Critique sommaire du droit civil français

30 décembre 2008

En pleine période de révisions, il a semblé utile de faire une pause et de mettre à profit l‘intelligence engagée depuis de si longs mois dans les études. Le droit français qu’on vend aux usagers et étudiants, s’il n’est certainement pas pourri de bas en haut, a une certaine propension à se laisser aller à [...]

http://www.eglisebaptiste.com/couple.jpg En pleine période de révisions, il a semblé utile de faire une pause et de mettre à profit l‘intelligence engagée depuis de si longs mois dans les études. Le droit français qu’on vend aux usagers et étudiants, s’il n’est certainement pas pourri de bas en haut, a une certaine propension à se laisser aller à des égarements égalitaristes et libertaires, comme la république elle-même se révèle globalement incapable de mettre un coup d’arrêt aux tares philosophiques qui l’ont engendrées. Le mouvement qu’il suit depuis deux siècles n’est que la mise à l’écart des éléments les plus conservateurs du Code civil au profit de la logique révolutionnaire dans ce qu‘elle a de plus anarchique, dont Napoléon Ier avait cru faire un « compromis ». Peine perdue. L’on s’en vante comme d’un progrès, selon une philosophie du sens de l’Histoire si prisée par les idéologues professionnels pour faire passer leurs sentiments autrement illégitimes.

Le droit de la famille s’enseigne en deux parties que sont le droit du couple et le droit de la filiation. Pour l’un, tout tourne autour de la grande idée que les intérêts des individus sont supérieurs à celui de la société, ou mieux, qu’ils le contiennent. Pour l’autre, idem, mais on se flatte en plus de faire toujours primer l’intérêt de l’enfant, pourtant tout-à-fait similaire à celui de la société dans le cas présent, sans jamais se demander au fond si son intérêt est bien de vivre au sein d’un foyer fragilisé et de plus en plus susceptible d’explosion, avec son père et/ou sa mère biologiques séparément l‘un de l‘autre, avec deux pères ou deux mères, ou le seul compagnon homosexuel du parent décédé. Au contraire, on ne concevra jamais cet « intérêt de l‘enfant » qu‘en dehors de toute considération relative à la licence des parents (leur droit à la séparation, à une sexualité aussi variée qu’exotique) et à l‘image qu‘ils renvoient du couple dans ses dimensions affective et sociale. Pour élever un enfant, nous le savons, le fric et la bonne volonté suffisent, ils doivent forcément suffire sans quoi nous ne pourrions plus par ailleurs jouir sans entraves. Ce qui relève d’une certaine novlangue et nous amène à relativiser quelque peu la primauté de l’intérêt de l’enfant au final. Les tribulations d’un Christian Vanneste au dénouement quasi-miraculeux renseigne assez sur l’état d’esprit qui règne à ce propos dans les offices, lequel n’est pas beaucoup moins biaisé qu’au sein du reste de la société civile et du landerneau politico-médiatique.

Dès lors, nous le voyons, il est impératif de reconstruire notre droit civil sur des bases saines, loin de la folie individualiste décrite et décriée en son temps par Louis de Bonald (Du Divorce), aujourd’hui par Xavier Martin (Le Livre Noir de la Révolution Française), et qu’avaient d’ailleurs abandonné un temps les dirigeants de l’époque devant l’étendue du désastre social. De là, défendre le bien réel de la personne humaine en général et de l’enfant en particulier, leur donner les clefs d’un épanouissement effectif reviendra tôt ou tard à promouvoir la famille traditionnelle, seul modèle absolument valable dans l’optique d’une société viable.

Reinelde Maes

Banquet de Noël... autrement!

26 décembre 2008

Banquet de Noëlenvoyé par AFprod


Banquet de Noël
envoyé par AFprod

[Boulogne] Conférence du mardi 9 décembre : l’Université de demain

26 décembre 2008

La méthode Coué ne fonctionne plus ! L’Education Nationale en général et l’Université française en particulier sont en déroute. À l’école, chaque année produit son lot d’élèves incapables de lire, d‘écrire ou de compter. Le collège-lycée unique se solde pour nombre de jeunes par l’obtention d’un bac dévalué, ce qui n‘empêche d’ailleurs pas une grosse [...]

