Archive pour novembre 2008

Fiançailles du prince Jean de France

Dimanche 30 novembre 2008

Communiqué du comte de Paris :

Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Duchesse de Montpensier ont la joie d’annoncer les fiancailles de leur fils S.A.R. le Duc de Vendome avec Dona Philomena de Tornos y Steinhart Fait a Paris le 28 novembre 2008

Sauvons le dimanche! Jubilé! décroissance!

Dimanche 30 novembre 2008

Sauvons le dimanche, Lundi 15 décembre à 20h30
À l’Université Inter-Âge (UIA)
6, impasse des Gendarmes à Versailles
(à coté de la Mairie)

En présence de :
Joseph THOUVENEL: Secrétaire Général Adjoint de la CFTC
Jacques LEMONNIER: Président de l’association des commerçants de Versailles
Etienne NEUVILLE: Les Amis du Dimanche
Michel BANCAL: Maire-Adjoint de Versailles
Catherine MUTELE: Chargée de mission à la CGPME
Laurent GIRY: Président de la fédération des Yvelines des AFC
Samuel PRUVOST: journaliste à Famille Chrétienne

Le repos dominical au delà du repos, juste et nécessaire, est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, spirituelle; permet également de préserver les marchés traditionnels et le commerce de proximité qui seront écrasés par l’ouverture des grandes surfaces le dimanche. La loi de 1906 a réussi à établir un équilibre juste entre les nécessités légitimes d’ouverture le dimanche (les services de santé, les commerces alimentaires, les marchés, etc.) et l’organisation de la société.

C’est cet équilibre que nous voulons maintenir. L’homme ne peut être réduit à un consommateur de biens et de marchandises. Le repos du dimanche vient rappeler la valeur des moments partagés avec des proches, valeur qu’aucune rémunération ne peut compenser. Le dimanche reste, en effet, le jour où la plupart des familles se retrouvent : de l’existence de cette occasion pour le plus grand nombre dépend la stabilité de la vie de famille et donc aussi le lien social lui-même.

Face aux tenants d’un monde transformé en une immense galerie marchande aseptisée, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la caissière sous-payée, la famille explosée, c’est sur une certaine idée de la France au travail que nous nous prononçons !

Journée sans achat du 29 novembre 2008

Samedi 29 novembre 2008


http://www.casseursdepub.org/

[Paris] Consommez, spéculez: tout va bien! – Le film

Vendredi 28 novembre 2008

Consommez, spéculez: TOUT VA BIEN!
envoyé par AFprod

CR: Aspects juridiques du militantisme

Vendredi 28 novembre 2008

L’objet de cette conférence par Maître Pichon était de nous donner le bon sens juridique nécessaire à nos activités militantes dans le contexte judiciaire et policier actuel, sans tomber dans la paranoïa. Il a insisté sur le fait qu’il n’existe pas de solution parfaite, et que le système judiciaire français, aussi antipathique qu’il puisse nous paraître, n’est nullement monolithique.

Dans un premier temps, quelques principes de prudence avant une action susceptible de mal tourner ont été rappelés. Un portable, même éteint, est un mouchard et pourra indiquer de façon exacte notre présence sur les lieux s’il y a enquête. De même pour les paiements par cartes bleues, ou pour les passes navigo dans le métro parisien. À laisser chez soi, donc.

Quelques précautions de ménage : tout livre un peu orienté pourra être saisi au cours d’une perquisition, ainsi que tout ordinateur portable. Les policiers ont les moyens techniques de retrouver tout fichier ou mail datant de moins de 6 mois, et n’hésiteront pas à tout utiliser pour conforter leurs vues.

Différencions tout de même les différents droits de la justice à notre égard : dans le cas d’une enquête préliminaire, elle ne peut pas perquisitionner chez vous sans votre autorisation écrite ; le droit de perquisition et de mise en garde à vue n’interviennent que lors d’une enquête de flagrance ; enfin, attention en cas d’enquête judiciaire, les pouvoirs policiers sont alors très étendus, la mise sur écoute téléphonique est par exemple possible.

Maître Pichon nous a ensuite fait part de son expérience quant au déroulement d’une éventuelle garde à vue. Celle-ci ne peut durer plus de 48 heures, à moins d’une enquête sur un acte terroriste ( pas à l’AF, donc !). Vous avez le droit à un médecin, à un avocat et à prévenir un proche (mais le policier le préviendra à votre place et pourra biaiser le message). Les policiers sont tenus de vous notifier ces droits moins de trois heures après votre interpellation et de les respecter sous peine de nullité de la procédure. Il est important d’en faire usage : l’avocat peut constater toute irrégularité dans la garde à vue (en particulier en cas de violences policières), vous conseiller lors de l’interrogatoire, vous guider pour le procès verbal. Le médecin n’est pas à négliger, les 24 heures pourront vous paraître longues après un trajet épuisant ou une bagarre.

