La liberté par le Roi ?
2 décembre 2006
Intéressante analyse libérale de la supériorité économique de la monarchie:
"J’avais déjà exprimé mon hostilité à l’égard de la démocratie et du suffrage universel en particulier. Et ce pour un ensemble de raisons que l’on peut prendre l’une après l’autre:
Le principe “un électeur, une voix” a ruiné ce qui restait de la capacité humaine à accorder une valeur réelle aux choses. Car une fois que le pilier de bar compte autant aux yeux du politicien que le promoteur immobilier ou le prolifique savant, il n’en faut guère plus pour que le poivrot désormais tellement certain de son bon droit se mette à agiter vulgairement un éventail de revendications auxquelles le pouvoir politique serait contraint d’accorder la même considération qu’à l’homme de savoir. Ce n’est pas pour rien que les jeunes anti-CPE ont rappelé tout au long de cette crise qu’ils se rappeleront de Villepin et du CPE quand le moment sera venu, c’est à dire en 2007. […] Le problème vient (…) de l’essence même de ce régime [démocratique]: le droit abstrait de tout un chacun à peser sur la gestion politique de la communauté a introduit un curieux virus dans l’esprit des gens, la démocratie leur a inoculé l’idée folle selon laquelle le chercheur en pleine émulation intellectuelle vaudrait autant que le pilier de bar dépendant des aides sociales. (…) il n’en fallut pas plus pour que chacun se voit soudainement doté d’une importance dont il n’aurait jamais soupçonné l’existence avant qu’on lui dise qu’il est un “citoyen”.
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