La méthode Coué ne fonctionne plus ! L’Education Nationale en général et l’Université française en particulier sont en déroute. À l’école, chaque année produit son lot d’élèves incapables de lire, d‘écrire ou de compter. Le collège-lycée unique se solde pour nombre de jeunes par l’obtention d’un bac dévalué, ce qui n‘empêche d’ailleurs pas une grosse minorité de le rater, aujourd‘hui encore, laquelle se trouve alors hors-jeu d‘office, lâchée sur le marché du travail sans qualification. Les rejoignent bientôt moitié de leurs camarades échoués en première année de licence, où s’opère désormais à grands frais une sélection impitoyable mais inéluctable, ainsi qu’à la sortie de la fac quand il s’agit de trouver de trouver du travail. Dans divers pays d’Europe, la jeunesse se révolte, en proie à la détresse d’un monde sans avenir. Ponctuellement, une pure réaction nihiliste et désespérée l’amène à commettre des actes de vandalisme envers la population et l’Etat. Le système éducatif français n’en est pas moins un gouffre financier, probablement le seul au monde qui ait une obligation de moyens sans obligation de résultat. Il faudrait être franchement bon public pour apprécier le spectacle de l’éducation française actuelle, non seulement au vu du passé, mais aussi par contraste avec les pays qui mènent le monde: Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Inde, Chine.

Quoiqu‘elle ne résolût rien, la réforme Pécresse a moissonné les critiques les plus improbables. On allait générer l’inégalité entre les facs en laissant aux entreprises versatiles les clefs du financement universitaire; or, effectivement, point d’inégalité possible aujourd’hui entre nos facs toutes également médiocres. Cette inégalité d’enseignement se ferait sentir fatalement sur la qualité des qualifications; mais les « diplômes au rabais », c’est précisément ce que nous avons aujourd’hui, faute de réelle sélection. Vraiment, il n‘y a rien à conserver de l‘Université française telle qu‘elle s‘impose aujourd‘hui à nous. Partant de rien, nous pouvons enfin penser sans crainte ni regret à la fac de demain.

Néanmoins, on trouve aussi des interrogations plus légitimes, concernant notamment l’usage que pourraient faire les entreprises des formations dont elles se seraient préalablement rendues maîtresses. On nous serine, en Flandres, avec le cas Bulle, la boîte informatique, qui dit-on s’était taillée une licence sur mesure, la « licence Bulle ». Or, la légende dit que quand Bulle ferma ses portes, les détenteurs de la licence Bulle, ne pouvant travailler chez la concurrence, furent désœuvrés.

Mais ce n’est pas ce qu’on voit dans les autres pays, anglo-saxons et nordiques en tête. Ceux-ci ont su se débarrasser des réflexes primaires et des vues un peu courtes, autant de la part des entreprises que de l’enseignement; hé bien partout, ce sont des entreprises et des universités qui travaillent main dans la main dans l’intérêt de tous. Car c’est la chance des entreprises autant que de la société que d’avoir des promotions universitaires d’excellence, qu’une science profonde et maîtrisée permet d’adapter aux différentes mutations de la vie et du marché: ainsi des « docteurs » britanniques, par exemple, à qui des études spécifiques de valeur offrent des opportunités variées en même temps qu’une culture respectable, quel que soit leur domaine de compétence originel par ailleurs. Du coup, on peut se demander si, alimentant cet état d’esprit dont est jugée coupable d‘avance toute entreprise, les syndicats humanistes ne desservent pas les intérêts qu’ils prétendent servir… En tout cas, il est évident qu’aucune réforme de l’enseignement digne de ce nom ne pourra se faire sans parallèlement une réforme morale et sociale profonde visant à réduire cette vision à court-terme et cet état d’esprit hostile qui se répondent l’un à l’autre, une réforme de type corporatiste suivant le mot d’ordre: « intégration immédiate et systématique des patrons dans la chaîne de production des entreprises », seule solution pour que les premiers œuvrent durablement pour le bien des secondes.

Ce que nous montre Bulle de bien plus inquiétant, et que nous ne voulons pas voir, c’est la guerre des normes. Le monde globalisé dans lequel nous vivons voit s’affronter quotidiennement les entreprises du monde entier sur un marché fini. Dès lors, il s’agit d’imposer ses normes pour s’accapparer les marchés, et réciproquement. Il en est ainsi pour l’informatique mais également pour toute filière technique ou scientifique. Or, si les boîtes françaises ne peuvent travailler avec les facultés sur leurs propres normes, et ainsi tenter de rattraper un tant soit peu le retard immense qu’elles ont pris sur les Etats-Unis, ce sont les firmes américaines qui verrouilleront un jour complètement le marché. Alors, nos universités seront bien obligées de travailler de concert avec elles, pour permettre aux étudiants français de trouver du travail, et il ne sera plus temps alors de discuter les modalités du « plus ou moins d‘Etat » : ce sera la libéralisation pure et simple, à l’américaine, ce qui signifie beaucoup de souffrances pour nous, leurs « amis français »… La réforme est donc inévitable. Mais quelle réforme ?

