Immigration: Zemour en grande forme

14 novembre 2006

Tout est dit.

Tout est dit.

Et ça continue...encore et encore

13 novembre 2006

On connaissait son anticléricalisme viscéral, son pseudo-humanisme dégoulinant, son anti-capitalisme creux; on saura désormais que Costa-Gavras, à l'heure ou la France brûle, n'hésite pas à cracher sur le pays qui l'a accueilli* ni à attiser le feu de la guerre civile latente. Ainsi sortira le 15 novembre prochain Mon Colonel, un film écrit et produit [...]

On connaissait son anticléricalisme viscéral, son pseudo-humanisme dégoulinant, son anti-capitalisme creux; on saura désormais que Costa-Gavras, à l'heure ou la France brûle, n'hésite pas à cracher sur le pays qui l'a accueilli* ni à attiser le feu de la guerre civile latente. Ainsi sortira le 15 novembre prochain Mon Colonel, un film écrit et produit par cet "artiste engagé". Il y est question de la torture pratiquée par l'armée française** durant la guerre d'Algérie et d'un jeune officier entraîné malgré lui dans ces agissements.

Konstantinos justifie son film: "Mon colonel est un film sur le passé autant que sur le présent. Le présent ne finissant pas d'être prégnant du passé il était indispensable d'associer l'un à l'autre, psychologiquement, historiquement, politiquement (...) Nous avons pensé qu'un film axé uniquement sur le passé risquait d'être anesthésiant, aussi délétère que l'absence de film. Il accélérerait le travail de l'oubli déjà instauré. Les victimes sont toujours parmi nous et les responsables le sont aussi (...) La présence de ce passé est une constante dans la vie politique et sociale de notre pays. La récente loi sur " les bienfaits de la colonisation ", la stèle célébrant l'OAS, des assassins, sont autant de preuves que notre pays continue à être contaminé, hanté, blessé par cette période. Aujourd'hui, dans d'autres pays ont lieu les mêmes horreurs commises par des " colonels " et des démocrates comme il y en avait dans la France d'alors."

On pourra lui faire le crédit de la sincérité. Mais a contrario ils nous est impossible de ne pas relever l'imbécilité la plus complète de ce qui se veut être une analyse politique. La situation de la France est telle que chaque polémique appelant repentance de sa part à l'égard de populations immigrés ou issues de l'immigration dont la propension à la criminalité est statistiquement attestée, ne fait qu'augmenter la haine d'une partie d'entre eux, loin, très loin, à des années lumières même, d'une chimérique "réconciliation fraternelle". Vous avez aimé Indigestes, vous adorerez Mon colonel. Pendant que la bienpensance se félicite que "le cinéma français ose à nouveau s'attaquer à des sujets sensibles", on brûle des bus, passagers inclus, et on "nique la France sur un air de tendance populaire"***.

En espérant qu'un jour viendra où les traîtres paieront.

PV.

*Konstantinos Costa-Gavras est né à Athènes dans une famille d'origine russe. Il s'est installé à Paris en 1951 et a obtenu la nationalité française en 1968.
** Ben oui, qui d'autre ?
*** Sniper - La France

Le Cercle Charles Maurras dans la presse locale

4 novembre 2006

Ta France à toi ?

2 novembre 2006

Diam's - Ma France à moi Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves, Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles, Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre, Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde, C'est [...]

Diam's - Ma France à moi

Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde sa ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle un cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit se saigner.Non...
{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge

Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre
Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide
,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour, les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.
{au Refrain, x2}
Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rit,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,

Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,

Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.

Le PS, un projet pour la France

29 octobre 2006

Les socialistes annoncent le changement de leur logo. Désormais, un préservatif représentera le premier parti de gauche de France. Les socialistes estiment que le préservatif reflète mieux l'image actuelle du PS : En effet, le préservatif tolère l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, détruit la prochaine génération, protège les glands, et vous donne un [...]

Les socialistes annoncent le changement de leur logo. Désormais, un préservatif représentera le premier parti de gauche de France. Les socialistes estiment que le préservatif reflète mieux l'image actuelle du PS : En effet, le préservatif tolère l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, détruit la prochaine génération, protège les glands, et vous donne un sentiment de sécurité alors que vous vous faites baiser!

