Reconquérir une pensée de l'homme

31 octobre 2008 | 18 commentaires

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Le contractualisme est une pensée politique majeure qui a fondé notre modernité, présent à la fois chez Thomas Hobbes, John Locke, Jean-Jacques Rousseau et Emmanuel Kant... et que l'on peut déjà trouver dans l'Antiquité, chez le philosophe Epicure qui est probablement à la source du contrat social. Ses Maximes capitales nous éclairent à ce sujet, notamment les maximes XXXI à XXXIV qui sembleront familières aux lecteurs des contractualistes modernes.

Epicure pense qu'il n'y a ni injustice ni justice en soi, ni bien ni mal dans l'état de nature, et que ces notions n'apparaissent que relativement au contrat passé entre les individus. Le contrat est donc ce qui fabrique une règle commune à tous, et c'est ainsi que le célèbre Jardin épicurien fonctionnait. Avant ce contrat existe un état de nature dans lequel il y a un droit naturel qui nous fait reconnaître de facto ce qui est utile pour ne pas se faire de tort mutuellement. L'on retrouve ici, comme le dit Jean-Marie Guyau dans La Morale d'Épicure et ses rapports avec les doctrines contemporaine, la source de l'utilitarisme du XIXème siècle qu'on retrouve chez John Stuart Mill ou encore Jeremy Bentham. Philosophe qui préfère la phusis (nature) au nomos (culture), Epicure pense que « le sage ne doit pas faire de politique »*. Il s'engage de plus dans le matérialisme abdéritain, et pense ainsi que le monde est entièrement fait d'une infinité d'atomes dans l'infinité du vide, y compris les dieux.

L'on retrouve chez ce philosophe un ensemble d'éléments qui ont façonné notre monde moderne et que l'on retrouvera notamment chez les révolutionnaires. Les discussions sur le contractualisme, l'atomisme, les rapports entre nature et culture... sont au centre de ce que devrait être la vie politique. Celle-ci nécessite en effet une vision globale de ce qu'est l'homme pour fonder sa légitimité, et c'est à nous de poursuivre ces débats qui durent depuis plus de deux millénaires : reconquérir l'espace de la pensée, convaincre et argumenter pour retrouver une politique en conformité avec ce qu'est l'homme ; révolutionnaires et contre-révolutionnaires, c'est une entière vision du monde qui les oppose.

*D'après Diogène Laërce, Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres, X.

Dimitri Julien

18 commentaires pour "Reconquérir une pensée de l'homme"

  1. F. Traum

    Le 31 octobre 2008 à 19:36

    Contre Epicure, l'aristotélisme ;)

    Pour une théorie récente du contractualisme : John Rawls, Théorie de la justice.

  2. Pierre Carvin

    Le 1 novembre 2008 à 11:26

    Tiens ! vies, doctrines et sentences des hommes illustres ! c'est ce que je suis en train de lire en ce moment, en parallèle avec les essais d'empirisme radical de W. James, un essai de MP Edmond sur Platon, et le raisonnement de l'ours de V. Descombes (ou comment même les philosophes issus de la tradition analytique peuvent succomber aux charmes de la raison pratique aristotélicienne...).

  3. lucien lacour

    Le 1 novembre 2008 à 19:49

    Il n'en reste pas moins qu'Epicure est un formidable penseur, plein d'une extraordinaire foi dans la vie, alors qu'Aristote fait parfois un peu vieil instituteur desséché. Comme quoi, il faut des deux pour faire une bonne pensée... des Maurras et des Daudet !

  4. lucien lacour

    Le 1 novembre 2008 à 19:50

    Et j'ajouterai : des Bergson aussi !

  5. F. Traum

    Le 1 novembre 2008 à 21:58

    Aristote n'est "sec" que parce qu'on perdu ses oeuvres exotériques, et qu'il ne nous reste que son enseignement professoral esotérique.
    cf l'éloge de Cicéron à propos de la langue d'or d'Aristote.