L’esprit de la réforme Darcos des lycées, c’est de faire des économies. Or, médiocres avec beaucoup d’heures de cours, de personnels et de moyens, on comprendrait mal des élèves d’aujourd’hui qu’ils progressent avec moins. Là n’est donc pas le problème, on sent qu’on passe à côté de l’essentiel. Il est tout de même frappant de constater que, des 600 lycéens réunis le 15 novembre dernier autour du ministre de l’Education au sein de ce lieu d’excellence qu’est l’Ecole Polytechnique, pas un n’ait songé à poser la bonne question: celle de la sélection. Car si l’autonomie des universités libèrera nécessairement de substantiels subsides, l’Etat ne jouant plus alors qu’un rôle d’appoint dans ce domaine, ce n’en sera qu’une conséquence secondaire. Le premier bienfait en sera, inévitablement, la fin de l’impasse égalitaire, que seules rendent possible la mainmise de l’Etat et la démagogie des gouvernements: il est en effet toujours plus facile à ceux qui nous dirigent de nous dire que nous sommes tous capables de faire la même chose et de nous entasser dans des lycées puis dans des amphis, que d’engager la réforme dont la société a besoin, mais qui casserait le mythe égalitaire.

Et en effet, que valent toutes les lois destinées à favoriser l’orientation des jeunes si, en dernier ressort, des épreuves sélectives ne peuvent faire prendre conscience de l’issue fatale et de la nécessité de revoir des projets trop ambitieux ? Si, à la base, des portes ne sont pas largement ouvertes au plus tôt afin que chacun trouve sa place dans notre société ? Mais alors que des métiers pas moins honorables que d’autres sont en crise, faute de main-d’œuvre, et ce depuis de nombreux mois, nous préférons continuer de dénigrer les travaux techniques et manuels, avec une insuffisance de vue confondante.

Il faudra encore revoir, à l’évidence, le système des bourses: les abus tout-à-fait ponctuels qui ont pu en être faits par la pratique des « étudiants professionnels » (éradiqués par la sélection nouvelle), il ne faudrait pas à l’inverse que ceux qui aient passé avec succès les épreuves menant au supérieur soient pénalisés par des ressources trop faibles. L’Etat devra encore garantir le caractère national des diplômes, celui-ci étant une condition sine qua non d’une sélection effective et donc équitable. En somme, pour éviter le double écueil de la rentabilité et des habitudes comptables d’une part, de la bureaucratie et des archaïsmes administratifs d’autre part, c’est-à-dire n’être absolument dépendant ni de l’Etat ni des entreprises, l’Université de demain devra utiliser tous les mécanismes à sa portée, et les inventer au besoin. Contre les idéologues et les fâcheux de tous bords, l'aventure intellectuelle des étudiants pragmatiques a d'ores et déjà le goût de l'héroïsme.

Reinelde Maes

Pour les prochains rendez-vous, contact: afartois@gmail.com

[Radio Courtoisie] "de la nativité du christ à l'action sociale"

24 décembre 2008

Matthieu de Vault, secrétaire général des étudiants d'Action Française, et Adrien Charvet, responsable de la communication internet pour l'AF, ont participés à l'émission de Arnaud Guillot-Jeannin sur Radio Courtoisie de 21h30 à 23h, pour parler des récentes actions de l'AF autour de Noël, notamment la soupe du Roi et l'action à la gare St Lazare. [...]

Matthieu de Vault, secrétaire général des étudiants d'Action Française, et Adrien Charvet, responsable de la communication internet pour l'AF, ont participés à l'émission de Arnaud Guillot-Jeannin sur Radio Courtoisie de 21h30 à 23h, pour parler des récentes actions de l'AF autour de Noël, notamment la soupe du Roi et l'action à la gare St Lazare.