Le feu

29 octobre 2006

Après Grigny, Nanterre, Bagnolet, Athis Mons, et Venissieux, c'est au tour de notre ex-belle cité phocéenne d'être touchée par la tendance des derniers jours: le cramage d'autobus. Telles de véritables hyènes, des bandes de "jeunes" attaquent des bus pour y mettre le feu. Parfois, les passagers ont le temps de s'échapper, parfois non. On se [...]

Après Grigny, Nanterre, Bagnolet, Athis Mons, et Venissieux, c'est au tour de notre ex-belle cité phocéenne d'être touchée par la tendance des derniers jours: le cramage d'autobus. Telles de véritables hyènes, des bandes de "jeunes" attaquent des bus pour y mettre le feu. Parfois, les passagers ont le temps de s'échapper, parfois non. On se souvient de cette femme handicapée de 56 ans, brûlée vive à Sevran parce qu'elle ne pouvait s'extraire de son bus incendié par trois mineurs de 16 ans. Cette fois, la femme a 26 ans; elle a été grièvement brulée dans l'incendie volontaire d'un bus RTM des quartiers Nord de Marseille.
Brûler des voitures c'est ringard, ça ne fera bientôt plus recette sur les sites d'hébergement de videos perso. Ils leur faut du lourd, du sensationnel. A quand des avions, des trains, des bâteaux ?

Et dire qu'il y a encore de beaux esprits pour croire au Progrès, au sens de l'Histoire, et à Sarkozy-la-terreur-de-Neuilly!

Vu sur le blog de la section Provence.

Pourquoi un roi et pas un président ?

25 octobre 2006

"- La France, c'est un peu une classe. Accepteriez-vous de mettre vos enfants dans une école où le professeur a été élu par l'ensemble des élèves ???"Vous me direz peut-etre : "- Non, mais ce n'est pas pareil !" "- Mais accepteriez-vous d'être soigné dans un hôpital où le médecin a été élu parmi l'ensemble [...]

"- La France, c'est un peu une classe. Accepteriez-vous de mettre vos enfants dans une école où le professeur a été élu par l'ensemble des élèves ???"Vous me direz peut-etre : "- Non, mais ce n'est pas pareil !"
"- Mais accepteriez-vous d'être soigné dans un hôpital où le médecin a été élu parmi l'ensemble des malades ?"
"- Ecoutez, ce n'est pas pareil !"
"- D'accord, mais la France, c'est difficile à conduire, comme un avion à piloter."
"- Oui."
"- Alors, accepteriez-vous de monter dans un avion dont le pilote a été élu parmi l'ensemble des voyageurs ?"
"- Ce n'est pas pareil !" "- Et bien moi, je vous dit que je préfèrerais être conduit par un pilote, fils de pilote, petit fils de pilote, où dans sa famille on est tous pilote, on parle de pilotage toute la journée, et qui a appris à piloter sur les genoux de son père depuis l'âge de 5 ans que par un pilote, fils d'enseignant, présentant bien et beau parleur qui a appris à piloter dans un amphithéâtre avec des livres ! Et bien moi, je n'hésiterais pas une seconde!"

Et là, la phrase qui tue : "Et si le Roi est fou ?"
"Fou, vous voulez dire... comme Chirac ?"

Source: Section Le Mans

Vision globale et spontanéisme militant

25 octobre 2006

Nos pays, notre Europe, notre civilisation, sont en voie de décomposition: c’est une évidence aussi bien dans les faits que dans les mœurs. Pour nous qui vivons aujourd’hui, la décadence est un phénomène nouveaux, mais l’histoire de l’Europe, ou mieux encore les histoires qui ont caractérisé la civilisation européenne, l’ont connue et surmontée à maintes [...]

Nos pays, notre Europe, notre civilisation, sont en voie de décomposition: c’est une évidence aussi bien dans les faits que dans les mœurs. Pour nous qui vivons aujourd’hui, la décadence est un phénomène nouveaux, mais l’histoire de l’Europe, ou mieux encore les histoires qui ont caractérisé la civilisation européenne, l’ont connue et surmontée à maintes reprises. Ce n’est pas en jouant le réactionnaire bourgeois, le conservateur puritain, l’hystérique de l’heure apocalyptique, que nous trouverons une issue à cette impasse.