    Epicure n'est qu'un vieil ascète apolitique. Et Bergson est un mystique irrationnaliste, dont la politique frise le rousseauisme béat. Je leur préfère de loin l'école péripatéticienne et thomiste, P. Boutang compris.

  6. lucien lacour

    Le 2 novembre 2008 à 2:43

    Ah non! pas vous ! Alors que vos interventions sont souvent pleines de sens, là vous sombrez dans la caricature et le sectarisme le plus total !
    Lorsque je dis qu'Aristote ressemble parfois (je dis bien parfois, d'où nuance)à un vieil instituteur desséché (je retire le vieil qui n'a aucun sens - pas plus d'ailleurs pour Epicure! - s'agissant de gens qui sont morts depuis beaucoup plus de 2000 ans!), je ne parle pas de sa langue - que nous ne connaissons pas! - mais de sa pensée, éminemment moins souple que celle de Platon. Aristote a tout du bulldozer, il déblaie et il ouvre des perspectives mais c'est un bulldozer!
    Vous êtes exagérément sévère pour Epicure, qui nous a légué fort peu de textes, mais une belle descendance avec l'admirable Lucrèce. Il nous laisse aussi quelques belles idées sur l'amitié et la douceur de vivre. L'opposer à Aristote n'a pas beaucoup de sens : Epicure a sans doute été un bon lecteur du Stagirite alors qu'il s'est opposé avec force à Platon. Rien ne laisse penser qu'il fut un ascète bien au contraire!
    Quant à l'accusation "d'apolitisme", je ne la comprends pas, sauf à avoir de la philosophie ancienne une lecture bassement "utilitaire" et idéologique (je souligne bassement). Il y aurait donc des bons philosophes politiques et de mauvais philosophes apolitiques ! Si je comprends bien vous rangez dans la première Aristote et Saint Thomas (Saint Thomas philosophe politique!!!). Mais alors dans quelle poubelle de l'Histoire intellectuelle faut-il ranger Thalès, Anaximandre, Anaximène, Héraclite, Parménide, Xénophane, Empédocle, Anaxagore, Zénon, Epictète, Plotin et quelques centaines de leurs disciples ? Et comment peut -on les taxer de "rousseauisme béat". Tout celà est proprement absurde.
    Finissons par Bergson. Vous ne l'avez visiblement pas lu pour en parler avec autant de légèreté et (excusez moi) d'arrogance ! Avant d'aller plus loin, je vous renvoie donc à sa lecture. En soulignant, au cas où vous l'ignoreriez, qu'il eut pour disciple zélé non seulement Péguy et Sorel mais la quasi totalité des jeunes intellectuels qui formèrent la première école maurrassienne entre 1900 et 1914: les Pierre Gilbert Crabos, Henri Clouard, Jean-Marc Bernard, André du Fresnois, Henri Lagrange, Pierre Lasserre, Georges Valois, Henri Massis et autres Jacques Maritain . .. Une paille! Une bonne partie d'entre eux ayant disparu pendant la première guerre mondiale, nous honorerons leur mémoire le 11 novembre prochain. Avec l'espoir qu'ils avaient de réunir dans une même pensée vivante Bergson, Maurras et quelques autres. Un projet à reprendre ?