L'émission sera rediffusée jeudi soir 25 décembre de 21h30 à 23h

Pour écouter, cliquer ici

Un fédéralisme chasse l'autre

24 décembre 2008

Les débats récurrents sur la suppression de l‘échelon départemental, vielle idée revenue en force à la faveur des réformes institutionnelles, nous amènent à nous poser la question des libertés locales. En effet, se dirigerait-on enfin vers une réelle autonomie des corps territoriaux ? Non, hélas. Parce que la République vit de « la volonté populaire », elle [...]

Les débats récurrents sur la suppression de l‘échelon départemental, vielle idée revenue en force à la faveur des réformes institutionnelles, nous amènent à nous poser la question des libertés locales. En effet, se dirigerait-on enfin vers une réelle autonomie des corps territoriaux ? Non, hélas. Parce que la République vit de « la volonté populaire », elle a trop d’intérêts particuliers à satisfaire pour se permettre de relâcher la bride à ses administrés. Pour cette raison, l‘éventuelle « décentralisation » sarkozyste ne sera pas plus efficace que la « décentralisation » socialo-communiste des années 80. Simplement, nous retrouverons au niveau des régions les lourdeurs administratives de l’Etat central, sans que la fierté départementale, pour lacunaire qu’elle fût, soit transférée aux régions, ou que ces dernières, qui ne correspondent d’ailleurs pas toujours aux provinces et pays historiques, retrouvent des libertés législatives dignes de ce nom. Les faits tiennent en échec l’incorporation du terme même de « décentralisation » à la République, par ailleurs « une et indivisible ».

Le seul fédéralisme où nous allons, c’est le « fédéralisme européen », chimère dans laquelle trop de déçus du personnalisme réactionnaire se sont engouffrés une fois la Deuxième Guerre terminée et que les identitaires semblent reprendre à leur compte. La menace de la guerre hier, celle de l’islam aujourd’hui semblent agiter les esprits et occulter des vérités éternelles: qu’il y a moins de civilisation européenne que de civilisation française; que cette dernière dépasse largement le cadre de l’Europe, et que ne pas voir au-delà du cadre étroit de cette dernière, c’est au propre « travailler pour le roi de Prusse » qui lui n’a pas d’intérêts que continentaux, et pour l’Oncle Sam qui en a certes, lui, et ne demande qu’à renforcer son hégémonie mondiale. La France est aujourd’hui la seule puissance que l’héritage civilisationnel et la tradition d’indépendance permettent de rallier les non-alignés et de rivaliser avec le Grand. Lutte déséquilibrée, certes, et ce d’autant plus que nous sommes continuellement trahis par des « Américains au passeport français »; mais que la France se retire définitivement de son rôle mondial au profit d’une Europe sous contrôle transatlantique, et tout sera perdu pour les peuples encore ivres de libertés.

De fait, nous le voyons bien, il y a une profonde incompatibilité de la France fédérale et de l’Europe fédérale, la seconde supposant une subordination de l‘Etat au Super-Etat, soit la perte à plus ou moins long-terme de toute faculté d‘initiative ou de défense nationale. Pure folie à l’heure où, partout, en Europe et ailleurs, des Etats puissants se lèvent pour défendre leurs intérêts, économiques notamment. Après avoir joué seule la carte des droits de l’homme deux siècles durant, la France sera-t-elle encore la seule à croire au destin de l’Europe ? Tout ce qui procède de l’irréfragable mouvement de l’Europe vers le fédéralisme doit être vigoureusement dénoncé, tout comme la situation présente qui consacre en tout cas l’incapacité totale de la souveraineté nationale à se défendre elle-même face aux forces centripètes euromondialistes.

Reinelde Maes

LVMH Trahison !

23 décembre 2008

C’en est donc bientôt fini de La Samaritaine. Souvenir de la Belle-Epoque et de l’entre-deux-guerres, monument historique de Paris et emblème séculaire du capitalisme à la française, le grand magasin avait été racheté en 2001 par le groupe LVMH, depuis actionnaire majoritaire avec 60% des parts. Il avait, on s’en souvient, fermé temporairement ses portes [...]

C’en est donc bientôt fini de La Samaritaine. Souvenir de la Belle-Epoque et de l’entre-deux-guerres, monument historique de Paris et emblème séculaire du capitalisme à la française, le grand magasin avait été racheté en 2001 par le groupe LVMH, depuis actionnaire majoritaire avec 60% des parts. Il avait, on s’en souvient, fermé temporairement ses portes pour cause de « mise en conformité du bâtiment aux normes modernes de sécurité », à l’origine pour une durée de 6 ans au terme de laquelle les employés devaient bien entendu retrouver leur poste. Jusqu’au bout, LVMH avait nié la restructuration, ce qui lui avait permis de calmer les esprits.

