On remet ça

29 décembre 2007 | 7 commentaires

Nouveau rebondissement dans la vie privée de notre « président » : aucune réaction ne serait nécessaire s’il n'était habitué à s’en servir comme de couverture médiatique pour mener des actions politiques discutables en paix. Cette fois-ci, il n’est pas trop difficile de voir ce qu’il veut cacher. Certains suggèrent l’impopularité de Kadhafi, je m’insurgerais plutôt contre le silence général des médias et des politiques sur le « mini traité », ou « traité simplifié »
Le traité de Lisbonne n’est aucun des deux. Il n’est pas mini, puisque qu’il reprend, de l’aveu même des signataires, quasiment l’intégralité de la Constitution rejetée en 2005. Et il n’est pas simplifié, au contraire. Il a été complexifié à loisir pour le rendre illisible par les citoyens lambda curieux !
Ce qu’on essaye de nous faire passer de force, c’est que Monsieur Sarkozy (et les autres chefs d’Etat européens) savent mieux que les 55% de Français qui ont voté contre ce texte ce qui est bon pour eux. Nous ne sommes pas vraiment démocrates, mais il est également difficile d'avoir confiance en la politique du clown qui sévit à la tête de l’Etat en ce moment. Le fiasco de la visite de Khadafi, qui n’a même pas rapporté l’argent annoncé par Sarkozy mais qui a ridiculisé la France ; les félicitations à Poutine au moment où celui-ci suscite beaucoup de critiques (dont certaines sont fondées) de la part de tous les autres chefs d'état, l’attachement à la libération d’une personne de façon privilégiée, Ingrid Betancourt, qui peut conduire au scandale de la libération de terroristes du Farc et à leur accueil en France…tout ça n’est pas l’idée que nous nous faisons de la grandeur de la France et du respect de son peuple.
Regardons donc par nos propres yeux : l’Union Européenne, par ses lois et ses commissions, contraint déjà plus qu’il n’est acceptable notre politique nationale. Sarkozy peut faire des discours pour le pouvoir d’achat ou la protection du travail, c’est l’Union qui « demande » aux gouvernements d’assouplir les contrats, et elle a de nombreux leviers pour fixer les taxes . On peut être pour ou contre l’avortement, mais en définitive c’est l’Union qui en a décidé : un médicament vendu dans des pays de l’Union doit pouvoir l’être dans les autres, la pilule abortive doit donc être vendue. On peut défendre la conception de l’agriculture que l’on souhaite pour la France, ce sera toujours celle qui verse les subventions, l’UE, qui décidera du sort des agriculteurs.
Nous n’avons quasiment plus de marge de manœuvre pour mener un politique nationale. Il est écrit, voté, appliqué, que le droit de l’Union Européenne prévaut sur toutes les lois nationales des pays membres. Si la « haute autorité » européenne pour les affaires étrangères décide de notre attitude internationale et que les exemples cités plus haut sont institutionnalisés par le traité de Lisbonne, l’indépendance, la souveraineté de la France seront réduites à zéro. Peut-on laisser le parlement prendre une telle décision ? Non. C’est pourtant ce qu’il s’apprête à faire en votant le texte le 4 février
Il serait impensable de ne rien faire face à cette menace. Tout militant motivé pour participer à la campagne de l’AF est le bienvenu. Sinon, il y a plus simple et moins coûteux en temps : inscrivez vous aux groupes dénonçant le traité sur facebook (un début pour recruter si une manif s’organise), faites du mailing, du phoning, alertez vos amis , écrivez dans le courrier des lecteurs des journaux gratuits, envoyez des liens vers cet article… Il faut sortir les Français de leur torpeur et faire le travail d’information que ne fait pas le gouvernement.
Que Monsieur Sarkozy fasse ce qu'il veut de sa réputation et de celle de Carla, peu nous importe. Mais de grâce, qu’il épargne la France et ne la vende pas à l’Europe !

Mlle Perçy

7 commentaires pour "On remet ça"

  1. pop

    Le 29 décembre 2007 à 13:28

    Facebook bonne idée, mais si vous vous mettez à faire de la com, il faudra la faire correctement : même si vs aurez raison, non au TCE ça passe mieux quand on a un brushing et un beau décolleté plutôt qu'une youle ou une barbe de 15 jours.