  7. F. Traum

    Le 2 novembre 2008 à 11:55

    En fait, il n'y a pas d'arguments dans votre réponse. Voyons un peu.
    Déjà nous connaissons la langue d'aristote puisque nous pouvons le lire en grec.
    Ensuite le bulldozer ce n'est pas Aristote , qui prone la prudence et la tempérance, et qui nuance les thèses de ses prédecesseurs (parménide, héraclite, platon). C'est plutot Platon, qui recale directement le devenir et le sensible dans une inconsistance ontologique.
    Lucrèce j'aime bien, mais pas Epicure. Epicure n'a par ailleurs rien d'un aristotélicien, mais vraiment rien. Leur physique respective est opposée; la théorie de l'intellect possible d'aristote est l'opposé exact de la théorie epicurienne de la sensation; ensuite epicure se vantait d'être inculte alors qu'aristote est le premier encyclopédiste. De plus epicure est un apolitique car il pronait une philosophie détachée des affaires publiques (cf le Jardin). Tandis qu'aristote a passé énormément de temps à étudier les constitutions de son temps.
    Ensuite je vous retourne l'accusation d'inculture, car saint Thomas a une philosophie politique... cf la Somme théologique et les centaines d'articles sur la morale et le droit, cf son texte sur le gouvernement royal (De regno).

    Quant à Bergson, c'est vous qui devriez le relire... j'ai lu ses Deux sources de la morale et de la religion, où il expose sa politique, où il fait l'apologie du mysticisme contre l'instinct social, où il parle lyriquement de "Jean-Jacques", et j'en passe... lisez le donc... mais si vous préférez j'ai lu aussi l'essai sur les données immédiates, l'intuition philosophique (la pensée et le mouvant), et je lis en ce moment matière et mémoire... sa destruction du langage et de l'intellect est édifiante quant à son mysticisme, qui se dévoile pleinement dans les Deux sources...
    Maurras et l'AF ont fortement critiqué Bergson, même merleau-ponty le rapporte dans un essai sur bergson (dans Eloge de la philosophie et autres essais). Maritain a été disciple de bergson mais il n'a plus grand chose d'un bergsonien ensuite, car thomiste. Et le thomisme est une philosophie farouchement anti bergsonienne, ne serait ce que par la place qu'il accorde à l'intellect contre le volontarisme et le mysticisme de bergson.

  8. F. Traum

    Le 2 novembre 2008 à 11:59

    j'ajoute qu'il suffit de lire la Lettre à ménécée pour voir son ascétisme (régime de pain sec et d'eau conseillé). de plus pour les autres antiques : vous parlez de parménide, qui disait que tout était fixe, et si on l'avait écouté la science n'aurait jamais avancé/existé; ou d'héraclite, qui postule que tout est en devenir , pensée qui conduisit à la folie plus d'un philosophe moderne ?

  9. lucien lacour

    Le 2 novembre 2008 à 13:31

    Sur les grecs, nous n'avons à l'évidence pas la même lecture et d'Aristote et d'Epicure. Donc restons en là. Au vu de vos explications, moins polémiques et plus équilibrées à l'endroit d'Epicure et de son école, je retire l'appréciation (visiblement injuste) sur votre lecture "bassement utilitaire et idéologique" des grecs. Un mot néanmoins sur Epicure (si vous aimez Lucrèce, il vous est impossible de ne pas l'appréciez) : sa réputation d'ascétisme est largement surfaite et la plupart des commentateurs contemporains (Bréhier notamment) mettent cette réputation sur le dos des épicuriens eux mêmes qui ont cherché à démentir la rumeur selon laquelle l'épicurisme serait une école de l'hédonisme et du plaisir sans frein (réputation qu'Epicure eut pendant toute l'antiquité et que Sénèque, par honnêteté, chercha à corriger). Visiblement, nous ne lisons pas de la même façon la "Lettre à Ménécée" qui est pour moi un modèle d'équilibre et de tolérance.
    Je persiste et signe en revanche sur deux points.
    Gardons nous d'une lecture exclusivement "politique" des philosophes. Pour avoir un peu cotoyé Boutang, il en était terriblement agacé et mettait cette tournure d'esprit sur le compte d'un maurrassisme mal digéré (la même veine qui conduisait Bernanos à traiter les jeunes maurrassiens des années 30 de "petits mufles réalistes"!!). La prévention que les épicuriens ou les stoïciens peuvent avoir de la politique vient sans doute moins d'une aversion pour Aristote que du spectacle qu'ils avaient sous les yeux des affaires de la cité (passage de la cité grecque à la démesure des empires alexandrin puis romain...). Dans tous les cas, les uns et les autres insistaient sur la nécessité d'être un bon citoyen, ce qui n'est déjà pas mal dans ces temps troublés. Boutang eut également hurlé (c'est peu dire) à l'idée de réduire Saint Thomas à un philosophe "politique" !!!
    Quant à Bergson, comment pouvez vous dire qu'il fait l'apologie du mysticisme (citation ? texte ?) Croyez vous que Sorel, Péguy ou Albert Thibaudet avaient des têtes de mystiques !!!! Ou, s'agissant tout particulièrement de Sorel et de Péguy, de rousseauistes béas !!!!!!! Allons un peu de sérieux. Il est vrai que Maurras fit avec Daudet dans l'Action française une campagne particulièrement indigne (procurez vous les textes, vous verrez ce que peut être le plus mauvais Maurras !!!) contre la pensée "allemande et juive " de Bergson. Il n' y a pas de quoi en être fier Celà conduisit d'ailleurs toute une partie des jeunes intellectuels maurrassiens à prendre ses distances avec l'Af. Soyons juste, Maurras leur rendra malgré tout un bel hommage dans "Tombeaux".