Celle-ci peut être désignée -et donc combattue- seulement par ceux qui jettent un regard froid et impitoyable sur la réalité en étant capables, à la fois, d’apprendre les leçons du passé et d’entrevoir les axes rénovateurs du futur. C’est dans cet esprit que je veux attirer l’attention sur la folie hystérique, impolitique et maso qui a pris possession des milieux dits extrêmes qui essayent de contrer une dynamique dévastatrice en faisant appel à la langue de bois ou à des utopies à la saveur eschatologique.
Car il s’agit bien de cela quant on évoque la guerre des classes, la guerre des races ou l’imposition par le bas d’une autre mondialisation.

Et les choses ne vont pas mieux quand les extrêmes, même sans tomber dans ces pièges, se limitent à dénoncer et à contrer, mais sur un plan exclusivement verbal, les plaies de nos sociétés et ceux qui en seraient les responsables. Les plaies sont manifestes: dénatalité, chômage, déculturation, immigration massive, prolétarisation des esprits, émiettement du tissu social, dévastation de l’écosystème, désespoir. Rien ne sert de s’opposer à l’un ou à l’autre de ces maux si l’on n’est pas capable d’offrir une réponse globale qui ne soit pas un simple délire idéologique.

Il est impossible d’aboutir à quelque chose de sensé si on persiste dans le jeu pernicieux de la recherche du coupable. L’histoire est aussi conspiration et conjuration mais quand on la réduit à cela on sort de la réalité pour se réfugier, impuissants, dans un asile. Les horizons actuels de la droite extrême sont assez significatifs en ce sens et montrent de façon évidente l’absurdité psycho/idéo/logique dans laquelle elle se perd.

Soit elle accepte sans esprit critique le théorème immigration = islam = guerre raciale = guerre de religion = occident contre orient = il faut défendre Israël et l’impérialisme américain, soit à cause d’un préjugé opposé, elle inverse le théorème et fait l’apologie de l’intégrisme musulman qui se considère, à tort, comme l’ennemi de l’ennemi principal et comme le rossignol qui fera sauter le système.

En réalité l’intégrisme musulman est lui aussi très utile aux puissances et aux lobbies qui du triangle Washington-Londres-Tel Aviv gèrent l’actuelle phase historique et qui insistent depuis une douzaine d’années dans une stratégie visant à abattre les régimes nationalistes laïques du monde arabe (Algérie, Iraq, Syrie, Egypte), à isoler l’Europe de l’Asie et de l’Afrique et à créer la guerre en Europe, comme cela s’est déjà vérifié dans les Balkans. Dans ce but, les agents anglo/israélo/américains encouragent tout intégrisme religieux. Et quand je dis tous j’entends précisément tous.

Il faut fuir ce traquenard et considérer tous les éléments de l’actuelle phase critique dans leur ensemble; il faut trouver la juste réponse globale à la crise actuelle en sachant distinguer les causes des effets.

Plus haut, nous avons décrit les symptômes de la crise. A présent, il faut comprendre qu’à leur origine ces phénomènes ont été provoqués il s’agit d’effets qui, persistant, sont devenus à leur tour des causes eux-mêmes, mais qui ont été déterminés par d’autres facteurs originaires et plus importants. Rien ne servirait de les contrer sans s’attaquer d’abord à leurs racines.
Politiquement il est impensable de sortir de l’impasse sans s’opposer au moteur du désastre qui est le système financier, criminel, militaire, politique et culturel mis en place par les Mafias qui ont profité de la Deuxième Guerre Mondiale bâtissant l’empire du crime dont les ressources principales sont aujourd’hui le trafic de stupéfiants (et surtout leur capitalisation comme narco-dollars), le trafic des esclaves et celui des matières premières.

Toutes les plaies de notre société sont l’effet direct des choix imposés par les Mafias criminelles dont se composent l’oligarchie du capitalisme financier et le blocus impérialiste Washington-Londres-Tel Aviv.

Rien de politique n’aura de résultats s’il ne part pas du refus complet de cette triade. Mais cela n’a aucun sens de la réfuter si on ne formule pas de contre-proposition.