Ne vous laissez pas impressionner : si un policier bluffe en vous disant que votre « camarade » a avoué, demandez le procès verbal, et ne partez pas du principe que le policier connaît votre dossier, l’accès aux fiches des RG n’est pas systématique. Ces fameuses notes blanches ne peuvent pas servir de point de départ à un procès car elles ne sont pas signées. Il ne s’agit pas pour autant de jouer la bravoure inutile. Les relevés génétiques ou digitales sont obligatoires désormais, un refus vous expose à de lourdes peines d’emprisonnement et d’amende. L’impolitesse inutile est aussi déconseillée pour ne pas s’aliéner les acteurs neutres dans la salle.

Le cas le plus pessimiste à l’issue d’une garde à vue est la comparution immédiate. La cour en charge de ces cas à Paris, la 23ème circonscription, a un taux de 90% de détention provisoire… nous ne vous souhaitons donc pas de vous retrouver dans un telle situation ! Cette comparution intervient après un passage au dépôt de moins de 20 heures (faites respecter ce délai, ce n’est pas un lieu très sympathique), et se solde par un mois de préparation autorisée avant le procès.
Dans le cas le plus courant, une convocation vous sera remise par procès verbal à l’issue de la garde à vue. A partir de ce moment, un juge d’instruction, avec des pouvoirs d’enquête assez importants (perquisition, mise sur écoute), est en charge de votre cas. Il peut procéder à un premier interrogatoire auquel vous avez le droit de garder le silence si vous n’êtes pas bien sûr de vos droits. Dans tous les cas, refusez toute question politique, elles ne sont pas de circonstance.

Enfin, quelques conseils pour la route :

- Ne négligez pas l’utilité d’un avocat de notre bord politique, il sera bien plus utile par sa connaissance des circonstances et par son refus d’amener les procès politique qu’un avocat en apparence plus neutre et qui n’aura pas forcément les arguments pour vous défendre.
- Ne négligez pas non plus notre connaissance du code pénal : un cas de violence simple entraînant moins de 8 jours d’arrêt de travail se solde par une amende, une violence avec arme (poing américain, gazeuse) ou avec circonstances aggravantes peut coûter beaucoup plus cher. Les délits de presse (diffamation en particulier), en revanche, sont des procès beaucoup plus difficiles à engager pour la victime, n’ont un délai de prescription que de 3 mois pour la plupart et ne vous exposent pas à la détention provisoire.

Après ces quelques conseils utiles en cas d’action qu’il s’agit de garder en mémoire, nous pouvons retourner à nos actes de militantisme quotidien. Comme nous l’a rappelé Maître Pichon, un tractage, un bombage, un collage sont dans l’immense majorité des cas sans risque, à moins de bomber sur un mur privé et de se prendre une amende en cas de plainte du propriétaire. Bon militantisme à tous, et merci à Maître Pichon de nous avoir rendus moins idiots !

[Paris] Conférence du vendredi soir

Mercredi 26 novembre 2008

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Conférence par Gérard LECLERC sur “Politique et doctrine de Benoît XVI”

rdv à 19h30 le 28 novembre 2008
10, rue Croix des Petits-Champs
75001 Paris

M° Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Ton portable un micro pour la police… même éteint!

Lundi 24 novembre 2008

Vos Telephone Portable Sont Des Micros Qui Dorment

Nous ajoutons cet interressant commentaire de l’un de nos lecteur, Kleber:
Hébert dit :

novembre 24th, 2008 à 16:43
Ajouté aux nuisances électromagnétiques de l’objet pour le cerveau, espérons que cela incite certaines personnes à se poser la question : “mais, au fait, en ai-je vraiment tellement besoin ?”. Faire la distinction entre ce qui est essentiel et ce qui est superflu dans nos vies quotidiennes fera encore plus mal au modèle de société actuel que ce que les autorités voudraient empêcher en mettant sur écoute des téléphones portables.

