Propaganda de Bernays, le père des "relations publiques"

14 décembre 2007 | 7 commentaires

« Le manuel classique de l'industrie des relations publiques », selon Noam Chomsky. Véritable petite guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la "fabrique du consentement".
Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des "démocraties de marché", ces questions se confondent.
Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d'en faire la critique, l'auteur se propose d'en perfectionner et d'en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychalanyse.
Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires mais au cœur même de la démocratie libérale américaine.»

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, fut l'un des pères fondateurs des "relations publiques". Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Propaganda : Comment manipuler l'opinion en démocratie,Edward Bernays, Zones, 2007, 141 pages, 12€.
ici

7 commentaires pour "Propaganda de Bernays, le père des "relations publiques""

  1. pierre richard

    Le 14 décembre 2007 à 13:13

    Ouvrage en lectue pdf ici: http://absinthehussard.hautetfort.com/archive/2007/11/22/propaganda.html

  2. deker

    Le 14 décembre 2007 à 14:47

    Merci.
    Très bonne initiative.

  3. Fandorine

    Le 15 décembre 2007 à 9:39

    Le hussard buveur d'absinthe a des maîtres : ils s'appelent corto maltese (!!!), mais aussi Franco et Pinochet. Décidément l'AF n'a pas changé et Bernanos avait bien raison de parler des petites tantes maurasiennes (dans Nous autres français). Lisez Bernays, OK, mais surtout les Grands cimetières sous la lune :!:

  4. masse

    Le 16 décembre 2007 à 20:26

    Bernanos : pour moi, l'un des maîtres à penser de la monarchie !

  5. seb2ker

    Le 17 décembre 2007 à 16:02

    "Le hussard buveur d’absinthe" n'est pas un blog d'AF que je sache... vous n'allez pas nous reprochez à nous tout ce qui se passe sur l'Internet ! quand même !

    Ils mettent en lien l'oeuvre complète de Bernays... je dis et je repète que c'est une bonne initiative....

    Oui, lisez "les grands cimetières sous la lune"...
    Et, quant à vous, faites attention... ne dites pas de grossièretés sur nous... parce qu'Internet n'est pas une garantie d'anonymat... et nous pourrions bien vous faire rendre gorge de vos insultes fussent-elles des "citations"...

    Nous aimons Corto Maltese... à Franco nous préférons les Requetes et les Phalangistes, et quant à Pinochet... ils nous est aussi indiférent que sa grande amie Margaret Tatcher...

  6. Fandorine

    Le 18 décembre 2007 à 22:04

    Bah, vous avez raison. Mon commentaire était parfaitement idiot et gratuitement insultant. Je le retire donc et vous prie de m'excuser.
    Au plaisir de vous lire

  7. Denikine

    Le 14 février 2008 à 11:23

    Bonjour cher Seb2Ker,

    Je présume que tu es bien celui que je crois ! je suis moi Ali du PMF.

    Comme tu le sais, j'ai beaucoup de respect pour votre digne organisation et voter noble combat.

    Vous pouvez déjà m'inscrire parmi les votres, pour le jour J.

    "Nous saurons qui nous sommes quand nous verrons ce que nous avons fait."

    Pierre Drieu La Rochelle
    Extrait de "Le chef"