la HALDE (Haute Autorité [...]
« Ne pas multiplier les entités sans nécessité. » Ce précepte, dit « rasoir d’Ockham », tiré d’une application rigoureuse de la logique et de la science, nous servira à l’occasion en politique. En effet, le corps étatique français souffre de nombreuses entités non nécessaires. Pourquoi ne pas commencer par découper la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité pour les intimes) ? Est-ce un crime d’utiliser le ciseau contre ceux qui veulent tailler dans nos manuels scolaires ? Notons que ç’aurait pu être une bonne chose, tant il y a d’âneries dans les livres fournis par l’éducation nationale républicaine.
Un petit mot sur la HALDE. Son nom est à la fois vrai et trompeur. En effet on pourrait croire que c'est une institution étatique, mais elle ne fait pas partie intégrante de l'Etat : elle est commanditée extérieurement par lui.
Qu’est-ce qui scandalise la nouvelle Gestapo française ? « La Halde n’a même trouvé qu’une image sur plus de 3000 qui signale cette réalité, il s’agit d’une photo de la Gay Pride. » (source France info). Quelle réalité ? L’homosexualité. La Halde se plaint qu’il n’y a pas assez de photos sur les homosexuels dans les livres scolaires. Autre chose : « on voit plus souvent des hommes médecins et des femmes infirmières. Exemple sur la couleur de la peau : les Noirs sont plus souvent représentés en situation de maladie ou de pauvreté. Exemple sur les seniors : on les voit plus souvent malades qu’actifs et souriants. »
Voyons ce qu’en dit le ministre : « dans la dernière circulaire de rentrée, Xavier Darcos mentionne la lutte contre plusieurs formes de discriminations - homophobie, racisme, antisémitisme... - et demande aux établissements de faire quelque chose. »
On pourrait s’offusquer de cela, mais ne faisons pas comme nos opposants, c’est-à-dire se réfugier dans la sentimentalité.
Signalons deux choses fondamentales : la première, l’égalitarisme forcené qu’implique une telle démarche. En effet, prenons le cas de l’homosexualité. L’argument invoqué est celui du nombre : le nombre de photos d’homosexualité est trop inférieur au nombre de photos d’hétérosexualité. Mais que veut-on ? A partir de quel pourcentage cela devient acceptable ? Les hommes et les femmes sont-ils des numéros, des parts de pourcentage d’une population globale ? Faut-il 1500 photos d’homosexuels et 1500 photos d’hétéros pour que l’organisation néo-stalinienne nommée HALDE soit satisfaite ? Mais n’est-ce pas, au nom de la fin de la normalité (jugée arbitraire, apanage de la modernité), vouloir instaurer une nouvelle norme, celle de l’égalité obtenue par tous les moyens, « pereat vita » (la vie dût-elle en périr) ? Veut-on forcer la moitié des français à devenir homosexuels afin que la « parité » soit respectée ? Veut-on accorder les mêmes droits à tous, quitte à oublier les devoirs, et à nier les particularités au nom d’un melting pot généralisé ? On ne combat pas le racisme à coup de stalinisme...
La seconde chose, c’est le révisionnisme et la négation de la réalité saillants dans cette perspective. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas supprimer les photos d’hommes et de femmes dans les manuels de biologie, sous prétexte qu’elles nous montrent des différences irréductibles ? Dieu sait s'il faut constater les différences avant de pouvoir harmoniser les hommes, et non se contenter de les nier purement et simplement...
Mais reprenons les exemples de la HALDE. La vieillesse n’est-elle pas un âge où les maladies sont plus fréquentes, où la fragilité est manifeste ? Le continent africain n’est-il pas un continent globalement pauvre et défavorisé ? N’y a-t-il pas plus de femmes que d’hommes qui sont infirmières ? Et le métier d’infirmière n'est-il pas de même valeur que le métier de médecin ? N’est-ce pas finalement la HALDE qui est raciste et discriminatoire, en voulant nier la réalité, la cacher pour mieux faire avaler aux gens le bon vieux credo républicain « tout va bien dans notre paradis terrestre, on s'occupe de tout » ?