Or, qu’apprend-on ? En juin dernier, à mi-chemin de la réouverture prévue, LVMH présente un projet de réaménagement du site avec bureaux, commerces et hôtel pour une ouverture prévue en 2013 ! La mairie de Paris, de son côté, bloque uniquement sur… le nombre de logements sociaux compris dans le projet, en trop petit nombre ! L’affaire rebondit hier lorsque les administrateurs de la fondation Cognac-Jay, actionnaires minoritaires, présentent leur démission du conseil d'administration de la Samaritaine pour protester contre les tyrans avides de LVMH qui s'apprêtent à remettre en cause de nombreux emplois pour une affaire de gros sous, alors même que la crise frappe à la porte des foyers français !

C’est aussi ça la société du tout-consommation: un seul établissement à taille supra-humaine, qui ferme et d’un coup ce sont plusieurs centaines de salariés sur le carreau !

Reinelde Maes

[Paris] "Noel Autrement" le film

22 décembre 2008

Noël autrementenvoyé par AFprod


Noël autrement
envoyé par AFprod

[Paris] "Noel Autrement"

22 décembre 2008

Vendredi 12 décembre - "Noel Autrement" Afin de rappeler aux français aveuglés par la propagande marchande, gavés de publicité et rendus insensibles au sort de leurs compatriotes jetés dans la rue le vrai message de noël, les étudiants d'Action Française ont donné un troisième spectacle aux parisiens, devant la Gare Saint-Lazare. Vendredi 12, à 19H30, [...]

Vendredi 12 décembre - "Noel Autrement"

Afin de rappeler aux français aveuglés par la propagande marchande, gavés de publicité et rendus insensibles au
sort de leurs compatriotes jetés dans la rue le vrai message de noël, les étudiants d'Action Française ont donné un troisième spectacle aux parisiens, devant la Gare Saint-Lazare.

Vendredi 12, à 19H30, une soixantaine de jeunes royalistes et un Père-Noël en colère investissent la Cour de Rome,
devant la Gare Saint-Lazare, et invitent les passants à se munir d'une orange, cadeau traditionnel, en échange d'un
peu de lecture.

Les tracts, distribués avec les fruits, dénoncent une fête devenue prétexte pour se ruiner avec insouciance.
Les militants discutent avec les curieux en leur rappelant l'essence de Noël ; un moment de réunion, en famille,
pour célébrer le repos, loin de l'usine, loin de la boutique, loin du bureau.
A l'Action Française, nous savons que le travail ne rends pas libre ! L'achat compulsif, non plus !

20h : Place au véritable spectacle, une banderole rouge et blanche de 20 mètres est déployée avec le slogan "Noël
autrement", des fumigènes s'allument et illuminent la Cour devant un parterre de badauds stupéfaits. Les français
s'interrogent, questionnent, échangent entre eux. La Maréchaussée, installée Rue Intérieure, n'ose pas intervenir.
Devant ce spectacle, les distributeurs de journaux-pub gratuits, découragés, plient bagages.
Après une intervention au mégaphone d'Alexandre Apreval, les slogans fusent:
"Hyper-Consommation, Non!" "Publicité partout, Non!" "Noel traditionnel, Oui"

Après 40 minutes de présence dans la rue, le départ de la dernière orange sonne l'heure de la dispersion. Un millier de
tracts auront été distribués avec le sourire et avec le soutien des riverains.
Bonnes fêtes de fin d'année!

Intervention du Prince Jean : Sauvons le Dimanche!

21 décembre 2008

Dans une intervention télévisée consacrée au pouvoir d’achat des Français, le président de la République a ouvert la porte à une remise en cause du repos dominical. Le gouvernement prépare une évolution législative en ce sens. Alors que la France traverse une crise grave qui appelle des remèdes appropriés, le Prince Jean dénonce ce qui [...]