À noter que maintenant vous êtes aussi repéré géographiquement par les GPS avec votre portable lorsque vous vous déplacez (même lorsqu’il est éteint), et que cela sert d’ailleurs aux derniers logiciels de GPS installés dans les voitures pour calculer les densités de circulation sur les routes et ainsi éviter les bouchons, en proposant un itinéraire moins encombré…

Le téléphone mobile supprime trop souvent une forme de sociabilité tangible entre les individus pour la remplacer par quelque chose d’assez artificiel. Les gens se voient moins, se parlent moins en face, dépensent plus d’argent et font moins le tri dans leurs communications entre ce qui est important et ce qui n’aurait pas dû nécessiter un coup de fil. Sans parler de la banalisation du charcutage orthographique, grammatical et syntaxique du langage SMS, venant s’ajouter au constat déjà peu reluisant du niveau de Français dans les écoles, en chute libre depuis plus d’une décennie.

Soit dit en passant, les antennes-relais sans doute dangereuses pour la santé et installées partout sans consultation touchent de la même façon les accros du portable et ceux qui ont fait le choix de ne pas en avoir un, sans que jamais les autorités n’aient songé à faire les moindres tests pour constater si elles étaient effectivement nuisibles (avant de les installer, ndlr). Et là, on ne peut pas avoir de possibilité d’en éviter les conséquences(…).

Collège Kléber Haedens

Vendredi 21 novembre 2008

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes/2/1/0/9782246528012.gif

Le maire de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine (92), a décidé de donner au futur collège de sa ville le nom de l’écrivain Kléber Haedens. Il n’en fallait pas moins pour réveiller les bonnes gens du conseil municipal membres du parti orange, aussitôt suivi de l’arc-en-ciel, le parti de la rose, les rouges et les Verts. Comment ose-t-on vouloir porter en triomphe le récipiendaire de trois prix littéraires dont celui du roman de l’Académie Française ? Comment ose-t-on vouloir honorer l’auteur de l’incroyable Histoire de la littérature française ? Permettez que je mette fin au suspens : ce qui dérange surtout ces messieurs bien pensants est que Haedens était affilié à l’Action française. En effet, cet homme mal connu a été l’un des heureux secrétaires de Charles Maurras, l’un des meilleurs élèves de Léon Daudet et enfin l’un des nombreux rédacteurs du journal Aspects de la France.

Alors que l’Éducation Nationale s’applique à gommer des livres d’Histoire toutes traces de mouvements anti-révolutionnaires, voilà que Philippe Juvin, le maire courageux (et également secrétaire national de l’UMP), fait de la résistance en choisissant de mettre son collège sous le patronage d’un royaliste. A La Garenne-Colombes, il n’y aura pas de énième Collège Saint-Just, qu’on se le dise. Mieux, le maire entend bien donner une bonne place à Kléber Haedens dans ses programmes scolaires. Et le MoDem de s’indigner : « Cet ouvrage met notamment en cause la pensée des philosophes des Lumières, qui ont inspiré la Révolution et les fondements de notre République. Philippe Juvin, qui décrit sur son blog cette « Histoire de la littérature française » comme « le premier des tous les livres », souhaiterait d’ailleurs que cet ouvrage soit distribué à tous les enfants entrant en sixième pour développer leur esprit critique ! ».

Nous pouvons saluer cette prise de position audacieuse de la part d’un élu UMP et espérer que ses détracteurs ne l’empêcheront pas de mener son projet à bien.

Carole Nozière

[Paris] Conférence du vendredi soir

Jeudi 20 novembre 2008

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Conférence par Maître PICHON sur “Les libertés publiques – Aspects juridiques du militantisme”

rdv à 19h30 le 20 novembre 2008
10, rue Croix des Petits-Champs
75001 Paris

M Palais Royal ou Louvre Rivoli

Entrée libre

La conférence sera suivie du verre de l’amitié

Mangez du phoque

Jeudi 20 novembre 2008

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/les_stars/leurs_bio/bardot_brigitte/images/brigitte_bardot/393682-1-fre-FR/brigitte_bardot_reference.jpg Je ne sais si le fatras de sottises qui arbore les murs de la capitale, a déjà envahi avec une même insolence ceux de la province, mais il me semble nécessaire ici de poser quelque plume trempée de vitriol pour ramener quelque initiative oiseuse aux semblants de tiédeur, à une dialectique saine où l’on se remettra à appeler « un chat un chat »… sotte Bardot, ce n’est pas toi qui ira contre cette volonté, toi qui, la beauté flétrie, a cru nécessaire d’ouvrir ta grande gueule de cruche pour défendre la cause animale dans ce qu’elle a de plus pernicieux, à savoir le rapport de dignité qu’on lui doit, en ce siècle où la question de l’Homme, bafouée, n’a toujours pas trouvé de réponse politique. Toi, vieille femme, à propos de qui je me demandais pourquoi le chantre alcoolique, Gainsbourg, avait perdu son temps à pérenniser tes initiales, jusqu’à ce qu’on me fasse découvrir « Et Dieu créa la Femme » en parallèle à mes développements sensuels ; toi, l’égérie périmée, tu es responsable de cette campagne que j’incrimine en ce qu’elle salit de son excrémentielle « intelligence » les surfaces déjà crasseuses d’un métropolitain que des hommes fatigués empruntent par nécessité.