Un enfant devant son manuel scolaire, doit-il croire que la vieillesse est un âge radieux où l’on n’a aucun problème de santé ? Doit-il croire que le continent africain est prospère et gouverné avec justice ? Doit-il croire qu’il y a autant d’homosexuels que d’hétérosexuels dans le monde ? A-t-on besoin de faire de l'homosexualité une affaire publique, alors qu'elle relève de la vie intime de chacun ?
La République est le régime du mensonge généralisé (cela rappelle des heures sombres… pour paraphraser les "antifascistes" qui inspirent pourtant cette politique nauséabonde), qui s’inspire des méthodes de feu Staline ; qui, sous prétexte d’antiracisme, instaure une nouvelle forme de racisme et d’oppression. Tremblez citoyens, parce que la République vient de se doter d’une police politique, et que votre gouvernement utilise des méthodes qui ont fait leurs preuves en URSS ou sous le national-socialisme… Police des mœurs oblige, demain il faudra penser droit sous peine de procès. Pensez-y, après votre 20 Minutes le matin…
Frédéric Traum
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9 novembre 2008
SOURIEZ VOUS ÊTES FLIQUÉS envoyé par AFprod
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9 novembre 2008
Amis journalistes, L'équipe militante du Centre Royaliste d'Action Française (CRAF) est heureuse de vous adresser le compte rendu du second spectacle qu’elle a donné vendredi 7 novembre 2008 , à Paris. "SOURIEZ, VOUS ETES FLIQUÉS !" Après le succès de son opération « Grâce à ma banque, je suis pauvre partout dans le monde » [...]
Amis journalistes,
L'équipe militante du Centre Royaliste d'Action Française (CRAF)
est heureuse de vous adresser le compte rendu du second spectacle qu’elle a donné
vendredi 7 novembre 2008 , à Paris.
"SOURIEZ, VOUS ETES FLIQUÉS !"
Après le succès de son opération « Grâce à ma banque, je suis pauvre partout dans le monde » du 22 octobre,, Place de la Bourse, l’Action Française remets le couvert pour défendre les libertés individuelles.
Le vendredi 7 novembre 2008, à 19h30, une soixantaine de militants royalistes investissent la Place de l’Odéon, bloquant la circulation du Boulevard Saint-Germain, et proposent aux passants éberlués un « son et lumière » d’une dizaine de minutes.
Souhaitant informer et responsabiliser les français sur l’implantation prévue de 1226 caméras de surveillances dans Paris, les militants déploient sur toute la largeur du boulevard une banderole affichant « Souriez, vous êtes fliqués !».
Après une prise de parole d’Alexandre Apreval, c’est sous fumigènes que les spectateurs sont interpellés par les royalistes aux cris de « Etat policier, NON ! Big Brother, NON! Flicage Généralisé, NON! Vidéo Surveillance, NON ! Libertés individuelles, OUI ! »
Curieux, intéressés et concernés, les parisiens accueillent cette manifestation de la meilleure des manières en acceptant le millier de tracts distribués et en prenant photos et vidéos avec leurs téléphones.
Même les automobilistes bloqués restent calmes et acceptent de patienter, sortent de leurs voitures et prennent des tracts présentant notre argumentaire.
Nous tenons à remercier les journalistes présents et espérons qu’ils seront au rendez-vous le 11 novembre et à nos prochaines actions.
L’équipe militante du CRAF organise régulièrement des actions de ce genre, parallèlement aux travaux intellectuels qu’elle mène déjà tous les vendredis avec ses conférences.
Venez voir à l’œuvre, les derniers militants ayant des idées !
Merci de votre attention!
Antoine Saucourt
Communication du CRAF
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