  10. F. Traum

    Le 2 novembre 2008 à 14:14

    Déjà je ne réduis pas les penseurs à la dimension politique, je dis qu'elle est nécessaire. ce qui me fascine le plus chez saint Thomas par exemple, c'est sa théorie de l'équivocité de l'être.
    Quant à Lucrèce, on peut l'aimer sans aimer Epicure. Ce n'est pas la même chose, il est romain, poète, et sa philosophie est moins austère que celle du maître. D'ailleurs j'apprécie particulièrement l'élégie romaine.

    Ok vous voulez des citations. Voici (tirées des Deux sources) :
    -"Mais Rousseau a créé, à propos d'elle, une émotion neuve et originale. Cette émotion est devenue courante, Rousseau l'ayant lancée dans la circulation. Et aujourd'hui encore c'est Rousseau qui nous la fait éprouver, autant et plus que la montagne. Certes, il y avait des raisons pour que cette émotion, issue de l'âme de Jean-Jacques, s'accrochât à la montagne plutôt qu'à tout autre objet : les sentiments élémentaires, voisins de la sensation, provoqués directement par la montagne devaient s'accorder avec l'émotion nouvelle. Mais Rousseau les a ramassés ; il les a fait entrer, simples harmoniques désormais, dans un timbre dont il a donné, par une création véritable, la note fondamentale. De même pour l'amour de la nature en général."

    -"Nous parlions des fondateurs et réformateurs de religions, des mystiques et des saints. Écoutons leur langage ; il ne fait que traduire en représentations l'émotion particulière d'une âme qui s'ouvre, rompant avec la nature qui l'enfermait à la fois en elle-même et dans la cité."

    -"Il n'en est pas moins vrai que ce sont les âmes mystiques qui ont entraîné et qui entraînent encore dans leur mouvement les sociétés civilisées."

    -"Nous n’hésitons pas à l'appeler religieuse, et même mystique ; [...]"

    -"Les vrais mystiques s'ouvrent simplement au flot qui les envahit. Sûrs d'eux-mêmes, parce qu'ils sentent en eux quelque chose de meilleur qu'eux, ils se révèlent grands hommes d'action, à la surprise de ceux pour qui le mysticisme n'est que vision, transport, extase."

    -"Si la parole d'un grand mystique, ou de quelqu'un de ses imitateurs, trouve un écho chez tel ou tel d'entre nous, n'est-ce pas qu'il peut y avoir en nous un mystique qui sommeille et qui attend seulement une occasion de se réveiller ?"

    Vous en avez assez ?