ImageDans une intervention télévisée consacrée au pouvoir d’achat des Français, le président de la République a ouvert la porte à une remise en cause du repos dominical. Le gouvernement prépare une évolution législative en ce sens. Alors que la France traverse une crise grave qui appelle des remèdes appropriés, le Prince Jean dénonce ce qui serait une atteinte à l’équilibre de notre société.Faut-il généraliser le travail le dimanche ? Évidemment non. Et je constate avec bonheur que bon nombre de Français, quelles que soient leurs convictions, quelles que soient leurs responsabilités, se prononcent contre un projet dont les conséquences seraient économiquement et socialement néfastes.

économiquement, rien ne permet d’affirmer que cette mesure créera de l’emploi. Il faut redouter, au contraire, qu’elle ne mette en péril les commerces de proximité et de centre-ville, dont beaucoup souffrent déjà de la concurrence de la grande distribution. Il faut aussi redouter que les salariés n’en tirent aucun profit réel et qu’à terme leur pouvoir d’achat n’y gagne rien : tôt ou tard, les entreprises reprendront dans la semaine ce qu’elles auront donné le dimanche. - Mais surtout cette mesure mettrait en péril l’équilibre des familles, trop négligé par les pouvoirs publics. Elle précipiterait la désagrégation des communautés naturelles et, finalement, de la société en gênant l’organisation d’activités non marchandes essentielles à l’équilibre – et au bonheur – des hommes et des femmes de notre pays : rencontres sportives, manifestations associatives, repas de famille, loisirs culturels, sans omettre les pratiques religieuses. L’objection que seuls les volontaires pourront travailler le dimanche ne tient pas. Au contraire, les chefs d’entreprise seront incités à privilégier l’embauche de demandeurs d’emploi prêt à travailler le dimanche sur ceux qui ont charge de famille et veulent s’occuper de leurs enfants ce jour-là. C’est la logique économique qui prévaudra sur l’intérêt de la société. Il existe bien d’autres façons de relancer l’activité économique sans que les Français attachés à leur vie de famille en fassent les frais. Le taux d’occupation des jeunes et des seniors, on le sait, est l’un des plus faibles d’Europe. C’est un gâchis. Voilà un point sur lequel l’Etat doit peser de tout son poids : réformer le système éducatif de sorte que les jeunes convenablement formés qui arrivent sur le marché du travail n’y trouvent pas que des portes closes ; et favoriser l’emploi des « seniors » dont les entreprises se séparent trop souvent après 50 ans alors qu’ils sont à un niveau optimal de compétence et d’expérience.
Mais la question du travail le dimanche – après celle du lundi de Pentecôte – n’est pas seulement une question économique : c’est un choix de civilisation. Ne privons pas les hommes et les femmes de notre pays du droit de se reposer, à l’issue d’une semaine de travail souvent difficile. Ne privons pas les parents et les enfants du bonheur de se retrouver en famille. Ne privons pas les croyants de la faculté de pratiquer leur religion. Ne soumettons pas nos vies à la tyrannie de l’argent-roi et du time is money.

Parce que l’homme est bien plus qu’un consommateur, parce que la vie respecte le travail, mais est aussi bien plus que le travail, sauvons le dimanche.

Vu sur:http://lesroyalistesnicois.hautetfort.com

Karl Ludwig von Haller, contre-révolutionnaire

20 décembre 2008

Ils sont nombreux, à avoir résisté contre 1789 et la théorie du Contrat social. En France, Maistre, Bonald, Rivarol ; en Irlande, Burke. Aujourd’hui nous vous présentons un auteur moins connu que ceux-ci, un contre-révolutionnaire suisse nommé Karl Ludwig von Haller, en français Charles Louis de Haller. Né en 1768, décédé en 1854, c’était un [...]

Ils sont nombreux, à avoir résisté contre 1789 et la théorie du Contrat social. En France, Maistre, Bonald, Rivarol ; en Irlande, Burke. Aujourd’hui nous vous présentons un auteur moins connu que ceux-ci, un contre-révolutionnaire suisse nommé Karl Ludwig von Haller, en français Charles Louis de Haller. Né en 1768, décédé en 1854, c’était un juriste. « A partir de 1800, il mène une intense activité de publiciste contre-révolutionnaire, qui lui vaut d’exercer une influence importante sur les cercles conservateurs à l’échelle européenne. »(1)

De nos jours, il est très difficile de se procurer son œuvre majeure, Restauration der Staatswissenchaft, traduite en français par ses propres soins sous le titre Restauration de la science politique. Néanmoins nous avons accès à quelques unes de ses thèses à travers le commentaire polémique qu’en a fait Hegel, dans les Principes de la philosophie du droit, aux éditions PUF, au §258. Nous ne parlerons pas ici de la critique hégélienne de cet illustre contre-révolutionnaire, qui l’accuse notamment de se méprendre complètement sur la nature de l’Etat.

