Diplomatie "europenne"

21 février 2008

Lors de la rencontre de la diplomatie "européenne", l’elaboration d'une déclaration commune sur la question du Kosovo relevait de l'orfèvrerie. Le document qui devait être un texte de compromis ne manque pas de piquant : « Les conflits, le nettoyage ethnique et les catastrophes humanitaires » fabuleusement imputés à la Serbie « permettent de déroger au principe de droit international de l'intégrité territoriale des nations ». Le Kosovo constituerait un « cas sui generis » qui « ne remet pas en cause » ce principe et « ne peut donc pas constituer un précédent pour d'autres mouvements séparatistes dans le monde ». C’est pour cela que dès l’annonce de Pristina, les irrédentistes du monde entier ont sabré le champagne. Le Kosovo s'est engagé à « respecter les principes de démocratie et d'égalité entre tous ses citoyens, (ainsi qu'à) protéger les Serbes et autres minorités ». Comme les 200.000 réfugiés Serbes, Roms, Ashkalis et Gorans qui ont quitté la province dès la fin de l’agression américaine en 1999 et depuis à chaque flambée de violence, mais aussi en raison des incendies, des enlèvements, des viols, des disparitions et des assassinats.

Les commentaires sont fermés.