Cracherai-je sur la publicité de manière générale, ce serait déjà suffisant ; en effet, je n’ai pas moins de mépris pour toute tentative de decorum émanant de la société consumériste libérale. J’aimerais assez vomir chaque fois que je croise l’une de ces pancartes dont on ne soupçonne pas le prix, et dont la seule mission consiste à me faire acheter un téléphone, un voyage, un concert, ou toute autre ineptie dont l’invalidité ne repose pas seulement dans le produit présenté, mais surtout dans cet impératif de consommation au travers d’œuvres décoratrices. On ne fixe ces affiches que parce qu’elles couvrent des espaces immensément carcéraux, et que la couleur que les publicitaires élaborent et présentent, se révèlent comme des fenêtres par lesquelles le commun rêve de s’échapper.

Il n’y a plus que des Icare, dans le règne actuel ; par milliers, ils visent un soleil qui finit par leur brûler des ailes constituées de cire, les engageant à pousser de l’aile vers cette chaleur et cette lumière tout emplies de promesses, en vue de les mener vers une chute inéluctable.

Et au milieu de cette foire, te voilà, exhibant le plus bas niveau des préoccupations actuelles ! Une bourgeoise arrogante toise un phoque crevant et lui dit que sa mort dessert son esthétique ; un jeune prétentieux avance, agressif, vers une tripotée de lapins pour se faire un manteau… ah, cochonne (tu vois comme je t’aime, je t’élève au rang de l’animal), il est à ce point évident pour toi que les ennemis sont là ! Le jeune et la bourgeoise… Et qui sont les victimes ? Les bestiaux sacrifiés à l’industrie du luxe ?

A choisir, je préfèrerais offrir à mon fils un pull de phoque, plutôt qu’un de ces attirails de tissu vulgaire, fabriqué dans la plus pure tradition de l’industrie anti-humaine à moindre coût par des populations que l’on parque dans des usines pour satisfaire le décadent prorata de l’hyperéconomie moderne. A choisir, je tuerais vingt lapins pour lui faire un manteau plutôt que d’investir dans la moindre toile synthétique, d’autant que je serais assuré de lui procurer en nourriture de quoi passer l’hiver…

Le respect de la bête m’importe, la sauvegarde des espèces ne me laisse pas indifférent. Mais ce n’est pas à toi, incapable manifeste, de me dire quoi faire ; et je ne te dis pas cela parce que tu es femme, ou idiote, j’ai pour les unes et les autres plus de respect que je n’en ai pour moi. Je te dis cela parce qu’un jour, la grandeur humaine m’a perforé le regard et qu’insidieusement, cela me mène à penser que des causes plus subtiles que ce que ton argent permet de promouvoir sont à défendre.

Citoyens, mangez des phoques, exterminez-les jusqu’au dernier pour vos motifs futiles. Au passage, tuez tous les loups sans les manger – leur chair est effroyablement répugnante et indigeste – ; effacez les ours de la surface de la terre, et consommez du lapin à outrance jusqu’à en éliminer la race… et quand vous en aurez fini avec toutes ces inepties indignes que vous êtes en mesure de produire depuis quelques siècles à peine, revenez aux fondamentales. Posez-vous la question pérenne du sens, au risque d’en perdre l’appétit et l’instinct de consommation, ayez pour vos dirigeants une haine farouche et libératrice, méprisez dans vos chairs la médiocrité quotidienne à laquelle on vous astreint malgré vous. Déchirez les couleurs, méprisez ce décor, et Brigitte verra un monde où ses phoques bien-aimés croîtront sans mesure de nombre, et où on finira par se remettre à les tuer sainement quand, en surnombre, leurs yeux doux ne suffiront pas à dissimuler le danger de « l’hyperphoquisme » contre tous ces mignons poissons que leur race ingurgite.

Si je n’étais pas assez haïssable à cet instant, j’ajouterai que je mange du cheval avec un certain plaisir, et que je me considère comme le dernier amoureux de la race chevaline en bonne terre de France.

Nils Leroy