Comme en 1929 !
18 décembre 2007 | 2 commentaires

Dans une interview au Journal du Dimanche du 16 décembre intitulé « Nous risquons une crise de 1929 », Jacques Attali, éminence grise de François Mitterrand et désormais de Nicolas Sarkozy, qui lui a confié la présidence de la "Commission pour la croissance", "pronostique" une crise la finance mondiale.
« Aujourd’hui, dit il, le grand mouvement, c’est le déclin relatif des Etats-Unis ». Et bien que « son remplacement par un autre cœur, indien ou chinois, n’est pas pour demain », les « Etats-Unis » dit-il, à juste titre, « font la démonstration d’un extraordinaire aveuglement devant leurs problèmes. La campagne électorale qui commence ne donne pas le sentiment qu’ils veulent réagir. Ils vont donc au devant d’une récession très profonde qui n’épargnera pas l’Europe ».
“Nous sommes au bord d’une récession », « crise de subprimes » - les crédits hypothécaires accordés à des ménages américains insolvables - a « détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c’est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l’explosion de la bulle Internet. » « Les subprimes sont révélateurs des excès des marchés financiers, qui ont crée des montages diaboliques afin de mutualiser leurs risques au détriment des plus pauvres ».
« Attali souligne que cette crise n’est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle que les banques ont re-prêté leurs prêts à n’importe qui, pour les racheter ensuite beaucoup plus cher. C’était à la mode. Devant la révélation de la folie que cela représente, on est passé, en une semaine, de l’euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D’ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : « Nous sommes en 1928 ». (Journal du Dimanche)



2 commentaires pour "Comme en 1929 !"
Ingomer
Le 19 décembre 2007 à 8:52
Le problème est que comme remède à la crise économique mondiale qu'il entrevoit, le mondialiste forcené Attali ne propose rien de moins qu'une fuite en avant dans le "libéralisme" économique, financier et industriel qui a ravagé nos pays, bref une accélération du mal décompose nos sociétés au profit d'une petite oligarchie mondiale. Autant se creuser tout de suite un trou dans le cimetière.
Il faut lire dans le projet d'Attali le projet maçonnique des porteurs de "lumières": détruire, faire table rase du passé pour reconstruire. La "démocratie" n'est pour eux qu'un moyen dont ils se contrefichent au fond. Et les "crises économiques", les famines provoquées, sont également des moyens pour parvenir à leur chimère. "La fin justifie les moyens" (Adam Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière en 1776).
- Exemple de famines provoquées. Celle de 1789 à Paris: "De retour auprès du Trône, Necker affamera ce peuple pour le forcer à l'insurrection; les Frères excitateurs enverront de Paris les harpies des faubourgs demander du pain à Louis XVI" (Abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 124-125). Celle d'Urss dans les années 30, provoquée par Staline.
- La guerre (Ex: 1792, 1914, 1939, guerre d'Algérie? une hypothèse, guerre d'Irak, etc.), la famine et la crise économique sont des moyens utilisés par l'oligarchie.
deker
Le 19 décembre 2007 à 10:03
A titre personnel, je souscris à ce que vous écrivez.
Peut-être est-il loisible de vous rencontrer ?