Cette alternative doit se fonder sur un projet concret, nouveau, transversal et révolutionnaire, tel que l’acquisition de puissance de l’axe Paris-Berlin-Moscou, le tracé d’un destin géopolitique eurasiatique et l’acceptation du défi culturel tout azimut.

C’est bien autour d’un projet de telle envergure qu’il faut se mobiliser en laissant derrière soi toutes les phobies et les faux mythes d’adolescent qui depuis quelques temps caractérisent la majeure partie des soi-disant antagonistes.

Toutefois le passage de l’arrière-garde à l’avant-garde, du virtuel au réel, du psychotique au possible, n’est pas aussi simple que cela. Car il suppose, pour commencer, une révolution personnelle et, surtout, l’acquisition d’un esprit de milice et d’efficacité.

Qui veut participer à une bataille vaste, vraie et réelle, ne peut pas le faire à mi-temps, en se plaignant rancunier dans un bistrot, en jouant au révolutionnaire dans un sous-sol. Il doit se mettre en cause, il doit muter, il doit produire, il doit créer des structures, il doit pouvoir se confronter au capitalisme en édifiant des économies locales solidaires, productives et socialisées.

Car lorsqu’on sort de l’empyrée facile des théories abstraites, lorsqu’on agit, c’est dans l’acte, c’est dans la vie, c’est dans l’exemple, c’est dans la capacité d’interagir, qu’on devient protagonistes.

Pour cela il faut, alors, tuer en soi-même son ennemi principal: le bourgeois décadent.
Car c’est précisément celui là notre vrai ennemi.
Aux Thébains qui défilaient dans Sparte un vieux lança : « il n’y a plus de Spartiates, s’il y en avait encore vous ne seriez jamais arrivés jusque là ». Et cela vaut parfaitement pour nous tous. La crise européenne est sûrement l’effet de la gestion mafieuse capitaliste et impérialiste mais elle n’aurait jamais pris une telle ampleur si un esprit décadent et bourgeois, si des valeurs molles et lâches ne l’avaient pas permis.
Si l’on veut participer à la partie qui a pour enjeu notre propre destin, il faut donc vaincre, dompter et plier notre « esprit de gravité » pour employer le mots de Nietzsche, notre côté bourgeois pour être moins prosaïque.

Il faut alors se mettre en cause et se vérifier au quotidien, dans un sacrifice militant et au même temps dans une alternative de vie économique et sociale et dans le renouveau de la pensée, de l’art et de la communication. Car toute entreprise humaine qui a de la valeur est tripartie et strictement unie dans sa tripartition: guerrier, économique et métapolitique doivent donc aller ensemble, fondées sur le même esprit et viser à un renouveau profond.

Ce renouveau à son tour doit viser à l’existentiel, à la réalisation de libres communautés populaires fondés sur le mariage lieu/travail et sur des réponses à la fois théoriques et concrètes au brassage mondialiste. Elles doivent offrir un soutien objectif et une référence continuelle à ceux qui se lancent dans le projet politique de puissance eurasiatique mais ne doivent en aucun cas se tromper de rôle ni brader leurs actions. Il est donc fondamental de comprendre que l’œuvre est plus importante que son image, autant qu’agir vaut beaucoup plus que de hausser la voix. Il est donc nécessaire de rétablir une hiérarchie entre essentiel et apparent, entre continuel et immédiat sans rester piégé par les impulsions émotives, par la dictature de l’urgence ni par les lois de la société du spectacle.

L’époque impose un choix substantiel et silencieux. Ainsi, en reprenant l’expression du grand poète allemand, nous pouvons bien conclure en disant que ce n’est pas autour de ceux qui font du bruit mais de ceux qui créent que, silencieusement, tourne le monde.

G. A

merci à Z.

Salle comble pour S.Giocanti

18 octobre 2006

« Aucune origine n’est belle » Relire Anthinea... L’ ordre passe par la perception du chaos. Et le chaos ébranle la chair du jeune Maurras dès l’âge de 14 ans, l’entourant d’un mur de silence… L’ombre de Schopenhauer voile le beau soleil de Martigues et l’adolescent fait une tentative de suicide vers ses 15 ans. [...]