  2. franck

    Le 29 décembre 2007 à 15:18

    POUTINE POWA :twisted:

  3. masse

    Le 29 décembre 2007 à 16:02

    Est-il concevable qu'un royaliste se présente aux prochaines élections municipales, quelque part en France ? Je dis oui ! Il aurait un tel appui dans le pays que cela ne passerait pas inaperçu et cela n'aurait rien d'un coup médiatique !

  4. Kerri

    Le 30 décembre 2007 à 10:49

    n'exagérons pas:
    dans quelle domaine l'union peut-elle "légiférer" sans accord des états membres (représentés par le conseil des ministres)? dans tous les domaines du premier pilier, c'est à dire: * Union douanière et Marché unique, Politique agricole commune, Politique commune de la pêche, Protection de la concurrence, Union économique et monétaire, Citoyenneté de l'Union, Éducation et Culture, Transports, Protection des consommateurs, Santé, Recherche, Protection de l'environnement, Politique sociale, Espace de liberté, de sécurité et de justice (Politique commune d'immigration, Convention de Schengen, Accueil des réfugiés).

    Et c'est tout. ça représente beaucoup, c'est vrai, mais par exemple, la diplomatie est régie par le troisième pilier (politique étrangère et de sécurité commune), c'est un compétence dite "partagée", que l'ue ne peut mettre en oeuvre sans l'accord du conseil des ministres.

    Quant au traité simplifié c'est difficile: certes il reprend une part importante de feu le traité constitutif, certes ce traité a été rejeté par référendum, mais le traité simplifié était une promesse de notre président, difficile de lui reprocher de tenir ses promesses quand il en tient une :)

    sinon pour organiser quelque chose contre le traité de lisbonne je peut vous suggérer de le faire hors du cadre de l'action française, en commençant par monter un site autonome ( non-a-lisbonne.fr ou quelque chose de ce gout) afin de pouvoir rassembler au dela des royalistes, toutes les personnes de gauche comme de droite qui sont contre ce traité.

  5. BOGOMIR

    Le 30 décembre 2007 à 10:52

    Voir ici, encore une autre pétition pour un référendum:

    http://x09.eu/fr/?c=fr

  6. mlle perçy

    Le 30 décembre 2007 à 20:54

    "Éducation et Culture, Transports, Protection des consommateurs, Santé, Recherche, Protection de l’environnement, Politique sociale, Espace de liberté, de sécurité et de justice"

    c'est bien ce qui m'inquiète... ce sont un peu tous les domaines les plus importants!!!!! éducation, politique sociale, justice, vous trouvez ça normal de déléguer???
    je n'ai pas l'intention de faire campagne en claironnant action française. J'agis aussi en compagnie de socialistes qui avaient voté non

  7. TRIBILLAC

    Le 1 janvier 2008 à 2:12

    Bonjour

    Je pense qu'il n'est pas nécessaire de s'acharner sur l'Union Européenne et de s'en servir comme "bouc émissaire" à chaque fois que nous avons des difficultés intérieures.

    Il suffirait pourtant de regarder ce qui se passe chez nos voisins pour nous rendre compte que nous devons cesser d'accuser les autres et régler nos problèmes nous-mêmes.

    Je voudrais poser trois questions à Melle Perçy et surtout la rassurer sur la souveraineté de la France qui est bien réelle.

    1 A quel niveau seraient les taux d'intérêt sans la protection de l'Euro ?

    2 Combien vaudrait l'essence à la pompe si nous devions encore la payer en francs ?

    3 Que serait notre pouvoir d'achat , à la mode aujourd'hui, si nous avions dû dévaluer après la mise en place des 35 heures et l'explosion de notre endettement ?

    Malgré des conditions similaires, le budget espagnol est en excédent depuis 2005, l'Irlande affiche un taux de croissance de 6%, l'Allemagne bat des records d'exportation et la Suède a décidé de supprimer l'ISF prenant conscience que cet impôt favorisait surtout le départ des capitaux vers d'autres cieux. Concernant l'Italie, son taux de chômage est inférieur au nôtre grâce à un assouplissement du marché du travail.

    Quant aux travaillistes britanniques, qui ont pris la mondialisation à bras -le- corps , tout comme de nombreux pays autour de nous, prouvent que les marges de manoeuvre existent et que Bruxelles n'est pas le frein à l'expansion que la classe politique française veut nous faire croire.

    Pascal TRIBILLAC