Nous exposerons simplement les thèses principales de K. von Haller, rappelées textuellement par le traducteur en notes. Selon Haller, la modernité se trompe sur l’Etat en en faisant une entité à part : l’Etat n’est rien d’autre qu’une société naturelle. On retrouve ici la thèse fondamentale d’inspiration aristotélicienne, de tous les contre-révolutionnaires jusqu’à Maurras(2). Or, l’organisation naturelle est caractérisée principalement par l’inégalité, qualifiée par Maurras de « protectrice. »

En effet dans la nature nous sommes soumis aux dangers, et le puissant peut protéger et nourrir le faible en échange de services. Lorsque l’un des deux ne remplit plus sa part, la relation devient illégitime et celui qui est pénalisé doit se révolter. On voit bien qu’ici il ne s’agit nullement d’un contrat social chimérique, artificiel, mais d’un contrat naturel passé selon le caractère concret et empirique des capacités de chacun, afin de satisfaire à tous. Par un argument qui préfigure Nietzsche(3), Haller expose une psychologie de la force où le subordonné est celui qui est plein de ressentiment et ne cherche qu’à rabaisser les puissants à son niveau, au lieu de s’élever et de se surmonter lui-même. Au contraire, le subordonnant, sûr de lui-même, est équitable et juste avec les autres ; il sait reconnaître le mérite d’autrui car il reconnaît d’abord le sien propre.

Mais pour éviter le dogmatisme et le psychologisme médiocre, il convient d’affirmer que cette différence entre le subordonnant fier et juste, et le subordonné honteux et vengeur, ne se réalise pas nécessairement de fait dans une société hiérarchisée : en effet, ce peut être le médiocre qui gouverne et le juste qui est opprimé. Ce type de hiérarchie, par exemple nos oligarchies libérales en Occident, est illégitime car il n’est pas fondé sur le mérite et la compétence, mais sur les pouvoirs d’argent et la corruption. La véritable hiérarchie repose sur la juste reconnaissance du mérite personnel et en retour sur l’acceptation d’une place au sein de la société.

Haller combat également l’idée d’un code universel tel les Droits de l’homme, à la manière de Maistre. Comme c’est la volonté des hommes qui fixe les lois, et que cette volonté est toujours variable, les lois sont elles aussi mouvantes. « Vouloir donner à de telles lois un caractère d’universalité et d’immutabilité serait imposer à la liberté de l’homme le joug le plus absurde. »(4)
Le plus sage est donc de souligner sans cesse le caractère variable des lois, et de tenter de les instaurer en continuité avec la loi naturelle à l’homme. Les lois sont toujours particulières et naissent des rapports contingents des hommes entre eux, afin de les réguler et d’éviter l’injustice.

Le troisième et dernier point que nous allons exposer, est la critique du centralisme opérée par Haller. Cette critique est sans doute d’inspiration libérale, et est dirigée expressément contre l’étatisme révolutionnaire : « Ce qu’il y a de plus pernicieux, selon M. von H., c’est « le droit de grever d’impôts, pour couvrir les besoins de l’Etat, la richesse privée des personnes, leur entreprise, leur production ou leur consommation ; en effet, de ce fait, le roi lui-même n’a plus rien en propre, puisque la richesse de l’Etat n’est pas qualifiée de propriété privée du prince, mais de richesse de l’Etat ; les citoyens prussiens, eux aussi, n’ont plus rien en propre, ni leur corps-propre, ni leur bien, et tous les sujets seraient légalement des serfs, car – ils n’ont pas le droit de se dérober au service de l’Etat. »(5) Ce qui est à tous, n’est à personne.

Frédéric Traum 

(1) G. W. F. Hegel, Principes de la philosophie du droit, éd. PUF, p.336, note 4 par Jean-François Kervégan.
(2) Charles Maurras, Mes idées politiques, Avant-propos : la politique naturelle.
(3) F. Nietzsche, La généalogie de la morale, éd. Folio-essais.
(4) K. L. von Haller, Restauration, cité p.339 de l’édition citée des Principes.
(5) K. von Haller, Restauration, cité p.342 des Principes.