« Aucune origine n’est belle » Relire Anthinea...
L’ ordre passe par la perception du chaos. Et le chaos ébranle la chair du jeune Maurras dès l’âge de 14 ans, l’entourant d’un mur de silence…
L’ombre de Schopenhauer voile le beau soleil de Martigues et l’adolescent fait une tentative de suicide vers ses 15 ans. Tant de dons sont alors au bord du gouffre…Tentations Nietzschéennes ? Les sirènes de Machiavel chantent aux oreilles silencieuses du jeune Maurras : « La religion affaiblit les nations »…Le temps est à la colère et les « colères blanches » envahissent Charles Maurras.
Mais le chaos n’est pas qu’une intime épreuve. Il rôde tout autour des lieux chéris: Martigues décline et la France se déchire. Entend-il sonner le tocsin dans sa tête, que la maladie veut fermer au monde ?
Et de lire : saint Thomas d’Aquin, Platon ( Le Gorgias), Lucrèce, Dante, Shakespeare…Des désordres seraient-ils nécessaires ? soit, mais « à condition que le résultat soit supérieur à l’état antérieur… »
Et l’ordre ? Ne serait-il pas une conquête de la liberté humaine ?
La remise en ordre s’impose. Charles Maurras se « convertit » à la Politique. Faisant fi du désordre que la nature a installé en lui, il vise alors un ordre plus grand. Parer à ses tourments, se fendre… Maurras est un escrimeur !
La république ? Elle nivelle et abaisse, blessant toujours plus « sa » Provence !1895. Charles Maurras devient royaliste !
Et une des plus fortes et des plus puissantes pensées politiques va se mettre en forme… et briller au sein de l’Action Française.
Mais des traces du chaos subsistent…

A partir de 1930, une série de scissions dont les protagonistes n’ont pas toujours l’entière responsabilité en sera le témoignage. Lucide comme personne d’autre sur la montée du nazisme, Charles Maurras n’échappera pas à certaines obsessions et « le sentiment de l’ordre de Maurras va devenir complice du chaos».

Pas de procès, un humble constat, et la vie de Maurras illustre ce qui fut sa propre loi : « L’ordre n’est jamais donné, il faut le trouver. » Et toujours, parer !
Si la lutte entre le chaos et l’ordre de Maurras revêt un caractère personnel, au travers de cette lutte, l’articulation entre l’objectivité et la subjectivité est mise en lumière, bien que jamais Maurras n’ait opposé le couple chaos/ordre au couple péché originel/salut.
Mais la pensée du Martégal ne s’arrête pas à cette lutte. Elle est si riche, qu’elle mérite que nous en retirions toutes les leçons. Non pas pour juger un passé, mais pour bâtir notre avenir !

Un grand merci à Stéphane Giocanti et bravo à Michel Fromentoux.

Source: Les manants du Roi.

Prétotalitaire !

15 octobre 2006

" La Monarchie ne visait au pire, qu'à interdire certaines façons de penser, attitude déplorablement autoritaire, on en convient. La Révolution, elle, s'efforça d'imposer certaines façons de penser : les siennes, ce qui est une attitude totalitaire. Elle était seule à détenir la vérité : elle avait donc tous les droits. Il faut ici lui [...]

" La Monarchie ne visait au pire, qu'à interdire certaines façons de penser, attitude déplorablement autoritaire, on en convient. La Révolution, elle, s'efforça d'imposer certaines façons de penser : les siennes, ce qui est une attitude totalitaire. Elle était seule à détenir la vérité : elle avait donc tous les droits. Il faut ici lui rendre hommage pour avoir pratiqué une cohérence absolue. Puisqu'elle était dans le vrai, elle devait, elle se devait, elle devait à la France de lui imposer ce vrai et elle allait prendre tous les moyens nécessaires pour le faire, entre autres truquer l'Histoire, ce qui est particulièrement patent dans le traitement infligé à la Vendée. Ce trucage, on ne devait s'en apercevoir que deux siècles plus tard à la faveur du bicentenaire, notamment grâce aux travaux de Pierre Chaunu, de Xavier Martin, de Reynald Sécher, de Jean de Viguerie, qui se sont attachés, chacun à sa façon, à dénoncer le " génocide franco-français " de la Vendée qui a coûté plus d'un demi-million de vies à la France et que pendant deux cents ans les historiens ont réussi à escamoter. "

Vladimir Volkoff