  11. lucien lacour

    Le 2 novembre 2008 à 17:13

    je vérifie (La citation sur Rousseau relève plutôt de la critique littéraire ou poétique qu'à proprement parler de la philosophie politique; elle aurait pu aussi bien être signée par Jules Lemaitre ou par Barrès qui avait une grande affection pour l'écrivain Rousseau. Les autres citations me paraissent curieuses, comme sorties de leur contexte ou faisant référence à des expériences passées, ... je regarde)

  12. pierre carvin

    Le 2 novembre 2008 à 17:17

    Se garder d'avoir une lecture politique des philosophes ? Pour les socratiques, c'est impossible, sauf à faire contresens sur contresens (puisque la réflexion socratique sur la Cité, sur les conditions d'apparition de la philosophie, est ce qui la sépare de ses prédécesseurs, et qu'elle en appel à une réponse dans la grammaire du droit naturel classique). Pour le reste, je suis plutôt d'accord avec Frédéric. Il faut se garder de confondre Aristote avec ses multiples commentateurs successifs.

  13. F. Traum

    Le 2 novembre 2008 à 17:32

    Sorties de leur contexte ? vile accusation de malhonnêteté intellectuelle... j'ai cité de longs passages exprès, et si ça ne vous suffit pas, lisez le chapitre 1 des deux sources en entier... par la même occasion vous comprendrez aussi pourquoi cette oeuvre a été mise à l'Index : "celui qui donne n'agit pas pour le pauvre mais pour lui-même", "prêcher l'Evangile est inutile", "l'histoire a déterminé qui des deux sectes néoplatonicienne et chrétienne a triomphé"...

    Quant à Rousseau, lisez ces textes sur l'instinct divin qui dicte la morale, sur la volonté divine qui meut les hommes et contredit la société "artificielle", vous verrez que la politique bergsonienne n'est pas très loin... et on peut même pousser l'interprétation à bout, en montrant le calvinisme sous-jacent de l'oeuvre rousseauiste, son idée que comme l'on ne peut pas obéir à la fois à l'Eglise et à l'Etat, il faut s'en remettre à l'Etat seul (exit le principe de rébellion contre un Etat injuste au nom de Dieu, dont parlait saint Thomas d'Aquin, ST "De l'obéissance"), sans parler de la géniale idée bergsonienne que l'intuition mystique détruit toujours l'instinct social qui ne peut être qu'oppressant... tout cela provoque un folklore mystique que l'on ne trouve guère que dans les politiques fascisantes. Et cela débouche sur une double oppression, celle de l'Etat tout-puissant, et celle de la religion intérieure fanatique. Rousseau souhaite l'alliance des deux... mais il nous avait prévenu : "un tel régime ne convient pas à des dieux".

  14. F. Traum

    Le 2 novembre 2008 à 17:33

    ...ne saurait convenir à des hommes, ne convient qu'à des dieux, pardon pour l'erreur.

  15. lucien lacour

    Le 2 novembre 2008 à 21:09

    Je vérifie tout celà et vous répond complètement. Juste une petite incidente pour détendre l'atmosphère : l'Af ne me parait pas la mieux placée pour se scandaliser des livres mis à l'index (je sais, c'est vache... mais vous avez un peu tenté le diable!)

  16. Adrian Koyper

    Le 3 novembre 2008 à 9:06

    Quel rapport ? A mon tour de faire des incises pour détendre l'atmosphère. Ce que vous pensez de l'af, on s'en fout.
    :lol:

  17. lucien lacour

    Le 4 novembre 2008 à 1:58

    Encore un intellectuel, ce Kouper ! ou Koiper ! ou Kuiper ! ou etc...

  18. Adrian Koyper

    Le 5 novembre 2008 à 18:49

    koyper. C'est un théologien protestant hollandais (hé-hé). Et je ne retire en rien ce que j'ai dit : soyez plus rigoureux dans votre argumentation, et je me tairais (à jamais, promis !).